Catégorie : Lecture

  • La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen, l’endroit où le livre tient sur quatre roues


    La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen est une collection de « livres mobiles » sur laquelle les amoureux de lecture du quartier Songa-Boko à Douala (Cameroun) et d’ailleurs peuvent désormais compter. Elle a pour mission de faciliter l’accès à la lecture, promouvoir la littérature dans les périphéries, et contribuer à l’éducation et à la formation des citoyen.ne.s. Une initiative de Lorena Nolwen KAMAHA LEKEUFACK, la Miss Littérature Afrique 2025.

    La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen est plus qu’une étagère où emprunter des livres : elle se veut un coin de formation, d’éveil et de rencontres.

    Elle souhaite promouvoir la littérature, la culture et le savoir dans des espaces où personne ne s’attend à les trouver : les quartiers populaires, les milieux défavorisés…
    Elle reste ouverte à toute collaboration ou soutien, afin de renforcer ses actions et de pérenniser son impact sur les jeunes générations.
    Virginia Woolf disait que les livres tiennent debout tout seuls. La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen, c’est là où le livre tient sur quatre roues.


    Le fonds documentaire de La bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen provient en grande partie des livres personnels de sa promotrice, ainsi que des dons de ses proches. L’on y retrouve :
    – De la littérature générale en langue française : romans classiques et contemporains, poésie, théâtre… d’auteurs africains et occidentaux
    – De la littérature jeunesse : contes, albums illustrés, bandes dessinées, romans jeunesse.
    – Des livres de sciences humaines et sociales : histoire, économie, comptabilité, gestion.
    – Des livres de sciences et techniques : ouvrages d’initiation aux TIC.

    Ce fonds est évalué à 141 documents. Vous pourrez les découvrir du mardi au dimanche, de 09h à 18h, sauf les jours fériés.

    MODALITÉS DE LECTURE ET DE PRÊT

    La consultation surplace est à accès libre et gratuit pour tous les usagers. Une inscription dont le montant s’élève à 1000 FCFA, aboutissant à une carte d’abonné, concrétise l’abonnement à la bibliothèque et donne droit au prêt des documents, à l’accès gratuit aux activités organisées par la bibliothèque et à un sac flanqué du logo de la Bibliothèque Roulante, qui permettra le transport et la conservation des livres empruntés. 

    Les livres empruntés, d’un nombre maximum de deux (2), pourront être gardés pendant 14 jours maximum par l’abonné.e.  Au-delà de ces jours, il/elle sera soumis.e à une pénalité de 100 FCFA par jour de retard de retour.


    SERVICES COMPLÉMENTAIRES

    Ateliers de lecture, d’écriture, de dessin et d’art oratoire ; rencontres littéraires ; débats ; concours de lecture à haute voix, de dessin, d’écriture…

    BESOINS ACTUELS DE LA BIBLIOTHÈQUE

    Pour mener à bien sa mission d’éducation et de culture dans les milieux éloignés du centre-ville, La Bibliothèque Roulante a besoin de nombreuses ressources :
    – Ressources documentaires
    Acquisition d’ouvrages récents en littérature de tous les continents ; acquisition d’ouvrages en langue anglaise ;
    acquisition d’ouvrages de non-fiction pour le public adulte ; acquisition de manuels scolaires et didactiques ; acquisition régulière de magazines, journaux, périodiques ; développement du fonds numérique (ebooks, abonnements à des revues en ligne)…

    – Équipements
    ✓ Mobilier : étagères à roues, chaises, tables
    ✓ Matériel informatique : ordinateur, imprimante, scanner de code-barres.
    ✓ Connexion internet haut débit et
    Logiciels de gestion des bibliothèques.

    – Ressources humaines
    Recrutement du personnel pour les postes à pourvoir ; formation continue du personnel en bibliothéconomie ; recrutement de bénévoles pour l’animation et l’accompagnement des usagers.

