Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?
Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.
Des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?
L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.
L’APEC a lancé, en 2023, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition a couronné Priscillia MANJOH. Quels étaient les contours la première édition ?
En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.
Djaili Amadou Amal avec son trophée Quelques images de la première édition
Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.
Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger une imperfection ?
En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays. Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.
Lancement de la deuxième édition
Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.
Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour symboliser la grandeur, l’appel au rassemblement et au respect des valeurs.
L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix, c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !
L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.
Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers ! Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.
Priscillia MANJOH, la lauréate de la deuxième édition
Quelques images de la deuxième édition
Vous totalisez 53 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?
53 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.
Le 23 septembre 2025 aura lieu la cérémonie qui dévoilera le.la troisième lauréat.e du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. A qui le tour ?
Propos recueillis par P.O.
Espace PUB’
La deuxième édition du Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO) est en cours. L’appel à panelistes est disponible ici
Le prix littéraire OSÚ est une initiative de la maison d’édition Éclosion qui s’est donné pour mission de promouvoir l’écriture chez les jeunes. Pour ce faire, en février 2021, la maison d’édition a lancé ce prix littéraire et a enregistré de nombreuses candidatures pour chacune des trois (03) catégories en lice à cette première édition. Les lauréats ont été primés le 17 février 2022, lors d’une soirée organisée par Éclosion, au Djeuga Palace de Yaoundé.
ARTICLE 2 – OBJET DU PRIX LITTÉRAIRE OSÚ
Les manuscrits doivent être entièrement écrits par les candidats qui les soumettent. Le plagiat ou la soumission des écrits d’une autre personne ne sont pas autorisés. Chaque participant affirme être l’auteur de l’œuvre soumise et s’engage à respecter le règlement du prix littéraire OSÚ. Le concours est ouvert exclusivement aux Camerounais et aux Africains âgés de 15 à 55 ans ; Les manuscrits déjà présentés lors des éditions précédentes ne seront pas recevables ; Les lauréats des éditions précédentes peuvent candidater avec d’autres œuvres ; Sont soumissionnés uniquement les manuscrits qui n’ont jamais été publiés ; Date de lancement : juin 2025 ; Date limite de réception de candidature : 31 décembre 2025 à minuit.
ARTICLE 3 – INSCRIPTION
Pour s’inscrire au concours, chaque candidat doit : Remplir et déposer la fiche d’inscription avec le manuscrit sous format papier et numérique ; NB : Les candidats résidant hors de Yaoundé pourront envoyer leurs manuscrits et leurs fiches de souscription par email (editioneclosion@gmail.com). Payer les frais d’inscription qui s’élèvent à dix mille (10 000) francs CFA. Le paiement des frais d’inscription se fera soit en cash, au siège de la maison d’édition lors de l’inscription, soit par paiement mobile à l’un des contacts +237 678704086 /698031502. Avoir un manuscrit qui répond aux critères définis par la maison d’édition (cf. Article 5).
La fiche d’inscription disponible au siège de la maison d’édition sise à Yaoundé, Kondengui (route derrière Carrosel) ou sur notre site web www.editionseclosion.cm. Les inscriptions se font au siège de la maison d’édition ou en ligne après avoir payé et rempli la fiche d’inscription. La réception des manuscrits se fait à l’adresse : editioneclosion@gmail.com
ARTICLE 4 – CATÉGORIES EN COMPÉTITION
Les genres littéraires en compétition : Roman ou recueil de nouvelles ; Livre écrit en langue maternelle camerounaise ; Théâtre ; Poésie ; Livre en langue anglaise ; Bande dessinée ou livre pour enfant (illustré). Pour que votre inscription soit prise en compte, votre manuscrit doit remplir les conditions ci-après.
ARTICLE 5 – CARACTÉRISTIQUES DU MANUSCRIT
1- Contenu Pour cette édition, les organisateurs souhaitent valoriser les cultures et les valeurs africaines et surtout camerounaises. Pour ce faire, le manuscrit doit : Aborder des thématiques, les fléaux et problèmes, des histoires inspirées de nos réalités africaines ; Les noms de personnages, des villes, l’environnement… doivent s’inspirer des noms et lieux africains ; Le manuscrit peut être écrit en français, en anglais ou en langue maternelle camerounaise.
2- Format et présentation
Etre au format A4 portrait, écrit avec la police Times New Roman 12 pt, interligne 1,5 pt et justifié.
Nombre de pages du roman ou du recueil de nouvelle (100 à 200 pages), livre en langue maternelle (50 à 100 pages), bande dessinée et livres pour enfants (20 à 52 pages), poésie (50 à 100 pages) et théâtre (50 à 100 pages).
ARTICLE 6 – LES JURYS
Les jurys officiels sont composés de deux à cinq personnalités de la scène littéraire mondiale : écrivains, journalistes, universitaires, hommes de culture, etc. Ils sont chargés d’évaluer les manuscrits des participants, afin de désigner les lauréats par catégorie, et de leur décerner des récompenses. Les jurys ainsi que les membres du comité d’organisation ne peuvent en aucun cas participer au concours. Ces derniers ont le devoir de répondre à toute question relative aux critères d’évaluation des manuscrits. Les candidats s’engagent à respecter le choix établi. Les notations du jury seront établies selon les critères suivants : – Originalité : la manière de traiter le problème et l’histoire racontée – Pertinence de l’œuvre : problématique abordée. – Cohérence : une cohérence entre le titre du livre et le contenu, entre les différentes péripéties de l’histoire et thèmes traités. – Style d’écriture de l’auteur. Une fiche d’évaluation est mise à la disposition de chaque membre du jury.
