11 ans et déjà auteur, illustrateur, peintre. Félicitations ! Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire »Tout ça pour quelques bonbons » ?
Un jour, j’ai dessiné une scène et un de mes enseignants d’arts, Mr Benoit, m’a suggeré de faire un livre. Je lui ai repondu que ce n’était pas une mauvaise idée. Et c’est comme ça que «Tout ça pour quelques bonbons» est né.
Existe-t-il un.e auteur.e que vous admirez ?
Eric Carle qui a écrit «The Very Hungry Caterpillar» et «Slowly, slowly, slowly said the slot». C’est un grand auteur americain. J’aime aussi bien George Orwell, un auteur anglais, qui a écrit «Animal farm».
Que préférez-vous : lire, écrire, dessiner ? Ou les trois ?
Je préfère dessiner parce que cela m’aide à m’exprimer. Ecrire me fait aussi du bien et me permet de transmettre des morales.
Avez-vous d’autres projets de livres pour bientôt ?
Oui. Je préfère garder la surprise (grand sourire).
Ses peintures
Quel est votre mot pour les enfants du monde entier ?
Contacts pour plus d’informations disponibles dans cette image
N’abandonnez pas quand vous avez en tête de réaliser quelque chose, même si les gens ne sont pas toujours d’accord avec vous. Soyez aussi malins et intelligents face aux obstacles.
Linelitt’ et les arts
Espace PUB’
ACOLITT est basée au Cameroun et est partisane de la littérature dynamique, pour que la littérature au Cameroun et en Afrique soit une éternelle lumière.
Le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) se précise de plus en plus.
L’une des activités de ce salon étant la mise sur pied d’un concours, l’équipe de coachs et des encadreurs ont joint leurs bras pour la formation des candidats aux concours de dessin, lecture et écriture. Cette initiative s’est dessinée à la bibliothèque jeunesse de l’Institut Goethe du Cameroun, à Yaoundé.
Pour immortaliser ces instants, l’équipe Linelitt’ et les arts a recueilli les sentiments des coachs et encadreurs après les ateliers avec les enfants. Disponible dans ces vidéos et à consommer sans modération.
PARTIE 1PARTIE 2
Pour rappel, le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) se tiendra du 16 au 18 décembre 2022 de 9h à 18h, au musée national et à la Fondation Tandeng Muna. Plusieurs activités sont prévues pour meubler ces trois jours. L’accès au village du SALAFEY sera totalement gratuit.
Parents, responsables d’établissements scolaires ou autres institutions, n’hésitez pas à vivre ces moments avec les enfants.
Vous avez encore la possibilité d’être le sponsor d’un des prix qui seront remis ce 18 décembre 2022 aux lauréats.
OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées camerounais
Bonjour. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle OFFONO BELLA Yannick Cyrille mais mon nom de plume est OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées.
Votre domaine d’exercice est la Bande dessinée. Racontez-nous votre histoire d’amour avec cette branche des arts.
Mon intérêt pour la bande dessinées a commerce en 2009, j’étais en classe de CM2. Déja passionné par les dessins animés à l’époque, un camarade de classe est arrivé un beau matin avec une bande dessinée réalisée par lui. Après lecture de celle-ci, je fus conquis par son travail, et le week-end qui suivit, j’entrepris la création de ma première bande dessinée dont le nom me revient encore “FRÈRE CONTRE FRÈRE”. Je l’ai dessinée jusqu’en classe de cinquième. En 2011. Malheureusement, j’ai perdu les dessins de cette bande dessinée.
Cette même année, j’avais aussi dessiné une BD intitulée “ROBOT NUL”. Mon inspiration à cette période était principalement “DRAGON BALL”, “DRAGON BALL Z” et “DRAGON BALL GT” de Akira TORIYAMA, qui axait mes histoires plus sur le combat. Le déclic se produisit en 2013, en classe de troisième, quand la chaîne de télévision Manga diffusa pour la première fois l’anime “CODE GEASS”, réalisation du studio CLAMP. Après deux saisons et 50 épisodes, CODE GEASS m’a fait découvrir un autre univers, par le travail et la profondeur de son scenario, la psychologie de ses personnages si louables et attachants, des idéologies auxquelles qu’on serait prêt à defendre, car on s’y retrouve tous d’une certaine manière; le tout dans un environnement vivant et captivant mais aussi stressant, car tout pouvait y arriver en bien comme en mal. Dès lors, je me suis remis au travail, non seulement pour travailler mon dessin mais aussi mon scénario.
En 2014, alors que j’étais en classe de seconde C, j’ai fait la rencontre de mon partenaire de dessin et grand ami ASSONNA NGUIMGO Jean René, année qui verra germé de mon esprit une histoire que j’avais alors intitulée “EURAPHONE”. Cette BD racontait l’histoire «des Hommes qui avaient reçu divers pouvoirs d’un séraphin s’étant sacrifié pour les sauver d’un démon». J’y ai travaillé jusqu’en classe de terminale en 2016 où après mon Bac, Jean René et moi avons pris la décision de créer un collectif d’auteurs : BDSTARS 237.
