Catégorie : Développement personnel

  • D-livre… Léopold NGODJI, lauréat 2e prix catégorie roman, prix littéraire OSÚ, édition 1


    Ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.


    Bonjour, Léopold NGODJI et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?


    Cest bien vrai que cest toujours difficile de se présenter soi-même… Disons que je suis un Camerounais qui pense que tout projet de développement dans notre contexte est voué à léchec si la culture, l’art et les métiers de la création ne tracent pas leur chemin. Cest pourquoi je me considère comme quelqu’un de très attentif à la chose culturelle et artistique. Je suis également un partisan de Edgar Morin dans sa pensée complexe. Je suis ainsi et je sais que tout est rythmé et structuré par l’incertain et l’imprévu. Au quotidien, mes expertises professionnelles et recherches scientifiques portent sur les sciences du langage (sémiotique), le marketing et la communication.


    Vous êtes l’auteur du roman « La Troisième manquée » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


    Il s’agit dune œuvre qui fait une narration centrée sur un personnage central, Ntouko, haut fonctionnaire et directeur d’administration centrale dans la capitale Kako, va manquer (louper) trois promotions ou nominations à des fonctions plus « juteuses » dans ce pays où le Caput, le Chef de l’État, contrôle tout à travers un système politique travesti, clientéliste avec le Grand Parti qui rythme le paysage politique national en maître.

    Mais à côté de tout cela, l’œuvre est le lieu de description des maux qui minent notre société : corruption, favoritisme, abus de fonction et d’autorité, chômage des jeunes et précarité de la plupart de familles, désacralisation de l’éthique publique, iniquité, dépravation des mœurs, « belle vie » et arrogance d’une classe supérieure qui détient des pouvoirs pluriformes, etc.


     
    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, le lauréat du deuxième prix dans la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.


    Disons que c’est par un coup de hasard que jai compétis à ce prix, OSÚ première édition en plus ! C’est parce que, la promotrice de la maison d’édition Éclosion, ma sœur Christelle, m’en avait parlé dans la foulée. J’avais déjà eu à travailler avec sa maison d’édition sur des projets de livres à caractère scientifique. Alors, ayant des tapuscrits de romans dans un tiroir, jai proposé deux pour ce concours, et finalement, un a été sélectionné par le jury. D’ailleurs, signalons qu’après cette expérience, je suis sur le point de publier deux projets de mes autres romans avec la même maison Éclosion.


    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    La littérature camerounaise a fait ses lettres de noblesse dans le monde entier. Après le temps de la littérature postcoloniale et l’avènement de la NOLICA, quelques œuvres et des auteurs connus ont continué à tracer les belles pages de cette littérature. On peut tout de même déplorer qu’une politique du livre ainsi qu’un vrai projet d’encadrement et de soutien à la production de qualité font défaut. Comme les autres secteurs de la culture et de l’art, la littérature camerounaise est abandonnée à elle-même, malgré quelques initiatives individuelles et personnelles qui tiennent le flambeau et qui méritent des encouragements.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


    Un seul mot : ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.

    Propos recueillis par P.O.




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    La troisième édition du prix littéraire OSÚ est lancée. De nouvelles possibilités, des gains revus à la hausse… Qui raterait ça ?




  • D-livre… Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise

    Bonjour, madame et merci de vous livrer à ce jeu de questions. Vous êtes enseignante et auteure d’un roman depuis 2022. Comment vous qualifiez-vous en tant qu’auteure ?


    C’est toujours difficile de se qualifier soi-même. Je dirais que ça part d’abord d’un besoin d’écrire, puis d’inviter le lecteur à regarder, avec mes personnages, un ensemble de petites choses qui nous entourent.

    « Almoyan » est votre premier livre. C’est un roman de 139 pages et dix chapitres au cours desquels des chemins se suivent, se croisent, s’entremêlent… Au-delà de la fiction, quel est l’envers du décor de ce livre ?

    L’envers du décor, c’est nous-mêmes, la manière dont nous regardons les autres, la manière dont nous nous regardons nous-mêmes, avec nos prétentions et nos faiblesses, quelques fois.

    Un building au sommet infini qui semble vouloir engloutir des enfants noirs constitue l’essentiel de la première de couverture. Une manière de présenter en image les défis et les difficultés des jeunes africains à accéder aux sommets ?

    Effectivement. Le roman vit /vibre au rythme de la jeunesse. Une jeunesse dynamique et optimiste, qui réussit grâce à l’empathie des uns et des autres. «Almoyan», c’est le triomphe de la solidarité. Et la jeunesse a tant à donner.

    En cinq points, pourquoi lire « Almoyan » ?


