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  • Scène littéraire : l’IA ou la concubine à renier absolument…

    L’intelligence artificielle s’est invitée dans le quotidien des acteurs du livre, tel un virus invisible même sous la lunette du plus performant des microscopes. Elle est là et ne cesse de susciter des réactions contrastées : d’un côté, elle est présentée comme une révolution capable d’alléger la création et d’améliorer la productivité ; de l’autre, elle est regardée avec suspicion, parfois même avec hostilité, surtout par ceux qui n’ont jamais cherché à la connaître. On aura rarement vu une technologie autant utilisée et autant critiquée. Une  »xénøphobie » qui fait d’elle la mal-aimée du secteur littéraire.

    Ce contraste n’est pourtant pas en adéquation avec la place grandissante qu’occupe l’IA dans la chaîne du livre. En effet, plusieurs auteurs affirment l’utiliser lors de leurs recherches documentaires, pour la correction linguistique, les reformulations stylistiques et la structuration des idées. Plusieurs maisons d’édition l’utilisent dans l’analyse des manuscrits, la conception graphique, la communication – pour celles qui communiquent . Les lecteurs, les traducteurs et les autres ne sont pas en reste. Il est donc difficile d’ignorer que l’intelligence artificielle est déjà devenue un acteur à part entière de la scène littéraire. D’accord ou pas ?

    Ce qui m’intrigue, c’est que bon nombre qui dénoncent l’IA, en sont également utilisateurs. Comme si elle est acceptable tant qu’elle reste invisible et non détectable, cette concubine.
    Cette réticence apparaît d’autant plus surprenante du fait que le monde de la création a toujours intégré des outils technologiques, sans remettre systématiquement en cause la légitimité de leurs utilisateurs. A l’exemple, dans le domaine du graphisme, des logiciels comme Adobe Photoshop, Canva ou d’autres outils de création assistée permettent, depuis des décennies, de modifier, d’améliorer, d’assembler ou de transformer des visuels… Pourtant, personne ne conteste la qualité de graphiste à celui qui utilise ces outils ! En outre, les logiciels de correction, de mise en page ou de traduction sont devenus, au fil du temps, des auxiliaires courants de l’écriture, sans qu’ils ne soient perçus comme des menaces pour la création, n’est-ce pas ?

    La différence avec l’intelligence artificielle semble alors ancrée dans la difficulté à définir précisément la part de contribution humaine dans le résultat final. Qu’en pensez-vous ?

    Une chose est au moins claire : utiliser une intelligence artificielle ne signifie pas nécessairement renoncer à sa créativité. Un dictionnaire écrit-il un roman à la place de l’écrivain ? Un logiciel de mise en page remplace-t-il le travail éditorial ? Non, n’est-ce pas ? Par la même, une intelligence artificielle ne devient créatrice que dans la mesure où l’être humain lui délègue entièrement le processus de conception. En d’autres termes, dans la plupart des cas, elle demeure un instrument au service d’une intention humaine.

    Toutefois, il serait tout aussi excessif d’affirmer que les œuvres produites avec l’aide de l’IA relèvent exclusivement du génie de l’utilisateur. C’est ici que naît l’un des débats les plus sensibles de notre époque : celui de la propriété intellectuelle. Peut-on revendiquer la paternité totale d’un texte ou d’un visuel généré par une intelligence artificielle ? La question mérite d’obtenir des réponses avec honnêteté.

    Lorsqu’un auteur passe plusieurs mois à construire un texte, ses personnages, son style… la notion de propriété intellectuelle paraît évidente. Mais lorsque quelques lignes d’instructions suffisent à générer instantanément un texte, une illustration ou une couverture, la situation devient plus complexe. L’utilisateur est-il l’auteur de l’œuvre ? Le concepteur de l’algorithme y contribue-t-il indirectement ? Les données infinies du système jouent-elles un rôle dans le résultat final ? Vivement des textes juridiques clairs et accessibles.

    Ce qui apparaît certain, c’est qu’il existe une différence fondamentale entre être créateur et être utilisateur d’un outil de création. Oui, une personne qui génère un visuel grâce à une intelligence artificielle ne peut pas toujours prétendre avoir réalisé l’intégralité du travail artistique. De même, celui qui publie un texte produit majoritairement par une machine devrait reconnaître l’intervention de cette technologie dans le processus. La transparence et l’honnêteté n’enlèvent rien à la valeur du résultat ; elle contribue simplement à une meilleure compréhension des responsabilités et des contributions de chacun.

    Le véritable enjeu, en mon sens, n’est donc pas de savoir si l’intelligence artificielle doit être acceptée ou rejetée, car l’histoire prouve que les innovations technologiques finissent toujours par trouver leur place dans les pratiques culturelles. Je pense que l’enjeu consiste plutôt à définir un cadre éthique permettant de distinguer l’assistance à la création, de la création elle-même. Il s’agit également de promouvoir une politique culturelle où l’utilisation de l’IA ne sera ni #honteuse ni #dissimulée, mais clairement assumée, comme une future deuxième femme.

