Catégorie : Développement personnel

  • D-LIVRE : Kely MOTUE SIMEU, auteure camerounaise


    Le leadership au féminin est l’art pour la femme d’exercer ce leadership précédemment défini pour défendre une cause ou une position dans un domaine précis.


    Kely MOTUE SIMEU, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions.Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Kely MOTUE SIMEU, banquière depuis 12 ans, actuellement Senior Manager en Banque. Par ailleurs, je suis chercheure en datamining appliqué au domaine bancaire. J’exerce en tant que Responsable Qualité et Organisation dans la première banque du Cameroun. Mon expertise se concentre sur le management de la qualité et l’amélioration des performances, principalement dans le secteur bancaire.
    Au-delà de ma carrière, ma conviction profonde dans le pouvoir du don de soi pour des causes nobles a trouvé son expression dans la création du Ladie’s Club for Leadership.
    En tant que fondatrice, notre mission quotidienne va au-delà des frontières professionnelles. Nous nous consacrons à guider les femmes en général, et la femme africaine en particulier, vers le leadership, à travers l’autonomisation financière.
    Parce que je crois fermement qu’en partageant le pouvoir de la connaissance et en créant des opportunités, nous construisons un avenir où chaque femme peut réaliser son plein potentiel de leader, contribuant ainsi au progrès de la société, j’ai écrit en 2019 un livre sur ce qu’il faut de manière pratique pour lancer une affaire en Afrique. Et cette année, j’ai sorti le livre sur mes leçons de leadership au féminin.

    Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain est effectivement votre récent livre. Il a paru aux Editions IFRIKIYA et sera présenté au public ce mardi 26 mars. Kely MOTUE SIMEU, qu’est-ce que le leadership et qu’est-ce que le leadership au féminin ?


    Le Leadership est l’art de convaincre les autres d’adhérer volontairement à une cause. Le leadership au féminin est l’art pour la femme d’exercer ce leadership précédemment défini pour défendre une cause ou une position dans un domaine précis.

    Concernant le management par les femmes au Cameroun, quel constat faites-vous ?

    De nos jours, nous assistons de plus en plus à une dynamique de révolution entrepreneuriale portée à vocation de faire du continent Africain une terre meilleure pour les années à venir. Ainsi, de nouvelles idées naissent, des pistes jusqu’ici restées vierges commencent à être explorées grâce à l’essor du digital et d’internet. Dans cette mouvance, nous constatons des initiatives exemplaires portées par la gent féminine. Les femmes représentent la moitié de la population africaine et produisent 62 % des biens économiques, mais elles ne sont que 8,5 % à être salariées. L’Afrique est devenue, en quelques années, le premier continent de l’entrepreneuriat féminin : 24% des femmes y créent une entreprise, soit le taux le plus important à échelle mondiale (en 2021). Activités rentables, outils nécessaires et questions de financements sont là des sujets qui intéressent le plus grand nombre.

    Quel modèle de management préconisez-vous au Cameroun et en Afrique ?


    Un modèle de management juste dans lequel chacun joue un rôle, partant sur des bases équitables.

    A quelle(s) femme(s) pensez-vous pour illustrer un ou des modèle(s) de leadership au féminin en Afrique ? Quelles sont ses(leurs) particularités ?


    Déjà, la liste ne saurait être exhaustive. Je vais plutôt citer des portraits de leadership qui m’ont marquée, moi :
    Rosa Parks
    Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks [ɹoʊzə pɑɹks]1, née le 4 février 1913 à Tuskegee en Alabama (États-Unis) et morte le 24 octobre 2005 à Détroit dans le Michigan, est une femme afro-américaine, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, surnommée « mère du mouvement des droits civiques » par le Congrès américain.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Parks


    Oprah Winfrey
    Oprah Winfrey est une animatrice, productrice, actrice et éditrice. Elle devient la première femme afro-américaine millionnaire et l’une des personnalités médiatiques les plus riches et les plus influentes dans le monde. Mais sa réussite fulgurante ne lui fait pas oublier d’où elle vient, et elle nhésite pas à soutenir de nombreuses associations caritatives.
    https://www.elle.fr/Personnalites/Oprah-Winfrey


    Vera Songwe
    Elle est une économiste camerounaise, dirigeante au sein d’institutions financières internationales, la Banque mondiale, puis la Société financière internationale. De 2017 à 2022, elle est secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique. Vera Songwe est la 9e Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), devenant ainsi la première femme à diriger l’institution en 60 ans. En tant que Secrétaire exécutive, les réformes de Songwe, axées sur les « idées pour une Afrique prospère », ont mis au premier plan des questions cruciales de stabilité macroéconomique, de financement du développement, de croissance du secteur privé, de pauvreté et d’inégalité, de transformation numérique, de commerce et de compétitivité.
    https://www.uneca.org/fr/secr%C3%A9taire-ex%C3%A9cutif/courte-biographie-de-la-secr%C3%A9taire-ex%C3%A9cutive


