Catégorie : édition

  • BIOLITT : Christelle NOAH, éditrice et promotrice du prix littéraire OSÚ

    Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.

    Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.

    Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…

    Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.

    Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.

    Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.

    En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame.
    De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.

    Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »

    Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.

    Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.

    Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 :
    – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards
    – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS
    – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes

    Contacter ECLOSION ici ⤵️
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     editioneclosion@gmail.com





  • BIOLITT : Carmen FIFAMÈ TOUDONOU, auteure et promotrice culturelle béninoise

    Carmen Fifamè Toudonou est titulaire d’un doctorat et d’un Diplôme d’études approfondies en sciences du langage et de la communication obtenus en 2023 et 2015. En 2012, elle soutient un Master of art en Communication option Journalisme et Médias à Madison International Research Learning Institute. En 2007, elle a soutenu une licence en journalisme à l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique de Cotonou. Également titulaire d’un diplôme de Technicien Supérieur en gestion des entreprises obtenu à l’Institut pour l’Enseignement du Développement de Porto-Novo, elle a effectué au préalable des études secondaires, ayant abouti à l’obtention en 1999 d’un Baccalauréat Série C.

    Elle est actuellement fonctionnaire internationale et elle travaille dans la communication. Elle a, avant cela, assumé plusieurs postes au Bénin : Directrice Adjointe de l’Institut parlementaire du Bénin, Point Focal Genre de l’Assemblée nationale, Chef service Télévision, Chef du projet de création de la télévision parlementaire et Chef Service Communication, toujours à l’Assemblée nationale du Bénin. Ancienne journaliste à la radio nationale du Bénin, présentatrice du journal télévisé à l’ORTB, animatrice des émissions télévisées Fiesta et Waadjo, elle a dirigé entre autres l’antenne régionale de l’ORTB à Porto-Novo.

    Carmen TOUDONOU est autrice de sept articles scientifiques et de onze ouvrages édités dans différents genres littéraires. Elle a coordonné d’importants ouvrages collectifs dont deux recueils collectifs de femmes du monde.

    En dehors de la littérature, elle se passionne pour le cinéma (elle a réalisé un court métrage et en a écrit deux autres). Point focal Bénin et membre du bureau exécutif de la West African Action Network against Small Arms, elle est membre de la commission permanente « Communication, art et culture » de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin.

    Carmen Fifamè Toudonou a créé et dirige depuis 2006 les éditions Vénus d’Ébène à Cotonou. Elle organise depuis 2016 un concours destiné à encourager les jeunes filles à lire et écrire en Afrique, qui s’intitule Miss Littérature. Elle anime le Blog « lebloglitterairedecarmen » sur WordPress.




  • BIOLITT : Aristide AYOLO, promoteur littéraire camerounais

    Aristide Ayolo, également connu sous le nom d’Écrivainocturne, est un écrivain et entrepreneur du Cameroun. Né le 18 mai 1998 à Mbandjock, dans la Haute Sanaga, il a commencé son parcours académique à l’école publique, poursuivant ses études primaires avant d’intégrer le collège catholique Monseigneur Jean Joie pour son Brevet de Fin d’Études Primaires (BPC) suivi de son Collège Bilingue de Bango pour son Probatoire et son Baccalauréat.

    En 2016, alors qu’il était en terminale, Aristide a publié deux livres : « Un amour de jeunesse », un recueil de poèmes, et « Noir comme Laura », démontrant ainsi son talent littéraire précoce. Après l’obtention de son baccalauréat en 2017, il s’est inscrit en Lettres Bilingues avant de se consacrer pleinement à l’écriture et à la promotion de la culture littéraire.

    Aristide s’est rapidement impliqué dans le monde de l’édition en fondant les Éditions Afribook, une maison d’édition spécialisée dans les livres scientifiques et ceux liés au développement personnel, à la santé et à la recherche. Il a également créé Ô-Livre, un magazine littéraire, ainsi qu’une agence de communication et de distribution digitale.

    En parallèle, Aristide s’est engagé dans des projets innovants, tels que Lissongo Corporated SARL, une entreprise axée sur une bibliothèque numérique participative. Malgré des défis personnels, il a continué à travailler sur des initiatives novatrices, telles qu’une future application de lecture de livres audio.
    En tant qu’ambassadeur de la Banque Mondiale via le programme Youth Voices Cameroon et membre de l’association des personnes atteintes de Myasthénie au Cameroun, Aristide s’est distingué par son engagement social et son implication dans la promotion de la lecture. Enrichi par une formation en artisanat numérique et en conception de robots, ainsi que par plusieurs certifications en communication digitale et marketing, il continue de se perfectionner en tant qu’autodidacte passionné.