    La littérature a traversé l’invention de l’imprimerie, l’apparition de la machine à écrire, la révolution informatique et l’avènement du numérique. Elle survivra également à l’intelligence artificielle, j’en suis plus que sûre. Pour l’instant, ce qui fait la différence, ce n’est pas la puissance de l’outil, mais la profondeur de la pensée humaine qui le guide. En effet, l’IA peut générer des mots, des phrases ou des images ; elle ne remplace ni l’expérience vécue, ni la sensibilité, ni la conscience critique qui donnent à une œuvre sa véritable valeur.

    A mon avis, le débat ne devrait pas opposer l’humain à la machine, mais inviter chacun à réfléchir aux nouvelles formes de création qui émergent à l’ère de l’intelligence artificielle. N’hésitez donc pas à suivre des formations, comme moi, à être un peu curieux et honnêtes. Le monde avance et nous nous devons d’avancer avec lui.


  • La chaîne du livre aujourd’hui : ce qu’on ne leur dit pas…

    Dans de nombreuses formations consacrées aux métiers du livre, les étudiants découvrent encore ce schéma : l’auteur écrit, l’éditeur publie, l’imprimeur produit, le distributeur achemine, le libraire vend et le lecteur lit. Au fil de leur parcours, très peu s’interrogent sur la pertinence actuelle de ce modèle, et encore moins sur l’ampleur des transformations qui ont profondément remodelé l’industrie du livre.

    La difficulté apparaît souvent lors des premiers contacts avec le terrain. Les jeunes diplômés réalisent, très souvent à leur stupéfaction, que la circulation du livre ne repose plus uniquement sur une succession d’acteurs clairement identifiés, mais sur un ensemble d’interactions permanentes entre des professionnels aux fonctions multiples et journalièrement innovantes. Pour avoir été confrontée à la chose, je peux confirmer la brutalité du choc.

    A mon avis, parler aujourd’hui de « chaîne du livre » est réducteur. L’image la plus fidèle serait désormais celle d’un CHAPELET DU LIVRE. Pourquoi ? Parce que contrairement à une chaîne linéaire, où chaque maillon dépend exclusivement du précédent, le chapelet évoque une multitude d’éléments reliés entre eux, interagissant dans plusieurs directions et participant collectivement à la vie d’une œuvre. Qu’on le veuille ou pas, le parcours d’un livre n’est plus une simple succession d’étapes ; il est devenu un réseau de connexions où chaque acteur peut influencer directement sa production, sa visibilité, sa diffusion ou sa réception.

    Cette évolution s’explique notamment par l’émergence de nouveaux métiers qui occupent aujourd’hui une place stratégique dans l’écosystème du livre. Effectivement, à côté des professions traditionnellement reconnues, se sont développées plein d’autres, généralement axées numériques.
    Par ailleurs, le #lecteur lui-même a changé de statut. Il n’est plus uniquement le destinataire final du livre. Grâce aux réseaux sociaux, aux blogs, aux plateformes de recommandation et aux espaces de discussion en ligne, il devient prescripteur, critique, ambassadeur et parfois même promoteur des œuvres qu’il apprécie. Un commentaire, une vidéo de présentation ou une recommandation sur une plateforme numérique peuvent aujourd’hui influencer la trajectoire commerciale d’un livre autant qu’une campagne publicitaire traditionnelle. Clin d’œil à L’orchidée Moulengui, Nick Landel Souop, Appelez-moi Yoyo, viens on lit et la liste n’est pas exhaustive (citez ces lecteurs actifs en commentaire, si vous le voulez).

    Malheureusement, cette réalité demeure encore insuffisamment intégrée dans de nombreux programmes de formation. En effet, les étudiants sont souvent préparés à exercer des métiers dont les contours ont évolué, sans toujours être initiés aux compétences transversales désormais recherchées : communication numérique, gestion de communauté, marketing culturel, médiation littéraire, stratégie de visibilité, entrepreneuriat éditorial ou création de contenus spécialisés… Il est superflu d’affirmer que ce décalage entretient des attentes irréalistes et nourrit des frustrations lorsqu’arrive le moment de l’insertion professionnelle.

    C’est précisément pour réduire cet écart entre l’enseignement et la réalité que les stages académiques devraient occuper une place beaucoup plus stratégique. Ils ne devraient pas être perçus comme une simple exigence administrative permettant de valider un semestre, mais comme une immersion concrète dans les défis quotidiens du secteur. Les étudiants ont besoin d’observer les mécanismes réels de production, de diffusion, de promotion et de commercialisation du livre. Ils ont besoin de comprendre comment les professionnels s’adaptent aux mutations technologiques, aux nouvelles habitudes de lecture et aux contraintes économiques qui traversent aujourd’hui toute la filière. Ceux que j’ai encadrés en savent quelque chose : avec moi, ils n’étaient pas juste des stagiaires. Ils me détestaient certains jours, d’ailleurs.

