Catégorie : éducation

  • « Le bal des sept collines » de Grégoire NGUEDI en dédicace à la Fondation Tandeng Muna de Yaoundé : Expérience de lecture de Pauline ONGONO

    Mesdames et messieurs, soyez les bienvenus au bal des sept collines, cette piste de 148 pages qui a paru chez L’Harmattan Cameroun en 2023.

    Grégoire NGUEDI, l’auteur du roman « Le bal des sept collines », qui nous a réunis le 29 novembre 2024 à la Fondation Tandeng Muna, était déjà l’auteur de cinq romans ; une fièvre d’écrivain qui a fait exploser le thermomètre en 2010, avec son premier roman intitulé « La destinée de Baliama ».

    « Ignorants que vous êtes (…) le cameroun ne remportera jamais la Coupe d’Afrique des Nations à domicile, que ce soit dans le nouveau stade d’Olembé ou dans le grand stade qui jusqu’à ce jour, souffre d’avoir un nom variant. Des fois, on l’appelle stade de Mfandena ou stade Omnisport, d’autres fois, c’est le stade Ahmadou Ahidjo, encore d’autres fois, c’est le stade Paul Biya. Quel est finalement le nom de ce stade ? » P.16

    Lewis-Henry, le personnage principal de ce roman, était stupéfait lorsqu’il entendît cette phrase, cette nuit-là, alors que le Cameroun, et Yaoundé en particulier, était excité à l’idée d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Et comment ne pas être pris de stupeur, quand une telle affirmation était lancée là, au Bar des champions, cet espace de réjouissance implanté face au stade sans nom fixe et dans lequel l’effervescence de la Coupe d’Afrique des Nations à venir était particulière ? Comment ne pas l’être, quand celle-ci était dite par cette vieille femme, Iwam Minga, cette centenaire dans son expression française soutenue, cette femme que la vie avait rendue acariâtre, cette femme qui était en colère contre tous, cette femme qui réclamait justice à la suite de son père, pour sa famille, depuis des décennies ? Comment ne pas l’être quand chaque férue de football espérait que la coupe porte le nom du Cameroun afin de laver la honte de l’édition de 1972 ?


    Ce soir-là, Lewis-Henry, jeune et bel homme, ne voulait que deux choses à son arrivée au Bar des champions : se saouler la gueule et convaincre une belle de partager sa nuit. Il était le mouton noir de sa famille et avait l’impression qu’il n’était à sa place nulle part. Il repéra une belle, mais avait l’impression d’essayer d’attraper un silure. Les minutes qui passèrent lui donnèrent l’impression que les énergies réunies n’étaient pas d’humeur à la rigolade. Iwam Minga confirma ses appréhensions assez vite : le stade sans nom fixe est sous le joug d’une malédiction ancestrale et le pays n’y remportera jamais une competition majeure, sauf réparation. Cette déclaration et l’explication des faits que vous lirez de la page 16 à la page 24, troublera Lewis-Henry au plus haut point. Il décide d’en savoir plus le lendemain.

    Le lendemain, malheureusement, il ne retrouve pas Iwam Minga ; heureusement, il revoit son silure de la veille, sa belle à la « cambrure insolente », comme vous le lirez à la page 13.
    Sa Belle s’appelle Afiri Amvoue, elle est doctorante en histoire et ses travaux l’obligent à étudier l’histoire de Yaoundé, obligation qui l’a conduite à côtoyer Iwam Minga.

    Par la force de la conspiration et l’espièglerie de la vieille femme, les destins de Lewis-Henry et de sa Belle seront scellés. Leur amitié va peu à peu se construire et attiser l’intérêt des parents de Lewis-Henry, lui qui n’avait toujours comme amies que des filles à la tête vide.

    Au-delà des recherches académiques d’Afiri, ils vont se lancer à la quête de la vérité sur le courroux d’Iwam Minga ; d’autant plus que l’organisation de la CAN 2019 avait été effectivement reportée et que des menaces d’annulation planait comme de milliers d’épées de Damoclès.



    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on appelle la capitale politique « Ongola » ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on l’appelle « La ville aux sept collines », quand on sait qu’elle en compte plus de sept ? Connaissez-vous l’histoire des noms de ses quartiers ? Connaissez-vous la provenance du nom « Yaoundé » ? Rassurez-vous, ces mêmes questions, notre couple d’enquêteurs les avaient à bout de cervelle.