    Actuellement étudiant en communication des organisations à l’Institut Supérieur de Traduction, Interprétariat et Communication (ISTIC), Aristide Ayolo incarne la créativité, l’innovation et l’engagement communautaire dans le paysage culturel du Cameroun.






  • BIOLITT : Emmanuel GOLOBI, responsable éditorial chez IFRIKIYA

    Né le 1er décembre 1993 à Yaoundé, TASSOU GOLOBI Emmanuel grandit dans une famille où la culture de la lecture et de l’écriture façonne son esprit. Celle-ci évolue durant son parcours secondaire au lycée d’Emana. Après obtention du baccalauréat, il poursuit ses études au département de littérature et civilisations africaines (LCA) de l’université de Yaoundé 1, un parcours marqué par une multitude de questions et un désir de comprendre les rouages de l’écriture. Ce désir le mène, en 2016, après l’obtention de sa licence option Littérature, à la rencontre d’autres passionnés (EDOUMA NOMO Oscar, Ray NDEBI et Grégoire NGUEDI) de littérature. Auprès de ces derniers, il affûte ses connaissances en écriture et en lecture à travers des exercices de relecture-correction et d’écriture quotidiens.

    En 2018, il devient responsable éditorial aux éditions IFRIKIYA.



    Un rendez-vous du mois de juillet 2024




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  • BIOLITT : Marius Codjo BLIGUI, promoteur des Éditions Recréation

    Né et résidant au Bénin, Marius CODJO BLIGUI est un homme de Lettres formé à la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication de l’Université d’Abomey-Calavi.

    Très attaché aux livres, il a très tôt découvert sa passion et s’est convaincu de ce qui deviendra, quelques années plus tard, sa mission : faire rayonner les textes dignes d’être transmis à la postérité.

    Aujourd’hui, homme polyvalent de la chaîne du livre au Bénin et dans la sous-région, il a plusieurs cordes à son arc : bibliothécaire-documentaliste intérimaire à Bénin Excellence, graphiste éditorial, correcteur et promoteur des éditions Recréation, pour ne citer que celles-là… Il fait de la promotion des textes bien écrits, l’une de ses priorités.



    Un rendez-vous du mois de juillet 2024




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  • BIOLITT : Thomas Aurélien NDASSIBOU, éditeur camerounais

    NDASSIBOU Thomas Aurélien est un passionné des langues et des cultures depuis son cursus académique. Pour manifester cette passion, il a écrit le manuel Mes premiers pas en ewondo.


    Dans le souci de permettre aux enfants, jeunes et adultes de s’intéresser à leurs cultures et leurs langues – et même à la parler (pour ceux qui ne le savent pas), il a créé une maison d’édition qu’il a nommée THANKS. THANKS qui signifie rassemblement, union, amour, partage, coopération, est une entreprise qui intègre toutes les langues et cultures du Cameroun. Son catalogue est riche de plus de vingt-quatre (24) langues nationales camerounaises.



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    Depuis quatre ans, il est chargé de cours à l’ESSTIC (Ecole Supérieure des Sciences et techniques de l’information et de la Communication). Ses cours portent sur la  mise en page en édition et édition en langue africaine. A ce jour, il a déjà  encadré une vingtaine de travaux de fin de formation dans la même filière.

    Conscient que la théorie alliée à la pratique est une chose importante, il encadre des stagiaires dans sa maison d’édition. Près de cinquante stagiaires de la filière édition et arts graphiques des niveaux 1, 2 et 3 y sont déjà passés.


    En plus d’avoir été membre de jury de plusieurs concours littéraires, Thomas Aurélien NDASSIBOU est également l’auteur de plusieurs ouvrages. Sa vision pour les langues en Afrique ont fait de lui un partenaire de SIL Cameroun et un membre de plusieurs associations internationales qui s’investissent dans la promotion du livre.