    Accueillir un stagiaire ne devrait pas consister à lui confier uniquement des tâches secondaires ou répétitives – et encore moins être une opportunité d’acquisition de valets aptes à faire uniquement du café et autres… Bravo à Eclosion, à La Maison des Savoirs – MDS Yaoundé, au CLAC Yaoundé et à tous ces acteurs du livre qui forment véritablement les stagiaires. Personnellement, je ne cesserai de remercier le CLAC, qui m’a appris la bibliothéconomie de terrain et Christian-Williams Kakoua, pour l’animation culturelle. J’ai certes apporté des innovations au fil des ans, mais eux, ils restent cette base dans ma formation pratique, qui nourrit mon besoin de faire autrement chaque jour.

    Le secteur du livre fait face à des défis considérables, alors, former aux métiers du livre au XXIᵉ siècle ou prendre des décisions devrait exiger davantage qu’une transmission de connaissances théoriques dépassées ou une observation depuis un bureau frais à souhait. Inviter régulièrement les acteurs du livre déjà sur le terrain pour échanger avec les étudiants ; aller vers les acteurs du livre pour comprendre les réalités sur le terrain et les besoins réels… ne serait en aucun cas superflu. Plus cette réalité équilibrée d’apprentissage théorie – pratique sera intégrée tôt dans les parcours de formation, plus les futurs acteurs du secteur pourront construire leur avenir avec lucidité, confiance et ambition. Le diplôme, c’est bien. Le Savoir-faire, c’est mieux.


  • Ce qu’on pense de ceux qui aiment lire des livres…

    Depuis deux semaines, je sillone des commentaires, reçois des messages, et je me rends compte qu’aimer lire des livres, surtout à cette ère qui va très vite, est gage de nombreux clichés. 👌

    Ici, certains récoltés (ajoutez en commentaire, si vous le voulez) :

    • Les lecteurs sont des intellectuels
    • Les lecteurs connaissent tous les livres
    • Les lecteurs savent où trouver tous les livres
    • Les lecteurs sont des personnes au tempérament calme
    • Les lecteurs sont timides et introvertis
    • Les lecteurs préfèrent les livres aux relations sociales
    • Les lecteurs portent toujours des lunettes
    • Les lecteurs sont toujours excellents en français
    • Les lecteurs sont cultivés sur tous les sujets
    • Les lecteurs préfèrent les classiques
    • Les lecteurs sont des « rats de bibliothèque »
    • Les lecteurs n’aiment pas les fêtes
    • Les lecteurs sont sérieux et peu amusants
    • Les lecteurs sont rêveurs
    • Les lecteurs ont une grande imagination
    • Les lecteurs sont sages et réfléchis
    • Les lecteurs passent tout leur temps à lire (Nick Landel Souop, plaide coupable, on quitte ici !)
    • Les lecteurs détestent les écrans et les réseaux sociaux
    • Les lecteurs sont plus intelligents que les autres
    • Les lecteurs sont forcément écrivains ou veulent/doivent le devenir
    • Les lecteurs sont patients
    • Les lecteurs sont curieux de tout
    • Les lecteurs ont toujours un livre dans leur sac
    • Les lecteurs lisent très vite
    • Les lecteurs connaissent beaucoup de mots compliqués
    • Les lecteurs sont de bons élèves
    • Les lecteurs sont romantiques
    • Les lecteurs sont des personnes disciplinées
    • Les lecteurs sont plus ouverts d’esprit

    LECTEURS, qu’en pensez-vous ? 😆



  • A LA DÉCOUVERTE DE LIVR’AFRIQUE

    Vendredi 24 juillet, il est 15 heures. Le ciel est recouvert de lourds nuages noirs lorsque je quitte une agence de transport au nom d’un fruit délicat, où je viens d’expédier à Douala le nouveau livre de Pierre NANTIA,  »La lumière des ancêtres ». Cette mission accomplie, je décide de me rendre à quelques pas de là, chez LIVR’AFRIQUE, pour découvrir cette librairie dont j’entends tant de bien.

    Dès que je franchis la porte, je suis accueille avec le sourire et une grande disponibilité. Très vite, je comprends que Livrafrique Ets a parfaitement saisi que le premier service d’une entreprise est l’accueil : c’est lui qui donne envie à un usager de rester, ou au contraire de repartir. Ici, chaque visiteur est reçu avec attention, dans un climat de confiance qui donne immédiatement envie de découvrir les lieux.

    Je prends ensuite le temps de parcourir les rayons et je découvre une impressionnante diversité d’ouvrages. Plus de 10 000 livres sont proposés, couvrant des domaines aussi variés que la littérature, la médecine, le droit, la philosophie, le management, la finance, la religion et bien d’autres encore. Chaque rayon invite à la découverte et à l’enrichissement personnel.

    Au fil de ma visite, je réalise que la Librairie Livrafrique est bien plus qu’une simple librairie. C’est un véritable espace culturel. Sa salle, d’une capacité de 50 places, accueille des séances de dédicaces, des cafés littéraires et diverses rencontres autour du livre.

