Les 5 questions posées à Jocelyne EBANGA, auteure camerounaise et lauréate du prix ÓSU, édition 1

J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

Bonjour, Jocelyne EBANGA et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présenterez-vous ?

Je suis Jocelyne EBANGA, née à Elat-minkom et membre de la congrégation des Filles de Sainte Marie de la Présentation depuis 2013. Je viens d’une famille chrétienne et nombreuse.

Vous êtes l’auteure du roman «Née dans le Mboko : Fille d’une nanga » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?

Le roman « Née au mboko » retrace le quotidien des enfants de la rue et dans la rue, les raisons qui les amènent à adopter ce style de vie et les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Par ailleurs, le roman célèbre la vie. En effet, la vie est sacrée et toute vie a de la valeur. Au-delà de la vie des enfants de la rue, le roman dénonce les fléaux comme le viol, les rites de veuvage humiliants et l’avortement.

Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, la lauréate du troisième prix dans la catégorie roman de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

En 2021, je suis tombée sur la rediffusion du journal de canal 2 et l’un des reportages portait sur le concours ÓSU. Le lendemain, j’ai effectué quelques recherches sur internet et j’ai copié l’adresse mail et le contact de la maison d’édition. Quelques jours après, je me suis présentée dans leurs bureaux et je me suis inscrite pour la première édition du concours. C’était au mois de novembre. J’ai attendu qu’ils me rappellent, mais en vain. J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?

C’est une question très vaste. Je dirais que la littérature camerounaise est riche et en plein essor avec de nouveaux auteurs, des thématiques variées. Cependant, on note les difficultés d’édition, de visibilité, de lecteurs parce qu’en général, très peu d’Africains lisent, surtout les jeunes.

Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?

Les auteurs camerounais tels que DJAILI Amadou Amal, MONGO Béti, Séverin Cécile ABEGA, Engelbert MVENG, Ferdinand OYONO ont bercé ma jeunesse. Tout ce que je peux dire aux auteurs camerounais, c’est de continuer à enseigner par leurs écrits. Je souhaite aussi qu’ils soient plus nombreux à s’engager dans une littérature plus engagée. 



Espace PUB’

La troisième édition du prix littéraire ÓSU est lancée et court jusqu’au 31 décembre 2023. Ci-dessous, des informations. Pour plus d’informations, appels, WhatsApp et mails par les contacts sur les affiches.



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