  • Journée du livre et du droit d’auteur 2024

    ET SI NOUS PARLIONS DU DROIT DU LECTEUR

    Quand il s’agit de droit d’auteur, plusieurs questions se soulèvent et toujours nous tournons autour des mêmes préoccupations : Quand vais-je toucher mes droits ? A combien s’élèvent-ils ?
    Si ces questions sont légitimes, arrêtons-nous un instant, quittons l’auteur, rejoignons le livre et posons-nous une seule question : Quel livre mérite-t-il ce droit ?

    Le livre, nous le rappelons, est un outil d’apprentissage autant pour l’auteur que pour le lecteur qui doit voir son droit à la lecture respecté avant toute chose.
    La plupart des livres publiés actuellement sont d’une qualité à revoir et les observations au niveau de l’édition ne semblent pas conduire vers l’amélioration des productions.

    L’éditeur a le devoir de verser à son auteur des droits, peu importe la qualité de ses textes, puisqu’il a accepté de les publier comme ils se présentent ; mais plus loin, il faut se demander si cet éditeur a respecté le lecteur. Devrait-il seulement être présenté comme éditeur ?

    L’auteur qui confie son travail à l’édition s’attend, dans la majorité des cas, à un professionnalisme qu’il pourra porter avec fierté en public. Bien entendu, il est des auteurs qui se jugent au-dessus de toute relecture et imposent leurs manuscrits que les éditeurs transmettent directement à l’impression.

    Un jour, une dame a dit qu’on n’avait pas à respecter le droit de quelqu’un qui n’a pas respecter celui d’un autre. Et si on appliquait aussi cela au livre ? Qu’en est-il du droit du lecteur ? Ne devrait-on pas commencer par recommander aux éditeurs de respecter le Livre ?

    Nous méritons le must pour le travail de créativité que nous réalisons, à condition que cela ne nuise pas, dans sa forme la plus élémentaire, au lecteur qui ne demande qu’à apprendre. Les sujets et les thèmes sont libres ; mais le respect de l’écriture, pour le bien de nos enfants et des lecteurs en général, doit être garanti.  

    Ray NDEBI




  • Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun : Les équipes finales de la deuxième édition sont installées

    Le 04 avril 2024 restera gravé dans les annales de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (APEC). Association organisatrice du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC), elle a tenu à allier des acteurs du livre dont la disponibilité, la science, le savoir et l’expérience serviront à la réussite de cette édition.

    C’est à la faveur d’une réunion présidée par Pascal BEKOLO BEKOLO « Pabe Mongo », à la salle des convivialités VIP du Musée National, que trois équipes ont été dévoilées : le super jury, le comité adhoc chargé des distinctions et le comité d’organisation.

    Pour manifester et souligner solennellement le soutien du Ministère des Arts et de la Culture, Mme ESSANGUI, Sous-Directeur du Livre à la Direction du Livre et de la Lecture, a fait honneur de sa présence.

    Avec des grandes figures comme David ABOUEM A TCHOYI, Evelyne MPOUDI NGOLLE, Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Faustin MVOGO, Albert Thierry NKILI ABOU, NKONO ATEBA…, cet événement qui se veut gage du multilinguisme, du multiculturalisme et bassin pour tous les genres littéraires, voit à l’horizon tous les paris de cette édition gagnés.

    QUELQUES PLUS DE LA DEUXIÈME ÉDITION

    Les distinctions :

    De moins de dix à l’édition dernière, cette édition a reçu plus d’une vingtaine de propositions. Rappelons que ces distinctions sont de deux catégories : les dignitaires de la plume et les dignitaires Honoris Causa. Pour une dizaine de distingués à la dernière édition, seuls cinq acteurs du livre le seront cette fois.

    Les participations :

    Ouvert uniquement aux auteurs édités au Cameroun à la première édition, le GPLMC a ouvert ses bras aux auteurs de la Diaspora. Pascal BEKOLO BEKOLO confiera d’ailleurs que plusieurs textes dans ce sillage ont été enregistrés.

    Un mois d’attente, voici ce qui nous reste pour vivre le grand moment qui dévoilera le deuxième GPLMC – Djaili Amadou Amal étant l’auteure primée à la première édition, les cinq dignitaires et le cocktail littéraire qui sera bu le 09 mai 2024, à la salle des convivialités du Musée National.

    Pauline ONGONO







  • D-LIVRE : Jordan TEGOUDJON, auteur camerounais


    (…) ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.