    J’apprends également que la librairie accompagne les auteurs en acceptant les ouvrages en dépôt-vente trimestriel. Une initiative qui vise à promouvoir les publications et à leur offrir une meilleure visibilité auprès des lecteurs.

    Je quitte les lieux avec la conviction que LIVR’AFRIQUE est une adresse à avoir par tous les passionnés du livre à Yaoundé. Elle est ouverte du lundi au samedi, de 09h00 à 18h00.

    📌 Visitez leurs pages sur les réseaux sociaux ou contactez-les, pour plus d’informations.

  • Ecrire pour gagner de l’argent ou pour être lu ?

    La littérature n’a jamais cessé d’interroger sa propre finalité. Hier encore, je suivais un débat autour de cette finalité, sur une plateforme sociale. Entre vocation artistique et nécessité économique, une question demeure au cœur des débats : l’écrivain doit-il écrire pour gagner sa vie ou avant tout pour être lu ? Même si ces deux aspirations sont souvent présentées comme opposées, elles traduisent en réalité les multiples responsabilités de l’auteur, car le livre est à la fois une œuvre de l’esprit et un bien culturel.

    Écrire ne relève pas d’un simple exercice d’inspiration. C’est un travail exigeant qui mobilise des compétences, des recherches, une réflexion constante et un investissement personnel considérable. À ce titre, il est légitime que l’écrivain bénéficie d’une rémunération à la hauteur de son engagement. Les ventes d’ouvrages, les résidences d’écriture, les conférences ou les adaptations audiovisuelles… participent à l’épanouissement dans le métier et permettent aux auteurs de poursuivre leur création dans des conditions plus favorables.

    En mon sens, lorsque la logique commerciale prend le pas sur l’ambition littéraire, le risque est de voir l’écriture se conformer aux attentes du marché. Les tendances éditoriales, les phénomènes de mode ou la recherche du succès immédiat peuvent conduire certains auteurs à privilégier des recettes éprouvées plutôt qu’une véritable recherche esthétique ou intellectuelle.

    À l’inverse, écrire pour être lu signifie rechercher une rencontre durable avec le lecteur. Une œuvre trouve son sens lorsqu’elle suscite l’émotion, nourrit la réflexion, interroge encore et encore. Les écrivains qui marquent l’histoire ne le doivent pas uniquement à leurs performances commerciales, mais à la profondeur de leur regard sur le monde et à la capacité de leurs textes à continuer de dialoguer avec les générations successives. La preuve, aujourd’hui encore, certains noms d’écrivains sont au bout des lèvres des lecteurs.

    L’essor de l’intelligence artificielle vient aujourd’hui renouveler cette réflexion. Les outils d’IA facilitent la documentation, la traduction, la révision ou l’organisation des idées et constituent des assistants précieux pour de nombreux auteurs, c’est un fait qui va en s’améliorant. Toutefois, ils ne remplacent ni l’imaginaire, ni la sensibilité, ni l’expérience humaine qui donnent naissance à une véritable œuvre littéraire. Avec les contenus générés automatiquement qui se multiplient, l’authenticité de la voix de l’écrivain devient plus que jamais un critère essentiel de crédibilité et de valeur.

    Les prix littéraires occupent également une place stratégique dans cet équilibre entre reconnaissance culturelle et réussite économique. Bien au-delà des récompenses financières qu’ils accordent, ils offrent une légitimité critique, renforcent la visibilité des auteurs et favorisent une diffusion plus large des œuvres. Ils influencent les choix des lecteurs, stimulent les ventes et contribuent à inscrire certains ouvrages dans le patrimoine littéraire. Toutefois, ils ne constituent pas une finalité en soi : la véritable consécration demeure la fidélité d’un lectorat capable de faire vivre une œuvre au-delà des distinctions.

    Opposer la rentabilité à la lecture revient sans doute à poser un faux débat, à mon avis. Une littérature vivante est celle qui parvient à concilier exigence esthétique, impact culturel et viabilité économique. L’écrivain ne devrait ni renoncer à ses convictions pour répondre exclusivement aux attentes du marché, ni ignorer les réalités qui conditionnent la diffusion de son travail. Être largement lu tout en vivant dignement de sa plume constitue moins un compromis qu’un idéal vers lequel tend toute création littéraire durable. Car si l’argent récompense le travail de l’auteur, ce sont les lecteurs qui donnent véritablement vie à son œuvre et assurent sa postérité.

    Ec𝗿𝗶𝘃𝗮𝗶𝗻𝘀, 𝗾𝘂’𝗲𝗻 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?