    – Financement et partenariats
    ✓ Soutien logistique, financier pour les acquisitions documentaires
    ✓ Sponsoring pour les ateliers, concours et autres animations culturelles
    ✓ Partenariats avec des institutions éducatives, culturelles et autres entreprises privées.


    CONTACTS UTILES

    Adresse : lieu-dit Maison Blanche Petit-Robert, quartier Songa-Boko, Douala (Cameroun)
    Téléphone : (+237) 6 81 02 88 52
    E-mail : labiblioroulantedelorenanolwen@gmail.com
    Réseaux sociaux : Facebook @LabibliothèqueroulantedeLorenaNolwen | Instagram @Labiblioroulantedeln

    EQUIPE ET PARTENAIRES

    Fondatrice : LEKEUFACK KAMAHA Lorena Nolwen
    Responsable : Poste à pourvoir
    Chargé de la communication : Poste à pourvoir
    Chargé de l’animation culturelle : Poste à pourvoir
    Partenaires actuels : Biscuiterie Samuel Foyou, Brasseries Samuel Foyou




  • « Quand je pense à toi », un poème de Symphora Lascribe et Essaid Manssouri

    Quand le vent pleure sur les feuillages,
    Je pense à toi.
    Quand le soleil se dispute avec les nuages,
    Je pense à toi.
    Quand les lampes perdent leurs éclairages,
    Je pense à toi.
    Quand la nuit masque nos villages,
    Je pense à toi.
    Quand l’absence se mire dans nos paysages,
    Je pense à toi,
    Quand les rides câlinent légèrement ton visage,
    Je pense à toi.
    Quand tes lunettes lisent mes messages,
    Je pense à toi.
    Quand ta fleur implore son défunt âge,
    Je pense à toi.
    Quand la solitude déclare ton long voyage,
    Je pense à toi.
    Quand les souvenirs portent leurs bagages,
    Je pense à toi.

    Quand mes paupières s’embrassent sous mes collyres
    Je pense à toi.
    Quand mes larmes se concertent pour trouver le bon pH
    Je pense à toi.
    Quand mon estomac synchronise mon cerveau et mon cardio
    Je pense à toi.
    Quand mon subconscient mime une chanson d’amour rétro
    Je pense à toi.
    Quand, de mes rêves, tu restes le personnage principal
    Je pense à toi.
    Quand le temps et la distance m’accablent de te voir
    Je pense à toi.
    Quand je relis nos vœux et promesses sous la couette de notre miel
    Je pense à toi.
    Quand ton parfum inspire mon souffle vers ton toucher
    Je pense à toi.
    Quand ta voix retentit dans les fragments de mon être
    Je pense à toi.
    Et quand je ne pense pas à toi, c’est que je pense.




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  • Semaine du Critique Littéraire Online (SECRILO) : Une première édition pour un regard autre sur la critique littéraire


    Si le livre et la lecture sont de plus en plus mis en avant, promus à travers le monde, présentés comme les clés de l’amélioration de la condition humaine, soutenus comme des outils majeurs pour l’éducation de qualité, il continue de se poser la grande question de leur qualité propre ; notamment concernant leur capacité à remplir le rôle qui leur est attribué.
    C’est ici qu’intervient la critique littéraire, et le regard que la scène littéraire lui porte, de façon globale porte sur le jugement des œuvres qui constituent sa substance.

    CE QUI SEMBLE NE PAS SATISFAIRE


    Du critique littéraire, il a toujours été espéré un regard qui permette au livre de s’épanouir et porter haut et loin, par-delà les frontières et les ressentis propres à son auteur, les perspectives d’une culture, d’un contexte et d’une ambition qui ne sauraient se limiter à la publication d’un livre pour un public bien souvent prédéfini.