    Ellen Johnson Sirleaf
    Surnommée la « Dame de fer », Ellen Johnson Sirleaf a été présidente du Libéria de 2006 à 2018. Avant d’assumer la présidence et de revendiquer le titre de première femme chef d’État du continent africain, Mme Sirleaf a été Ministre des Finances sous le régime de Samuel K. Doe. Pendant cette période, elle a été condamnée à 10 ans de prison pour avoir critiqué le régime.
    L’économie libérienne a prospéré sous Mme Sirleaf, jusqu’en 2014, date à laquelle l’épidémie d’Ebola a ravagé le Libéria et les pays voisins. En 2018, à la fin de son mandat, Mme Sirleaf a pu transférer pacifiquement le pouvoir à son George Weah – ce qui ne s’était pas produit entre les opposants politiques du pays depuis 1944.
    https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/octobre-2020/les-premi%C3%A8res-femmes-dirigeantes-africaines-%C3%A0-la-tribune-des-nations-unies

    Anne Zingha

    Une figure centrale de l’histoire de l’Afrique
    Au XVIIe siècle, Anne Zingha règne sur les royaumes de l’actuel Angola et parvient à éviter la colonisation de son pays. Une icône angolaise et panafricaine de la résistance à l’impérialisme européen. Elle est un repère culturel, et une figure historique essentielle afin de comprendre la construction de l’identité angolaise. Durant la guerre de libération de l’Angola (1961 – 1974), sa mémoire a souvent été rappelée par les leaders de l’indépendance, qui l’ont érigé en icône. En 1975, à l’indépendance du pays, une statue a été érigée en son honneur à Luanda, comme symbole de la résistance et de la liberté. Mais l’esprit de résistance et de liberté de Zingha dépassera bientôt les frontières angolaises, devenant un symbole de la lutte contre la colonisation européenne. Et Anne Zingha incarne, aujourd’hui encore, une figure centrale de l’histoire de l’Afrique.
    https://www.jeuneafrique.com/549021/culture/angola-anne-zingha-reine-du-ndongo-et-du-matamba/


    Taytu Betul 

    Chef de guerre et « Lumière » de l’Éthiopie
    Symbole du panafricanisme, Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie et siège de l’UA, a été fondée par une femme : Taytu Betul. La même qui avait joué un rôle fondamental dans la victoire éthiopienne face à l’invasion italienne, en 1896. Une dépendance inacceptable pour cette fervente nationaliste : « Vous voudriez faire passer l’Éthiopie pour votre protectorat, mais il n’en sera jamais ainsi », écrit-elle à l’ambassadeur d’Italie en 1890. À Makalle, c’est elle qui conçoit le plan qui offrira la victoire à l’armée éthiopienne. Une chose est sûre : l’Éthiopie est le premier pays africain à avoir vaincu une armée coloniale européenne. Cette victoire fut un exploit retentissant dans un continent en proie à l’impérialisme européen, qui reste aujourd’hui encore un symbole universel de la résistance africaine à l’envahisseur colonial. Et grâce au rôle déterminant qu’elle eut à cette époque charnière, Taytu Betul continue d’être acclamée comme « la Lumière de l’Éthiopie ».
    https://www.jeuneafrique.com/451777/societe/taytu-betul-chef-de-guerre-et-lumiere-de-lethiopie/


    Les « Amazones du Dahomey », des femmes-soldats dans l’Afrique précoloniale
    Dans l’ancien Royaume de Dahomey, aujourd’hui le Bénin, une armée de guerrières défie tous les clichés sur les femmes. Plus fortes et plus vaillantes que les hommes, elles ne reculent devant rien. Ni l’ennemi, ni la mort. Elles se nomment les Mino, les colons leur donnent le nom d’Amazones.
    https://www.jeuneafrique.com/452511/culture/las-amazones-dahomey-armee-de-femmes-soldats-lafrique-pre-coloniale/


    Miriam Makeba
    Une militante anti-apartheid et panafricaine. Polyglotte, favorable à l’adoption d’une langue africaine commune ainsi qu’à l’unité africaine, elle est tout naturellement invitée, en mai 1963, à se produire lors de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine à Addis-Abeba. Le siège de l’OUA n’est pas le seul lieu symbolique d’où elle s’exprime : discours anti-apartheid au siège de l’ONU en juillet 1963, puis en 1975 et 1976 en tant que déléguée Guinéenne, festival panafricain d’Alger en 1969, concert à Kinshasa avant le « Combat du siècle » en 1974, ou encore à Ouagadougou en 1986 lors du troisième anniversaire de la Révolution Burkinabé. Elle refoule sa terre natale après 31 ans d’exil en décembre 1990 après la libération de Nelson Mandela. La diva au plus de 25 albums – aux sonorités diverses et variées – aura rendu dans ses chansons hommage à diverses panafricains : Jomo Kenyatta, Patrice Lumumba, Samora Machel et bien sur Sékou Touré. Retraité en 2005 mais reste toujours disponible pour soutenir des causes importantes.
    https://www.jeuneafrique.com/370248/societe/jour-9-novembre-2008-miriam-makeba-donne-dernier-concert/

    Pour revenir à un contexte plus local, échelle Cameroun et de cette génération, il y a de grands profils comme Dr Vera Songwe, Dr Wawo Guela, Dr Meka Esther, Adele Kamtchouang, Kate Fotso, Viviane Ondoua, qui sont de belles personnalités qui me façonnent au quotidien.

    Quelle est la leçon de leadership qui vous a marquée au début de votre parcours ?