En décembre 2016, je m’étais rendu pour la première fois au »Mboa BD Festival ». J’ai montré mon travail à de grands noms de la BD au Cameroun. Je me suis fait violement refoulé. De retour chez moi, totalement déprimé, je me suis remis au travail pour parfaire mon dessin. Cette décision a été un vrai parcours du combattant, car subissant les pressions familiales.
En 2017, mon travail sur mon dessin continua, et pour satisfaire ma famille, un accord a été »signé » : «Peu importe l’école où vous me mettrez, peu importe la formation que je devrai faire, je vous assure que je vous apporterai le diplôme ou la certification. En échange, laissez-moi dessiner autant que je le désire.» Et c’est ainsi que j’ai intégré l’institut universitaire Siantou en cycle BTS, travaux publics. La première année, j’ai mis sur pied un projet de BD dont je suis fier encore aujourd’hui : « LES APPRENTIS DE LA MORT » issu de mon précèdent projet « EURAPHONE », et qui donna naissance aussi à mon œuvre principale « NDULU ».
En 2019, « WA MANON » vit le jour. Elle met en scène une mythologie de mon invention. Et en 2020, les premières planches revisitées de « NDULU » virent le jour. En 2021, je commence le projet le plus ambitieux que j’ai initié, avec l’aide d’une amie dessinatrice du nom de MISREL. Il est assez long et foisonnant de personnages haut en couleur, mélangeant mythologie BETI, récit biblique et même faits historiques. C’est un projet que j’avais premièrement nommé «LE ROI ETERNEL» puis «l’EMPEREUR ETERNEL» après relecture de l’histoire.
En 2022, après de nombreux conseils, j’ai pris la décision de segmenter mon œuvre principale «NDULU», car elle-même est assez long, et le premier de ses segments est l’histoire que je dessine actuellement. Elle a pour nom «NDULU : LA SEPTIEME PERLE», puis suivra «NDULU : LES GLORIEUX», «NDULU : LES TRESORS DE L’ESCLAVAGE» et enfin «NDULU» .
Vous faites partie du collectif BDSTARS 237. Comment fonctionne-t-il et quelles sont vos productions à ce jour ?
Le collectif BDSTARS 237 rassemble des auteurs avant tout passionnés par le 9e art, car sans cette passion, il nous est impossible de surmonter les obstacles auxquels nous sommes amenés à faire face. BDSTARS 237 perçoit des cotisations de ses auteurs et tout auteur qui nous présentera des projets que nous jugerons potables après étude, et dès lors, nous pourrons envisager un format physique.
Parmi nos productions, nous pouvons citer : ✓ «MAGICAL WORLD» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000FCFA ;
✓ «ANITA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «LA MARMITONE» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «MBAK ET YEBA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «NDULU: LA SEPTIEME PERLE » par OBYC à 1300 FCFA;
Quand on sait qu’illustrer un livre, et en couleur de surcroît, au Cameroun, n’est pas chose aisée, atteignez-vous vos objectifs financiers en proposant les vôtres à de tels prix?
Il faut d’abord comprendre que la BD ne bénéficie pas de la même communication que la musique, le cinéma, la littérature ou d’autres formes d’arts, car la BD, pour certains, c’est pour les enfants; très souvent, on n’en voit pas l’intérêt. Bien sûr, certains apprécient l’initiative et sont même de grands adeptes de la BD. BDSTARS 237 a été créé avec un but premier de vulgarisation de cet art. Pour rentrer dans nos frais, nous n’hésitons pas à communiquer auprès des jeunes, des adultes et même auprès des établissements scolaires – c’est généralement ces derniers qui constituent notre clientèle vu que les prix sont abordables.
Quelles sont pour vous les 05 caractéristiques principales d’une bonne BD ?
Aucun travail n’est facile; encore plus celui d’un auteur, car même si l’on a une idée générale, il faudra encore la développer, choisir le contexte, des thématiques à traiter, des sujets à aborder, le genre à utiliser, la création des personnages, établir les liens avec les personnages, décrire les origines de tous les personnages passés, présents et à venir. Et connaitre tout de ses personnages jusqu’à leur avenir revient à devenir le dieu de son univers. Pour une bonne BD, l’auteur doit tenir compte de ces paramètres scénaristiques primaires. Une bonne BD c’est d’abord:
– La qualité du scenario; – Les sujets et thématiques exploités; – La beauté et qualité du dessin (pas obligatoire), car l’art c’est avant tout la variété et la diversité, à mon humble avis; – La profondeur et la psychologie des personnages; – Et enfin, l’originalité qui est propre à chaque BD.
Contacts et points vente : Yaoundé (Cameroun) : Terminus Mimboman (en face de l’hôtel); nouvelle route nkoabang, entrée OPEP (après Auberge lune bleue) Contacts utiles: +237698056816, +237696640922, +237650047822