    – Pour lire un livre optimiste.
    – Pour lire un roman qui parle de nous.
    – Pour voir comment la fiction et la réalité se mêlent au point de nous donner l’impression de reconnaître des lieux, des personnages, des situations, etc.
    – Pour poser un regard sur les «enfants de la rue», et sur des lieux abandonnés ou ignorés.
    – Pour le plaisir de lire un roman intense et qui nous tient en haleine.

    Vous avez récemment mené un échange avec trois jeunes lecteurs, à Yaoundé, autour de « Almoyan ». Au lendemain de cet échange, avez-vous l’impression que vos objectifs d’écriture les aient atteints ?


    Je dirais oui, parce que leurs questions et leurs remarques ont montré que le roman est accessible, même aux jeunes lecteurs. Ils ont même dit qu’ils auraient préféré un autre titre au roman, au lieu de «Almoyan». C’est la preuve qu’ils ont trouvé ce roman intéressant.

    Votre dernier mot ?


    «Almoyan» est un roman qui doit être lu par tous. La jeunesse, les hommes d’affaires, les petits vendeurs de tout et de rien, les parents, les gouvernants… Tout le monde se sentira concerné.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Mexico de Christine TSALLA, auteure camerounaise

    Pendant que je lisais le roman de Christine T. Elong, j’ai repensé plus d’une fois à quelques romans anciens du Cameroun. Banda, dans « Ville cruelle » de Mongo Beti, évolue, je pense, entre son village et le chef-lieu de la région nommée Tanga qui n’est pas bien éloigné puisque Banda et les siens s’y rendent pour y écouler leurs récoltes de cacao. J’ai oublié le nom du personnage dans « Chemin d’Europe » de Ferdinand OYONO, mais il me semble (ma lecture date de plus de 45 ans, eh oui !) que celui-ci vit au Cameroun avec le rêve obsédant de partir pour l’Europe – la France. Ah ! Comme l’horizon littéraire africain s’est élargi depuis !

    Dans « Mexico », Alex est aussi un jeune camerounais (la quarantaine, à la fin du roman), mais il évolue, lui, entre son Cameroun natal et le Mexique (et aussi un peu le Texas, aux États-Unis).

    C’est simple, si j’ose dire : malgré ses efforts et son fort désir de réussite, une existence satisfaisante est quasiment impossible pour Alex au Cameroun. Il émigre au Mexique, pays où il parvient à faire de bonnes études et à acquérir de bons diplômes universitaires. Il y fait la connaissance de la belle Aline, une compatriote, qu’il épouse. Pour Aline aussi, la vie au pays a été une horreur à la suite de… (au lecteur de découvrir). Je ne sais pas si l’auteure a voulu la conclusion que l’on peut tirer de ces deux cas choisis, mais le schéma qui s’impose est bien le suivant : vie et perspective d’avenir impossibles au Cameroun, espoirs accomplis (et guérison pour Aline) au Mexique. Toutefois, et cela m’est agréable, une fois qu’ils se sont accomplis l’un et l’autre, ils décident de rentrer au pays avec leurs deux enfants. Le roman pose donc (aussi) le sujet du don de vie que se doivent les Africains chez eux, entre eux-mêmes.

    Le séjour d’Alex au Mexique est fait d’aides fécondes et de soutiens opportuns et appropriés que lui apportent ceux qu’il rencontre (Africains et Mexicains) ; alors que de son pays, il ne se souvient que de trahisons et d’absence de secours, même au sein de sa famille. Il est un peu étonnant que les deux personnages subissent des agressions violentes chez eux et rien de ce genre dans ce qu’il me semble être le royaume des narcotrafiquants…

    Le roman s’ouvre par la fin de leur histoire au Mexique et rembobine progressivement le cours de la vie des deux personnages, celle d’Alex principalement. Christine Elong est une romancière qui a de l’imagination. Les personnages vivent sous les yeux du lecteur, plongés dans des situations variées et concrètes. Le récit est prenant, et le contexte mexicain est bien exposé. Au passage, et je reviens ici à mes souvenirs d’anciens romans africains, on est surpris (mais c’est peut-être moi et mon manque d’informations en l’occurrence) de découvrir que tant d’Africains vivent, étudient et travaillent au Mexique. Oui, l’espace de l’imaginaire littéraire africain est devenu mondial.

    « Mexico » a paru en mars 2022. On peut l’acheter sur Amazon au prix de 12,55 euros et au Cameroun à 5000 FCFA en écrivant au +237690195126. Il est aussi possible d’acheter le premier roman de l’auteure intitulé « Piégée par mon sang ».

    Bonne continuation, Christine Elong !

    Théo ANANISSOH, écrivain togolais




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  • Il a été lu… Almoyan de Anicette BILÉ SEMBO

    Paru aux éditions IFRIKIYA en juin 2022 dans la collection Sanaga, « Almoyan » est un roman de 139 pages proposé par Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise titulaire d’un doctorat en Langue, Littérature et Civilisation françaises de Paris III. Après avoir contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages collectifs, elle décide de soumettre ce premier manuscrit individuel et s’affirmer en tant qu’écrivaine à l’écoute de la jeunesse.