    Tellement de lecons, mais je vais rester sur la centrale :
    « Chaque matin en Afrique, une gazelle se réveille et sait qu’elle doit courir plus vite que le plus rapide des lions pour rester en vie. Chaque matin en Afrique, un lion se réveille et sait qu’il doit courir plus vite que la plus lente des gazelles pour ne pas mourir de faim. »
    Il est à la fois simple, concrèt, métaphorique et fidèle à la réalité.

    Parlons de l’écriture de ce dernier livre qui nous rassemblera ce 26 mars à 14h à la Fondation Tandeng Muna. Quel a été votre procédé d’écriture lors de la rédaction de ce livre ?


    Principalement, mon expérience. J’estime que c’est une grâce d’avoir le parcours que j’ai et que ce serait bien de permettre à plus de monde d’avoir cette chance. Chaque leçon du livre comme vous le verrez, sera certes générique au départ, mais s’inscrit dans une logique hyper pratique de la vie de tous les jours, car ce sont des problèmes que nous rencontrons au quotidien. Parfois, on ne les identifie pas directement, ou alors on est trop affaibli pour avoir le recul de les aborder. Mais rappelez-vous : quand le jour se lève, il est temps de courir.

    Votre mot de fin ?


    Chère sœur, mère, fille, prends ta vie en main ! Quel que soit ce que tu as prévu de faire ce jour, commence le maintenant, car demain ne t’appartient pas et le monde a faim de tes réalisations.
    Cher frère, papa, fils, le monde a besoin de toi, l’Afrique a besoin que tu te lèves pour elle et que tu coures pour la rendre meilleure.
    A nous tous, je demanderais de « vivre comme si nous devons mourir demain et apprendre comme si nous devons vivre toujours. »

    Propos recueillis par P.O.




  • BIOLITT : Kely MOTUE SIMEU, auteure camerounaise

    Kely Motue Simeu est Camerounaise. Elle est experte en arbre de décision (comme modèle de prédiction) et chercheure en datamining. En plus d’être diplômée de l’Université de Yaoundé I, elle est la major de la première promotion de la Business Excellence Academy de la PKFOkam Institute of Excellence. Kely MOTUE SIMEU, certifiée à la fois en Risk Management et en Quality Management, exerce à la tête de la Direction de la Qualité et de l’Organisation de la première banque du pays.

    Après deux ans dans le développement informatique, elle a embrassé le monde de la finance, il y a onze ans.

    Consciente de ce que le développement de l’Afrique ne se fera que par les Africain(e)s eux-elles-mêmes, elle a fondé en 2017 le Ladie’s Club for Leadership où elle s’attelle à sa manière à promouvoir l’autonomisation financière de la femme africaine.

    Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain a paru aux Éditions IFRIKIYA au début 2024 et est disponible ici.




  • BIOLITT… Kathy Noëlle SAMBAH, actrice culturelle camerounaise

    Kathy Noëlle Sambah de son vrai nom Nsizoa Samba Catherine Noëlle est née le 25 décembre 1998 à Mbalmayo. Son père est alors photographe et sa mère, plasticienne de formation.

    Elle fait ses études secondaires à Mbalmayo et à Garoua et revient à Yaoundé après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, pour embrasser des études supérieures en lettres germaniques à l’Université de Yaoundé I
    Après l’obtention de sa licence, elle se tourne vers la communication digitale et met sur pied son projet « Une folle des langues » dont le but est la revalorisation des langues en général et des langues bantoues en particulier.
    Kathy Noëlle SAMBAH suit donc une formation en community management et mobile vidéo making.

    En juillet 2021, elle met sur pied « Le camp Retour Ô Sources ». Il s’agit ici d’une colonie de vacances dont le but est de familiariser les enfants à leurs origines, à travers différentes activités (ateliers de langue, de danse, de cuisine, de conte… autour du feu et autres).

    Kathy Noëlle SAMBAH est passionnée par tout ce qui touche à la culture en général : expositions, peinture, photographie, lecture, tourisme…

    Suivez ses pages sur Facebook ⤵️
    Une folle des langues :
    https://www.facebook.com/catherine.nsizoa.73?mibextid=ZbWKwL

    Camp Retour Ô Sources :
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100086023043762&mibextid=ZbWKwL

    Contacts pour toute collaboration avec Kathy Noelle Sambah ⤵️

    campretourosources@gmail.com / kathysambah98@gmail.com

    +237657314645 / +237655410022

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    Pauline ONGONO




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  • IL A ÉTÉ LU… Almoyan, le roman de la Camerounaise Anicette BILE SEMBO


    Almoyan est un roman de 139 pages publié aux éditions Ifrikiya en juin 2022 dans la collection Sanaga. Son auteure, Anicette BILE SEMBO, est une plume camerounaise, Docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, et dont plusieurs textes peuvent être retrouvés dans divers ouvrages collectifs. Almoyan est son tout premier roman.


