« L’amitié n’est pas une prise en charge. », a-t-on l’habitude de lire, d’entendre, de dire même. Mais quelle est la définition réelle de l’amitié ? Pourquoi donne-t-on ce titre d’ami à une personne ? Pour y répondre, je ne fouille aucun dictionnaire, celui de mon expérience me dit que c’est cette personne qu’on laisse pénétrer dans notre intimité sociale, à qui on peut tout dire, à qui l’on doit apporter assistance en toute circonstance, celui à qui l’on peut confier sa bière ouverte 🥴 Attention ‼️ Il faut qu’il y ait, et c’est non négociable, réciprocité.
Pauline_Parle_Seulement
Dans l’espace littéraire, des personnes se plaignent du non soutien des autres acteurs du livre, allant même jusqu’à définir, jambes croisées dans leurs salons, les objectifs que devrait avoir tel ou tel maillon de la chaîne qui, d’après eux, ne les aide pas assez, n’aide pas assez la chaîne du livre, ne parle que de x ou y 🙂↕️🙂↕️🙂↕️
Pauline_Parle_Seulement
24h par jour, c’est insuffisant, n’est-ce pas ? Toutefois, j’ai créé un espace et j’ai vérifié quelques comptes sociaux des plaignant.e.s. Devinez quoi ? ILS.ELLES NE PARLENT QUE DE CE QUI LES CONCERNE, EUX.ELLES !!! Formidable, n’est-ce pas ? Applaudissons pour eux.elles ! 👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏 Ces mêmes personnes, vous ne les verrez pas à votre événement, même si celui-ci se tient devant leurs domiciles, même s’il est virtuel.
Pourquoi ces plaintes alors ? Si l’on n’est pas capable de soutenir les autres maillons, de partager leurs initiatives, de les recommander au lieu de s’évertuer à casser du sucre sur leur dos, pourquoi exiger ou s’estimer méritant d’un quelconque soutien des autres maillons ?
Pauline_Parle_Seulement
Comme je le dis souvent et comme l’a soutenu Junior Haussin lors d’un échange dont j’assurais la modération au récent SALIDO (Salon du livre de Douala) : « LA LITTÉRATURE, C’EST LE NJANGUI ! » (NJANGUI ≈ cotisation).
Ehh oui !
Tu soutiens les autres, ils se doivent de te soutenir. Tu ne soutiens pas les autres, ils ne sont en rien obligés de le faire. Tu soutiens les autres, en cas de service payant, tu peux aisément bénéficier d’une réduction./
📍 N’oublions pas la loi de la réciprocité ☝️☝️
Pauline_Parle_Seulement
Alors, cher.ère.s plaignant.e.s, que faites-vous pour les autres ? Et ne venez pas me dire que chacun a son rôle 😒. Car vous le savez très bien, dans l’espace littéraire, peu importe le continent, une petite gentillesse, un partage, un like ou une présence, ça aide toujours.
C’est l’occasion pour moi de saluer le dévouement à moindre ou pas de coût de Acolitt (oui, charité toujours bien ordonnée 🤩), Ô-LIVRE, L’orchidée Moulengui, Yaouba Kahlom, Gervais Dassi, Kadidia Nebie, Jean Jacques Foko, Omgba Alexandre, Fatoumata Cisse, Centre de Lecture d’initiation et d’Intégration à la culture., KultanS, Babacar Ndiaye, La Maison des Savoirs de Yaoundé, #Espace_LITTÉRAIRE et la liste est loin d’être exhaustive (vous pouvez remercier d’autres en commentaire et vous abonner à ces comptes).
La Librairie des Peuples Noirs a vibré, ce vendredi 26 septembre à 15h, au rythme des mots et des voix lors de la dédicace du recueil 𝐿𝑎 𝑟𝑒𝑣𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑚𝑎𝑛𝑡𝑒 de la poétesse Anne Rachel ABOYOYO A. Placée sous la modération du journaliste retraité de la CRTV, Lazard Étoundi, la cérémonie a rassemblé éditeurs, universitaires, passionnés de littérature, amis et famille de l’autrice.