    Aidés de la documentation en leur possession, ils entameront leur enquête au quartier Briqueterie, lieu d’habitation de Afiri, où se mêlent grande pauvreté et grande richesse, où le « vivre ensemble », tant clamé aujourd’hui, est un mode de vie. « Dans ce quartier, tout le monde jonglait entre les différents patois ou langues ; ainsi, on passait souvent et sans transition du bamoun à l’ewondo, du Wolof au Haoussa (…) Le vivre ensemble était une réalité. », lira-t-on à la page 83.

    Du quartier dit Mvolyé à Olembe, ils n’auront de cesse d’être étonnés face aux révélations des Anciens. Yaoundé prendra une autre couleur à leurs yeux et des évidences de diversités selon les quartiers seront comme des lumières au bout de leurs nez. Leurs esprits seront éclairés sur les combats des pionniers de la cité politique comme TSOUNG MBALLA ou encore OMGBWA BISSOGO ; sur le nom originel de Yaoundé que vous découvrirez à la page 47 ; sur la véritable influence de la colonisation dans le changement des dénominations ; sur la chronologie des constructions des premiers édifices majeurs ; sur l’attribution des noms de quartiers ; sur le pourquoi « Ongola » – qui signifie en français la barrière ou la clôture – dont vous lirez la symbolique à la page 64 ; et la liste n’est pas exhaustive. Mesdames et messieurs, Je meurs d’envie de vous révéler toutes ces belles découvertes que j’ai faites en lisant « Le bal  des sept collines », mais alors, le bal s’arrêtera là… La lecture vous en dira donc plus.

    L’amour, les guerres tribales, la colonisation, la tradition, l’abus de pouvoir… sont autant de thèmes exposés dans les 21 chapitres de ce roman. Mais surtout, l’auteur met en exergue la déculturation chronique qui anime les populations de la cité politique et même du Cameroun en général. Car, en réalité, Iwan Minga n’en avait cure du football, elle désespérait de voir des jeunes qui s’intéressent à leur passé, pour mieux appréhender le présent.

    Lire ce roman rend son lecteur privilégié. Privilégié d’apprendre des notions enseignées dans aucun livre d’histoire scolaire.


    Loin du formalisme des essais, l’auteur nous a offert deux personnages jeunes, deux personnages prêts à être ce Fer de lance de la nation, des jeunes qui comprennent que connaitre son histoire est le commencement de la vraie vie, pour paraphraser l’auteur. D’ailleurs, le nom ewondo Afiri Amwoue qui signifie littéralement « l’amitié de confiance / l’amitié sûre », caractérise bien la jeune dame qui ne ménage aucun effort pour instaurer confiance et assurance auprès de Lewis-Henry, au cours de leurs enquêtes à travers les sept collines.


    Lewis-Henry, autrefois fier de ce prénom d’anthropologue célèbre, qui lui donnait une certaine importance, lui, l’enfant des beaux quartiers, a désormais honte de le porter, même si ses origines à lui sont à des centaines de kilomètres de Yaoundé. Il se sent un autre homme, il se sent utile, il se sent désormais réellement porteur de la mission de reconciliation d’Iwan Minga et porte parole auprès des jeunes, pour qu’ils s’imprègnent de leur histoire et soient plus respectueux des éléments qui les entourent.

    Nous ne pouvons que saluer le travail de recherche de l’auteur et le glossaire qu’il a offert tout au long du roman, permettant ainsi de rendre à la littérature son authenticité, sa diversité, son ouverture au champ des possibles des lecteurs. Et puisque « Qui dit merci en redemande », nous espérons, à travers ses prochains livres, en apprendre des autres villes.


    Pour arriver à ce changement chez Lewis-Henry, la femme joue un très grand rôle. La vieille Iwam Minga qui le choisit malgré lui pour participer à cette mission, sa mère qui resserre ses liens avec Afiri, qui, elle-même, le pousse dans tous ses retranchements en faisant éclore en lui le fils que la société attendait. On a l’habitude de dire que « La femme est la mère de l’humanité » : il ne s’agit donc pas seulement de maternité, mais de grandes influences et grandes décisions dans le monde, depuis la nuit des temps.