ARTICLE 7 – LES PRIX
À l’issue du concours, les jurys choisiront une œuvre par catégorie. Les lauréats recevront chacun :
Un lot d’une valeur de 300.000 (trois cent mille) francs CFA (Roman, Poésie, Théâtre, livre pour enfants) ;
500.000 (cinq cent mille) francs CFA pour le livre écrit en langue maternelle ;
La signature d’un contrat d’édition avec les éditions Éclosion pour publication de l’œuvre gagnante ;
La publication et la vente de son livre. Le nombre de récompenses peut être amené à être modifié en fonction du nombre de participants : les jurys et le comité d’organisation peuvent primer jusqu’à trois lauréats par catégorie, s’il y a pertinence. Et ne primer aucun lauréat dans une catégorie si personne ne répond aux critères.
ARTICLE 8 – LES MINEURS
Les mineurs sont autorisés à participer au concours à condition de fournir une autorisation parentale pour l’inscription dûment signée par le parent ou le tuteur légal.
ARTICLE 9 – PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Les participants au concours reconnaissent avoir pris connaissance et acceptent le présent règlement. Ils autorisent expressément et à titre gratuit les éditions Éclosion à reproduire leurs noms, photos et titre du manuscrit ou extrait partiellement ou entièrement sur tous supports de communication et notamment sur le site, les réseaux sociaux de la maison d’édition ainsi que ceux de ses partenaires. Toutefois, après le concours, les candidats n’ayant pas été primés peuvent récupérer leurs manuscrits ou demander leur destruction, pour ceux qui ont déposé la mouture physique. NB : Déposez les copies de vos manuscrits, car ils ne seront restitués.
Les lauréats au prix littéraire OSÚ ont un délai de six mois (06) pour se rapprocher de la maison d’édition et prendre connaissance des modalités d’édition afin que nous puissions commencer le travail sur l’œuvre. Les couvertures des livres édités dans le cadre de ce concours porteront une mention spéciale.
ARTICLE 10 – MODIFICATION, ANNULATION
Les éditions Éclosion se réservent, à tout moment, la possibilité d’annuler ou de modifier sans préavis, si les circonstances l’exigent, sans que sa responsabilité puisse être engagée, le présent concours. Dans la mesure du possible, ces modifications ou changements feront l’objet d’une information préalable par tous moyens appropriés. En cas d’annulation, les éditions Éclosion devront faire part aux candidats et leur restituer les frais d’inscription ainsi que leurs manuscrits. En cas de désistement d’un candidat, aucune indemnisation ne sera offerte en compensation.
ARTICLE 11 – RESPECT DU RÈGLEMENT
La participation à ce concours implique le plein accord des candidats à l’acceptation du présent règlement et aux décisions concernant tout aspect de ce concours. Le non-respect du règlement entraîne l’annulation de la candidature.
La Directrice Générale des Éditions Eclosion, Christelle NOAH
Autour de la résilience, de l’intelligence artificielle, du projet politique, de la célébration des héros nationaux, du partage d’expériences, de l’appel à la paix, de l’entrepreneuriat, des finances digitales et la liste n’est pas exhaustive, les journées du 30 et 31 mai 2025 marquant l’ouverture officielle de la maison d’édition ECLOSION à Douala, a été un miroir de l’investissement dans la littérature, de la promotion du livre et de ses acteurs, de l’appel au travail ensemble, etc.
Douze échanges et de nombreux acteurs du livre mis en avant. L’équipe ACOLITT représentée par Ray NDEBI et Pauline ONGONO a tenu les rênes de la modération.
Un beau parterre de passionnés et de curieux du livre, tout comme hier, première journée des activités, a rempli l’espace dédié à cet événement. Un espace qui s’est vu finalement impuissant face à la force du nombre de visiteurs.
Le ruban est donc coupé. Nous souhaitons le meilleur des vents aux Éditions ECLOSION à Douala. Pour rappel, les locaux se trouvent à Akwa, face au restaurant « La petite villageoise ».
Acolitt, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Bonjour, chère Odile Gaétane NJOPA BIVINA et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonné.e.s.
Bonjour et merci de cette belle opportunité de me présenter à vos abonnés. Je suis Odile Gaétane NJOPA BIVINA, jeune auteure camerounaise, née à Monatélé, dans le département de la Lékié, région du Centre du Cameroun. Je suis également originaire du Littoral, du peuple Bakoko. Trilingue en français, anglais et allemand, je me spécialise en traduction et terminologie, ce qui enrichit mes écrits.
Mon premier roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », aborde des thèmes tels que l’identité et les attentes sociales, invitant à une réflexion sur les enjeux contemporains. En tant qu’entrepreneure et archiviste assermentée, je combine créativité et rigueur professionnelle, ce qui nourrit ma démarche littéraire.
En tant que voix nouvelle de la littérature camerounaise, je cherche à partager la richesse des cultures du Centre et du Littoral, tout en poursuivant mon engagement pour la littérature et la psychanalyse littéraire, afin de connecter les peuples et les idées au-delà des frontières. Merci de me permettre de partager mon univers avec vous.