    Ma rencontre avec Almoyan est un moment qu’aucune théorie de la Littérature ne saurait exprimer.

    Alors, pour en parler, il m’est venu de raconter mon expérience au cœur de cette lecture plutôt surprenante dans sa qualité, en considérant le contexte local où l’écriture se précipite de plus en plus vers des sujets d’émigration ou d’eldorado. Et il y a ce titre : Almoyan.

    Tout d’abord, il m’a fait penser à une cité désespérée au cœur d’une métropole commerciale et très animée ; un endroit où la sueur et les sourires se mêlent dans une douleur sans barbarie. Et voilà ! l’invitation à la découverte est arrivée.


    Joël NIMA, brillant étudiant et fraîchement lauréat d’un concours international, est à la recherche d’un travail, et il ne se doute pas que pour démontrer sa compétence au plus haut niveau, il va devoir explorer les couches les plus basses de la société. Et rien de tel que trois enfants de la rue, trois quotidiens similaires aux racines surprenantes. C’est ainsi que j’ai rencontré Almoyan, l’embarras de Joël NIMA et sa plus forte motivation pour se surpasser et comprendre ses objectifs.


    Au long de ce parcours, plusieurs réalités s’imposent et m’entraînent sur des voies que l’œil commun préfère négliger. La misère, les inégalités sociales, le désespoir qui meublent le quotidien d’Almoyan ; Jeff et Clarke que la rue imprègne de solidarité et d’amour. L’amitié est désormais leur plus grande famille. C’est dans cet univers inconnu, entre la peur de ces nouvelles connaissances dont l’air ne le rassure et la forte intuition qu’il se déroule quelque chose d’unique qui pourra bouleverser ses ambitions, que Joël Nima va apprendre à se découvrir et surtout explorer les multiples possibilités qu’offre cet entourage où se mêlent éducation, chômage, corruption ou encore foi et passion.

    Par ailleurs, Anicette BILÉ SEMBO a réussi à faire vivre ce fragment de société très souvent oublié des écritures et des ambitions en Littérature. Par-delà les préjugés, surtout concernant ceux qui n’ont de toit que le ciel, les enfants des rues, je suis remonté aux origines de ces destins pour comprendre, grâce à la plume généreuse et empathique de l’auteure, comment la rue finit par devenir le refuge de la plupart des enfants parfois issus de familles très aisées.


    Almoyan est aussi une présentation de l’administration des rues, comment ceux qui y vivent arrivent à s’organiser pour une gestion rationnelle d’un espace public en journée et privée à chaque crépuscule.

    Ce qui m’a alors projeté dans un questionnement, au sens restreint, sur la place et le rôle de chacun dans la société ; et au sens large, sur la place de l’Afrique dans le monde. En revenant sans cesse là où il a rencontré ses nouveaux « amis », et en s’appesantissant sur ses propres capacités et sa détermination à trouver des solutions à ce qui l’empêche d’obtenir ce poste dans cet immeuble, Joël Nima se retrouve, courage en main, au cœur de la débrouillardise. Il sent que son eldorado se trouve chez lui. Il sent qu’à force de persévérance, son étoile scintillera dans la nuit. Pourtant, c’est tout le contraire qui semble se dessiner chaque jour, une difficulté supplémentaire à chaque pas qu’il marque dans l’incertain ; il ne se demande plus pourquoi il retourne dans la rue et plus loin encore, il y retourne tout juste. L’avenir semble l’attendre là-bas, parmi ces petites gens dont l’on se détourne si aisément, sans y repenser.


    La critique jusqu’ici ne se lasse d’apprécier le travail d’intérieur produit par Anicette BILÉ SEMBO, qui propose une Afrique se réalisant par elle-même et pour elle-même. Le besoin d’aller ailleurs se réaliser n’est pas des perspectives de Joël Nima qui s’est promis de réussir là où il se trouvait, avec le matériau que sa propre société lui offrait. Anicette BILÉ SEMBO nous éloigne ainsi des déserts friands des chairs et espoirs de migrants, des océans aux gorges sans fond et aux estomacs élastiques, des terres d’esclavages et de travaux forcés, des pistes aux prédateurs impitoyables, des hivers secs et des étés glaciaux… des bilans toujours en défaveur de l’Afrique. D’après la plume si simple et profonde de notre auteure, l’Afrique est un rêve qu’il faut accomplir.
    Après avoir vécu toutes ces péripéties, je n’ai pas encore identifié ce que je peux réaliser ; mais je sais qu’il faut essayer. Ma fin sera le début du parcours pour un autre, tout comme Joël part de là où se tient Almoyan pour atteindre ses propres objectifs ; on ne se demande plus quelle valeur ont les hommes pour leurs semblables. Nous sommes tous des voies, début ou fin.
    En mettant bout à bout les deux phrases les plus importantes d’un roman, la première et la dernière, on obtient : « Ma nuit d’insomnie a donc été longue. J’aurais osé. »
    Bonne lecture !