    📌 𝐒𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚în𝐞  »𝐏𝐚𝐮𝐥𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 » 𝐬𝐮𝐫 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩 ⤵️
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  • From Scratch | L’analyse

    Recommandée par H.L.S., « From Scratch » ne m’attirait pas, contrairement aux autres séries qui meublent le support de 65Go que cette personne m’a fait parvenir. C’est un amour ! J’étais même assez dubitative. Je me disais :  »Bof ! Une histoire d’amour de plus. » Mais connaissant les bons goûts d’H.L.S., j’ai suivi sa recommandation. Au fil des épisodes, quelque chose s’est produit : je me suis laissée porter par cette histoire, jusqu’à être profondément émue, puis réellement bouleversée. J’ai pleuré, j’ai surtout beaucoup réfléchi. Cet état dure depuis deux semaines. J’ai donc décidé de #parler_seulement.

    « From Scratch » raconte l’amour dans ce qu’il a de plus beau, mais aussi dans ce qu’il a de plus fragile. L’amour inconditionnel, la fidélité, la famille, l’acceptation de l’autre et cette capacité à aimer au-delà des frontières culturelles y occupent une place essentielle.

    La relation entre Amy (artiste afro américaine de famille nantie et très soudée) et Lino (Chef sicilien sans le sou, rejeté par son père qui rêvait d’un autre avenir pour lui) montre que deux personnes peuvent venir de mondes différents et pourtant construire un univers commun, à condition d’accepter de découvrir l’autre sans chercher à l’effacer.

    Elle ne donne pas une vision idéalisée de l’existence, non. Elle expose aussi certains de nos défauts : la xén0phobie, les préjugés, les incompréhensions, les blessures familiales, l’orgueil et cette tendance que nous avons parfois à juger ce qui nous est étranger avant même d’avoir pris le temps de le comprendre. Elle rappelle que l’acceptation de l’autre n’est pas une belle théorie : c’est un effort quotidien qui exige une ouverture du cœur et parfois un véritable combat contre nos propres certitudes.

    J’ai également été touchée par la mise en exergue de la r€bellion pour suivre ses rêves, car il arrive un moment où vivre pour satisfaire les attentes des autres devient une manière de renoncer à soi-même. Oser choisir sa voie, même lorsque la famille ne comprend pas immédiatement, même lorsque le chemin paraît incertain, c’est aussi une forme de courage. Nous avons tous, à un moment de notre vie, besoin de cette audace qui nous permet de dire : cette vie est la mienne et je dois apprendre à la vivre pleinement. Ça m’a rappelé mes combats pour que la littérature soit acceptée par mes proches, comme fil professionnel.

    Et le deuil… Celui que l’on ne voit pas venir et qui nous rappelle avec une violence particulière que nous nous comportons souvent comme si nous avions tout le temps du monde. Nous sommes toujours prompt.e.s à remettre un appel à demain, une visite à plus tard, un pardon lorsque nous serons moins occupé.e.s, une déclaration d’amour lorsque l’occasion se présentera. Pourtant, certaines occasions ne se présentent qu’une seule fois. Il y a 26 ans, le 20 août, si on m’avait dit que c’était la dernière fois que je voyais ma maman, j’aurais peut-être fait les choses autrement… Qui sait…

    Et « From Scratch » rejoint avec aisance notre vie quotidienne dans ses plus simples gestes. Nous pouvons passer des semaines sans appeler un parent, négliger un ami parce que nous sommes pris par nos préoccupations, laisser une dispute s’installer dans un couple ou regarder nos enfants grandir en nous promettant que nous leur consacrerons davantage de temps. Des gestes  »simples », n’est-ce pas ? Mais nous oublions parfois que les personnes que nous aimons ne sont pas éternellement disponibles et que certaines scènes de notre histoire ne pourront jamais être rejouées.

    Rassurez-vous, mon but n’est pas d’inciter à vivre dans la peur de perdre les autres, mais de comprendre que le temps est précieux, qu’il faut aimer lorsque l’amour est encore possible, réparer lorsque la réparation est encore envisageable, demander pardon lorsque nous avons blessé, mais aussi savoir s’éloigner lorsque rester nous d€truit. Oui, nous avons aussi le droit d’être rebelles, distants ou même de fermer certaines portes lorsque cela est nécessaire, pour retrouver notre paix et construire un film qui nous ressemble.

    Jusqu’ici, « Titanic » demeurait pour moi l’œuvre cinématographique hors norme et j’ai pu la revoir plus de 35 fois depuis sa sortie, sans jamais perdre cette émotion qui m’emoustille encore et encore. Mais la série « From Scratch » est venue toucher quelque chose de différent. Elle m’a moins fascinée par le spectacle (comme dans  »Titanic ») que touchée par ce qu’elle dit de nous, de notre manière d’aimer, de nous tromper, de pardonner, de nous attacher, de perdre et de continuer… malgré tout.

    Au fond, nous sommes tous en train de tourner notre propre film, sans connaître la durée du tournage ni la date du générique final. Alors, autant choisir avec soin les personnes qui méritent d’y tenir un rôle, les rêves pour lesquels nous voulons nous battre et les combats auxquels nous voulons consacrer notre énergie.

    Parce que chaque seconde de notre film compte.