    La page 18 nous dit : « Pour construire votre présent et rêver d’un avenir digne, faites, de temps en temps, un tour dans le passé et essayez de le comprendre. » Mesdames et messieurs, acheter ce livre constituera, j’en suis sûre, l’un des meilleurs investissements que vous ferez cette fin d’année, car la culture n’a pas de prix ; encore plus en ce siècle qui va vite, trop vite.

    L’auteur a pensé à tous les publics. Pour les plus jeunes – et même les adultes, une bande dessinée de 53 pages découlant du livre est disponible : « Le trésor des sept collines » ; pour apporter des éléments qui ne figurent pas dans le livre, il a produit une frise chronologique de la ville ; et pour resserrer les liens familiaux ou amicaux, un jeu de société portant le nom originel de Yaoundé. Il s’agit donc d’un projet dynamique d’apprentissage par le loisir. Et ça tombe bien, les fêtes de fin d’année approchent, achetez des exemplaires auprès de toutes les librairies L’Harmattan et offrez-les à vos proches, car la lecture de  ce livre délivre.

    Pauline ONGONO



  • Dominique BUENDE présente la première bibliothèque numérique pour les universités et les lieux de savoirs en Afrique : la QuickDo-BookBox

    Après un mois de communication par ACOLITT, le 17 août 2022, Dominique BUENDE, auteur et entrepreneur camerounais vivant au Canada, a choisi le Quartier Mozart pour échanger avec les acteurs du livre, les entrepreneurs, les jeunes aspirant à l’entrepreneuriat et bien d’autres sur son livre  »LivreMentaire d’un entrepreneur À ÉCHECS » et sur sa QuickDo-BookBox, la première bibliothèque numérique pour les universités et les lieux de savoir en Afrique.

    Il s’agit d’une solution de diffusion de livres récents et appropriés dans les universités et lieux de savoir. Plus de 5.000 livres disponibles dans une borne QuickDo et consultables sans connexion internet via des QuickDo-Readers, des liseuses.

    C’était aussi l’occasion de découvrir les services numériques du CLAC Yaoundé

    QuickDo S.A.R.L. reste disponible pour tout partenariat et pour répondre à vos questions. Contact : presse@quickdo.fr

    📍 Pour bénéficier des services de ACOLITT, contactez-nous au +237690195126 et acolitterature@gmail.com

  • ACOLITT et Line Kamite au Collège Bilingue Sainte Famille de Nazareth de Nkozoa

    Line KAMITE a apporté sa contribution le 09 février 2022 au Collège Bilingue Sainte Famille de Nazareth de Nkozoa. Un échange suivi d’un atelier d’écriture par l’équipe ACOLITT.

  • BIOLITT : Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise

    Ancienne élève de l’École normale supérieure de Yaoundé et professeure des lycées d’enseignement général, Anicette Bilé Sembo Auteure , née à Sangmelima (Cameroun), est titulaire d’un doctorat en langue, littérature et civilisation françaises obtenu à l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle

    Elle a participé à des ouvrages collectifs, travaillé comme professeure de français au Lycée Charles de Gaulle et comme Maître assistant de littérature française à l’Université De Bangui et à l’École Normale Supérieure de Bangui.

    De retour au Cameroun depuis quelques années après une installation écourtée en Centrafrique, elle enseigne au Lycée français Fustel de Coulanges – Officiel à Yaoundé.

    Sa réflexion est marquée par les rencontres, la découverte de l’autre et les rapports qui en découlent.

    « Almoyan » est son premier roman. Il coûte 5000 FCFA et est disponible :

    📌 A YAOUNDÉ

    • Librairie des Peuples Noirs (montée SNI)
    • Éditions Ifrikiya (nouvelle route Nkolbisson)

    📌 A AMBAM
    L’Escapade de la Vallée (face hôtel de ville)

    📌 A EBOLOWA
    Nulle part ailleurs (près du lac municipal)

    💥 Une note de lecture de « Almoyan » ici ⤵️




  • BIOLITT : Bibiche KOUND, auteure camerounaise

    Bibiche KOUND est originaire de la région du littoral, résidant dans la ville de Douala au Cameroun. De père Banen et de mère Douala, elle est l’aînée d’une famille de plusieurs enfants. Très tôt passionnée de lettres en général et d’écriture en particulier, elle se met à écrire dès l’âge de 13 ans. Elle écrit des chansons mais tient également un journal intime.