    Par Amon Xander




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  • Il a été lu… Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité de Daniel ATANGANA OTTOU



    Et si Dieu était unique ?


    Le monde fait face à la recrudescence des églises et à une sourdine guerre des religions ou des croyances. C’est le dieu de tel pasteur qui est le plus puissant ; c’est l’évangile de telle obédience qui est la meilleure… Au bout de tout ceci, cherche-t-on à savoir si l’être humain est réellement épanoui ? Comprend-on vraiment l’Homme ?
    Cette problématique est celle soulevée par le Camerounais Daniel ATANGANA OTTOU (DAO) dans son dernier essai « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». 235 pages parues chez l’éditeur français Edilivre qui tendent à montrer le chemin à suivre pour être épanoui.

    Un schéma…


    « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » renferme cinq grandes parties structurées comme un cheminement qui aboutit au point clé. Il s’agit de : la notice – la vie – la contrefaçon – la nudité – Dieu.


    La notice
    Comme pour des produits manufacturés, la notice, en ce qui concerne l’être humain, est l’ensemble de ce qui le constitue « basiquement », l’ensemble de ce qu’il est, doit être et même doit faire. La notice est donc unique pour chaque être. « Si chaque type de machine n’est expliqué que par une notice, peu importe le nombre d’unités fabriquées, pourquoi susciter la confusion en croyant qu’il y a une infinité de notices pour le genre humain ? » P.10.

    La vie
    Si l’on vous demande ce que signifie « vivre » pour vous, quelle sera votre réponse ? Selon les cultures, plusieurs définitions, très souvent relevant du néologisme, seront données. Dans un plan général, vivre c’est respirer, c’est espérer, c’est se mouvoir. Cet essai nous apprend que la vie est « l’ensemble des fonctions qui permettent de s’épanouir, de s’adapter, de résister à la mort. Une vie qui cède tout le temps aux assauts de l’incertitude, de la peur, de la convoitise, de la mode, de l’émotion, n’est pas une vie mature. » P.21. Une vie totalement heureuse, tel est, d’après notre auteur, le seul plan de Dieu pour l’être humain.

    La contrefaçon
    Le seul fait de penser que chaque être humain peut avoir plusieurs notices est déjà une manière d’accepter la contrefaçon. Aimer la vie est source de jalousie du malin. Le diable. Une fois qu’on l’embrasse, on devient un être contrefait. On devient une créature autre que celle modelée par Dieu. « En enlevant la Parole de vie à l’Homme, le diable lui enlève la vie en lui enlevant son atout, et en affaiblissant sa volonté. » P.56.

    La nudité
    Qui voudrait être au milieu des gens nu ? Parle-t-on ici de nudité sur le plan vestimentaire ou alors de nudité sur le plan de la Parole de Dieu ? Il n’est nul doute acquis qu’avoir de beaux vêtements vaut moins qu’être imprégner seulement de la Parole de Dieu. DAO nous rejoint en disant : « Jésus est l’homme que Dieu a établi pour montrer à l’homme comment s’habiller pour le salut. » P.119.

    Dieu
    Accepter sa notice, se revêtir de la Parole, éviter le diable et aller à Dieu pour être essentiellement épanoui, voilà le schéma que nous a confié DAO avec cet essai.

    Expérience de lecture


    Nous avons lu ce livre avec beaucoup d’intérêts, car il met au-devant de la scène un problème réel en Afrique et même dans le monde : celui de l’existence de l’être humain. L’être humain existe-t-il vraiment ? Quand on vit les différentes gouvernances, les guerres, le tribalisme, le racisme et autres notions qui compare l’être à l’être, on est en droit de se demander où se trouve cette notice que DAO a mis en exergue dans « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ».


    Chaque argument majeur dans cet essai est illustré par un ou plusieurs versets bibliques. Trente-quatre livres sur les soixante-six de la Bible ont été utilisés ici. Toutefois, nous avons été butés sur le fait que seule la Bible était exposée ici. Cela ne renvoie-t-il pas au problème de base ? Il est certes vrai que l’auteur parle de l’humain, de l’être singulier, toutefois, illustration biblique uniquement ne froisse-t-elle pas cette envie de réconciliation de l’être ? L’on ne saurait se départir des enseignements religieux déjà reçus, d’où notre interrogation sur ces illustrations bibliques.