Vous êtes auteure depuis 2024, qu’est-ce que ça fait d’être auteure ?
Être auteure, c’est une expérience profondément émotive et intime. Depuis que j’ai commencé en 2024, c’est comme si chaque mot que je couche sur le papier était une partie de moi que je livre au monde. C’est un voyage à la fois solitaire et connectant. Écrire, c’est une manière de comprendre et de partager mon identité, mes origines camerounaises, et de faire entendre des voix souvent ignorées. C’est aussi une grande responsabilité, celle de toucher les autres, de faire résonner des histoires qui, je l’espère, éveilleront des émotions, des réflexions, et des échanges.
Être auteure, c’est sentir la puissance des mots, qui ne nous appartiennent plus une fois qu’ils touchent le cœur des lecteurs. C’est aussi un engagement à porter des récits qui dépassent les frontières, à connecter les peuples, à briser les silences. C’est un défi, mais aussi une immense source de joie et de gratitude.
Vous êtes aussi archiviste, une profession de l’ombre et la discrétion. Avez-vous eu du mal à porter cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs ?
Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas simplement archiviste, mais archiviste assermentée, ayant prêté serment le 21 décembre 2023 à la Cour d’Appel du Centre. Cette distinction est primordiale pour moi, car elle reflète mon engagement envers l’intégrité, la rigueur et la préservation de la mémoire. Mais cette casquette d’archiviste n’est pas la seule que je porte. Je suis également traductrice trilingue (français, anglais, allemand), terminologue, interprète de conférences, speechwriter, conférencière et entrepreneure. Chaque casquette porte en elle un défi différent, un besoin différent d’équilibre et de gestion.
En tant qu’archiviste, je suis habituée à évoluer dans l’ombre, à préserver et transmettre des informations sans chercher la lumière. Dans ce domaine, la discrétion et la rigueur sont essentielles, et j’ai appris à me fondre dans ce rôle, à préserver le passé pour éclairer l’avenir. Mais devenir auteure a été un tournant. C’est un passage de l’ombre à la lumière, une immersion dans la vulnérabilité.
L’écriture m’a poussée à m’exposer, à partager des émotions et des pensées profondes, ce qui est loin de la réserve que j’entretenais dans mes autres rôles. Le plus grand défi a été d’embrasser cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs. C’est un exercice de balance entre toutes mes autres casquettes, qui, chacune, demande une certaine forme de discrétion ou de recul. Mais au fur et à mesure, j’ai appris à me saisir de cette nouvelle identité, à comprendre que chaque rôle que je porte est un maillon essentiel de ce que je suis et de ce que j’ai à partager. Mon travail d’auteure, tout comme celui de traductrice, de terminologue, ou encore d’interprète, découle d’une même passion pour les mots et leur pouvoir.
J’ai compris que ces casquettes, bien qu’apparemment disparates, se nourrissent les unes des autres. L’archiviste conserve la mémoire, la traductrice et la terminologue jonglent avec les significations, l’interprète porte la voix des autres, et l’auteure, enfin, donne vie à ses propres histoires. Au fond, ce sont toutes ces expériences, toutes ces casquettes qui m’aident à façonner une œuvre authentique, riche et multiforme. Et si aujourd’hui je suis sous les projecteurs en tant qu’auteure, je sais qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, et que chaque casquette que je porte, dans la discrétion ou l’exposition, fait de moi celle que je suis aujourd’hui.
« Muselé(e)s, le piège des apparences » est ce roman par lequel la scène littéraire vous découvre. Si on vous demande de le qualifier en un seul mot, lequel sera-t-il ? Pourquoi ?
Si je devais qualifier « Muselé(e)s, le piège des apparences » en un seul mot, ce serait « réveil ». Ce roman est un appel à l’éveil des consciences, une invitation à regarder au-delà des apparences et à questionner les normes sociales, les attentes et les rôles imposés. À travers les personnages et leurs luttes, je cherche à provoquer une prise de conscience sur les défis contemporains, notamment ceux liés à l’identité, à l’injustice et à la quête de soi.
La vie peut être injuste, nous sommes souvent confrontés à des stéréotypes et des jugements externes qui nous enferment, mais ce livre est une sorte de coup de fouet, un moyen de secouer les idées reçues et d’encourager une introspection. C’est un texte qui cherche à libérer l’esprit et à ouvrir les yeux sur la réalité des choses, tout en rappelant que nous avons tous le pouvoir de nous réinventer, de choisir notre voie et de lutter pour un monde meilleur. En ce sens, « Muselé(e)s » est bien un « réveil », car il nous pousse à nous éveiller à la vérité, à l’authenticité et à la liberté d’être soi.
Ce roman met en exergue l’émancipation, les injustices, les inégalités, « des entraves qui jalonnent le parcours des femmes africaines » (quatrième de couverture). Nous remarquons le (e) marquant une écriture inclusive. Cela signifierait-il donc que votre roman s’adresse à toutes les gents ?
Oui, absolument. Mon roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », s’adresse à tout le monde, car les violences conjugales et les injustices que j’aborde ne se limitent pas à une question de genre, ni à un seul groupe de personnes. Bien que le roman mette en lumière les entraves auxquelles les femmes africaines, et plus largement les femmes, sont confrontées, il soulève des problématiques universelles qui touchent chacun d’entre nous, peu importe le genre, l’âge ou l’origine.