    En 2006, elle obtient son baccalauréat littéraire et fera des études de droit, de communication et de ressources humaines. Elle est titulaire d’un Master en gestion et riches de plusieurs autres formations.

    Bibiche KOUND a tour à tour occupé les postes de responsable RH adjointe à Landlady, d’agent de numérisation à Émodoc pour PERENCO, et de conseillère commerciale à PCCI pour MTN.

    Gestionnaire de formation, Bibiche KOUND est entrepreneure, conférencière, communicatrice et écrivaine engagée.

    Auteure de deux livres, le premier intitulé Libre, un roman préfacé par le Pr Jean BAHEBECK, dans lequel elle parle de l’épineux problème de la santé mentale à travers des sujets tabous tels que : le viol, l’abus parental, le divorce, la dépression, pour ne citer que ceux-là ;
    le second, un roman intitulé L’Afrique
    en larmes qui a remporté le premier prix spécial roman au prix littéraire OSÙ en février 2023. Elle a récemment achevé l’écriture de deux autres livres dont un recueil de poèmes, qui paraitront très prochainement.

    Passionnée d’écriture et de lecture, de cuisine et de musique, de natation et de voyage, de beauté et de l’être humain, Bibiche KOUND est une véritable passionnée dans l’âme.
    Cette femme dynamique, sociable et résiliente est l’heureuse maman d’une adorable fille.
    Consciente des ravages que cause la dépression en particulier ainsi que les maladies et troubles mentaux en général, elle a fait de la santé mentale son cheval de bataille. Elle accompagne les personnes à avoir une bonne santé mentale et à se libérer de leurs traumas.

    Sa phrase fétiche: « Prenez soin de votre santé mentale »


    Un livre traduit est un livre qui a plusieurs vies. ACOLITT l’a compris et s’applique, de manière naturelle, à traduire vos textes.
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com




  • ATELIER D’ÉCRITURE : L’art de la description : les personnages, les lieux

    𝐃𝐎𝐍𝐍𝐄𝐑 𝐔𝐍 𝐀𝐓𝐄𝐋𝐈𝐄𝐑…

    Voilà ce que je fais chaque jour… Il y a toujours quelqu’un qui m’appelle ou m’écrit pour apprendre quelque chose sur l’écriture, la lecture, l’analyse, la traduction littéraire, la relecture, etc.

    Et, pendant une heure au moins, nous allons explorer les contours de sa préoccupation… J’aurais pu me dire déjà habitué à l’exercice depuis le temps que je le pratique, mais il n’en est rien… Chaque atelier est unique même si je tombe cent fois sur la même question…
    L’erreur à éviter, c’est la routine, ce copier-coller qu’on applique à chaque fois qu’une préoccupation revient… Bien qu’étant de la même personne, son contexte est nouveau, alors il faut s’adapter à la donne nouvelle… L’état d’esprit présent…

    La Créativité est aussi folle qu’imprévisible, et les auteurs, surtout eux, sont mus par une sensibilité qu’il faut être capable de distinguer dans la meute affamée au cœur de leurs attentes… Si trop vite on s’avance sur leur territoire, parce qu’on pretend avoir déjà la réponse, on se fait aussi vite déchirer… Si ailleurs on va emprunter un esprit pour essayer de répondre aux attentes, il faudrait alors savoir que les auteurs aussi sont passés par là… Ils ont lu les mêmes conseils, et n’en ont presque rien tiré…

    𝑼𝒏 𝒂𝒕𝒆𝒍𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝑪𝒓𝒆́𝒂𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕𝒆́ 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆…
    C’est encore moins une relation maître-élève, dans laquelle l’on n’a de mot à dire que si c’est pour célébrer le savant qui vient faire l’honneur de partager ses incontestables connaissances…
    𝐸𝑛 𝐶𝑟𝑒́𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́, 𝑜𝑛 𝑛’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠… 𝑂𝑛 𝑠𝑒 𝑚𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎̂𝑚𝑒… Là est la clé de la préparation d’un atelier…