    Pour DAO, nous expliquant la couverture de son essai, « Même si un seul comprend ce que j’ai écrit, comme cet être entouré de lumière, ce sera une victoire. »


    Puissiez-vous être un être épanoui après cette lecture.
    Vous pouvez commander « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » par ce lien : https://www.edilivre.com/un-seul-dieu-pour-toutes-les-nations-daniel-atangana-ottou.html

    Linelitt


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  • Il a été lu… Innocence coupable de Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.


    Coupable jusqu’au bout de la passion


    « Pourquoi n’êtes-vous pas encore mariée, Véra ? 
    La jeune femme répondit très naturellement :
    Sans doute parce que je n’ai pas encore rencontré celui qui me convient. »
    Quelle peut bien être la place de la convenance face aux propositions que Dieu lui-même fait à ses brebis, quand il attend d’elles qu’elles peuplent cette terre qu’il leur a confiée. L’amour ici sait être le champ de toutes les vertus sombres, et ce texte regorge de goûts et de couleurs dont on ne saurait discuter.


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.
    Ce texte franchit une frontière qui pousse à soupçonner l’indiscrétion d’une plume dévorée par les brûlantes flammes d’une « inspiration débridée ». Le crime de son innocence est d’être coupable de cette authenticité que chaque lecteur espère autant qu’il la redoute, tant elle est imprégnée de tous les parfums envoûtants et enivrants.

    Un recueil d’une liberté passionnée


    Quand Yvette Angèle Tjomb rencontre l’analyste littéraire Ray NDEBI pour lui soumettre son manuscrit, le texte a déjà la particularité de convaincre par son audace, nous confie ce dernier ; il ne fait alors aucun doute que cet ensemble de scènes conjugales où se mêlent diverses facettes de la passion, dont les sombres : violence, jalousie, adultère, humiliations, ruptures, luxure, sont exprimées sans complexe aucun ni crainte de Dieu, fondement de ces couples unis sous sa direction.

    Innocence coupable, paru aux éditions de midi en avril 2023 dans la collection Libertés, a particulièrement retenu l’attention de ce premier lecteur (Ray NDÉBI) à l’exigence réputée insubmersible, qui en a dit : « Il était temps que quelqu’un pousse cette porte… Il me tardait de voir ce que font ces couples quand la société ne les regarde pas »


    Une écriture humaine


    D’une simplicité naturelle, la plume d’Yvette Angèle Tjomb trace de son encre épaisse de détails ces émotions ordinaires qui composent la vie de tous les couples ; la foi chrétienne apparaissant comme un rappel des responsabilités à l’égard de l’intégrité de la vie. Si l’autrice reconnaît que chérir ou fouler font partie du naturel humain, de l’instinct primaire, elle accorde une place primordiale à Dieu, socle de toute expression. Il lui revient donc de démêler toutes les embrouilles que vont vivre les couples, comme Danielle et Ernest où la violence est sans mesure.


    Quelle nécessité pour la société ?


    Là où on fait le tri entre ce qu’il est bon de dire et ce qui incommode et qu’on devrait voiler le plus longtemps possible, Innocence coupable se tient comme le livre autre, celui dont on se refuse l’inspiration surtout quand on est soi-même chrétien investi dans la prière et la foi.


    Une telle lumière sur ce coin obscur indique combien la nature humaine est conditionnée par la même identité, peu importent les contextes et les conditions. Les perspectives suggérées par Yvette Angèle TJOMB au long de ses 164 pages, visent une expression de soi selon sa propre nature avec une résolution de conflits capable d’établir une sérénité avec une espérance de vie plus étendue.
    Un vrai guide de soi à explorer et exploiter sans modération.


    Xander A.



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    Les inscriptions au concours Les étoiles de l’édition camerounaise, édition 2, s’achèvent le 29 septembre 2023 à 15h30. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10230196738083059&id=1252600675&mibextid=Nif5oz



  • D- LIVRE… Daniel ATANGANA OTTOU, auteur camerounais


    « Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États. »


    Bonjour, cher auteur et merci de participer à ce jeu de questions. En tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Je suis un auteur qui apporte un regard nouveau, une nouvelle lumière aux problématiques du sens que subit son époque, et qui attristent et ruinent l’existence de ses semblables.

    Vous êtes l’auteur de l’essai « Un Seul Dieu Pour Toutes Les Nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». Parlez-nous de votre livre.

    « UN SEUL DIEU POUR TOUTES LES NATIONS » est un essai sur la Spiritualité, la réponse aux crises dont souffre l’humanité, le repère qui garde dans la bonne voie. Ce livre s’étonne qu’à l’ère de la bonne gouvernance et du développement durable, la vie soit l’enfant pauvre du Management public et se propose de parler de l’existence humaine aussi clairement et aussi exactement que possible. Ce livre synthétise toutes les soifs que peut avoir l’humanité en mettant Dieu au centre du bonheur de l’Homme, de la Famille, et de l’État. Bonheur que l’argent et la science tardent à réaliser. De ce fait, le lecteur s’offre l’opportunité d’aller à la découverte des éléments qui, depuis toujours, fondent et structurent la vie, la réussite, et le bien-être.