    Contexte d’écriture


    Almoyan présente un Cameroun actuel où se mettent en scène des jeunes au passé rempli d’espoirs presque enterrés, au futur incertain, mais dont le présent porte encore un espoir de se réaliser malgré tous les obstacles liés au manque d’opportunités de s’exprimer malgré leurs diplômes. Ainsi, Joël Nima nous balade dans un centre urbain de Yaoundé grouillant de mille activités, où l’on se retrouve plongé dans une effervescence qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit. La nuit, justement, une autre vie prend forme, animée par des gens aux origines et aux motivations diverses ; surtout portée par des enfants dont parfois la classe sociale est surprenante. C’est le cas de Jeffe, issu d’une famille fortunée, à qui les parents n’accordent quasiment pas d’attention.
    De jour, ces enfants font partie de cette ville qui se faufile, porte, pousse, extirpe parfois, sillonne sans arrêt, court, s’arrête peu, rêve beaucoup… mais surtout chargée d’histoires.


    Sujet


    Joël Nima est un jeune étudiant brillant, tout juste lauréat d’un grand concours qui lui permet de rêver à une considération plus grande, autant dans la famille qu’en société. Face à la difficulté de convaincre par son potentiel fort récompensé, il se retrouve face à une ville qui lui ouvre, comme pour la première fois, les portes de sa réalité. Dans cette ville où tout le monde est occupé à une activité pour survivre, d’autres semblent plutôt occuper à l’observer depuis des jours, des semaines, des mois. Malgré lui, il est le sujet de leurs conversations, l’objet de leurs paris et autres choses insolites.
    C’est à partir de là que Joël Nima va se bâtir une nouvelle identité et, entre les illusions du jour et les réalités de la nuit, découvrir ce qu’il manquait à son potentiel pour enfin s’accomplir. Entraîné dans le quotidien d’Almoyan, Jeffe et Clarke, trois enfants de la rue, le jeune étudiant lauréat va apprendre des circonstances et des rencontres les plus inattendues.


    Intérêts


    La considération humaine :
    Almoyan est un roman qui attire l’attention sur ces petites choses auxquelles l’on ne prête pas attention, et qui pourtant peuvent aider à réaliser les rêves les plus grands. Ces personnes regardées avec crainte ou mépris, parfois pitié, que l’on condamne sans procès, s’avèrent, au fil des pages de cette aventure, des tremplins solides pour atteindre le plus haut niveau de compréhension de soi-moi-même. Le peuple qui vit derrière la montagne démontre une solidarité que l’on croit perdue, et une organisation qui pourrait inspirer les grandes administrations dans la gestion des ressources et des espaces.
    L’appartenance à cette famille console et rassure cette autre société qui le jour œuvre à toutes les tâches les plus petites et, la nuit, veille sur les rues.


    La puissance du potentiel local :
    Anicette Bilé Sembo démontre combien la réussite peut se faire sans envisager de passer par la case Eldorado hors de l’Afrique. Avec le matériau que lui offre la rue, Joël Nima va trouver le sujet de son documentaire et, d’une rencontre à l’autre, acquérir le nécessaire pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.
    La persévérance, le courage et l’attention vont s’allier pour que la volonté soit l’outil inébranlable de travail. A un moment de son évolution où l’on prête à la jeunesse tous les vices et peu de vertus, Almoyan se lance le défi d’ouvrir une voie dans un chaos de désespoir.


    L’écriture
    Quand on parle de texte accessible au premier regard, « Almoyan » est à juste titre cité. La maturité de la langue et l’attention portée au détail inscrivent ce texte parmi ceux que l’on recommande sans ciller. Le monde de l’édition étant couru par des auteurs empressé de se voir sur des couvertures, Anicette Bilé Sembo a pris le temps de soigner son écriture, afin que tous les niveaux de lecture puissent l’accueillir et la recevoir sans avoir à essayer d’en deviner les contours.
    La critique ne se lasse d’apprécier cette plume « simple et profonde ».
    Bonne lecture !

    Amon Xander




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  • D-livre… Léopold NGODJI, lauréat 2e prix catégorie roman, prix littéraire OSÚ, édition 1


    Ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.


    Bonjour, Léopold NGODJI et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?


    Cest bien vrai que cest toujours difficile de se présenter soi-même… Disons que je suis un Camerounais qui pense que tout projet de développement dans notre contexte est voué à léchec si la culture, l’art et les métiers de la création ne tracent pas leur chemin. Cest pourquoi je me considère comme quelqu’un de très attentif à la chose culturelle et artistique. Je suis également un partisan de Edgar Morin dans sa pensée complexe. Je suis ainsi et je sais que tout est rythmé et structuré par l’incertain et l’imprévu. Au quotidien, mes expertises professionnelles et recherches scientifiques portent sur les sciences du langage (sémiotique), le marketing et la communication.


    Vous êtes l’auteur du roman « La Troisième manquée » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


    Il s’agit dune œuvre qui fait une narration centrée sur un personnage central, Ntouko, haut fonctionnaire et directeur d’administration centrale dans la capitale Kako, va manquer (louper) trois promotions ou nominations à des fonctions plus « juteuses » dans ce pays où le Caput, le Chef de l’État, contrôle tout à travers un système politique travesti, clientéliste avec le Grand Parti qui rythme le paysage politique national en maître.

    Mais à côté de tout cela, l’œuvre est le lieu de description des maux qui minent notre société : corruption, favoritisme, abus de fonction et d’autorité, chômage des jeunes et précarité de la plupart de familles, désacralisation de l’éthique publique, iniquité, dépravation des mœurs, « belle vie » et arrogance d’une classe supérieure qui détient des pouvoirs pluriformes, etc.


     
    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, le lauréat du deuxième prix dans la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.