    En réalisant que l’intérêt est surtout pour les livres dits des grands éditeurs (occidentaux) et quelques rares des personnes qui leur sont intimes, le public a commencé à perdre foi en la voix de ces personnes censées les orienter quant aux lectures, et leur indiquer aussi le niveau actuel de l’écriture sur le continent. Au Cameroun où les exigences sont de plus en plus marquées, parfois confondues à des questions personnelles entre les critiques et les auteurs, la situation représente une véritable crise pour l’épanouissement de la Littérature.

    L’IDEE DE LA SECRILO


    Il était donc urgent de mettre sur la table ces questions qui fâchent, les présenter à la scène globale du livre, afin de réaliser ensemble une ouverture vers une critique littéraire saine et constructive.


    L’équipe d’ACOLITT a pensé à rien de moins qu’une série d’échanges autour des divers aspects de la critique littéraire, en prenant le soin de donner la parole à chaque maillon de la chaîne du Livre, pour qu’elle puisse exprimer sa propre expérience de cet exercice si particulier.

    Du 21 au 26 avril 2025, les rencontres s’enchaîneront avec des panélistes de divers horizons, d’Afrique et d’ailleurs, professionnels du livres et observateurs passionnés.


    ACOLITT s’est surtout penchée sur l’authenticité de ce qui pèse sur le livre, du point de vue de la critique littéraire, pour ouvrir les discussions autour des divers thèmes qu’elle a proposés et auxquels les participants ont adhéré, chacun en fonction de ses compétences et de la nécessité d’un discours approprié, afin de faire entendre sa voix et faire suivre son regard.

    VERS UN LIVRE ÉPANOUI


    Le rappeler ne serait jamais assez : le Livre a besoin de s’épanouir pour librement s’affirmer. Contrairement aux décennies précédentes où peu de livres d’auteurs africains circulaient sur le continent, nous observons des milliers de publications par an. Ceci conduit à une conclusion simple : les plumes ont de plus en plus besoin de s’exprimer. Leur encadrement passe donc aussi par l’identification des ressources capables de les porter, avec leurs forces et leurs faiblesses, vers leurs ambitions.


    La SECRILO (Semaine de la Critique Littéraire Online) apparaît alors comme un outil de mise en lumière et d’apaisement ; il faut le dire, là où vient la critique littéraire, viennent d’abord les conflits, et très souvent d’égos. La nécessité d’échanges ouverts s’impose naturellement, si l’on comprend que les attentes des uns doivent s’harmoniser avec les exigences des autres. Sans cela, le rêve du livre de qualité continuera de se vivre dans un rêve sans perspective de se réaliser pleinement.


    L’espoir qui repose sur cet événement exclusivement en ligne (pour permettre à tout le monde de le vivre), soulève un intérêt vital pour la (re)construction d’une Littérature qui reconnaît et apprécie les valeurs du Livre de façon objective et libre. Toutes les races, nationalités, terres, sensibilités qui ont accepté d’enrichir cette semaine à venir, sont d’une passion à saluer et surtout à recommander.

    Ray N




  • HOW I MET BOOKS  |  Maxwell NDZENGUE, poète camerounais

    Je me souviens de ce jour comme une date d’anniversaire !

    A ma tendre enfance, tout ce qui m’intéressait étaient les vêtements de Noël et les beignets aux sorties des messes. Je ne portais aucun intérêt pour le livre. Je trouvais le livre parfois trop volumineux et parfois très fatidique. Bien que mon père avait un endroit où il rangeait ses livres, dans une armoire au salon ; mon regard ne se posa jamais à cet endroit.


    Mon tout premier contact avec le livre était en classe de 6ème Bilingue, où « literature Awareness » était une matière de base. C’est ainsi que je me suis plongé dans la lecture de The Youngest King of Hunters de Jephtah Sotabinda. La lecture de cette œuvre m’a permis de côtoyer peu à peu le monde littéraire, car je pouvais désormais voyager sans me déplacer. A cette époque, je n’étais pas fan de voyages routiers car je souffrais, selon les médecins, du « mal de la voiture ». C’est alors que je commençai à devenir l’ami des personnages, connaitre leur vie, leur émotion, leur quotidien.