    Nous remarquons que dans ce livre, vous étayez vos propos avec des livres de la Bible. Faut-il donc penser que les autres religions devraient revenir au christianisme ou alors que seul le christianisme est la religion qui comprend Dieu ?

    Notons que la religion n’est pas un être humain. Tous les humains ont des besoins spécifiques à leur espèce ; le plus grand étant le questionnement sur leur origine et leur destinée. Savoir d’où on vient, par qui on est, et où on va, est, pour l’homme, aussi vital que manger et boire. Il s’agit donc de préoccupations majeures qui méritent des réponses claires et exactes aux fins de rassurer l’être agité en quête d’épanouissement véritable. C’est dire que toute approximation à ce sujet serait, pour le moins, préjudiciable à la vie. Et si toutes les religions affirment conduire l’homme à Dieu, leurs querelles sanglantes donnent cependant l’impression que Dieu ne sait pas ce qu’Il veut par trop de mystères et de contradictions quant à son existence, son utilité, et sa capacité à aider l’âme désabusée. L’urgence de la réflexion obligerait donc l’humanité à revisiter tous ses textes sacrés pour en extraire la substantifique Doctrine qui sauve réellement l’homme et élève Dieu à ses yeux ; quitte à ce que Celle-ci soit le Christianisme.

    Daniel ATANGANA OTTOU, qui doit lire ce livre et pourquoi ?

    Ce livre s’adresse à l’humanité et aux États ; aux hommes, aux femmes, aux jeunes, et à tous ceux qui pensent appartenir à l’espèce humaine. Dans un monde qui a perdu sa boussole morale, où le terrorisme, l’incohérence et le mal-être font rage, tout être humain devrait lire ce livre, l’étudier, le comprendre, et s’atteler au quotidien à la pratique des préceptes qui gouvernent l’existence humaine, pour un vivre ensemble harmonieux et paisible ; bien loin du machisme, du sexisme, des racismes, des intégrismes, des extrémismes, des fanatismes, et des concepts défaillants qui rendent la vie impraticable. Un livre que tout dirigeant et toute personne qui se respecte devraient s’offrir et offrir.

    Vous êtes désormais auteur. Vous avez sûrement un avis sur la littérature au Cameroun.

    La Littérature de la connaissance, vecteur par excellence du savoir et des idées, a produit de grands écrivains au Cameroun ; preuve, s’il en fallait, que la nation camerounaise pense, réfléchit, et pourrait même apporter à l’humanité des concepts viables et fédérateurs à l’instar de la THÉODÉMOCRATIE, l’alternative à la Démocratie, que nous recommandons dans ce livre. Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États.



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    A l’occasion de la sortie du recueil de poésie « Made in my heart » de Nadouche chez APEL Editions, le concours International KITENGO SANAA ( unité dans l’art ) offre la possibilité à tous les artistes ( slameur, musicien, cinéaste et peintre ) de s’inspirer dudit recueil et d’en faire une œuvre dans son domaine de compétence.

    Ce concours est ouvert à tous du 18 septembre 2023 au 01 novembre 2023.
    Trois lauréats dans chaque catégorie seront retenus
    1er : 100 000 FCFA + accompagnement + lots
    2ème : Attestation + accompagnement + lots
    3 ème : Attestation + accompagnement

    Le règlement du concours s’obtient sur les pages Facebook @APEL Editions et @𝐍𝐚𝐝𝐢𝐧𝐞 𝐆𝐚ë𝐥 𝐀𝐡𝐚𝐧𝐝𝐚 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐮𝐩𝐡𝐢𝐧𝐞 𝐌𝐢𝐬𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐮𝐬𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟑 ; par mail : Kitengosanaa@gmail.com ou par WhatsApp au +237 620232266

    Le livre est disponible ici ⤵️⤵️ https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0RTRa3W4j7bUGCtTTmeCVeBZ6AQETifydXuXT4xSC7ENXbNVvr7AFX2zudqndAPYHl&id=100087000610140&sfnsn=mo&mibextid=RUbZ1f

    A VOUS !



  • D-LIVRE… Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts.


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Qui est Yvette Angèle TJOMB ?

    Yvette Angèle est cadre d’administration du corps des Conseillers de Jeunesse et Animation. Je suis une passionnée de sport, de danse, de la musique que j’exerce en tant qu’artiste musicienne chanteuse gospel auteur compositeur du groupe TYAAL. J’adore aussi la littérature et tout ce qui tourne autour.