    Disons que c’est par un coup de hasard que jai compétis à ce prix, OSÚ première édition en plus ! C’est parce que, la promotrice de la maison d’édition Éclosion, ma sœur Christelle, m’en avait parlé dans la foulée. J’avais déjà eu à travailler avec sa maison d’édition sur des projets de livres à caractère scientifique. Alors, ayant des tapuscrits de romans dans un tiroir, jai proposé deux pour ce concours, et finalement, un a été sélectionné par le jury. D’ailleurs, signalons qu’après cette expérience, je suis sur le point de publier deux projets de mes autres romans avec la même maison Éclosion.


    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    La littérature camerounaise a fait ses lettres de noblesse dans le monde entier. Après le temps de la littérature postcoloniale et l’avènement de la NOLICA, quelques œuvres et des auteurs connus ont continué à tracer les belles pages de cette littérature. On peut tout de même déplorer qu’une politique du livre ainsi qu’un vrai projet d’encadrement et de soutien à la production de qualité font défaut. Comme les autres secteurs de la culture et de l’art, la littérature camerounaise est abandonnée à elle-même, malgré quelques initiatives individuelles et personnelles qui tiennent le flambeau et qui méritent des encouragements.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


    Un seul mot : ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.

    Propos recueillis par P.O.




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    La troisième édition du prix littéraire OSÚ est lancée. De nouvelles possibilités, des gains revus à la hausse… Qui raterait ça ?




  • D-livre… Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise

    Bonjour, madame et merci de vous livrer à ce jeu de questions. Vous êtes enseignante et auteure d’un roman depuis 2022. Comment vous qualifiez-vous en tant qu’auteure ?


    C’est toujours difficile de se qualifier soi-même. Je dirais que ça part d’abord d’un besoin d’écrire, puis d’inviter le lecteur à regarder, avec mes personnages, un ensemble de petites choses qui nous entourent.

    « Almoyan » est votre premier livre. C’est un roman de 139 pages et dix chapitres au cours desquels des chemins se suivent, se croisent, s’entremêlent… Au-delà de la fiction, quel est l’envers du décor de ce livre ?

    L’envers du décor, c’est nous-mêmes, la manière dont nous regardons les autres, la manière dont nous nous regardons nous-mêmes, avec nos prétentions et nos faiblesses, quelques fois.

    Un building au sommet infini qui semble vouloir engloutir des enfants noirs constitue l’essentiel de la première de couverture. Une manière de présenter en image les défis et les difficultés des jeunes africains à accéder aux sommets ?

    Effectivement. Le roman vit /vibre au rythme de la jeunesse. Une jeunesse dynamique et optimiste, qui réussit grâce à l’empathie des uns et des autres. «Almoyan», c’est le triomphe de la solidarité. Et la jeunesse a tant à donner.

    En cinq points, pourquoi lire « Almoyan » ?


    – Pour lire un livre optimiste.
    – Pour lire un roman qui parle de nous.
    – Pour voir comment la fiction et la réalité se mêlent au point de nous donner l’impression de reconnaître des lieux, des personnages, des situations, etc.
    – Pour poser un regard sur les «enfants de la rue», et sur des lieux abandonnés ou ignorés.
    – Pour le plaisir de lire un roman intense et qui nous tient en haleine.

    Vous avez récemment mené un échange avec trois jeunes lecteurs, à Yaoundé, autour de « Almoyan ». Au lendemain de cet échange, avez-vous l’impression que vos objectifs d’écriture les aient atteints ?


    Je dirais oui, parce que leurs questions et leurs remarques ont montré que le roman est accessible, même aux jeunes lecteurs. Ils ont même dit qu’ils auraient préféré un autre titre au roman, au lieu de «Almoyan». C’est la preuve qu’ils ont trouvé ce roman intéressant.

    Votre dernier mot ?


    «Almoyan» est un roman qui doit être lu par tous. La jeunesse, les hommes d’affaires, les petits vendeurs de tout et de rien, les parents, les gouvernants… Tout le monde se sentira concerné.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Mexico de Christine TSALLA, auteure camerounaise

    Pendant que je lisais le roman de Christine T. Elong, j’ai repensé plus d’une fois à quelques romans anciens du Cameroun. Banda, dans « Ville cruelle » de Mongo Beti, évolue, je pense, entre son village et le chef-lieu de la région nommée Tanga qui n’est pas bien éloigné puisque Banda et les siens s’y rendent pour y écouler leurs récoltes de cacao. J’ai oublié le nom du personnage dans « Chemin d’Europe » de Ferdinand OYONO, mais il me semble (ma lecture date de plus de 45 ans, eh oui !) que celui-ci vit au Cameroun avec le rêve obsédant de partir pour l’Europe – la France. Ah ! Comme l’horizon littéraire africain s’est élargi depuis !

    Dans « Mexico », Alex est aussi un jeune camerounais (la quarantaine, à la fin du roman), mais il évolue, lui, entre son Cameroun natal et le Mexique (et aussi un peu le Texas, aux États-Unis).