  • 05 raisons pour lire Le jour et l’abîme

    Dans « Le Jour et l’Abîme », Aristide Georges Olama nous mène dans le parcours de Joseph Alexandre Ze, un homme confronté au doute, au rejet, à la solitude et aux blessures de l’existence.
    Il ne raconte pas seulement une destinée individuelle. Il questionne notre rapport aux autres, nos divisions, notre indifférence et cette part de nous-mêmes que les épreuves révèlent.

    Au fil des pages, les choix deviennent des confrontations, les rencontres des révélations et les épreuves des occasions de comprendre que même au cœur de l’abîme, une lumière demeure possible.

    📖 POURQUOI LE LIRE ?

    Parce qu’il vous fera réfléchir, vous touchera et, peut-être, vous amènera à porter un regard différent sur votre propre chemin.

    📌 Disponible à 5 000 FCFA à la Librairie des Peuples Noirs (Yaoundé – Montée SNI) et à la Librairie CLE (Yaoundé – Capitole).

    ACOLITT communique sur vos initiatives en littérature :
    🌐 www.acolitt.com
    📧 contacts@acolitt.com

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  • Les mots parlants de Diane-Annie TJOMB

    Avec 𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗮𝗻𝘁𝘀, Diane-Annie Tjomb rappelle que la #poésie peut encore être un acte social majeur. Dans un monde où les consciences s’usent vite, où les tragédies deviennent des statistiques et où les émotions se consument dans le flux numérique, elle redonne aux mots leur fonction première : réveiller. Ce recueil qui a paru aux Éditions KADEÏ ne demande pas seulement à être lu ; il demande à être entendu.

    La suite ICI


     OÙ RETROUVER LES MOTS PARLANTS ?

    📌 Réseau GVG Legrandvidegrenier Cmr

    • Espaces Bonjour & La Croissanterie by TotalEnergies
    • Librairies
    • FNAC
    • Supermarchés : SANTA LUCIA, CARREFOUR MARKET
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  • Ne crains rien… je t’aime de Thierry NTAMACK | L’analyse

    Ne Crains Rien Je T’aime, le Film du Camerounais Thierry Ntamack est sorti en 2019. Je l’ai regardé un an plus tard, et je l’ai à nouveau fait ce weekend. Vu les drames liés à la gent féminine que la toile nous présente chaque jour, j’ai eu envie de #parler_seulement.

    Brièvement, dans ce film, la viølence conjugale ne se résume pas à un coup porté dans un moment de col€re à cause d’un  »i » manquant dans un prénom (allez regarder le film sur Youtube pour comprendre), elle s’inscrit dans le corps, dans la mémoire et dans toute une existence. L’actrice principale, 𝗦𝗮𝗿𝗮𝗵 (Tatiana Matip), en porte les conséquences les plus terribles, qui vont jusqu’à la perte d’une partie de son corps. Ce n’est plus seulement une femme qui a été bl€ssée, mais une partie de son intimité, de son histoire corporelle et de son avenir qui a été détruite. Son corps est devenu la preuve silencieuse de ce que les mots ne suffisent plus à raconter.

    #Pauline_parle_seulement

    Une vic*time peut survivre aux coups et pourtant devoir vivre toute sa vie avec ce que ceux-ci lui ont volé. Car les viølences conjugales ne s’arrêtent pas nécessairement lorsque l’agr€sseur disparaît : elles peuvent continuer à travers les traumatismes, la peur, la perte de confiance, les troubles psychologiques et la difficulté à reconstruire une relation saine.

    Le parcours de Sarah l’illustre avec une force particulière : les blessures qu’elle porte ne disparaissent pas simplement parce qu’elle quitte 𝗥𝗼𝗺𝗮𝗶𝗻 (Thierry Ntamack). Sa dém€nce, telle qu’elle est représentée dans le film, apparaît comme l’une des manifestations les plus poignantes de cette destruction intérieure. Elle a survécu à une relation qui l’a profondément brisée, mais elle doit désormais apprendre à vivre avec les décombres psychologiques qu’elle a laissés derrière elle. Même son nouveau compagnon, 𝗗𝗮𝘃𝗶𝗱 (Guy Michel KINGUE), qui devrait représenter une nouvelle chance, se retrouve confronté aux conséquences d’un passé qu’il n’a pas créé. Sa souffrance psychologique m€nace cette relation qui aurait pu lui permettre de retrouver l’amour et la confiance.

    𝗡𝗲 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗿𝗶𝗲𝗻… 𝗷𝗲 𝘁’𝗮𝗶𝗺𝗲 montre qu’une victime peut avoir peur d’aimer à nouveau, interpréter une parole ordinaire comme une m€nace, douter d’un geste tendre ou rester prisønnière de souvenirs qu’elle n’a pas choisis. La reconstruction exige donc du temps, de l’écoute, de l’accompagnement et la possibilité de retrouver progressivement confiance en soi et dans les autres.

