Catégorie : éducation

  • BIOLITT : Sophie ENGOME, actrice culturelle camerounaise

    Sophie ENGOME est…

    • Fondatrice du Groupe Scolaire Bilingue Juniors, école maternelle et primaire inclusive située à Odza,Yaoundé – Cameroun.
    • Fondatrice du Centre Juniors qui regroupe une crèche, une bibliothèque et propose plusieurs activités ludiques.
    • Présidente fondatrice de l’association Light Up œuvrant dans la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation de handicap et de leurs familles.
    • Coach parental dans l’accompagnement des familles vers une Parentalité Positive et Épanouie (PPE).
    • Fondatrice de la Bibliothèque Juniors ouverte au public
    • Autrice des BTC NOTEBOOK Parents et Juniors
    • Artisan dans l’ âme s’ exprimant à travers sa marque Afrolifestyle.
    • Marraine de L’Association Camerounaise pour les Nations Unies (ACNU) dans le cadre de la promotion de la jeunesse.




  • COMMLITT : APPEL À CONTRIBUTIONS – L’ECRIVAINTOLOGIE : DES REGARDS CRITIQUES ET DES PERSPECTIVES


    I. De l’écrivain à l’écrivaintologue : des éléments d’un manifeste littéraire


    L’écrivaintologie s’évertue à se faire cerner à travers l’univers riche des approches de la littérature. Elle se positionne comme une étude qui pose le problème du paradoxe de la production textuelle et se définit comme une approche conceptuelle de la dis-parution de l’écrivain, autrement dit du questionnement de son effacement dans son essence créative. Science ou art de l’écriture – du point de vue littéraire et linguistique, dans un esprit proche de l’analyse du discours littéraire –, elle est une démarche qui pose la question de la fin de l’écrivain, ou tout au moins de son gommage dans le texte, et partant dans le champ social à travers son statut du faiseur d’œuvres de fiction et sa fonction sociale, voire sa créativité qui ne devient une création qu’avec le concours du personnage (qui est l’objet principal de l’analyse critique du texte) et de la réception (qui est l’instance susceptible de faire et/ou de défaire l’auteur).
    Quant à l’écrivaintologue, il désigne toute personne (scientifique ou pas) qui étudie ou applique la théorie écrivaintologique (il est donc un critique littéraire qu’on peut également qualifier d’écrivaintologiste). En outre, il peut s’agir d’un auteur (écrivain-tologue) qui inscrit ses problématiques d’écriture (de fiction ou de réflexions) dans la perspective de l’écrivaintologie (considérée, dans ce cas, comme un mouvement littéraire ou tout simplement un art d’écrire).


    L’écrivaintologie peut avoir sa place dans plusieurs domaines scientifiques, notamment dans les champs des sciences sociales et humaines. C’est le cas des sciences littéraires elles-mêmes.
    En posant la problématique de la dis-parution, l’écrivaintologie étudie l’écriture comme des traces dans le temps et dans l’espace. Par exemple, seul dans sa chambre, l’écrivain qui lit les phrases de son manuscrit pour en jauger la résonnance, ou l’enseignant qui raconte des romans à ses apprenants, bref toute personne qui oralise l’écrit dans un dessein littéraire, est peut être considérée comme un oravain. Ainsi, l’oravaintologie peut s’étendre à l’étude de la littérature audiovisuelle, à la traduction automatique, à la lecture automatique des textes numériques qui annoncent un futur « holocauste littéraire ». Au fond, de plus en plus, le monde de l’écriture s’oralise et se vocalise. Il s’agit d’un retour aux sources. Une grande partie des sociétés africaines n’avaient pas d’écriture, car elles étaient monolingues. En effet, l’écriture nait et se développe dans une aire linguistique plurilingue. Elle sert plus à la traduction qu’à la transmission des connaissances. L’écriture n’est qu’un support informatif, c’est l’oralité qui est le socle du savoir.


    Dans la perspective narratologique, par exemple, la création fictive des dialogues des personnes ou des personnages disparus pour expliquer le passé, ou pour donner des points de vue prospectifs sur l’actualité ou le futur, notamment au moyen de nouvelles technologies, peut faire (re)naitre le personnage fictif, romancé, réinventé. C’est le cas de l’auteur Giuliano Da Empoli dans Le Mage du Kremlin. Il est bien de noter l’émergence de la « littérature de la rumeur » qui substitue le vrai par le vraisemblable. Bien souvent, il y a transposition du réel dans l’univers fictionnel. Parfois, d’un point de vue du droit, les plaintes contre les auteurs ou les soupçons sur la disparition d’un écrivain (comme Pablo Neruda) font du personnage d’écrivain une personne juridique.