L’écriture inclusive, avec le (e) marquant la féminisation, est un choix délibéré pour souligner l’importance de la reconnaissance de toutes les identités et pour inviter à une réflexion collective sur l’égalité et la liberté. Si le roman met en exergue l’émancipation des femmes, cela ne signifie pas que les hommes ne sont pas concernés. En réalité, les violences conjugales et les inégalités ne sont pas un problème isolé des femmes, elles touchent l’ensemble de la société, dans ses multiples dimensions. Ces violences sont liées à des structures sociales et culturelles qui affectent tout le monde, et il est primordial que nous, en tant que société, nous unissions pour les combattre.
Ce roman est un appel à une prise de conscience collective, car l’émancipation et la lutte contre les injustices concernent tout le monde. Il ne s’agit pas seulement de libérer les femmes, mais de libérer la société entière des entraves et des stéréotypes qui maintiennent des inégalités. Chaque lecteur, qu’il soit homme, femme, peut se retrouver dans cette quête de justice et d’égalité, car les violences conjugales dépassent la seule question du genre : elles révèlent des dynamiques de pouvoir, de contrôle et de domination qui touchent toutes et tous. Le changement nécessite la participation active de tout le monde.
Depuis sa sortie, avez-vous le sentiment de marquer le coup ? Un exemple d’avis/témoignage qui vous a le plus touchée jusqu’ici ?
Depuis la sortie de Muselé(e)s, le piège des apparences, j’ai ressenti une émotion profonde en voyant l’impact que ce roman a eu sur mes lecteurs. C’est une expérience inédite, un mélange de gratitude et d’humilité, de voir que des histoires que j’ai mises sur papier résonnent dans la vie de ceux qui les lisent. C’est une forme de connexion humaine, une manière de partager des émotions et des réflexions qui vont bien au-delà de ce que je pensais atteindre. Le témoignage d’une lectrice m’a particulièrement touchée et me confirme l’importance de ce que j’ai écrit. Elle, Nelly NCHOH (Traductrice à la Cour Suprême) m’a écrit :
« J’ai terminé ton roman et honnêtement il m’a profondément marqué. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la manière dont tu as exploré les dynamiques familiales complexes, notamment l’influence toxique d’une figure extérieure sur un membre de la famille. Cette emprise insidieuse, cette manipulation subtile, est rendue avec une grande justesse. Le personnage du père, en particulier, est d’une grande profondeur. On ressent sa lutte intérieure, son conflit entre ses propres valeurs et l’influence néfaste qu’il subit. Tu as réussi à le dépeindre comme un être humain vulnérable, piégé dans un cycle destructeur. La force de la relation entre la mère et ses enfants est également très touchante. Leur solidarité, leur résilience face à l’adversité, est une véritable source d’inspiration. Ton écriture est fluide et immersive. J’aime comment tu as créé des atmosphères et comment tu nous fais ressentir les émotions des personnages. Ton roman est un témoignage poignant sur les ravages de la manipulation et de l’influence toxique, mais c’est aussi un message d’espoir et de courage. Et puis, il y a Gabriela… Ce personnage m’a particulièrement touché. J’ai l’impression qu’il y a une histoire profonde et riche à explorer. J’espère sincèrement que ton prochain roman nous permettra de plonger dans son univers. Je suis vraiment admirative de ton travail. Tu as écrit un livre magnifique et nécessaire. Avec toute mon admiration. Ta star Nelly »
Ce retour m’a particulièrement émue, car il touche plusieurs aspects du roman que j’ai voulu transmettre : la complexité des dynamiques familiales, la lutte intérieure de chaque personnage, la résilience face aux épreuves. Le personnage du père, en particulier, m’a permis d’explorer des zones d’ombre de la condition humaine, et savoir qu’il a résonné de cette manière chez cette lectrice est un véritable honneur. Ce témoignage est un exemple poignant de l’impact que peut avoir un livre et il y en a plusieurs. Pour cela, je suis infiniment reconnaissante.
Il est à préciser que le préfacier, c’est monsieur Philippe Camille AKOA, l’actuel directeur général du FEICOM. Pourquoi ce choix ?
Le magistrat hors hiérarchie et directeur général du FEICOM, que vous mentionnez, est une personnalité respectée dans son domaine, mais il est avant tout un ambassadeur HeForShe ONU-FEMMES. C’est en cette qualité qu’il nous a honorés de sa préface pour « Muselé(e)s, le piège des apparences ». Son engagement en faveur de l’égalité des genres et son soutien aux initiatives de justice sociale résonnent profondément avec les thèmes que j’explore dans le roman. Son rôle en tant qu’ambassadeur HeForShe, qui prône l’inclusion et la solidarité entre les sexes pour l’élimination des discriminations, fait de lui un partenaire naturel pour cette œuvre qui parle de l’émancipation et des luttes contre les violences, notamment celles subies par les femmes.
Quant à moi, cela fait bientôt 10 ans que je suis cadre au FEICOM, un rôle que j’assume avec passion et engagement. Mon parcours au sein de cette institution, qui œuvre pour le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations, a été enrichissant et m’a permis de m’investir de manière concrète dans des projets de transformation sociale. Cette expérience m’a également aidée à affiner ma compréhension des problématiques sociales, que ce soit dans le domaine de l’infrastructure ou de l’accompagnement des populations marginalisées. Elle a nourri, d’une manière ou d’une autre, ma vision du monde et l’écriture de ce roman, qui est, entre autres, une réflexion sur la justice, l’égalité et le pouvoir des voix qui se lèvent.
