Catégorie : Actions sociales

  • DEVIANCES EN MILIEU SCOLAIRE de ERIC MARTIAL NGADJEU II

    C’est avec une profonde émotion et une grande fierté que j’accepte d’introduire cet ouvrage courageux et nécessaire que signe mon jeune fils et collègue Éric Martial NGADJEU II NYASSE Valders. En tant que Chef du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes (CNFFDP), jai eu le privilège, au fil des années, d’accompagner des milliers d’enseignants et de réfléchir aux grandes orientations de notre système éducatif. Pourtant, rarement un texte m’aura à ce point bouleversé par sa lucidité, son authenticité et son urgence.

    « Déviances en milieu scolaire » n’est pas un livre de plus sur les « problèmes de l’école ». C’est un cri lancé depuis l’atelier, depuis la salle de classe, où l’odeur de l’huile se mêle à celle de la résignation ; depuis le bureau du surveillant où l’on ne sait plus si l’on doit punir, protéger ou simplement écouter. L’auteur, enseignant électrotechnicien et syndicaliste aguerri, ne parle pas de l’école : il parle depuis l’école, avec la voix rauque de ceux qui y passent leurs journées, leurs nuits parfois, et une grande partie de leur espérance.

    Ce qui frappe d’emblée dans cet ouvrage, c’est le refus de la facilité. NGADJEU II aurait pu se contenter d’un catalogue de doléances ou d’une charge contre « les jeunes d’aujourd’hui ». Il choisit, au contraire, une démarche rigoureuse : analyser la déviance scolaire non comme une pathologie individuelle, mais comme le symptôme brutal dun système éducatif technique en souffrance profonde. Vétusté des infrastructures, absence criante de matériel didactique, précarité sociale des familles, épuisement des enseignants, déconnexion entre les programmes et le marché de l’emploi : tout est passé au crible avec une franchise qui fait parfois mal, mais qui est indispensable.

    En tant que responsable de la formation des formateurs, je mesure chaque jour l’écart qui sépare la belle théorie des textes officiels de la réalité brutale du terrain. Ce livre comble précisément cet écart. Il nous oblige à regarder en face ce que nous savons tous mais que nous préférons souvent taire : un lycée technique sans machines-outils fonctionnelles, sans consommables, sans électricité stable, ne peut pas former des techniciens compétents ; il ne peut que produire de la frustration, du désengagement, et parfois de la violence. L’auteur le démontre avec une force rare : la déviance nest pas d’abord une faute morale de l’élève ; elle est, trop souvent, une réponse rationnelle à un environnement irrationnel.

    Mais ce qui élève cet essai au rang du livre salutaire, c’est qu’il ne sarrête pas au constat. Les derniers chapitres, riches de propositions concrètes (réhabilitation matérielle, cellules d’écoute, refonte participative du règlement intérieur, éducation à la citoyenneté, stratégie nationale coordonnée), dessinent les contours dune école technique enfin digne de ce nom. Ces recommandations ne sont pas des vœux pieux : elles sont nées de l’expérience quotidienne, discutées avec les collègues, testées parfois à petite échelle, et portées par une conviction intacte : oui, l’enseignement technique camerounais peut redevenir le fer de lance du développement de notre pays.

    À l’heure où l’on parle beaucoup, et parfois à tort et à travers, de « compétences du XXIe siècle », ce livre nous ramène à l’essentiel : on ne forme pas des jeunes compétents dans des ateliers en ruine, avec des enseignants démotivés et des familles désemparées. On ne construit pas une nation industrielle sans redonner dignité, moyens et sens à ceux qui, demain, souderont, câbleront, répareront et inventeront.

    Je termine en adressant mes félicitations les plus chaleureuses à l’auteur. Ce livre est un acte de foi en l’école, un acte de courage intellectuel, et surtout un acte d’amour pour nos jeunes. Puissent les décideurs, les partenaires, les parents, les enseignants et les élèves eux-mêmes s’en emparer. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous redonnerons à l’enseignement technique camerounais la place qui lui revient : celle d’un ascenseur social puissant et d’un moteur de progrès national.

    Le Directeur du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes,
    Dr BELLO OUSMANOU Ahmadou


    Nombre de pages : 166

    Éditeur : Editions de Midi

    Prix : 10.000 FCFA (CEMAC) / 12000 FCFA (Afrique) / 23 euros (reste du monde)

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala)




  • 12 août 2025 : Journée Internationale de la Jeunesse : Dix Africains à l’honneur

    Approuvée le 17 décembre 1999 par la Conférence Mondiale des Ministres de la Jeunesse, la Journée Internationale de la jeunesse vise la promotion ou mieux le développement entre autres, de la conscience des jeunes en ce qui concerne le Programme d’Action Mondial pour la Jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà.

    ACOLITT a choisi de parler de dix (10) Africains qui posent leurs pierres aux édifices Littérature et Éducation.

    • Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha : Miss Litterature Afrique 2025 – 2026, Miss Littérature Cameroun 2025. Elle est auteure, étudiante, d’une culture littéraire remarquable, qui s’investit dans la promotion de la lecture.
    • Paterson Duplex Sikoue : il met sur pied le premier prix destiné à la filière BD au Cameroun. Il est une personne ressource auprès du MBOA BD FESTIVAL et de Waanda Stoudio, deux entités qui font vivre la bande dessinée.
    • Yémélé Rosine : auteure et psychologue du développement, elle a décidé, en 2022, de faire plus qu’un dépôt de dons dans des orphelinats : elle a mis sur pied le CHALLENGE INTER-ORPHELINATS. Pour sa 4e édition cette année, il s’est tenu à Nanga-Eboko, à Edéa et le 23 août 2025, il se tiendra à Yaoundé. Vous souhaitez donner un sou pour soutenir l’initiative ? Contact : +237 6 90 32 77 15
    • Sara Timb : auteure, poète et lauréate de plusieurs prix à travers le monde, elle ne ménage aucun effort pour vanter et vendre son potentiel. Elle est la promotrice du programme « J’écris au cameroun ». Un programme qui met en scène des élèves de plusieurs établissements scolaires à travers des ateliers, des concours…
    • Bienvenu Juvenal Rouheda : il est auteur, coach d’écriture et d’art oratoire. Il est le président de l’Association des Jeunes Ecrivains Centrafricains (AJEC)
    • Dieng Ousmane : il est auteur, slameur et poète. Sa particularité est son amour pour le bambara dans ses textes. Un amour qui l’a encouragé à mettre sur pied le Festival international Bɛka Slam Poésie – FIBS – MALI qui met en exergue les talents des filières slam et poésie avec un accent sur les langues africaines.
    • Khamila Ndayou : elle est auteure, poète, étudiante, avec plusieurs prix dans sa besace. Sa particularité est son amour pour l’éducation littéraire. Car construire, c’est aussi apprendre à le faire.
    • Bernard Bekoa, de son nom d’artiste « Bern’Artdo », est un slameur dont les ailes sont toujours prêtes à battre jusqu’aux sommets inimaginables. Depuis 2022, il égaye nos sens de ses textes, à travers le monde. Il est le promoteur d’un concours de slam et coach dans la même filière.
    • Aristide Meyo Ayolo : il est auteur, promoteur littéraire, directeur des Éditions AFRIBOOK et DP de Ô-Livre, l’un des rares magazines axés littérature en Afrique centrale.
    • Kathy Noëlle Sambah se surnomme « Une folle des langues ». A l’ère de la déculturation, elle propose un retour aux sources avec les enfants à travers son programme de vacances Camp Retour Ô Sources.

    📌 Ces dix sont un échantillon des jeunes qui osent sur le continent africain. Ils proposent des actions magnifiques et OSENT braver les difficultés que nous ne citerons plus.

    BRAVO À TOUS ! BRAVO À TOUS CEUX QUI NE SONT PAS CITÉS ICI !



    📌 Contact ACOLITT : acolitterature@gmail.com

  • Célébrer le livre autrement… A la Fondation Petit Dan et Sarah, des acteurs du livre se sont mobilisés

    POUR CACHER QUELQUE CHOSE À UN NOIR, IL FAUT LE BLA BLA BLA ET BLA…  En 2025, vous verrez encore des personnes, même des acteurs de la littérature, utiliser cette « phrase ».

    Saviez-vous que cette phrase est contenue dans un document et que ceci n’est qu’une paraphrase ? Si le Noir était si allergique au « trésor », comment a-t-il fait pour découvrir celle-ci ? Dee Lee (l’auteur de cette « phrase ») a vraisemblablement semé une graine qui, comme un baobab, a enfoui ses racines très loin… Et des habitudes contribuent à l’arroser.

    SAMEDI 26 avril 2025, NOUS AVONS FAIT NOTRE PART.

    Initiative qui alliait le Centre de Lecture, d’initiation et d’Intégration à la culture et ACOLITT, cette descente à la Fondation Petit Dan et Sarah sise à Soa (centre – Cameroun) était l’occasion de montrer que le livre peut être célébré de différentes manières ; que les enfants sont la graine à arroser pour ne plus entendre cette fameuse « phrase » dans quelques années ; que la lecture est une distraction comme toutes les autres ; etc.

    Avec pour marraine Christelle Noah des Éditions Eclosion, cette initiative a été porteuse de plusieurs projets et de beaucoup d’espoir quant aux habitudes de lecture dans ce lieu qui abrite trente-deux (32) enfants, sous la supervision de monsieur ZINGUI Joseph et sa « jumelle de nom » (pour citer ce dernier), un couple qui a tout abandonné pour se consacrer à ces enfants accueillis soit dès la naissance ou par le biais des services sociaux.
    Initiative visant principalement la mise sur pied d’un espace bibliothèque dans cette Fondation, des livres leur ont été offerts, ainsi que des documents de dessin et de coloriage.

    Parce que le livre permet aussi une belle influence, notre invité d’honneur était Albert Junior Mbog Mbog, chroniqueur.

    Rachel Octavie Malongo, Léocadie Sandrique METO, Josée Murielle SAHA PAGUEM, Michèle MBOUDOU, Mme Anne-Pierrette NDZIE (présidente de l’Association des Enseignants de Français du Cameroun), NTOLO ENAMA Marthe Carelle, Aristide Georges Olama, Roukayatou TOURE, Calixte Laurence, Diane-Annie Tjomb… Toutes ces personnes que nous avons pris plaisir à rencontrer, revoir, et à qui nous disons MERCI.

    MERCI à toutes ces personnes qui croient au livre et qui, en multipliant ce type d’initiatives, en soignant leurs productions, en parlant de leurs lectures…, défient Dee Lee et sa « phrase ».

    La Fondation Petit Dan et Sarah répond au +237  699165292