    C’est simple, si j’ose dire : malgré ses efforts et son fort désir de réussite, une existence satisfaisante est quasiment impossible pour Alex au Cameroun. Il émigre au Mexique, pays où il parvient à faire de bonnes études et à acquérir de bons diplômes universitaires. Il y fait la connaissance de la belle Aline, une compatriote, qu’il épouse. Pour Aline aussi, la vie au pays a été une horreur à la suite de… (au lecteur de découvrir). Je ne sais pas si l’auteure a voulu la conclusion que l’on peut tirer de ces deux cas choisis, mais le schéma qui s’impose est bien le suivant : vie et perspective d’avenir impossibles au Cameroun, espoirs accomplis (et guérison pour Aline) au Mexique. Toutefois, et cela m’est agréable, une fois qu’ils se sont accomplis l’un et l’autre, ils décident de rentrer au pays avec leurs deux enfants. Le roman pose donc (aussi) le sujet du don de vie que se doivent les Africains chez eux, entre eux-mêmes.

    Le séjour d’Alex au Mexique est fait d’aides fécondes et de soutiens opportuns et appropriés que lui apportent ceux qu’il rencontre (Africains et Mexicains) ; alors que de son pays, il ne se souvient que de trahisons et d’absence de secours, même au sein de sa famille. Il est un peu étonnant que les deux personnages subissent des agressions violentes chez eux et rien de ce genre dans ce qu’il me semble être le royaume des narcotrafiquants…

    Le roman s’ouvre par la fin de leur histoire au Mexique et rembobine progressivement le cours de la vie des deux personnages, celle d’Alex principalement. Christine Elong est une romancière qui a de l’imagination. Les personnages vivent sous les yeux du lecteur, plongés dans des situations variées et concrètes. Le récit est prenant, et le contexte mexicain est bien exposé. Au passage, et je reviens ici à mes souvenirs d’anciens romans africains, on est surpris (mais c’est peut-être moi et mon manque d’informations en l’occurrence) de découvrir que tant d’Africains vivent, étudient et travaillent au Mexique. Oui, l’espace de l’imaginaire littéraire africain est devenu mondial.

    « Mexico » a paru en mars 2022. On peut l’acheter sur Amazon au prix de 12,55 euros et au Cameroun à 5000 FCFA en écrivant au +237690195126. Il est aussi possible d’acheter le premier roman de l’auteure intitulé « Piégée par mon sang ».

    Bonne continuation, Christine Elong !

    Théo ANANISSOH, écrivain togolais




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  • Il a été lu… Almoyan de Anicette BILÉ SEMBO

    Paru aux éditions IFRIKIYA en juin 2022 dans la collection Sanaga, « Almoyan » est un roman de 139 pages proposé par Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise titulaire d’un doctorat en Langue, Littérature et Civilisation françaises de Paris III. Après avoir contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages collectifs, elle décide de soumettre ce premier manuscrit individuel et s’affirmer en tant qu’écrivaine à l’écoute de la jeunesse.


    Ma rencontre avec Almoyan est un moment qu’aucune théorie de la Littérature ne saurait exprimer.

    Alors, pour en parler, il m’est venu de raconter mon expérience au cœur de cette lecture plutôt surprenante dans sa qualité, en considérant le contexte local où l’écriture se précipite de plus en plus vers des sujets d’émigration ou d’eldorado. Et il y a ce titre : Almoyan.

    Tout d’abord, il m’a fait penser à une cité désespérée au cœur d’une métropole commerciale et très animée ; un endroit où la sueur et les sourires se mêlent dans une douleur sans barbarie. Et voilà ! l’invitation à la découverte est arrivée.


    Joël NIMA, brillant étudiant et fraîchement lauréat d’un concours international, est à la recherche d’un travail, et il ne se doute pas que pour démontrer sa compétence au plus haut niveau, il va devoir explorer les couches les plus basses de la société. Et rien de tel que trois enfants de la rue, trois quotidiens similaires aux racines surprenantes. C’est ainsi que j’ai rencontré Almoyan, l’embarras de Joël NIMA et sa plus forte motivation pour se surpasser et comprendre ses objectifs.


    Au long de ce parcours, plusieurs réalités s’imposent et m’entraînent sur des voies que l’œil commun préfère négliger. La misère, les inégalités sociales, le désespoir qui meublent le quotidien d’Almoyan ; Jeff et Clarke que la rue imprègne de solidarité et d’amour. L’amitié est désormais leur plus grande famille. C’est dans cet univers inconnu, entre la peur de ces nouvelles connaissances dont l’air ne le rassure et la forte intuition qu’il se déroule quelque chose d’unique qui pourra bouleverser ses ambitions, que Joël Nima va apprendre à se découvrir et surtout explorer les multiples possibilités qu’offre cet entourage où se mêlent éducation, chômage, corruption ou encore foi et passion.

    Par ailleurs, Anicette BILÉ SEMBO a réussi à faire vivre ce fragment de société très souvent oublié des écritures et des ambitions en Littérature. Par-delà les préjugés, surtout concernant ceux qui n’ont de toit que le ciel, les enfants des rues, je suis remonté aux origines de ces destins pour comprendre, grâce à la plume généreuse et empathique de l’auteure, comment la rue finit par devenir le refuge de la plupart des enfants parfois issus de familles très aisées.


    Almoyan est aussi une présentation de l’administration des rues, comment ceux qui y vivent arrivent à s’organiser pour une gestion rationnelle d’un espace public en journée et privée à chaque crépuscule.