    Une belle vie artistique… Vous êtes l’auteure du récent recueil de nouvelles « Innocence coupable ». Le titre, deux antonymes ; l’image de couverture, un symbole de piété et un autre de « débauche ». Dites-nous en plus.

    « Innocence coupable » est un titre oxymorique qui force l’attention. Il traduit tout simplement la réalité des interactions humaines et plus particulièrement celle des couples.
    Pour ce qui est de la première de couverture, elle est une conjugaison d’indices qui vous orientent sur le contenu du recueil. La femme ici est symbole non de débauche ni de luxure, mais d’amour et de sensualité qui sont des dons divins qu’elle exprime et vit en s’appuyant sur la croix qui elle, est symbole des principes divins.

    Sept nouvelles et sept cas de difficultés dans les couples. Et les lire montre surtout que vivre pleinement sa chrétienté – le volet phare de ce recueil – n’empêche pas d’être violent ou d’avoir des désirs sexuels prononcés ; toutes ces choses qui sont généralement qualifiées de péjoratifs. Que signifie donc vivre pleinement sa chrétienté ?

    En effet, il s’agit bien de sept nouvelles et de sept expériences différentes. Les principes véhiculés dans chacune des nouvelles, bien que bibliques, sont universels, applicables à toute religion sérieuse. L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts. Par contre, vivre pleinement sa foi nous équipe pour les gérer, les surmonter et pourquoi pas nous y soustraire. Et c’est toute la différence entre l’adhésion intellectuelle à une religion et un engagement de cœur à se soumettre à Dieu. Ainsi, vivre pleinement sa foi ramène à la quête permanente d’atteindre le standard de Dieu dans tous les aspects de sa vie, notamment son caractère, ses principes de vie, sa sexualité puisque nous parlons de couple, etc.

    Permettez que je vous propose mon bref aperçu de la couverture de « Innocence coupable ».
    Une pomme rouge portée à la bouche d’une femme moderne vêtue d’une robe courte rouge, qui tourne le dos à la croix. Un symbole de relâche, de déception, d’un témoignage de ras-le-bol des nombreux préceptes religieux qui ne protègent pas toujours du malheur. Derrière elle, des collines de couleur rouge : la vie, c’est une succession de hauts et de bas aussi fugaces que ces nuages de la même couleur. Une étendue rose qui symbolise peut-être la beauté primaire du mariage qui ne demande qu’à être foulée ? Et le soleil, une lumière, une main tendue, pour sortir le jadis innocent des ténèbres de la culpabilité ?
    Rejoignez-vous cette brève analyse de la couverture ?

    Il est vrai que l’on peut lire 9 ou 6 selon le repère qu’on a. Du bon côté du chiffre, on voit une femme sensuelle savourant un plaisir qui va au-delà de la pomme qu’elle mord, avec une liberté qui lui est offerte par les principes divins sur lesquelles elle s’appuie ; symbole de confiance et d’harmonie avec le Créateur. Le soleil, un horizon d’espoirs. A ces quelques détails près, je suis d’accord avec le reste.

    Yvette Angèle TJOMB, quel est votre dernier mot ?

    « Innocence coupable » est un recueil riche en opportunités d’usages pour le lecteur. Il réconcilie en l’homme le corps, l’âme et l’esprit pour son équilibre et son épanouissement. Je le recommande à tous les acteurs de la promotion du bien-être des couples, à tous les consommateurs et futurs consommateurs de l’amour en couple et à tous ceux qui peuvent être exposés à un niveau d’informations considérable sur l’intimité sexuelle. Bonne lecture à tous !



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  • Les 5 questions posées à Arthur BILOUNGA, auteur camerounais et premier prix catégorie roman du prix littéraire OSÚ, édition 1


    C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quelle ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable...


    Bonjour, Arthur Bilounga et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez vous ?


    Bonjour à vous. De mon nom complet, je suis Bilounga Arthur Nathan, jeune Camerounais né dans la ville de Yaoundé, capitale de mon pays. Je suis un passionné de littérature depuis ma plus tendre enfance, car, entouré de personnes qui lisaient énormément. Malgré des études dans le domaine de la finance, ma plume n’a jamais été bien loin, me permettant ainsi de mieux exprimer ce que je pense du monde qui m’entoure.

    Vous êtes l’auteur du roman « Bozayeur » paru aux éditions ECLOSION. De quoi s’agit-il ?


    « Bozayeur » est un roman réaliste, quoique fictif, relatant les aventures du jeune BIKOÉ Junior, qui a décidé d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, au travers de l’immigration clandestine, qui doit le conduire du Cameroun pour l’Europe, avec tout ce que cela comporte comme dangers, etc. Ce roman est également un hommage à un grand ami à moi, qui a décidé d’immigrer clandestinement en Europe, et qui m’a énormément aidé dans mes recherches pour l’écrire.