    En plus de la géographie ou de la géologie imaginaires des mondes disparus et engloutis, l’étude des textes et des écrits, où des récits comme des contes ou des fables racontent les histoires des ogres et autres monstres (présentés généralement comme imaginaires et fictifs), peut faire appel à la biologie de la résurrection (qui s’intéresse à la dé-extinction) pour mieux prendre les œuvres littéraires comme des fossiles préhistoriques.


    Il y a quelque chose de « sacré » chez l’écrivain avec son paradoxe d’absence et d’omniscience. La célébrité posthume de l’écrivain ou la construction de son image de marque se profilent autour des visées économiques du marketing. Dans un presque sens théologique, on rapporte que certains vers de Victor Hugo sont pris pour des versets et que les trouvailles des traces d’Antoine de Saint-Exupéry sont en quelque sorte des reliques. On peut également évoquer le cas de la panthéonisation des écrivains illustres « immortalisés ». D’un point de vue sociologique ou anthropologique, il est nécessaire de se pencher également sur les questions des croyances non basées sur l’écriture, ou sur les textes ésotériques d’initiation dans les rites africains.
    Fait réel ou imaginaire, l’absurde phénomène de l’écrivain réincarné, qui fait de l’inspiration une métempsychose, permet la « résurrection » d’un auteur dans un autre. Par ailleurs, la question des inspirateurs ou des précurseurs comme les préromantiques peut aider à éclairer des zones d’ombre. A cet effet, est illustratif l’exemple de la martiniquaise Paulette Nardal qui est le précurseur du mouvement de la Négritude de Césaire, de Senghor et de Damas, en créant dans les années 30, à Paris, La revue du monde noir.


    Le récit pariétal contenu dans l’art rupestre est un patrimoine qui traduit des sociétés disparues. Il revêt un grand intérêt historique, archéologique, paléontologique ou philologique. Des textes anonymes ou écrits par des pseudonymes ou dans des langues mortes peuvent être d’une importance capitale. A l’inverse, la technologie de la fictionnalisation (à l’image des romans-fiction de Jules Verne) apporte son concours en étudiant des passages illisibles ou détériorés par l’usure du temps.
    Certains anciens manuscrits font l’objet de l’exégèse et de la linguistique, en plus de l’étude des langues mortes. Dans les domaines des sciences du langage, l’écrivaintologie s’inscrit dans le champ de l’analyse du discours, mais aussi de la stylistique, de la rhétorique. Elle porte un intérêt linguistique de la transcatégorisation grammaticale comme « pantalon », « polichinelle », « tartuffe », « dulcinée», « pimbêche ». En outre, on note que « rocambolesque » vient de Rocambole, « gargantuesque » de Gargantua, ou « ubuesque » d’Ubu.
    Les mathématiques peuvent démontrer des problèmes écrivaintologiques. Aussi, le plagiat (ou encore : la fausse citation, les mots abusivement attribués à un auteur, les extraits subversifs ou parodiques, l’invention d’un auteur inexistant) peut s’expliquer avec l’équation : + 1+ – 1 = 0, autrement les deux auteurs s’annulent. L’équation des textes oraux peut être : X x 0 = 0, autrement, un texte appartenant à la communauté n’est pas la propriété du griot. On peut se pencher sur la vive polémique du prix Goncourt de 1919 qu’a remporté le roman de A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust avec 6 point sur 4 contre Roland Dorgelès, auteur de Les Croix de bois. Que penser du paradoxal écrivain Emile Zola qui a raté le baccalauréat et l’entrée à l’Académie française, mais qui était un auteur prolixe en lettres, alors qu’il était un arithmomane ? La problématique arithmétique de la littérature, à côté du roman fleuve, s’invite à la curiosité du nombre de livres écrits par un seul auteur en interrogeant la routine d’écriture. A cet effet, que penser d’Honoré de Balzac qui écrit trois livres par ans à coup de plusieurs dizaines de tasses de café pour « honorer » ses dettes ?