    Mon appétit pour le livre commençait déjà à se faire ressentir à l’adolescence. Je me suis lancé dans la lecture des histoires romantiques, comme True love waits de Pochi Tamba, Betrodal without Libation de Bole Butake, La fille d’Ebène d’Emmanuel Afane Ze, qui me mettaient la puce à l’oreille, et d’où je puisais mon inspiration pour parler aux plus belles filles de la classe. Tout à coup, la mini bibliothèque de mon père devint pour moi une île où je côtoyais mes amis les livres.


    Le déclic, c’est quand je me suis intéressé aux livres poétiques. Directement je me suis lâché dans les bras de Paroles de Jacques Prévert, et Alcools de Guy de Maupassant, ce qui a réveillé un talent qui sommeillait en moi : celui d’écrire des poèmes. J’ai commencé à écrire des poèmes pour ma muse, ensuite pour les fléaux qui écorchent la société. En lisant des livres, j’ai commencé aussi à écrire. Depuis lors je n’ai pas cessé de lire et écrire. Merci au livre qui m’a permis de me sentir libre.




  • HOW I MET BOOKS  |  ZOBO Angeline, élève en classe de Première, série Industrie d’habillement

    Je suis ZOBO Angeline, élève en classe de Première IH à  Monatélé. Je suis une jeune passionnée de lecture. J’ai toujours été une personne ouverte aux autres et je parle très bien avec ma langue maternelle. Je suis autant passionnée de la lecture que de l’écriture. Je serai bientôt, je l’espère, l’auteure d’un roman.

    Avec le temps, ma confiance en moi a grandi grâce à la lecture et à mes écrits. Je continuerai à écrire, car chaque mot que je couche sur du papier est une étape vers la réalisation de mes rêves littéraires. Chaque page tournée est un hommage à cette petite fille qui a éveillé ma curiosité et ma passion pour la littérature.

    Aujourd’hui, en tant qu’amoureuse des mots, je me rends compte que rien n’est facile, mais la lecture, elle, est une facilité pour moi. Elle est riche d’expériences précieuses qui me conduisent vers l’accomplissement de mon rêve.




  • HOW I MET BOOKS  |  Maeva GUEDJEU, étudiante à Ottawa, auteure en herbe

    Je suis Yacinthe Maeva Guedjeu, étudiante en école de Travail Social à l’Université d’Ottawa. J’ai fait des études de littérature à l’Université de Douala. Je suis passionnée de l’art depuis mon plus jeune âge. Tout ce qui émanait de la créativité m’a toujours fascinée : les douces mélodies, les peintures, le dessin, la danse, mais particulièrement la beauté des mots.

    J’ai fait la rencontre avec le livre deux fois au cours de ma vie. La première était comme une évidence. Moi, enfant, sautant d’une bande dessinée à l’autre ; je semblais être née pour cela. Jamais personne n’a vraiment questionné ce lien, ni mes parents ni moi.

    Adolescente, entre les Harlequins, les collections interminables de Barbara Cartland et mes livres au programme que je grignotais toute la journée, la lecture était devenue banale. Je lisais par habitude. C’était aussi banal que de laver la vaisselle le matin. On ne se pose pas de question. On le fait tout simplement.


    À l’Université, j’ai redécouvert les livres. Je réalisais alors qu’au-delà de la beauté des mots, le livre était un engagement envers soi-même, envers les codes du milieu littéraire et envers l’humanité. Je les voyais désormais comme des voix inspirantes et je souhaitais joindre ma voix à cette symphonie. Désormais, je disséquais les livres avec un regard chirurgical. Je souhaitais comprendre quelle formule utilisaient les grands auteurs pour produire des émotions. Plus je découvrais des choses, plus j’apprenais à être moi-même. Plus je lisais, plus je découvrais les livres qui manquaient à mon chevet. Et c’est ceux-là que je devais écrire finalement. Je me suis découverte au travers des milliers de livres. Page après page, après chaque morceau de l’expression humaine que je rencontrais, se formait ma véritable identité. Une fresque. Une immense fresque inachevée.