    Cette réalité prend une résonance particulière lorsqu’on la replace dans le contexte mondial des #féminicides. En 2024, près de 50.000 femmes et filles ont été tu€es dans le monde par leur partenaire intime ou un membre de leur famille, soit environ 137 par jour. Derrière ces chiffres se trouvent des vies, des familles et des destins brisés. Selon les Nations Unies, l’Afrique affichait le taux estimé le plus élevé de f€minicides.

    Le f€minicide ne surgit pourtant pas toujours de nulle part… Il peut être précédé par des insultes, des humiliations, des menaces, des viølences physiques, une surveillance constante, une jalousie maladive ou une volonté de contrôler chaque mouvement de la victime. C’est pourquoi il est dang€reux d’attendre que la viølence atteigne son paroxysme avant de réagir. La première gi*fle est déjà une viølence ; la première m€nace est déjà un signal d’alarme : le 𝗣𝗥𝗘𝗠𝗜𝗘𝗥 𝗖𝗢𝗨𝗣 ne doit jamais être considéré comme un 𝗜𝗡𝗖𝗜𝗗𝗘𝗡𝗧 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗜𝗠𝗣𝗢𝗥𝗧𝗔𝗡𝗖𝗘.

    Il faut cependant élargir cette réflexion sans affaiblir le message porté par le film. En effet, dénoncer les viølences faites aux femmes ne signifie en aucun cas applaudir, minimiser ou excuser celles qui sont infligées aux hommes. Un homme battu, humilié, menacé, manipulé ou d€truit psychologiquement par sa compagne est lui aussi une victime. Le fait que les viølences faites aux femmes constituent un problème massif et particulièrement préoccupant ne rend pas celles subies par les hommes moins réelles, moins douloureuses ou moins condamnables. Le principe doit être le même : personne ne devrait avoir le droit de frapper, d’humilier, de m€nacer, de contrôler ou de d€truire son conjoint.

    Cette précision est importante parce qu’il existe encore une forme de silence autour des hommes victimes. Plusieurs hésitent à parler par peur d’être ridiculisés, de ne pas être crus ou d’être considérés comme faibles. Pourtant, reconnaître leur souf*france ne retire rien à celle des femmes. Au contraire, cela permet de poser un principe universel : la viølence conjugale doit être cømbattue indépendamment du s€xe de celui qui la subit ou de celui qui la commet.

    #Pauline_ParleSeulement

    𝗡𝗲 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗿𝗶𝗲𝗻… 𝗷𝗲 𝘁’𝗮𝗶𝗺𝗲 pose également une question essentielle sur la responsabilité des #familles. Trop souvent, le mariage est considéré comme une destination sans retour. Après la dot, certains parents donnent le sentiment d’avoir remis leur fille entre les mains de sa belle-famille et de ne plus avoir à intervenir, comme si la dot avait transformé une fille en propriété conjugale.
    Cette conception doit être cømbattue !!! La dot ne donne aucun droit de propriété sur une femme. Elle ne constitue pas une permission de la battre et ne lui retire pas le droit de revenir vers sa famille lorsqu’elle est en danger. Une femme mariée reste une fille, une sœur, une mère et, avant tout, une personne dont la dignité et la vie doivent être protégées.

    On leur demande de supporter la døuleur pour les enfants ou pour préserver l’honneur de la famille. Mais quel honneur peut-on préserver lorsque la vie d’une FILLE est en danger ? Quelle valeur peut avoir une union si, pour la maintenir, il faut sacrifier la dignité, la santé mentale ou même la vie de l’un de ses membres ?
    Accueillir une fille, un fils, une sœur ou un frère victime de viølences ne signifie pas nécessairement participer à la d€struction de son mariage ou son couple, cela peut simplement signifier lui sauver la vie. D’ailleurs, dans son roman  »Munyal », Djaïli Amadou Amal le dit de manière claire.

    Il faut également cesser de confondre les difficultés normales d’une vie de couple avec les viølences. Le compromis appartient à la vie conjugale ; la dømination et la brutalité n’en font pas partie. Supporter une période difficile n’est pas la même chose que subir des cøups, des menaces ou des humiliatiøns répétées. Présenter la viølence comme une simple « dispute de couple », c’est offrir une excuse à l’agresseur et une cøndamnation supplémentaire à la victime.

    Les conséquences dépassent d’ailleurs largement la personne directement violentée. Les enfants qui grandissent dans un environnement marqué par la peur peuvent être profondément affectés par ce qu’ils voient et entendent. Ils risquent d’apprendre que la viølence appartient à l’amour, que la peur fait partie de la vie familiale ou que le silence est le prix à payer pour préserver un foyer. Oui, protéger une victime, sortir d’un foyer malsain, c’est empêcher que la viølence ne se transmette comme un héritage familial.

    𝗡𝗲 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗿𝗶𝗲𝗻… 𝗷𝗲 𝘁’𝗮𝗶𝗺𝗲, un célèbre cantique… et ici, un couteau à double tranchant. Ces mots qui devraient être prononcés pour rassurer, protéger et offrir un refuge à la personne aimée, ne devraient jamais être suivis d’un geste qui inspire précisément la peur. L’amour véritable ne devrait pas produire la terr€ur. Il ne devrait pas mu*tiler, humili€r, enf€rmer ou d€truire. Il devrait permettre à l’autre de se sentir en sécurité.