    Jordan TEGOUDJON, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Bonjour et merci pour l’occasion offerte. Avant toute chose, je suis un étudiant camerounais de 24 ans. Je suis inscrit en lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, en cycle de doctorat. En ce moment, je prépare une thèse qui porte sur la poétique romanesque de Léonora Miano.

    En licence 3, j’ai commencé à mettre en pratique le cours sur L’esthétique du théâtre ; cours dispensé depuis le niveau licence 2. Je me suis mis à l’écriture des pièces de théâtre. J’en compte à ce jour plus de six, dont trois éditées suite à des concours.

    Dans cette continuité, je m’exerce dans l’enseignement en tant que vacataire. Donc, à l’heure actuelle, je me définis comme un doctorant qui fait des vacations et suis écrit des pièces de théâtre et des scénario.

    Vous êtes auteur de livres et scénariste. Avez-vous un procédé d’écriture particulier quand vous écrivez ? (Des petits rituels, techniques, etc.)


    Je répondrai en deux volets. Le premier est du ressort du théâtre. Au départ, l’acte d’écriture n’était pour moi qu’un moyen de savoir si je suis capable de rendre compte des enseignements reçus à l’université. À cette époque, mon écriture était quasiment prescriptive. Autrement dit, ma technique d’écriture résidait dans les règles d’écriture du classicisme. À ce jour, je n’ai plus la même méthode d’écriture.

    Un : je m’inspire plus et davantage des œuvres camerounaises pour écrire les miennes. Deux : je conçois mes livres comme mon mémoire ou ma thèse, c’est-à-dire que j’ai tout un schéma scripturaire que j’élabore. Trois : je ne me mets point à écrire si je ne connais pas déjà la fin de l’histoire.


    Le second volet. Moi, j’ai trouvé qu’il n’existe qu’un pas entre le théâtre et le scénario. C’est la raison pour laquelle j’ai su (je dirais) mieux glisser de ce texte à un autre. La méthode d’écriture demeure la même. Toutefois, ici, je suis plus libre. Il n’y a aucune contrainte (vraisemblance, bienséance) et j’expose librement mon imagination.

    Parlant de livre, vous êtes, avec la pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère » qui paraitra bientôt, le lauréat de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Nuit noire : vérité mensongère » : de quoi s’agit-il ?


    Il s’agit d’une affaire de tradition qui a viré au cauchemar. Sous-estimant ici l’importance de la tradition, Démanou refuse de faire un rite en l’honneur de son arrière-grand-mère. Plusieurs années après, sa fille Nongni voit son ventre prendre du volume. Contrairement à ce que tout le monde pense, elle n’est pas enceinte. Elle est vierge. Toutefois, il apparait que le responsable de son état est une personne proche d’elle.

    Racontez-nous votre aventure OSÚ, ce prix littéraire que promeut les Éditions ECLOSION


    Le Prix Littéraire OSÚ est très jeune. Pour le moment, il est encore à sa troisième édition. J’en entends parler lors de sa première édition. L’envie de postuler avec ma pièce « Ose, si tu oses… » était grande, mais je ne l’ai pas fait. Toutefois, je suivais l’actualité de ce concours. L’année qui suivait, j’ai complètement décidé de me lancer. Je l’ai fait avec ma plus récente pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère ». Et j’ai été lauréat dans la catégorie Théâtre.
    C’est un prix que je respecte énormément. Il m’a permis d’être en contact avec Éclosion, avec Madame Christelle NOAH. J’ai vécu des choses inédites dans ma vie, grâce à ce prix. Il faut le préciser, ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.

    En tant qu’auteur et scénariste, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Tout d’abord, le talent se travaille. Un talent qui n’est pas forgé demeure un don qui meurt lentement. Ensuite, après l’avoir forgé, il faut le manipuler tout en faisant ressortir une originalité. Une fois cela fait, ce talent doit être confronté à d’autres domaines équivalents. L’optique étant d’être toujours maintenu au même niveau (minimum) que les autres.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Lorsque je regarde les écrivains comme Léonora Miano, Calixthe Beyala, Djaïli Amadou Amal, Patrice Nganang, etc. qui se sont démarqués (parlant des prix reçus) par leurs productions littéraires, lorsque je vois le nombre de dramaturges camerounais présélectionnés à quelques éditions du Prix Rfi Théâtre, je suis animée par deux réflexions : la fierté, mais surtout, le travail acharné. On n’est pas gagnant du Prix RFI Théâtre par hasard. On n’a pas de hautes distinctions littéraires par chance. On les a par le travail. Et moi, tout jeune en écriture, je comprends que je n’ai encore rien fait. La scène littéraire camerounaise actuelle me dit que je devrais également travailler pour rendre fière la littérature camerounaise. Contribuer aussi à son émergence.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE : NDAM BENDIA Aminatou, auteure camerounaise


    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi.