La rencontre s’est ouverte avec la prise de parole de François Nkeme, éditeur des Éditions Proximité, qui a rappelé l’historique de la maison et son engagement en faveur des voix nouvelles et audacieuses. Le moment central fut ensuite la lecture de la note de lecture par le Dr Jean-Marie Yombo, chef du département de français à l’École normale supérieure de Bertoua. Dans son analyse, le Dr Yombo a mis en évidence la force et la cohérence d’un recueil profondément ancré dans la réalité sociale. Selon lui, La revanche de l’amante explore la condition féminine africaine à travers la figure d’une « amante » revendicatrice, qui s’affirme contre la domination patriarcale et les illusions d’une libération superficielle véhiculée par certaines idéologies contemporaines. Le critique a souligné le désir féminin au cœur de l’œuvre, ainsi que le rôle du langage poétique comme instrument de résistance et d’affirmation. L’écriture d’Anne Rachel se distingue ainsi par sa simplicité et sa lisibilité, en rupture avec les courants d’avant-garde, tout en restant dense et percutante. Le recueil aborde des thèmes essentiels tels que l’amour, la sexualité, la virilité et la restauration de la femme par la présence de l’homme viril, offrant une réflexion nuancée sur les relations hommes-femmes et le rôle complémentaire de chacun. Sa poésie, à la fois lapidaire et syncopée, invite à une relecture attentive, faisant du langage un espace d’émancipation et de créativité. Après cette analyse critique, la poétesse a partagé son expérience d’écriture et sa vision de la poésie comme espace de vérité et de liberté. Un échange nourri avec le public a permis d’approfondir les thématiques abordées, avant de laisser place à la traditionnelle séance de dédicaces. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par un moment de convivialité offert par l’autrice, scellant ainsi la fraternité des mots par celle du partage.
Avec La revanche de l’amante, Anne Rachel ABOYOYO A. signe une œuvre poétique à la fois intime et universelle, ouvrant une voie singulière dans la littérature féminine africaine contemporaine.
C’est avec une profonde émotion et une grande fierté que j’accepte d’introduire cet ouvrage courageux et nécessaire que signe mon jeune fils et collègue Éric Martial NGADJEU II NYASSE Valders. En tant que Chef du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes (CNFFDP), jai eu le privilège, au fil des années, d’accompagner des milliers d’enseignants et de réfléchir aux grandes orientations de notre système éducatif. Pourtant, rarement un texte m’aura à ce point bouleversé par sa lucidité, son authenticité et son urgence.
« Déviances en milieu scolaire » n’est pas un livre de plus sur les « problèmes de l’école ». C’est un cri lancé depuis l’atelier, depuis la salle de classe, où l’odeur de l’huile se mêle à celle de la résignation ; depuis le bureau du surveillant où l’on ne sait plus si l’on doit punir, protéger ou simplement écouter. L’auteur, enseignant électrotechnicien et syndicaliste aguerri, ne parle pas de l’école : il parle depuis l’école, avec la voix rauque de ceux qui y passent leurs journées, leurs nuits parfois, et une grande partie de leur espérance.
Ce qui frappe d’emblée dans cet ouvrage, c’est le refus de la facilité. NGADJEU II aurait pu se contenter d’un catalogue de doléances ou d’une charge contre « les jeunes d’aujourd’hui ». Il choisit, au contraire, une démarche rigoureuse : analyser la déviance scolaire non comme une pathologie individuelle, mais comme le symptôme brutal dun système éducatif technique en souffrance profonde. Vétusté des infrastructures, absence criante de matériel didactique, précarité sociale des familles, épuisement des enseignants, déconnexion entre les programmes et le marché de l’emploi : tout est passé au crible avec une franchise qui fait parfois mal, mais qui est indispensable.