    Ce qui m’a alors projeté dans un questionnement, au sens restreint, sur la place et le rôle de chacun dans la société ; et au sens large, sur la place de l’Afrique dans le monde. En revenant sans cesse là où il a rencontré ses nouveaux « amis », et en s’appesantissant sur ses propres capacités et sa détermination à trouver des solutions à ce qui l’empêche d’obtenir ce poste dans cet immeuble, Joël Nima se retrouve, courage en main, au cœur de la débrouillardise. Il sent que son eldorado se trouve chez lui. Il sent qu’à force de persévérance, son étoile scintillera dans la nuit. Pourtant, c’est tout le contraire qui semble se dessiner chaque jour, une difficulté supplémentaire à chaque pas qu’il marque dans l’incertain ; il ne se demande plus pourquoi il retourne dans la rue et plus loin encore, il y retourne tout juste. L’avenir semble l’attendre là-bas, parmi ces petites gens dont l’on se détourne si aisément, sans y repenser.


    La critique jusqu’ici ne se lasse d’apprécier le travail d’intérieur produit par Anicette BILÉ SEMBO, qui propose une Afrique se réalisant par elle-même et pour elle-même. Le besoin d’aller ailleurs se réaliser n’est pas des perspectives de Joël Nima qui s’est promis de réussir là où il se trouvait, avec le matériau que sa propre société lui offrait. Anicette BILÉ SEMBO nous éloigne ainsi des déserts friands des chairs et espoirs de migrants, des océans aux gorges sans fond et aux estomacs élastiques, des terres d’esclavages et de travaux forcés, des pistes aux prédateurs impitoyables, des hivers secs et des étés glaciaux… des bilans toujours en défaveur de l’Afrique. D’après la plume si simple et profonde de notre auteure, l’Afrique est un rêve qu’il faut accomplir.
    Après avoir vécu toutes ces péripéties, je n’ai pas encore identifié ce que je peux réaliser ; mais je sais qu’il faut essayer. Ma fin sera le début du parcours pour un autre, tout comme Joël part de là où se tient Almoyan pour atteindre ses propres objectifs ; on ne se demande plus quelle valeur ont les hommes pour leurs semblables. Nous sommes tous des voies, début ou fin.
    En mettant bout à bout les deux phrases les plus importantes d’un roman, la première et la dernière, on obtient : « Ma nuit d’insomnie a donc été longue. J’aurais osé. »
    Bonne lecture !

    Par Amon Xander




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  • Il a été lu… Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité de Daniel ATANGANA OTTOU



    Et si Dieu était unique ?


    Le monde fait face à la recrudescence des églises et à une sourdine guerre des religions ou des croyances. C’est le dieu de tel pasteur qui est le plus puissant ; c’est l’évangile de telle obédience qui est la meilleure… Au bout de tout ceci, cherche-t-on à savoir si l’être humain est réellement épanoui ? Comprend-on vraiment l’Homme ?
    Cette problématique est celle soulevée par le Camerounais Daniel ATANGANA OTTOU (DAO) dans son dernier essai « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». 235 pages parues chez l’éditeur français Edilivre qui tendent à montrer le chemin à suivre pour être épanoui.

    Un schéma…


    « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » renferme cinq grandes parties structurées comme un cheminement qui aboutit au point clé. Il s’agit de : la notice – la vie – la contrefaçon – la nudité – Dieu.


    La notice
    Comme pour des produits manufacturés, la notice, en ce qui concerne l’être humain, est l’ensemble de ce qui le constitue « basiquement », l’ensemble de ce qu’il est, doit être et même doit faire. La notice est donc unique pour chaque être. « Si chaque type de machine n’est expliqué que par une notice, peu importe le nombre d’unités fabriquées, pourquoi susciter la confusion en croyant qu’il y a une infinité de notices pour le genre humain ? » P.10.

    La vie
    Si l’on vous demande ce que signifie « vivre » pour vous, quelle sera votre réponse ? Selon les cultures, plusieurs définitions, très souvent relevant du néologisme, seront données. Dans un plan général, vivre c’est respirer, c’est espérer, c’est se mouvoir. Cet essai nous apprend que la vie est « l’ensemble des fonctions qui permettent de s’épanouir, de s’adapter, de résister à la mort. Une vie qui cède tout le temps aux assauts de l’incertitude, de la peur, de la convoitise, de la mode, de l’émotion, n’est pas une vie mature. » P.21. Une vie totalement heureuse, tel est, d’après notre auteur, le seul plan de Dieu pour l’être humain.

    La contrefaçon
    Le seul fait de penser que chaque être humain peut avoir plusieurs notices est déjà une manière d’accepter la contrefaçon. Aimer la vie est source de jalousie du malin. Le diable. Une fois qu’on l’embrasse, on devient un être contrefait. On devient une créature autre que celle modelée par Dieu. « En enlevant la Parole de vie à l’Homme, le diable lui enlève la vie en lui enlevant son atout, et en affaiblissant sa volonté. » P.56.

    La nudité
    Qui voudrait être au milieu des gens nu ? Parle-t-on ici de nudité sur le plan vestimentaire ou alors de nudité sur le plan de la Parole de Dieu ? Il n’est nul doute acquis qu’avoir de beaux vêtements vaut moins qu’être imprégner seulement de la Parole de Dieu. DAO nous rejoint en disant : « Jésus est l’homme que Dieu a établi pour montrer à l’homme comment s’habiller pour le salut. » P.119.