La sollicitation de sa préface a donc été une démarche logique et pleine de sens, étant donné son engagement constant en faveur de l’égalité des genres et sa position de leadership. Le soutien qu’il a apporté à ce projet témoigne de l’importance de ce genre de collaboration pour faire avancer des causes universelles.
« Muselé(e)s, le piège des apparences » fait désormais partie du catalogue des Éditions de Midi. Nous sommes d’ailleurs admiratifs de sa couverture qui, il faut le dire, est différente des productions habituelles de cette maison d’édition. Odile Gaétane NJOPA BIVINA serait-elle une auteure exigeante ? (Rires)
(Rires) Oui, je dirais que je suis une auteure exigeante, mais c’est surtout parce que je tiens à ce que le travail soit bien fait, à ce que chaque détail, chaque aspect de l’œuvre reflète ce que j’ai voulu transmettre. Lorsque j’ai entrepris ce projet, j’avais une vision claire de ce que je voulais, y compris pour la couverture. C’est un élément fondamental d’un livre, car c’est souvent la première chose que le lecteur voit, et elle doit non seulement capter l’attention, mais aussi refléter l’essence de l’histoire. Je n’avais aucune hésitation à envisager de changer d’éditeur si les représentations graphiques proposées ne correspondaient pas à ce que je voulais pour mon roman.
Cette exigence vient aussi de la volonté de faire en sorte que « Muselé(e)s, le piège des apparences » soit à la hauteur de l’impact que j’espère qu’il aura. Les Éditions de Midi ont su comprendre cette vision et m’ont permis d’avoir une couverture qui, comme vous l’avez souligné, se démarque des productions habituelles de la maison d’édition. C’est un choix réfléchi qui va au-delà de l’esthétique, c’est aussi un moyen d’exprimer, dès le premier regard, l’intensité et la profondeur des thèmes abordés dans le livre.
Cette exigence est également un reflet de mon engagement à offrir au lecteur une œuvre qui ne soit pas seulement bien écrite, mais qui soit aussi porteuse de sens à chaque étape du processus de création, y compris au niveau visuel. J’ai donc été très impliquée, mais je suis heureuse que cette collaboration avec les Éditions de Midi ait permis de concrétiser cette vision.
Où peut-on acheter « Muselé(e)s, le piège des apparences » ?
« Muselé(e)s, le piège des apparences » est désormais disponible dans plusieurs points de vente, ce qui me réjouit profondément. Le FEICOM, en tant qu’institution où je travaille, est un point de vente important. Il est présent tant à la direction générale qu’au sein des dix agences régionales, ce qui permet à un large public, partout au Cameroun, d’avoir accès à l’ouvrage. En plus de cela, le roman est disponible aux Éditions de Midi, qui ont été un partenaire clé dans la concrétisation de ce projet, mais aussi dans plusieurs librairies des villes de Douala et Yaoundé. C’est un privilège de savoir que mon livre se retrouve dans ces espaces, car cela rend l’accès à la littérature plus large et permet à davantage de lecteurs de découvrir cette œuvre.
Quelles sont les trois leçons importantes que vous avez apprises depuis l’idée d’écrire ce roman ?
Depuis l’idée d’écrire ce roman, j’ai appris trois leçons essentielles : – L’importance de l’authenticité : écrire, c’est d’abord être fidèle à soi-même et à ses convictions, même si cela signifie briser des tabous. – La puissance des voix humaines : chaque histoire mérite d’être entendue, et l’écriture est un moyen puissant de faire entendre les silences des marginalisés. – La persévérance face à l’adversité : le chemin de l’écriture n’est jamais facile, mais il vaut la peine d’être parcouru, car c’est dans la lutte que naissent les plus grandes œuvres.
Proposer aux lecteurs un livre écrit entièrement avec une intelligence artificielle. Que pensez-vous de cette pratique ?
Je suis totalement contre l’idée de proposer un livre écrit uniquement par une intelligence artificielle. Pour moi, l’écriture est une véritable œuvre de l’esprit, un acte profondément humain. C’est un moyen d’exprimer des idées, des émotions, des expériences vécues, des combats, des questionnements. L’originalité, la créativité et l’âme d’un auteur résident dans cette capacité à explorer des univers personnels et uniques. L’intelligence artificielle, bien qu’impressionnante par sa capacité à générer des phrases ou des récits basés sur des algorithmes, ne peut pas saisir cette profondeur, cette complexité émotionnelle qui rend une œuvre littéraire authentique. Les phrases répétitives, le manque de nuance, et l’incapacité à vraiment toucher au cœur des expériences humaines, rendent ce genre de pratique peu convaincant pour moi.
Un livre écrit par une IA, selon moi, manque de l’essence même qui fait la richesse d’une œuvre littéraire : l’âme de son auteur. L’écriture doit être un dialogue entre l’auteur et le lecteur, un partage d’idées et d’émotions, un geste qui va au-delà de la simple construction de phrases. Cela ne peut être remplacé par un algorithme. Écrire, c’est faire naître des mondes, c’est bousculer les pensées, c’est transmettre des vérités personnelles et profondes. C’est pourquoi je suis convaincue que l’intelligence artificielle ne pourra jamais remplacer la plume humaine, qui est le véhicule de notre humanité, de notre sensibilité et de notre subjectivité.