    Au demeurant, l’écrivaintologie peut convoquer plusieurs disciplines scientifiques. Au fond, cette question shakespearienne « Etre ou ne pas être ?» n’a pas pris de ride dans ce monde contemporain où le paraitre se substitue bien souvent à l’être. Etudier un écrivain, c’est poser la question de la conscience qui accompagne son essence et son existence. La conceptualisation devrait être aussi courante que nécessaire. Il serait mirifique d’imaginer l’avènement d’un concept comme suit :
    L’écrit vint tôt, l’eau gît, l’écrivaintologie
    vise à faire de cette eau une encre noircie
    et le bois du feu de la veillée littéraire du soir devient
    les feuilles de papier qui portent des idées et des biens
    A côté de ce quatrain aux traits humoristiques, l’écrivaintologie possède un lexique assez rébarbatif : anamorphose littéraire, ancrage discursif, autaire, corps scriptural, dépersonnage, dis-cours, dis-parution, ublier, écrivaintologie renversée, écrivain raté, encre, encrologie  écréature, écrivance, littérance, lettrature, intelliture, interlittérarité, oravain, vivain, négriturance, agorature, manuscrature, profiliture, techte, featuring littéraire, miroiture, personatialité, personnaire, personnage écrivain, personnage-écrivain raté, écriveur, scriptologie, syllogorrhée, tété-scripturalité, trans-écriture, nécritologie. Cependant, avec des textes d’applications, chaque concept peut trouver sa place dans l’édifice de la critique de la littérature.


    II. La problématisation de l’écrivain contemporain : la place de l’écrivaintologie dans les sciences modernes


    La réflexion critique et satirique, la transmission des connaissances, l’expression artistique, l’influence sur l’opinion publique, etc. sont, entre autres : les fonctions régaliennes de l’écriture et des écrivains. La prolifération des possibilités éditoriales donne naissance à plusieurs écrivains de plus en plus prolifiques, ce qui fait surgir sur la scène littéraire des écriveurs qui, à travers leurs écritures, jouent un rôle crucial et essentiel dans la société. Ils nourrissent l’âme et l’intellect, ils stimulent la réflexion critique à travers la cogitation, ils enrichissent la culture et l’ouverture d’esprit, ils produisent des effets très puissants sur la société. C’est la raison pour laquelle, Abdellah Taïa pense : « L’écriture est le gardien de la mémoire de l’humanité ». Victor Hugo estime qu’un poète est un monde enfermé dans un homme. En effet, avec l’avènement du numérique, le monde connait de profonds bouleversements. Les moyens de communication à l’ère numérique ont chamboulé les tendances sociales sur tous les plans. Des changements importants ont affecté la manière dont l’écriture est pratiquée, diffusée et perçue.
    L’avènement des médias socio-numériques, des blogs et des plateformes en ligne est devenu un offertoire de nouvelles possibilités d’expression et de publication pour les écrivains. Toutefois, cette révolution a également posé des défis majeurs en termes de qualité, de légitimité et de visibilité. Il en est de même de l’autoédition, par exemple, qui remet en cause les mécanismes et les techniques traditionnels de publication et de diffusion des ouvrages. Ce qui précède permet ainsi d’interroger la place de l’écrivain dans la société contemporaine émaillée par l’hyper technologie. Allant dans la même veine, la prolifération des supports de lecture et d’écriture, tels que les smartphones, les tablettes et les liseuses, a modifié les pratiques de lecture et a eu un impact sur la façon dont les textes sont conçus et perçus. L’écriture hyper et intertextuelle, la publication collaborative et la viralité des contenus ont transformé la nature de l’écriture et de l’écrivain. Cela a également permis l’émergence de nouvelles formes de littérature, d’écriture et de créativité scripturale.


    Le concept de « l’écrivaintologie » est également mis à l’épicentre de la réflexion de nouvelles problématiques de la création littéraire. En effet, l’écrivaintologie est la science de l’écriture qui s’intéresse à la problématique de la nature de l’écrivain, de son essence, de son effacement (dis-parution, c’est-à-dire à la fois sa parution et sa disparition), de son positionnement énonciatif. Cette approche discursive du texte littéraire interroge « l’authenticité », « l’identité », « la créativité », le statut » de l’écrivain. Il s’agit en effet de la reconnaissance de l’importance de la dimension introspective et réflexive dans le processus de création littéraire. En réalité, écrire c’est aussi se questionner sur soi-même en tant qu’écrivain ou écriveur, sur sa place dans le monde et sur le sens et l’essence de son existence. L’écrivaintologie propose ainsi d’explorer les différentes dimensions identitaires de l’écrivain.


    Cette conceptualisation de l’écrivain est ainsi une perspective pluridisciplinaire qui met en lumière le lien étroit entre la vie de l’écrivain et son œuvre avec prédilection sur l’importance de l’auto-analyse, de l’extra analyse, et de l’introspection dans le processus de création littéraire. Le point focal des préoccupations écrivaintologiques est la place de l’écrivain dans la société, sa position par rapport à son public et sa contribution à la construction, à la reconstruction et à la co-construction de l’identité culturelle et artistique.