    Dieu
    Accepter sa notice, se revêtir de la Parole, éviter le diable et aller à Dieu pour être essentiellement épanoui, voilà le schéma que nous a confié DAO avec cet essai.

    Expérience de lecture


    Nous avons lu ce livre avec beaucoup d’intérêts, car il met au-devant de la scène un problème réel en Afrique et même dans le monde : celui de l’existence de l’être humain. L’être humain existe-t-il vraiment ? Quand on vit les différentes gouvernances, les guerres, le tribalisme, le racisme et autres notions qui compare l’être à l’être, on est en droit de se demander où se trouve cette notice que DAO a mis en exergue dans « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ».


    Chaque argument majeur dans cet essai est illustré par un ou plusieurs versets bibliques. Trente-quatre livres sur les soixante-six de la Bible ont été utilisés ici. Toutefois, nous avons été butés sur le fait que seule la Bible était exposée ici. Cela ne renvoie-t-il pas au problème de base ? Il est certes vrai que l’auteur parle de l’humain, de l’être singulier, toutefois, illustration biblique uniquement ne froisse-t-elle pas cette envie de réconciliation de l’être ? L’on ne saurait se départir des enseignements religieux déjà reçus, d’où notre interrogation sur ces illustrations bibliques.


    Pour DAO, nous expliquant la couverture de son essai, « Même si un seul comprend ce que j’ai écrit, comme cet être entouré de lumière, ce sera une victoire. »


    Puissiez-vous être un être épanoui après cette lecture.
    Vous pouvez commander « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » par ce lien : https://www.edilivre.com/un-seul-dieu-pour-toutes-les-nations-daniel-atangana-ottou.html

    Linelitt


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  • Il a été lu… Innocence coupable de Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.


    Coupable jusqu’au bout de la passion


    « Pourquoi n’êtes-vous pas encore mariée, Véra ? 
    La jeune femme répondit très naturellement :
    Sans doute parce que je n’ai pas encore rencontré celui qui me convient. »
    Quelle peut bien être la place de la convenance face aux propositions que Dieu lui-même fait à ses brebis, quand il attend d’elles qu’elles peuplent cette terre qu’il leur a confiée. L’amour ici sait être le champ de toutes les vertus sombres, et ce texte regorge de goûts et de couleurs dont on ne saurait discuter.


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.
    Ce texte franchit une frontière qui pousse à soupçonner l’indiscrétion d’une plume dévorée par les brûlantes flammes d’une « inspiration débridée ». Le crime de son innocence est d’être coupable de cette authenticité que chaque lecteur espère autant qu’il la redoute, tant elle est imprégnée de tous les parfums envoûtants et enivrants.

    Un recueil d’une liberté passionnée


    Quand Yvette Angèle Tjomb rencontre l’analyste littéraire Ray NDEBI pour lui soumettre son manuscrit, le texte a déjà la particularité de convaincre par son audace, nous confie ce dernier ; il ne fait alors aucun doute que cet ensemble de scènes conjugales où se mêlent diverses facettes de la passion, dont les sombres : violence, jalousie, adultère, humiliations, ruptures, luxure, sont exprimées sans complexe aucun ni crainte de Dieu, fondement de ces couples unis sous sa direction.

    Innocence coupable, paru aux éditions de midi en avril 2023 dans la collection Libertés, a particulièrement retenu l’attention de ce premier lecteur (Ray NDÉBI) à l’exigence réputée insubmersible, qui en a dit : « Il était temps que quelqu’un pousse cette porte… Il me tardait de voir ce que font ces couples quand la société ne les regarde pas »


    Une écriture humaine


    D’une simplicité naturelle, la plume d’Yvette Angèle Tjomb trace de son encre épaisse de détails ces émotions ordinaires qui composent la vie de tous les couples ; la foi chrétienne apparaissant comme un rappel des responsabilités à l’égard de l’intégrité de la vie. Si l’autrice reconnaît que chérir ou fouler font partie du naturel humain, de l’instinct primaire, elle accorde une place primordiale à Dieu, socle de toute expression. Il lui revient donc de démêler toutes les embrouilles que vont vivre les couples, comme Danielle et Ernest où la violence est sans mesure.


    Quelle nécessité pour la société ?


    Là où on fait le tri entre ce qu’il est bon de dire et ce qui incommode et qu’on devrait voiler le plus longtemps possible, Innocence coupable se tient comme le livre autre, celui dont on se refuse l’inspiration surtout quand on est soi-même chrétien investi dans la prière et la foi.


    Une telle lumière sur ce coin obscur indique combien la nature humaine est conditionnée par la même identité, peu importent les contextes et les conditions. Les perspectives suggérées par Yvette Angèle TJOMB au long de ses 164 pages, visent une expression de soi selon sa propre nature avec une résolution de conflits capable d’établir une sérénité avec une espérance de vie plus étendue.
    Un vrai guide de soi à explorer et exploiter sans modération.


    Xander A.



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    Les inscriptions au concours Les étoiles de l’édition camerounaise, édition 2, s’achèvent le 29 septembre 2023 à 15h30. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10230196738083059&id=1252600675&mibextid=Nif5oz