    Face aux viølences conjugales, notre silence ne devrait plus être une option. Il faut parler avant le drame, intervenir avant l’irréparable et écouter avant le dernier cri. Il faut apprendre à reconnaître les signaux d’alerte et à considérer toute viølence comme un prøblème sérieux, qu’elle soit exercée contre une femme ou contre un homme.
    Et s’il faut lever la main, qu’elle serve à relever celui ou celle qui tombe. S’il faut taper du poing, que ce soit sur la table, pour dénoncer l’inacceptable. S’il faut crier, que ce soit pour dire  »𝗦𝗧𝗢𝗣 ».

    Il ne devrait jamais être facile de faire du mal. Il ne devrait jamais être facile de l€ver la main sur une femme, pas plus qu’il ne devrait être facile de frap*per un homme. Il ne devrait jamais être facile de d€truire un corps, une conscience, une famille, une vie, une lignée !!!

    Et si 𝗡𝗲 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗿𝗶𝗲𝗻… 𝗷𝗲 𝘁’𝗮𝗶𝗺𝗲 de Thierry Ntamack doit nous laisser une seule certitude, c’est celle-ci : aimer quelqu’un devrait d’abord signifier lui permettre de ne pas avoir peur.

    𝗖𝗢𝗨𝗥𝗔𝗚𝗘 à ces femmes et ces hommes qui vivent ces mauvais films 🙏

    𝗖𝗢𝗨𝗥𝗔𝗚𝗘 aux familles qui ont perdu les leurs des suites de ces viølences 🙏

    𝗖𝗢𝗨𝗥𝗔𝗚𝗘 à toutes ces personnes, associations, ONG… qui militent pour la fin de ces mauvais films 🙏

    🙏 Bonne semaine, chers Acolytes !

  • 𝗔 𝗟𝗔 𝗗EC𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗗𝗨 Centre International pour le Patrimoine Culturel et Artistique – CIPCA

    Le CIPCA est une association culturelle camerounaise et un centre d’art associatif basé à Yaoundé (en face du stade Omnisports, descente LABOREX). C’est un projet initié en 2015 et porté par Fabiola Ecot Ayissi, membre fondatrice et directrice, ainsi que commissaire d’exposition. Ses recherches portent notamment sur les dynamiques de création artistique en Afrique centrale depuis les indépendances, avec un intérêt particulier pour le Cameroun et la Guinée équatoriale.

    La vocation du CIPCA est de travailler autour de la préservation, de la valorisation et de la transmission du patrimoine culturel africain, aussi bien matériel qu’immatériel. Il s’intéresse notamment aux arts plastiques, aux cultures orales et aux questions de patrimoine, réunissant artistes, chercheurs, acteurs culturels, créateurs et personnes intéressées par ces problématiques.

    Le #CIPCA ne se limite pas à être une galerie. Il organise ou accueille :

    • des expositions d’art contemporain
    • des rencontres et débats autour de la culture
    • des résidences artistiques
    • des projets de recherche et de valorisation du patrimoine
    • des activités autour des cultures et traditions orales
    • des collaborations avec des institutions et acteurs culturels camerounais et internationaux

    La dimension patrimoniale du CIPCA, c’est probablement son aspect le plus important. Il cherche à créer un dialogue entre création artistique contemporaine et patrimoine africain. Il ne s’agit donc pas seulement de conserver des objets ou des pratiques anciennes, mais de réfléchir à la manière dont le patrimoine peut continuer à vivre, être transmis et être réinterprété par les générations actuelles. A cet effet, son implication dans la valorisation du 𝗦𝗼𝗻𝗴𝗼, jeu traditionnel camerounais retrouvé dans plusieurs autres pays, devient une évidence.

    En mai 2026, le CIPCA a participé, avec la Commission sous-régionale du Songo, à des ateliers sous-régionaux à Yaoundé réunissant praticiens et experts de plusieurs pays d’Afrique centrale. L’objectif était de travailler à l’harmonisation des règles du jeu et à la transmission du 𝗦𝗼𝗻𝗴𝗼 comme patrimoine culturel, artistique, pédagogique, scientifique, social et sportif. Un projet qui bénéficie de l’appui institutionnel de l’UNESCO.

    A initiative forte, têtes pensantes fortes ! Show Azazou est le chargé de projets du CIPCA. Initiateur du Festival International du conte  »Minkana », son œuvre pour le patrimoine culturel en tant qu’artiste pluridisciplinaire n’est plus à démontrer.

    📌 Allez visiter le lieu, assistez aux expositions et autres activités, et vous connaîtrez mieux cette institution. D’ailleurs, jusqu’en septembre, le CIPCA accueille une exposition autour du Songo (image en commentaire).

    📱+237 698 976 084
    📧 cultures.orales@gmail.com
    🌐 www.cipcalab.org