Vous avez l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain. Lequel.laquelle choisiriez-vous ? Pourquoi ?
Si j’avais l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain, sans hésiter, je choisirais Fatou Diome. Elle est pour moi une figure emblématique de la littérature africaine contemporaine, dont l’œuvre porte une profondeur, une richesse et une humanité qui résonnent avec les réalités de notre époque. Fatou Diome a ce don exceptionnel de mêler engagement social et récit intime, de traiter de sujets lourds comme l’immigration, l’identité et les défis sociaux avec une légèreté apparente mais une grande justesse. Ses écrits, en particulier « Le Ventre de l’Atlantique », ou encore « Celles qui attendent », sont d’une grande beauté, porteurs d’une réflexion poignante sur le lien entre l’Afrique et l’Europe, sur la quête d’identité et la quête de soi.
Fatou Diome
Ce qui me fascine chez elle, c’est sa capacité à faire entendre une voix puissante et authentique, sans détour, tout en restant ancrée dans la réalité de son temps. Dîner avec Fatou Diome serait un véritable échange enrichissant, non seulement sur le plan littéraire, mais aussi pour discuter de nos responsabilités en tant qu’auteurs africains, des défis que nous devons relever pour porter nos voix et celles de ceux qui, souvent, ne sont pas entendus. Elle est une source d’inspiration pour moi.
Quels sont vos trois conseils aux auteurs en herbe ?
– Soyez authentiques : écrivez avec votre cœur et restez fidèle à vos convictions, même face aux obstacles. – Lisez beaucoup : la lecture nourrit l’écriture. Puisez dans diverses sources pour enrichir votre imagination et votre style. – Persévérez : l’écriture est un chemin difficile, mais ne vous découragez pas. La constance et la passion finissent toujours par payer.
Ingénieur et entrepreneur, Ibrahima BANGOURA est aujourd’hui le Manager des Éditions Wakaran.
Auteur de trois (3) livres dont deux ont été publiés en France et un, en Guinée : – Le chemin de l’espoir, mars 2020, Harmattan (Guinée) – Kourandi ou les gènes de la poésie, novembre 2018, EDILIVRE (France) – De l’altruisme aux larmes, mai 2016, EDILIVRE (France)
Diplômé de l’École Supérieure d’Informatique de Rabat en Ingénierie Informatique, il a eu l’opportunité de travailler sur plusieurs projets d’envergure nationale pour la dématérialisation des procédures administratives de l’État guinéen. Il a travaillé aussi au Togo et au Bénin avec le Programme CLÉ (COMPÉTENCES-LEADERSHIP-ÉDUCATION) comme consultant en digitalisation et applications.
Il a enseigné pendant 7 ans dans les universités de Guinée en développement d’applications et réseaux informatiques.
Il est le président de l’ONG Groupe Horizon vert (A consulter ici : https://ong-ghv.org/) qui est une organisation à but non lucratif ayant pour objectif d’améliorer le bien-être économique et social des personnes les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles, par une éducation de qualité. Elle intervient aussi dans l’agroécologie et l’environnement. L’ONG GHV a réalisé plusieurs projets à ce jour : – Décembre 2021 – Mars 2022 : Formation des Femmes & Filles entrepreneures en communication numérique sur leurs activités économiques (produits & services) à Dubréka. – Avril 2022 – Octobre 2022 : Sensibilisation des hommes mariés sur la masculinité positive (La responsabilité des hommes dans la lutte contre les VBG envers leurs femmes dans les zones de Dubréka et Boffa. – Mai 2023-Juin 2024 : Campagnes d’éducation de la couche juvénile (Garçons & Filles) sur la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire dans les zones de Boké et Boffa. – Juillet 2024 – Octobre 2024 : Formations dispensées à 100 jeunes filles entrepreneures avec le cabinet HDMS Entrepreneuriat.
Il est le Fondateur et CEO de E2IC TECHNOLOGY (A consulter ici : https://e2ictechnology.com/) qui est une entreprise de conception de solutions informatiques, leader dans les projets à impact, notamment dans les secteurs de l’agrobusiness, du changement climatique et de la e-santé. Elle a développé des prototypes suivants :
FARÉ : Plateforme numérique d’agriculture alimentée par l’IA et l’observation de la Terre.
YALAN : Application mobile qui assiste les patients d’Alzheimer via l’IA et par la reconnaissance faciale. Aujourd’hui, il est un acteur clé dans la résolution des problèmes sociaux dans sa communauté, dans son pays et voire en Afrique pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Le mercredi 05 février dernier, la présidente de Acolitt, Pauline ONGONO, a été invitée au lycée classique de Nkolbisson, pour un échange sur le thème « Jeunesse et patrie ». Une initiative de la bibliothèque dudit établissement scolaire, coordonnée par madame DJOCGOUE Ursule. Comme co panelistes, Pauline ONGONO avait S.M. Jean-Claude AWONO (promoteur des Éditions IFRIKIYA), EDOUMA Oscar (directeur éditorial chez NGUEDI J.M. Éditions), M. PHOUET Maurice (enseignant et bibliothécaire à la retraite), madame DJOUSSE Xavière (enseignante) et Samuel SUFO (l’auteur du recueil de nouvelles »L’inconnu(e) sur le selfie », paru chez IFRIKIYA).
