ROMANS POLICIERS D’EUROPE DE L’EST

Les romans policiers d’Europe de l’Est sont avant tout politiques

Depuis l’effondrement de la machine soviétique, la Russie et l’Europe de l’Est sont devenues le terrain de jeu idéal pour les auteurs de romans policiers.

Du temps de la censure instaurée par le régime soviétique, une histoire de meurtre ne pouvait être écrite dans la “société la plus heureuse du monde”. Ainsi, avant les années 1990, de nombreux auteurs de polars ne pouvaient être publiés.

À l’instar du Moscou de Martin Cruz Smith (auteur américain ayant séjourné en URSS pour se documenter et faire naître l’incorruptible inspecteur Arkady Renko), nombreux furent les auteurs de l’Ouest s’aventurant fonctionnellement au delà du Rideau de Fer pour planter le décor d’intrigues policières fantasmant l’oppression d’un régime soviétique durant la guerre froide.

Depuis une vingtaine d’années seulement, des écrivains polonais, russes, baltes, … mêlent Histoire et faits divers pour explorer les zones d’ombre des sociétés d’Europe de l’Est. Le polar, genre littéraire autrefois mineur y est donc tout juste “majeur”.

La grande Russie perdue, les tsars, les appareils soviétiques déchus, l’héritage d’un communisme passé, la guerre froide d’autrefois ou les tensions actuelles avec les nations de l’Ouest, les apparatchiks monarques ultra-capitalistes, la vodka, Vladimir Poutine … Que des clichés?

Pas de polar sans amalgamer les clichés. Hegel déclarait “les peuples heureux n’ont pas d’histoire”. Pour les auteurs de romans policiers, plus la réalité est pourrie, plus l’histoire est multiple, trouble et noire. Le polar est ainsi un des meilleurs vecteurs pour décrire le grand chambardement de ces sociétés qui ont réussi en moins d’un siècle la prouesse de traverser pouvoir tsariste, totalitarisme staliniste et règne des oligarques.

Toute l’Europe de l’Est change à une vitesse folle, les sociétés évoluent, les littératures aussi et les romans policiers foisonnent dénonçant les violences, les crimes, les injustices répondant aux impératifs de l’existence actuelle post-soviétique des populations d’Europe de l’Est.

“La place rouge était vide … elle avait un joli nom, mon guide, Nathalie”, chantait Bécaud. Montez dans une Lada, découvrez la Neva gelée, mangez du caviar à la louche, embarquez à bord du Transsibérien, … , nos guides aujourd’hui Zygmunt Miłoszewski, George Arion ou Martin Cruz Smith vous invitent à des évasions littéraires en Russie et en Europe de l’Est.

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