    La problématique de l’écriture sous toutes ses formes mettrait en relief tous les domaines gnoséologiques. Cette thématique concerne la littérature, les sciences du langage, la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les sciences du patrimoine, l’art, l’archéologie, l’histoire, la philosophie, l’épistémologie, le droit, etc. Les axes suivants, non exhaustifs, peuvent fédérer des études conduites dans cette perspective.

    Axe 1 : l’écriture littéraire et l’écrivaintologie
    – l’effacement, la substitution et le renouvellement de l’écrivain, du livre et du lecteur ;
    – les représentations sociales dans l’écriture littéraire, la construction des personnages et des univers fictionnels ;
    – la dis-parution : le livre à titre posthume, les textes anonymes, le plagiat en littérature, les pastiches, la pseudonymie ;
    – l’intertexte, la citation, l’intertextualité et la polyphonie énonciative face au marquage idéologique et idiosyncrasique ;
    – les influences culturelles et socio-historiques sur la production littéraire ;
    – l’impact des nouvelles technologies sur l’écriture littéraire : l’étude de l’utilisation des réseaux sociaux, des blogs et de l’auto-édition sur la création littéraire ;
    – les enjeux sociologiques, politiques et linguistiques liés à l’écriture inclusive dans la littérature contemporaine ;
    – l’écriture et le genre à partir d’un regard sur les différentes formes d’écriture et de narration utilisées par les écrivains pour questionner et déconstruire les normes de genre ;
    – l’écriveur et son public, du pacte scripturaire à l’horizon d’attente : l’analyse des stratégies d’écriture mises en place par les écrivains pour s’adresser à un public diversifié et pour créer un lien avec celui-ci ;
    – le personnage-écrivain et l’écrivain-personnage ;
    – la problématique de l’auteur dans la littérature orale ;
    – la littérature numérique et la littérature numérisée : les enjeux et les perspectives ;
    – la littérature numérique et les problématiques écologiques, etc.

    Axe 2 : l’écrivain comme objet et sujet des sciences et technologies  
    – la vulgarisation scientifique, la compréhension des connaissances scientifiques, l’accessibilité, la diffusion et l’exploitation des résultats et les découvertes scientifiques dans les universités camerounaises ;
    – le discours et les représentations autour de la science ;
    – l’écriture collaborative en sciences : l’analyse des dynamiques d’écriture collaborative dans le cadre de la rédaction d’articles scientifiques, en s’intéressant aux nouveaux outils et modes de collaboration ;
    – les enjeux de la publication scientifique : l’étude des enjeux liés à la publication d’articles scientifiques, en particulier en ce qui concerne l’évaluation par les pairs, l’accès ouvert aux publications et l’impact de la publication sur la carrière des chercheurs ;
    – l’écriveur scientifique et l’engagement : analyse de l’engagement des écrivains scientifiques dans la transmission des connaissances, la défense de la recherche et la sensibilisation aux enjeux scientifiques contemporains ;
    – l’écriture scientifique comme écriture normative ;
    – la problématique de l’éthique dans la science : la question du plagiat ;
    – la problématique de l’auto plagiat et du plagiat IA ;
    – la problématique des théories scientifiques nées en Afrique : la perception universelle et perception par les Africains, états des lieux ;
    – la science et la justice cognitive ;
    – l’auteur traducteur et sa posture scientifique ;
    – l’écrivain machine, la machine écrivain : un regard sur l’intelligence artificielle ;
    – l’exploration des pratiques d’écriture digitale et multimodale : les blogs, les podcasts ou les productions transmédias ;
    – l’analyse des dimensions thérapeutiques de l’écriture expressive : développement personnel, coaching et soin psychologique ;
    – les enjeux sociopolitiques de l’écriture engagée et les formes d’expression militante et militantiste : discours contestataires et pratiques de résistance à travers l’écriture ;
    – l’écriture et les neurosciences : les processus d’écriture, de lecture et de création littéraire, rapport entre la science et la création littéraire.

