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Les ruines d’une église couverte de tags obscènes, un cheval crevé sur le bas-côté, un bordel pour routiers abandonné, encore de l’essence pour quatre heures, peut-être cinq, et cette envie de pisser, mais les ordres sont formels : interdiction de s’arrêter ailleurs qu’aux stations-service pour faire le plein, et encore pas longtemps, ordre du Gouverneur à en croire le Commandant, Gros sait ce que ça veut dire : si tu t’arrêtes, c’est pour toujours, si tu t’arrêtes pour pisser, autant creuser ta tombe sur le bas-côté au milieu des ordures, vu que bientôt tu ne vaudras pas mieux qu’une cannette écrasée ou un reste de sandwich moisi ou un préservatif jeté par un camionneur qui a levé une putain dans un des bordels qui s’alignent le long de la route, autant creuser ta tombe et t’y coucher tout de suite, ça fera moins mal et ça durera moins longtemps,…

Mictlán, en langue nahuatl, la langue indigène la plus parlée au Mexique, signifie « le lieu des morts », où les défunts accèdent à l’oubli après un long voyage à travers le monde d’en bas. La forme littéraire est en complète adéquation avec le fond du roman, ni trêve, ni respiration. C’est un roman noir, très noir, au style épuré mais non sans une certaine poésie. Pas ou peu de ponctuation, ça va vite, très vite !

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UGS : 9782072922497 Catégories : , , Étiquette :
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