    Une vieille connaissance du Livre m’a un jour demandé pourquoi je reste souvent silencieux pendant des heures… Il l’avait appris de quelqu’un qui m’était intime… Je lui ai répondu : << J’écoute >>… << Quoi ? >> a-t-il fait, surpris…
    Je lui ai souri derrière ce petit conseil : << Quand tu ne poseras plus cette question, tu entendras >>…
    Mon maître de Kung-fu m’a donné ce conseil il y a 23 ans : << Si tu veux quitter ton lit tous les jours à 5h du matin pour venir m’imiter, reste couché >>… Et depuis j’écoute, les silences surtout… et j’entends ce qu’on ne dit pas, je vois ce qu’on ne montre pas…

    Acolitt, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝐿𝑖𝑡𝑡𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒…

    Je ne donne pas un atelier parce que je sais d’avance, mais juste parce que je deviens chaque apprenant devant moi… A la fin, chacun de nous repart vers sa propre voie, l’âme un peu moins encombrée…

    Ray « The Ghost » NDEBI




  • WORD : Ami-Ennemi (?)

    Qu’il est loin le temps où l’on se fiait à la grammaire et l’orthographe acquises avec assiduité et attention, ce temps où la tête et la main d’un auteur produisaient sur une feuille de papier ces mots dont elles avaient la forte connaissance… Aujourd’hui, c’est l’ère de l’ordinateur, du clavier et de l’incontournable logiciel de traitement de texte : Word !

    Bien entendu, le confort d’écriture est incomparable de nos jours et il y a de plus en plus d’auteurs… Mais comme tout logiciel, Word demeure très réduit, comparé au cerveau humain qui sait se mettre en situation, s’adapter au changement et surtout percevoir les mille nuances d’une expression.

    Les textes comportent de plus en plus de fautes (appelez « coquilles » ces œufs de dinosaures, si cela peut consoler) alors qu’il y a de plus en plus d’écoles, d’enseignants et de livres de grammaire et d’orthographe disponibles ; en grande partie, on le doit à la confiance absolue que certains auteurs ont placée en cet outil numérique. Il suffit de voir Word souligner un mot pour qu’on s’alarme et aille valider la proposition. Ce fameux clic droit qui sait trahir et égarer l’auteur.

    Alors, faisons simple et retrouvons nos bonnes vieilles habitudes, puisque Word n’a pas, jusqu’à présent, un cerveau de K-2000 (perception des nuances et adaptation aux formes improbables).

    💡 Ayez toujours près de vous un dictionnaire et un livre de grammaire.

    💡 Relisez intégralement la phrase dont un ou plusieurs mots sont soulignés ; très souvent, Word ne considère que les mots directement liés à l’élément souligné pour proposer un accord…

    💡Quand vous avez des phrases où les sujets sont éloignés des verbes ou alors de leurs participes passés, tâchez de vous en souvenir ; Word est paresseux, il ne cherchera pas loin !

    💡 Un mot que vous connaissez si bien est souligné en rouge ? Relax, le dictionnaire de votre Word n’est pas à jour. Toutefois, vérifiez l’orthographe dans un dictionnaire classique avant de l’ajouter dans celui de Word…

    💡 Word vous propose une explication pour une « faute » dans votre texte ? Fiez-vous plus à votre livre de grammaire ou à vos leçons du CE1.

    💡 Dans le volet « Révision », soyez très attentif, n’allez surtout pas valider tout ce qui vous est offert ; lisez très bien les règles proposées…

    💡 Gardez à l’esprit, surtout vous, cher poète, que Word ne sait rien des acrobaties de votre esprit ; vos tournures, parfois très fantaisistes mais honnêtes, ne sont pas intégrées lors de sa programmation…

    Une seule chose demeure, il n’existe pas encore de logiciel capable d’écrire, et surtout de comprendre mieux que vous. Néanmoins, assurez-vous de comprendre déjà ce que vous écrivez et comment vous l’écrivez. Laisser la responsabilité de votre texte à un logiciel, même  » de dernière génération « , équivaut à laisser un mouton aveugle guider un aveugle dans une ville folle.

    Il en est de même des autres logiciels : traduction, relecture, poésie, roman, nouvelle… Peu importe l’utilisation que vous en faites, veillez à vérifier la crédibilité du résultat ! Faites-vous relire par un œil aguerri au domaine, surtout pas par un professionnel aux milles logiciels.

    Le plus grand et le plus puissant logiciel, c’est le cerveau !


    Acolitt est votre œil aguerri.

    Nous contacter : acolitterature@gmail.com




  • L’ECRIVAIN AFRICAIN, QUI EST-CE ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…