    Axe 3 : l’écrivaintologie et les sciences de la communication et de l’information 
    – l’impact des nouvelles technologies sur le journalisme du marketing du livre : les nouveaux formats de narration, l’utilisation des réseaux sociaux ou les défis éthiques liés à l’information en ligne, les stratégies de construction du discours médiatique ; 
    – l’étude des processus de professionnalisation et de déontologie : les normes, les pratiques et les évolutions de la profession à l’ère du livre numérique ;
    – l’éthique de l’écriture journalistique : étude des dilemmes éthiques rencontrés par les journalistes lors de la rédaction d’articles, en particulier dans un contexte de désinformation et de fausses nouvelles ;
    – les nouvelles formes d’écriture journalistique immersive : le reportage en réalité virtuelle, journalisme narratif, etc. et impact sur l’expérience du lecteur ;
    – les nouvelles contraintes de l’écriture journalistique et les nouvelles modalités de l’écriture littéraire : l’étude des contraintes liées à la rédaction d’articles pour les médias en ligne, notamment en termes de formats, de délais et de production de contenus multiformats ;
    – le rôle de l’écriveur journaliste dans la construction de l’information : les journalistes citoyens et la communication individuelle de masse ;
    – l’écriveur journaliste : « entre gombo et chantage médiatique ».
    – l’écriture et l’identité : l’écriture des écrivains issus de minorités, affirmation de l’identité culturelle, et lutte contre les stéréotypes.


    Les propositions des articles de jeunes chercheurs et des chercheurs en quête d’innovations euristiques sont largement sollicitées.
    – Date limite des propositions : 25 mars 2024.
    – Journée d’étude : 27 mars 2024.
    – Publication des articles : juin 2024.


    COMITÉ SCIENTIFIQUE : Pr Joseph Ndinda, Pr Hamadou Adama, Pr Pare Daouda, Pr Mamoudou, Pr Martin Mbengue Nguimè, Pr Abdouramane Halirou, Pr Kaïmangui Mathias, Pr Assana Brahim, Pr Falna Taubic, Pr Guemdjom Candice, Pr Ngo Eloma, Pr Amina Goron.
    Comité de lecture : Dr Amadou Farikou, Dr Lucien Bindi Ngouté, Dr Paul Yadji, Dr Moussa Adamou, Dr Abdias Mabard, Dr Landry Ngaouri, Dr Marcel Taibé, M. Bertrand Ayissi, M. Clément Maïoua.


    Adresses : Mail : assanabrahim2@yahoo.fr / adamouafagna7@gmail.com
    Numéros WhatsApp : (+237) 698 31 90 31/ 6 55 53 98 98



    POUR ACHETER L’ESSAI « L’écrivaintologie : Pour une conceptualisation de la dis-parution de l’écrivain » :

    Auteur : Pr Assana BRAHIM

    💰10.000 FCFA

    Disponible chez :

    Contact : (+237) 698319031




    ACOLITT est une association littéraire qui milite pour une littérature dynamique en Afrique. Elle est basée à Yaoundé, au Cameroun.




  • L’écrivain africain, qui est-ce ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…

    Ray NDÉBI « The Ghost »




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    Vous pouvez encore réserver votre stand au village du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Les contacts sont disponibles sur cette affiche




  • D-livre… Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise

    Bonjour, madame et merci de vous livrer à ce jeu de questions. Vous êtes enseignante et auteure d’un roman depuis 2022. Comment vous qualifiez-vous en tant qu’auteure ?


    C’est toujours difficile de se qualifier soi-même. Je dirais que ça part d’abord d’un besoin d’écrire, puis d’inviter le lecteur à regarder, avec mes personnages, un ensemble de petites choses qui nous entourent.

    « Almoyan » est votre premier livre. C’est un roman de 139 pages et dix chapitres au cours desquels des chemins se suivent, se croisent, s’entremêlent… Au-delà de la fiction, quel est l’envers du décor de ce livre ?

    L’envers du décor, c’est nous-mêmes, la manière dont nous regardons les autres, la manière dont nous nous regardons nous-mêmes, avec nos prétentions et nos faiblesses, quelques fois.

    Un building au sommet infini qui semble vouloir engloutir des enfants noirs constitue l’essentiel de la première de couverture. Une manière de présenter en image les défis et les difficultés des jeunes africains à accéder aux sommets ?

    Effectivement. Le roman vit /vibre au rythme de la jeunesse. Une jeunesse dynamique et optimiste, qui réussit grâce à l’empathie des uns et des autres. «Almoyan», c’est le triomphe de la solidarité. Et la jeunesse a tant à donner.

    En cinq points, pourquoi lire « Almoyan » ?


    – Pour lire un livre optimiste.
    – Pour lire un roman qui parle de nous.
    – Pour voir comment la fiction et la réalité se mêlent au point de nous donner l’impression de reconnaître des lieux, des personnages, des situations, etc.
    – Pour poser un regard sur les «enfants de la rue», et sur des lieux abandonnés ou ignorés.
    – Pour le plaisir de lire un roman intense et qui nous tient en haleine.

    Vous avez récemment mené un échange avec trois jeunes lecteurs, à Yaoundé, autour de « Almoyan ». Au lendemain de cet échange, avez-vous l’impression que vos objectifs d’écriture les aient atteints ?