    Aminatou NDAM BENDIA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Aminatou NDAM BENDIA ou encore Amina NDAM. Je suis une jeune auteure camerounaise originaire de l’ouest, dans le département du Noun ; je suis née dans cette localité et j’y ai eu un début d’enfance.
    J’ai toujours été une personne très réservée, alors je parle très peu avec la langue. Les lettres ont été mes meilleurs moyens d’expression. Autant passionnée de lecture que d’écriture, je suis l’auteure du roman  » Réalités Épineuses  ».

    Avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Il n’y a pas de procédé fixe, je dois dire. Quand je ressens le besoin d’écrire, je me lance directement. Si je suis dans un environnement non favorable, je note mon idée dans mon carnet de notes électronique. Ce mot sera mon déclic pour une belle inspiration quand j’écrirai. J’ai juste besoin de calme et de concentration, pour que ma plume se libère. instantanément.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Réalités épineuses » qui paraîtra bientôt, troisième prix spécial de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Réalités épineuses », de quoi s’agit-il ?


    « Réalités Épineuses », c’est une toute une histoire culturelle qui se mêle à l’amour. Ce roman nous présente les rouages de la société africaine en général, celle du Cameroun en particulier ; cette société où le mariage exogamique peine encore à immerger.

    L’intrigue tourne autour de Dassihara Pekassa, une jeune femme Bamoun, musulmane et cultivée qui peine à trouver un époux à cause de son « long crayon » et de ses sentiments vis-à-vis d’un homme qui n’est pas de sa tribu. Elle fera l’erreur de croire que l’amour suffit ; pourtant les difficultés seront nombreuses sur son chemin : la plus grande de toute venant de l’être le plus important du peuple.


    « Réalité Épineuses » est un métissage culturel qui est pour les unions intertribales, mais qui prône la connaissance et la maîtrise de la situation avant de s’y engager.

    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, le prix littéraire promu par les Éditions ECLOSION


    Mon aventure avec OSÚ est tout simplement SURPRENANTE. Je ne m’attendais pas à aller si loin avec ce concours, car j’étais sceptique.
    OSÚ m’a apporté la motivation qui me manquait pour ce premier roman. Ayant découvert le prix littéraire OSÚ sur Facebook, j’ai voulu tout de suite participer, mais il se faisait déjà tard pour moi. Alors, j’ai patienté pour la deuxième édition. Ma joie fut grande d’apprendre que j’étais nommée dans ma catégorie et heureusement pour moi, je suis sortie de là avec le « troisième prix spécial ».

    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi. Ce qui m’a le plus captivée avec OSÚ, c’est le point essentiel qu’ils mettent sur la valorisation de la culture africaine en général, et camerounaise en particulier. C’est ce dont nous avons vraiment besoin.
    Alors je ne peux qu’encourager cette belle initiative d’OSÚ, tout en les remerciant pour cette opportunité qui marquera à jamais ma vie.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ici, il y a tellement de conseils qui semblent clichés, mais c’est ce qui est réel et nécessaire. Je leur donnerai comme premier conseil d’écrire sans se demander s’ils seront lus ou publiés un jour ; l’opportunité est imprévisible et il faut être prêt à tout moment.
    Comme deuxième conseil, je leur dirai d’avoir des convictions. Dans ce choix de passion, nous faisons face à un entourage austère et hostile, alors il faut être convaincu de ce qu’on veut pour continuer dans cette lancée.
    Et pour finir, il faut lire, lire et lire. La lecture est le moyen par excellence d’évolution pour un auteur en herbe.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Le regard que j’ai de la scène littéraire camerounais actuellement est grandiose. Je découvre de plus en plus de jeunes auteurs qui ont tous quelque chose à dire et à partager. Aussi nombreux qu’ils soient, c’est un avantage pour notre scène littéraire, car toute les connaissances se trouvent dans des livres et même après eux, ces connaissances seront utiles.

    Propos recueillis par P.O.




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