    Parlant de ECLOSION, vous êtes avec ce roman, le premier prix de la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire OSÚ qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure OSÚ.


    A chaque fois que j’y pense, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’un rêve (rires). C’est par hasard, en suivant le journal sur Canal 2 international, que je suis tombé sur l’annonce du concours littéraire OSÚ. Il ne me restait environ que deux mois avant la fin du dépôt des manuscrits. J’avais déjà une idée de quoi j’allais parler dans mon roman, et je me suis tout de suite mis au travail.
    Ayant ma résidence à Ngaoundéré, je profitai d’un court séjour à Yaoundé pour déposer mon manuscrit au siège de la maison d’édition Eclosion. Un petit doute persistait néanmoins quant au sérieux de ce concours (rires). C’est un soir de décembre, sur la page « Le quatrième pouvoir » sur Facebook où j’avais été tagué par un ancien camarade de l’IRIC, que je découvris avec bonheur ma nomination pour le prix. J’avais déjà complètement oublié l’autre là (rires).
    J’avais dû prendre une petite permission le jour J afin de venir prendre part à la remise des prix au Djeuga Palace de Yaoundé. C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quel ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable (rires).


    Quel est votre regard sur la littérature Camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    Le Cameroun a toujours regorgé de grands talents sur le plan littéraire, et ce sont les œuvres de ces derniers qui ont longtemps bercé mon enfance. Grace à ces romans lus, j’avais une certaine conception du monde, au travers de ces artistes de la plume. Malheureusement, l’ère du numérique semble avoir tout chamboulé. Les jeunes ne jurent plus que par des applications sur leurs téléphones qu’ils n’utilisent pas toujours à bon escient. Les jeunes ne lisent plus, et préfèrent du tout fait sur leur écran de téléphone, de téléviseur et autre. La littérature au Cameroun va mal. J’espère qu’avec les quelques irréductibles qui restent, surtout sous l’impulsion de passionnées comme Mme Noah, la littérature camerounaise va renaître de ses cendres.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre Camerounais ?


    Je leur demande de ne pas abandonner. Et j’espère qu’ils pourront recevoir dans l’avenir, une franche aide des hautes autorités, afin de permettre aux livres de retrouver leur place dans chaque foyer Camerounais.


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    A vos plumes, chers(chères) Camerounais.e.s



  • Les 5 questions posées à Jocelyne EBANGA, auteure camerounaise et lauréate du prix ÓSU, édition 1

    J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

    Bonjour, Jocelyne EBANGA et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présenterez-vous ?

    Je suis Jocelyne EBANGA, née à Elat-minkom et membre de la congrégation des Filles de Sainte Marie de la Présentation depuis 2013. Je viens d’une famille chrétienne et nombreuse.

    Vous êtes l’auteure du roman «Née dans le Mboko : Fille d’une nanga » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?

    Le roman « Née au mboko » retrace le quotidien des enfants de la rue et dans la rue, les raisons qui les amènent à adopter ce style de vie et les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Par ailleurs, le roman célèbre la vie. En effet, la vie est sacrée et toute vie a de la valeur. Au-delà de la vie des enfants de la rue, le roman dénonce les fléaux comme le viol, les rites de veuvage humiliants et l’avortement.

    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, la lauréate du troisième prix dans la catégorie roman de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

    En 2021, je suis tombée sur la rediffusion du journal de canal 2 et l’un des reportages portait sur le concours ÓSU. Le lendemain, j’ai effectué quelques recherches sur internet et j’ai copié l’adresse mail et le contact de la maison d’édition. Quelques jours après, je me suis présentée dans leurs bureaux et je me suis inscrite pour la première édition du concours. C’était au mois de novembre. J’ai attendu qu’ils me rappellent, mais en vain. J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?

    C’est une question très vaste. Je dirais que la littérature camerounaise est riche et en plein essor avec de nouveaux auteurs, des thématiques variées. Cependant, on note les difficultés d’édition, de visibilité, de lecteurs parce qu’en général, très peu d’Africains lisent, surtout les jeunes.

    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?

    Les auteurs camerounais tels que DJAILI Amadou Amal, MONGO Béti, Séverin Cécile ABEGA, Engelbert MVENG, Ferdinand OYONO ont bercé ma jeunesse. Tout ce que je peux dire aux auteurs camerounais, c’est de continuer à enseigner par leurs écrits. Je souhaite aussi qu’ils soient plus nombreux à s’engager dans une littérature plus engagée. 



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    La troisième édition du prix littéraire ÓSU est lancée et court jusqu’au 31 décembre 2023. Ci-dessous, des informations. Pour plus d’informations, appels, WhatsApp et mails par les contacts sur les affiches.