Il était question de faire le tour, selon les profils, sur les rapports de la jeunesse avec leur patrie et surtout circonscrire la notion de »patrie ». Ainsi, »L’inconnu(e) sur le selfie », les livres au programme scolaire camerounais, les réseaux sociaux, les comportements au sein de cet établissement scolaire, le rôle des parents et de l’Etat, le rôle des acteurs de la littérature, le roman « Le bal des sept collines » de Greg Nguedi… ont été mis sur la table pour relever des causes aux dérives des jeunes et à l’ignorance/la méconnaissance des symboles patriotiques ; pour soulever la conscience des auteurs en herbe dans la salle ; pour plaider pour des livres qui répondent aux questions des jeunes et correspondent au contexte présent…
Avant ce moment d’échange, nous avons assisté à la remise des prix aux lauréats (élèves du lycée classique de Nkolbisson) des concours de poésie et compte rendu de lecture de »L’inconnu(e) sur le selfie, organisés par les Éditions IFRIKIYA, primés par les Editions CLE, ayant comme président du jury Emmanuel Golobi, sous l’œil ravi du proviseur, madame NDONGO ESSOMBA et du patriarche et poète Richard LOBE.
» JEUNESSE ET PATRIE « . On pourrait passer des heures à épiloguer sur le sujet, mais une chose est sûre, responsabilité et volonté sont des attitudes qui pourraient (re)mettre le train sur de bons rails.
ACOLITT, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Florent AÏKPE, né le 30 juin 1999 à Mougnon, dans la commune de Djidja, Département du Zou, en République du Bénin, est un enseignant de lettres dans les lycées et collèges du Bénin. Il est également le fondateur des Editions Essaim Plumes, une maison d’édition en pleine expansion. Polyvalent, Florent AÏKPE est aussi graphiste professionnel, et surtout écrivain, poète et romancier.
ENFANCE ET FORMATIONS
Issu d’une famille modeste de cinq enfants, fils de Valérie Djahounto et Basile AÏKPE, Florent Aïkpe effectue ses premières années scolaires de 2004 à 2006 à l’École Primaire Publique (EPP) d’Atchèguiguon. Par la suite, il rejoint Sèhoun Gbamè, dans la commune d’Abomey, où il poursuit sa scolarité à l’EPP de Sèhoun. En 2010, il y obtient brillamment son Certificat d’Études Primaires (CEP). Poursuivant ses études secondaires au Collège d’Enseignement Général d’Agbokpa (entrée en 6e en 2011), dans la commune d’Abomey, Département du Zou, il se distingue rapidement par son intelligence et sa persévérance. Sa détermination lui permet de devenir le meilleur de sa promotion de la 5e à la 1ère au Collège d’Enseignement Général de Challa-Ogoï, situé dans la commune de Ouèssè, Département des Collines. En 2017, il décroche brillamment son Baccalauréat, série A1. Florent AÏKPE s’inscrit ensuite à l’Université de Parakou, Bénin, où il obtient en 2021 une Licence professionnelle en Lettres Modernes, option Littérature Générale. En parallèle de sa formation universitaire, il acquiert des compétences en marketing, communication et en édition de livres. Actuellement, il poursuit un master en Lettres modernes à l’Institut Régional Supérieur des Beaux-Arts, de la Culture et de la Communication (IRSBAC.COM) de Parakou, ainsi qu’un autre en Métiers du livre et de l’édition à l’Institut Supérieur Notre-Dame d’Afrique (ISNDA) de Cotonou.
CRÉATION DES EDITIONS ESSAIM PLUMES
Le 19 octobre 2019, Florent AÏKPE fonde avec neuf camarades étudiants le groupe Essaim Plumes, dédié à l’étude des textes littéraires et à l’écriture poétique. Sous sa direction, cette initiative évolue pour devenir une maison d’édition, les Editions Essaim Plumes, officiellement enregistrée en 2021, parrainée par Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO, éminent professeur d’ophtalmologie. En quelques années, Florent AÏKPE et son équipe se hissent parmi les plus jeunes éditeurs du monde, publiant un catalogue riche de titres variés.
PARTICIPATION DE LA MAISON D’ÉDITION AUX DIFFÉRENTS SALONS ET FESTIVALS LITTÉRAIRES DU MONDE
1ère édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB), Cotonou, Bénin, du 10 au 12 août 2023 ;
29e édition du Salon International du Livre et de l’Edition (SIEL), Rabat, Maroc, du 09 au 19 mai 2024 ;
2e édition du Salon International du Livre Enfant et Jeunesse, Casablanca, Maroc du 12 au 22 décembre 2024 ;
7e édition du Festival International de Poésie d’Abidjan (FIPA), du 30 au 31 janvier 2025.
ŒUVRES
– Individuelles
Les perles de sa hanche, poésie, Editions Essaim Plumes, 2022 ;
La face du destin, roman, réédition, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2023 ;
Le principe de l’édition à compte d’auteur consiste pour un auteur à faire appel à un support d’édition ne prenant en charge que l’aspect technique de l’impression, de la fabrication et de la diffusion.