En tant que responsable de la formation des formateurs, je mesure chaque jour l’écart qui sépare la belle théorie des textes officiels de la réalité brutale du terrain. Ce livre comble précisément cet écart. Il nous oblige à regarder en face ce que nous savons tous mais que nous préférons souvent taire : un lycée technique sans machines-outils fonctionnelles, sans consommables, sans électricité stable, ne peut pas former des techniciens compétents ; il ne peut que produire de la frustration, du désengagement, et parfois de la violence. L’auteur le démontre avec une force rare : la déviance nest pas d’abord une faute morale de l’élève ; elle est, trop souvent, une réponse rationnelle à un environnement irrationnel.
Mais ce qui élève cet essai au rang du livre salutaire, c’est qu’il ne sarrête pas au constat. Les derniers chapitres, riches de propositions concrètes (réhabilitation matérielle, cellules d’écoute, refonte participative du règlement intérieur, éducation à la citoyenneté, stratégie nationale coordonnée), dessinent les contours dune école technique enfin digne de ce nom. Ces recommandations ne sont pas des vœux pieux : elles sont nées de l’expérience quotidienne, discutées avec les collègues, testées parfois à petite échelle, et portées par une conviction intacte : oui, l’enseignement technique camerounais peut redevenir le fer de lance du développement de notre pays.
À l’heure où l’on parle beaucoup, et parfois à tort et à travers, de « compétences du XXIe siècle », ce livre nous ramène à l’essentiel : on ne forme pas des jeunes compétents dans des ateliers en ruine, avec des enseignants démotivés et des familles désemparées. On ne construit pas une nation industrielle sans redonner dignité, moyens et sens à ceux qui, demain, souderont, câbleront, répareront et inventeront.
Je termine en adressant mes félicitations les plus chaleureuses à l’auteur. Ce livre est un acte de foi en l’école, un acte de courage intellectuel, et surtout un acte d’amour pour nos jeunes. Puissent les décideurs, les partenaires, les parents, les enseignants et les élèves eux-mêmes s’en emparer. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous redonnerons à l’enseignement technique camerounais la place qui lui revient : celle d’un ascenseur social puissant et d’un moteur de progrès national.
Le Directeur du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes, Dr BELLO OUSMANOU Ahmadou
Nombre de pages : 166
Éditeur : Editions de Midi
Prix : 10.000 FCFA (CEMAC) / 12000 FCFA (Afrique) / 23 euros (reste du monde)
Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ; Librairie professionnelle (douala)
SUR MON CHEMIN est un recueil de poèmes qui butine sur les sillons de l’amour, du patriotisme, de l’identité culturelle et de la responsabilité jeune Afrique. Le recueil dénonce aussi les infidélités des pourvoyeurs des services sociaux avec des accords bilatéralement consentis. Dans un contexte africain où la jeunesse est dite génération spontanée, SURMON CHEMIN interpelle aussi bien les générations précédentes que cette jeunesse sur leurs responsabilités respectives. L’école et surtout sa fonction transformationelle est vivement sollicitée afin que le jeune africain dévienne un acteur / accélérateur culturel de choix pour l’Afrique qui vient.
Ce recueil de poésie est disponible au prix de 3000 FCFA chez : ✅ L’auteur : +237 654155678 (WhatsApp) / +237 652214729 / dewanicolas70@gmail.com ✅ Chez l’éditeur : Lucioleseditions@gmail.com ✅ À la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé ✅ En ligne, sur TAMA : Sur mon chemin de Nicolas WOULAMI
Éditions KADEÏ est une maison d’édition générale fondée en 2025. Soucieuse d’une littérature de qualité visible par le plus de monde possible, KADEÏ a pour objectif de promouvoir l’authenticité et la créativité naturelle dans les écrits, la mise en lumière de ses auteurs et de leurs livres, la coopération entre ses auteurs et d’autres acteurs de la littérature. Préoccupées par l’essor de l’intelligence artificielle, qui entraîne une perte d’authenticité dans l’écriture littéraire, les Éditions KADEÏ se présentent comme une entité qui privilégie l’authenticité afin de contrer toute œuvre de l’E-sprit. Conscientes de la difficulté rencontrée par bon nombre d’auteurs, les Éditions KADEÏ ont décidé de participer à rendre le rêve de cinq (05) auteurs réel.