    Je dirais oui, parce que leurs questions et leurs remarques ont montré que le roman est accessible, même aux jeunes lecteurs. Ils ont même dit qu’ils auraient préféré un autre titre au roman, au lieu de «Almoyan». C’est la preuve qu’ils ont trouvé ce roman intéressant.

    Votre dernier mot ?


    «Almoyan» est un roman qui doit être lu par tous. La jeunesse, les hommes d’affaires, les petits vendeurs de tout et de rien, les parents, les gouvernants… Tout le monde se sentira concerné.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • FESTIFOUS… Au Tchad avant le Cameroun

    Le Tchad vibre depuis hier, 10 octobre, au rythme du souffle de l’Harmattan, un festival littéraire international annuel qui regroupe plusieurs acteurs du livre autour d’un même intérêt : consolider la communauté littéraire et faire vivre le livre en Afrique.

    L’association Les fous du livre représente le Cameroun à cet événement qui souffle sur sa dixième bougie. La maturité, le sérieux de la chose, la résilience des organisateurs, la mobilisation des Tchadiens pour la chose littéraire… renforce donc la décision du comité d’organisation de la semaine des fous du livre de faire du Tchad, l’invité d’honneur de sa 4e édition, qui se tiendra au musée national de Yaoundé du 06 au 09 décembre 2023.

    Marie Bertille MAWEM, la présidente du comité d’organisation de la semaine des fous du livre en compagnie de Sosthène MBERNODJI, du comité d’organisation du festival International Le Souffle de l’Harmattan, affichent plein sourire en ce moment au Tchad. L’invitation personnelle comme invité d’honneur à la 4e édition du festival la semaine des fous du livre est donc livrée.

    Il ne nous reste qu’à attendre (im)patiemment le mois de décembre pour vivre cette littérature participative entre le Cameroun et le Tchad, et bien sûr avec de nombreux autres pays.



    A TITRE DE RAPPEL…

    Les inscriptions pour le Prix Littéraire Francis BEBEY lancé par l’association Les fous du livre, à l’occasion de la semaine des fous du livre, seront reçues jusqu’au 13 octobre 2023. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Pauline ONGONO





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  • D-LIVRE… Diane-Annie TJOMB, auteure camerounaise


    « Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires. »


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. En tant qu’auteure, comment vous définissez-vous ?

    Bonjour, je suis ravie de me prêter au jeu.
    Je me définie comme une artiste qui peint les différentes facettes du monde, tant dans sa splendeur que dans sa laideur la plus abjecte. Mes textes défendent des valeurs et dénoncent des abus. Dans la vie courante, j’utilise ma plume comme un vulnéraire, pour soulager des lésions internes issues des mots qui détruisent l’estime de soi.

    Vous êtes l’auteure du récent roman TUBA B. : Celle qui possède la Force. De quoi s’agit-il concrètement ?


    Ce roman parle de la place qui revient à la femme, précisément à la jeune fille, dans une société phallocrate. La jeune fille est précocement retirée du système scolaire pour être offerte à un homme bien plus âgé qu’elle, pour combler une insatisfaction pécuniaire. La suite n’est pas faite de glamour comme on peut s’y attendre… Mais au-delà de toutes les horreurs que nous pouvons peindre, ce roman transporte un beau message d’espoir et de témérité.

    Dans ce roman, on lit effectivement une femme qui peint une autre forte, obstinée, téméraire… Votre vision de la femme ?


    Ma vision de la femme est effectivement celle que je décris dans ce roman : forte, obstinée, téméraire. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit car, lorsqu’une femme décide de se départir du manteau de la victimisation, elle est capable de se relever et de faire des exploits.

    Que pensez-vous de la femme en littérature, en Afrique, aujourd’hui ?

    Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires.

    Auteure de plusieurs romans, quels sont les cinq conseils de Diane-Annie TJOMB pour en proposer un de qualité ?

    Pour proposer à mes lecteurs un roman de qualité, je prends en compte plusieurs paramètres, mais je vais énumérer les plus pertinents pour moi :
    Créer des personnages attachants ou intéressants. Le personnage qui joue le rôle principal ne doit pas être parfait ; lui trouver des défauts et constamment le mettre en difficulté, pour entretenir l’intrigue ;
    – Construire une histoire dans laquelle le lecteur s’identifie, soit par le thème abordé, soit par le style de narration ;
    – Créer des péripéties pour entretenir le suspense ou pour surprendre le lecteur ; c’est ce que j’appelle « nager à contre-courant des évidences »
    – Faire passer le lecteur par toutes les émotions ;
    – Faire preuve de créativité ; ne pas rationner son imagination, se démarquer par un style d’écriture précis.