    Le livre a fait de moi un brouillon qui se réinvente tous les jours.




  • HOW I MET BOOKS | Ray NDÉBI, auteur, coach creative writing & reading, traducteur camerounais

    Les livres, je suis né avec. Le paquet minimum apprêté pour ma naissance comportait un livre. je le sais, parce que ma mère lisait, peu importe la situation… J’ai donc rencontré très tôt la Littérature…
    Ma mère et ses sœurs étaient des lectrices insatiables qui se racontaient leurs pages, et moi j’appréciais la qualité de leur verbe. Je les admirais, espérant dans le plus grand secret que je serais un jour à même de construire un discours aussi riche et raffiné… Notre bibliothèque avait un ordre bien particulier, dont je ne peux que me souvenir pour l’avoir consultée dans un sens puis dans l’autre. A l’entrée, les livres de cuisine de ma mère, puis ceux sur la réussite du mariage près des ouvrages de Jacques Attali et quelques essais sur la politique et l’économie du Cameroun ; plus bas, Mongo Beti et Main basse sur le Cameroun, Dikongué Pipa, Amadou Diallo et son douloureux La mort de Diallo Telli qui m’a filé des cauchemars dans l’adolescence. Il m’a fallu aller à Conakry pour guérir du Camp Boileau. D’autres livres sur Amadou Ahidjo étaient adossés au Libéralisme communautaire de Paul Biya…


    Et en face de la porte principale, dans la salle de séjour, d’autres livres, de la Littérature pure… Le coin favori de ma mère pour les romans, et de mon père pour le whisky. Ma grande passion pour les deux vient de là. A chaque fois que je me rapprochais des livres, je me rapprochais du whisky… D’un côté, la poésie classique anglaise avec la traduction de chaque texte (ainsi j’apprendrai la traduction, observant chaque lettre avec soin), et de l’autre côté le premier livre que j’aie jamais lu… Black boy de Richard Wright… revenant vers ma mère avec mes critiques de 10 ans… En comparant le contexte du roman avec Shanghaï, le quartier dans lequel j’ai grandi à Douala, je lui ai dit que même avec son bâton, ce gamin ne s’en serait jamais sorti. Elle en avait ri. Puis, j’ai rencontré Ville Cruelle de Mongo Beti. L’adolescent que j’étais n’avait pas aimé.

    Alors j’ai poursuivi vers Hemingway, Verlaine, Ousmane, St-Exupéry, Dumas, Duras, Tutuola, Soyinka, Achebe, Sartre, Kafka que j’ai aussi peu aimé, Bebey, dont ma mère m’avait particulièrement parlé sous un sourire que je ne me décris toujours pas ; et tous mes camarades métis eurent pour mère Agatha Moudio.
    Plus tard, entre 17 et 21 ans, je revins vers tous ces livres. Je les relus avec le cœur passionné de ma mère et l’âme curieuse de l’enfant que j’étais à mes premières lectures. C’est durant ces quatre années que j’ai compris ce qu’est la Littérature. Les histoires s’étaient évaporées pour laisser place à l’esprit des auteurs. Et j’ai commencé une exploration approfondie des lettres.


    Mais il est toujours un livre que je refuse de lire. Le tout dernier que ma mère avait abandonné à son chevet, peu avant sa mort… Voyage au bout de la nuit de Céline. Elle ne l’a pas terminé, alors je ne le commencerai pas.


    Avoir été allaité et bercé entre deux pages, c’est ce qu’il pouvait m’arriver de plus magique. J’ai reçu des livres leur plus belle intimité… le secret de l’encre. Aujourd’hui je suis toujours cet enfant qui porte le cœur de sa mère.