Pour qu’il n’y ait ici aucune ambiguïté, l’éditeur à compte d’auteur n’assure pas de relecture du manuscrit. Se bornant à être prestataire technique, il ne prend financièrement en charge ni les frais d’impression, ni les frais de diffusion. Il laisse l’auteur gérer seul, en toute connaissance de cause, la partie éditoriale de son œuvre. En d’autres termes, l’éditeur à compte d’auteur ne prend en charge aucune dimension concernant le contenu, ni la valeur du produit. Il ne prend donc aucun risque, puisqu’il les délègue à l’auteur. Il se rémunère sur les prestations techniques, et sur une part des ventes éventuelles.
Un auteur peut être prêt à tout pour être publié, peut-être parfois par vanité. Dès lors, il n’y a aucun filtre de #qualité du texte ici.
Plus ennuyeux, un éditeur doit, au cœur de son métier, faire du conseil. Comme c’est lui qui prend tous les risques, il a tout intérêt à ce que l’auteur lui présente un produit parachevé. Il est compétent pour orienter ce métier de l’écrivain, conseiller, faire retravailler, réécrire, bref, donner toutes les chances à l’auteur de réussir sa publication. Dans le système à compte d’auteur, cet aspect qualitatif fondamental n’existe pas du tout. Ainsi, un éditeur à compte d’auteur peut publier n’importe quoi de la part de n’importe qui – ce qui n’est pas toujours le cas. D’autre part, la force d’un éditeur traditionnel, dit à compte d’éditeur, est de profiter de réseaux de distribution et de communication aguerris. Ceci provient de l’exigence qualitative des manuscrits acceptés à la publication. Comme ce n’est pas le cas chez les éditeurs à compte d’auteur et comme les moyens financiers de l’auteur sont souvent limités, l’édition risque non seulement d’être confidentielle au nombre d’exemplaires, mais aussi de subir une diffusion tout aussi limitée. L’auteur risque de payer très cher une édition qui ne se vendra pas.
Dès lors : aucune diffusion, aucune promotion ni communication, aucune relecture ni aucun conseil éditorial assortis d’un coût important d’engagement pour l’auteur, d’une rétribution médiøcre en droits d’auteur (sur des livres invisibles par le public) et parfois d’une obligation à racheter les invendus, font de l’édition à droit d’auteur une véritable épreuve qui rendra l’auteur très seul et probablement dégoûté à vie de l’écriture.
📍📍 Dans tous les cas de figures, il vaut mieux être patient et retravailler son manuscrit avec un bon conseil extérieur et qualifié, plutôt que se lancer à corps perdu dans l’illusion d’une « édition » qui vous écœurera à vie de cette chose merveilleuse et essentielle qu’est l’écriture.
L’article complet ici ⤵️ https://www.plume-escampette.com/edition-a-compte-d-auteur-le-piege/
Jean-Claude Awono est professeur de lettres formé à l’École Normale Supérieure de Yaoundé, après une licence en Lettres Modernes Françaises obtenue à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I. Sa passion pour la poésie lui ouvre de nombreux chemins dans le champ de la culture et de la littérature. Il a été directeur de collection aux Éditions CLE à Yaoundé et depuis 2011, directeur des Éditions IFRIKIYA.
Son expérience comme éditeur et poète l’a conduit dans divers pays d’Europe (France, Suisse, Allemagne, Espagne), d’Asie (Chine), d’Amérique (Canada) et d’Afrique (Sénégal, Tchad, Maroc, Côte d’Ivoire…).
Médaillé du mérite camerounais et Chevalier de l’ordre de la valeur, il a eu à ce jour trois principales distinctions : le Prix international de poésie de Bretagne-Réunie (2011), le Prix international de poésie David Diop décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal (2019) et le Prix international de Poésie Fernando d’Alméida décerné par la ville de Trois-Rivières au Québec (2020).
Il a plusieurs fois assuré le rôle de membre du jury de divers prix et concours littéraires et tient de manière assurée des consultations en matière littéraire.
Son ouvrage poétique A hauteur de sang a été inscrit cette année (2024) dans les programmes scolaires du Cameroun.
Jean-Claude AWONO est chef traditionnel dans le Mbam et Inoubou, un département de la région du Centre au Cameroun.
EL Hadji Omar MASSALY est le président fondateur du groupe d’édition et de communication panafricaine ELMA.
Littéraire, communicant et, de surcroît, journaliste collaborateur de Jeune Afrique, sa passion tient dans trois choses : lire, réfléchir, écrire.
Entrepreneur innovant dans le secteur de l’édition et stratège en communication, il a été rédacteur web freelance pendant trois ans pour des sites et blogs français. Au compteur, plus de 3500 articles SEO rédigés.
Communicant talentueux, qui a le flair et la passion du domaine, il a conduit plusieurs missions ponctuelles pour des particuliers et entreprises. En plus de Jeune Afrique, où il écrit, il fait des fiches et analyses stratégiques (politique, économie, société) pour le groupe Eramet
Les éditions ELMA du groupe panafricain ont publié plus d’une cinquantaine de titres d’auteurs africains. Sa vision, avec une équipe dynamique et cosmopolite, c’est de créer des éditions transfrontalières pour faire du secteur du livre la plus grande industrie culturelle africaine. Ceci se tient avec de la méthode, de l’innovation, de la rigueur et de l’abnégation.
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