    Linelitt



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    La course au prix international Francis BEBEY est en cours jusqu’au 13 octobre 2023. Le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz



  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO, auteure camerounaise

    La lecture du roman nous plonge dans un univers, où nostalgie , tristesse, solitude et mélancolie s'entremêlent. Jasmine mène une vie qui danse au rythme de la malédiction que subissent les femmes de sa lignée depuis son aïeul Nyake Rokia. Sa mère voit en elle une forme de rédemption et désire faire d'elle ce qu'elle n'a pas pu être : une femme au foyer. Les rétrospectives de Jasmine font naître et mourir sur les pages, au fil des lectures, une larme. Entre les blessures cachées de sa mère, le traumatisme dû à la violence et l'abandon de son père, elle ne mène pas une vie de tout repos.

    De plus, la disparition de son fiancé après l’opération qu’elle a subie pour se débarrasser du signe annonciateur de la malédiction qu’elle porte : 38 fibromes, n’est pas un atout de soulagement. Durant l’expiation de son Dikindo (malédiction en duala), Jasmine est seule. Elle ressent pleinement l’absence de sa mère. Jasmine est seule. Et elle en souffre. 
      
      

    «Gling! Gling! Gling!»

    Danielle Eyango, dès la première ligne du roman, jette les dés d’une histoire rocambolesque, rythmée par l’obscurité et la musicalité. Jasmine, le personnage principal, nous amène dans le monde obscur qu’elle découvre dans l’exercice de l’expiation du Dikindo de sa lignée. Elle incarne la femme face aux périples de sa vie, face aux attentes familiales, face au regard de la société…

    Les racines de Jasmine l’appellent; elle doit rentrer à Bonendalè pour réparer le tort, le tort causé par celle dont on ne doit pas dire le nom, le tort dont on ne doit pas parler. 

    Nous suivons Jasmine dans un périple rempli de mythes de la tradition africaine des côtes camerounaises, à travers une écriture qui remet au goût du jour, le style familier à la camerounaise. Elle nous fait découvrir les us et les traditions dualas, les langues et les rythmes du terroir. 

    Jasmine est une femme qui ne manque de rien. Elle vient d’une famille qui, après moultes turpitudes, a réussi à avoir une certaine stabilité financière. Elle-même, cadre dans une entreprise de la place, est promise à René Wakam, un jeune homme fortuné, beau et très convoité. Malgré les problèmes qu’elle a dans le cadre familial, elle entrevoit son avenir avec beaucoup d’enthousiasme, jusqu’au jour où sa malédiction se révèle : son utérus a disparu


    Danielle Eyango aborde sans réserve de nombreuses thématiques étroitement liées à notre contexte socioculturel. Il s’agit entre autre de :

     – Tradition ancestrale / tradition chrétienne : «Janea, tant que nous avons en commun le même et unique but, c’est-à-dire redonner à cette enfant la féminité qui lui a été mystiquement et brutalement retirée à cause de la faute de son aïeule, nous pouvons asseoir ensemble un protocole qui satisfera à la fois la tradition et l’église.» Danielle, à travers ce discours, tenterait de prôner une forme de consensus entre des croyances qui se côtoient et s’affrontent. En effet, l’expiation du Dikindo de Jasmine est partagée entre le respect de la foi chrétienne de cette dernière à travers les prières adressées à Jésus et à la Vierge Marie, les neuvaines et le respect des traditions vu à travers ses sorties nue et tard la nuit, sa marche d’expiation vers la rivière, la danse de l’ésèwè, les neufs draps qui doivent la recouvrir dès son retour triomphal au palais…

    – Préjugés et stéréotypes : «Ces filles dualas ne mettaient pas long feu en ménage…»

    – Les mariages forcés : «(…) on appelait cela le Damea la sombo, le rapt de la fiancée… C’était monnaie courante jusqu’au milieu du XX siècle.» Quand les racines chantent est aussi un témoignage des difficultés auxquelles font face les femmes sous le joug des hommes qui les étreignent, et des blessures qu’elles pensent en silence.

    – La solitude : cette thématique incarnera Jasmine le long de son périple. Elle est seule. Sa mère qui l’aurait peut-être soulagée est absente… comme toujours. Elle ploie sous le poids du silence et du secret dont elle ne peut se départir. 


    Danielle Eyango a la musicalité et la poésie dans l’âme. Elle a d’ailleurs été propulsée avec son recueil de poésie «Le parfum de ma mère» paru en 2020. Entre la nostalgie qu’expriment les ngosso dans «Quand les racines chantent», les pas de danse et la mélodie qui rythment ce récit, on est emporté grâce à son écriture qui frise l’oralité dans le voyage que l’encre et les mots dessinent devant nos yeux.

    Lire ce roman, son enfant comme l’auteure le déclare, a été une redécouverte de la littérature, un véritable plaisir, après son recueil de poésie « Le parfum de ma mère ». Se retrouver face à un registre qui traduit au mieux notre société, nos habitudes, notre vécu, donne envie de le lire encore et encore. 

    Quand les racines chantent est une œuvre qui s’invite à notre chevet. C’est une œuvre avant-gardiste et franche, malgré la tendance de l’auteure à prendre le taureau par les cornes. Le lecteur face à la vérité peut se sentir choqué, mais peut vivre une forme d’élévation à travers l’introspection à laquelle le livre invite.

    Danick Moissen Deffo Fonkou
    Université de Dschang
    Chercheur en Afrique et mondialisation



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  • Petit détour : Ma passion perdue de Line Kamite, auteure camerounaise


    Ma passion perdue a paru en novembre 2021 chez Proximité, au Cameroun. C’est un roman qui met en avant plusieurs problématiques chapeautées par la relation parent – enfant.

    Line Kamite, nantie d’un Master en chimie et scénariste, par Ma passion perdue, son premier livre, présente l’histoire de la jeune Binta SOFFO, une adolescente éprise de littérature alors que ses parents avaient déjà opéré un choix de carrière pour elle.

    L’auteure attire l’attention des lecteurs sur les méprises des parents, mais met également en lumière une cause non négligeable de la délinquance juvénile : le diktat parental. A cause d’un diktat parental sur le choix de la série après le BEPC, la jeunette Binta va passer de petite fille soumise à délinquante assermentée, voire sans cœur.

    Il est vrai qu’il n’y a pas de mauvais parent et qu’aucun parent ne fait de choix pour son enfant dans le but de le nuire, mais l’histoire invite à tenir compte, à un moment donné, du point de vue de l’enfant dans certains choix.

    Comment choisir le plan de carrière d’un enfant sans tenir compte de sa passion ? C’est la question qui résume la situation exposée dans Ma passion perdue. On pourrait donc croire qu’il s’agisse d’un problème d’orientation scolaire, pourtant cela n’a été qu’un moyen pour montrer à quel point l’ignorance peut être dévastatrice (une famille a totalement sombrée).

    Choisir l’avenir de son enfant en se basant sur ce que vont penser les autres, sur ses rêves manqués, mais encore, sur la rentabilité d’une profession sans chercher à connaitre les débouchés du domaine choisi par cet enfant, fait étalage de l’ignorance.

    Binta, également, est un esprit borné, voire limité. Pour faire la science, il faut lire. La littérature, les belles lettres, sont le carrefour, le préalable de toute connaissance. Elle aurait pu faire la série scientifique tout en développant sa passion pour la littérature. Après ses cours et exercices, rien ne pouvait l’empêcher de lire tout autre livre de son choix pour satisfaire son appétit philosophique. Un métier ne s’exerce pas sur les bancs de l’école, bien qu’il faille le préparer. Mais comme le dit l’auteure: « faire de sa passion un métier, c’est travailler sans avoir l’impression de travailler ». Tenir compte de la passion de l’enfant dans le choix de carrière permettrait la reculée de la reconversion professionnelle, un phénomène de plus en plus fréquent.

    Après avoir engrangé masters et doctorats, puis quelques années à se tourner les pouces dans le monde professionnel, certaines personnes, même avec un salaire inédit, abandonnent et recommencent dans une nouvelle filière au niveau 1. Le travail doit procurer abondance mais aussi avant tout satisfaction, d’où la nécessité d’être passionné et amoureux de ce qu’on fait.

    L’ouvrage invite donc, à détecter, encadrer ou alors susciter des passions très tôt chez nos enfants, car « La passion fait grandir le monde et se manifeste par des inventions ».


    Rosine YÉMÉLÉ, auteure et psychologue de développement


    Ma passion perdue coûte 5.000 XAF

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    – Amazon version numérique : https://www.amazon.fr/dp/B09P1MR2X2/ref=mp_s_a_1_2?crid=FUUWU40HVWQT&keywords=passion+perdue&qid=1640238886&sprefix=passion+perdue%2Caps%2C404&sr=8-2

    – Amazon version papier : https://www.amazon.fr/gp/aw/d/B09TH2HLFP/ref=tmm_pap_swatch_0?ie=UTF8&qid=1646051761&sr=8-1

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