Article 1 : KADEÏ organise son premier appel à textes pour des publications à compte d’éditeur.
Article 2 : Cibles Ce premier jet est ouvert aux auteurs résidant au Cameroun, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale, en République centrafricaine et au Tchad.
Article 3 : Genres littéraires Les genres suivants sont attendus et un seul manuscrit par genre sera édité par les Editions KADEÏ : Nouvelles Théâtre Poésie Roman Essai
Article 4 : Critères par genre 4.1. Le roman Nombre de pages : entre 80 et 180 pages au format A4, Word Le texte doit être inédit Police : Times New Roman Taille : 12 Marges : normales Interligne : 1.5
4.2. L’essai Nombre de pages : entre 80 et 200 pages au format A4, Word Avoir une bibliographie Avoir des notes de bas de page justifiant les recherches de l’auteur Le texte doit être inédit Police : Times New Roman Taille : 12 Marges : normales Interligne : 1.5 N.B. : Les manuscrits dépourvus de bibliographie et de notes de bas de page vérifiables sera automatiquement rejeté.
4.3. La poésie Nombre de poèmes : entre 15 et 40. Les textes doivent être inédits Police : Times New Roman Taille : 12 Marges : normales Interligne dans les strophes : 1.5
4.4. La nouvelle Nombre de pages : entre 40 et 60 pages au format A4, Word Les textes doivent être inédits Police : Times New Roman Taille : 12 Marges : normales Interligne : 1.5
4.5. Le théâtre Nombre de pages : entre 40 et 60 pages au format A4, Word La pièce de théâtre doit être inédite Police : Times New Roman Taille : 12 Marges : normales
Article 5 – Réception et envoi des textes Les textes seront envoyés par mail à l’adresse unique manuscritseditionskadei@gmail.com avec en objet « KADEI 2025 », au plus tard le 31 décembre 2025 à 14h00, heure d’Afrique centrale.
Les textes seront envoyés en fichier unique et indiqueront : à la première page : le nom de l’auteur, son pseudonyme (facultatif), le titre, le sous-titre (s’il existe), le genre littéraire, un numéro téléphonique (WhatsApp) et une adresse mail valides, le pays de résidence à la fin du texte : un résumé d’une (01) page maximum.
N.B. : Ces précisions demandées à la première et à la dernière pages n’influencent pas le nombre de pages requis.
Article 6 – Participation La participation est gratuite Les textes ne sont soumis à aucun thème Un seul texte par auteur Le manuscrit ne doit pas être un biais de mensonges, de diffamation, d’insultes, de pornographie. Le manuscrit ne doit pas être généré par une intelligence artificielle ni constituer une forme de plagiat. Le manuscrit ne doit pas être coécrit. Le texte doit être inédit, jamais publié ni soumis.
Article 7 – Calendrier Lancement officiel : 22 novembre 2025 Date limite de soumission : 31 décembre 2025 à 14h00 (heure d’Afrique centrale) Annonce des résultats : 01er avril 2026
Seuls les auteurs dont les manuscrits seront sélectionnés auront la suite de la procédure.
Article 8 – Modifications envisageables Les Editions KADEÏ se réservent le droit de modifier le calendrier, de supprimer un genre ou plusieurs genres littéraires, si la qualité des textes reçus est jugée insuffisante par le jury. Selon les modifications, les participants seront informés par e-mail et/ou sur nos réseaux sociaux.
Article 9 – Confidentialité et diffusion des textes Les Éditions KADEÏ garantissent la confidentialité totale des textes soumis. Les textes non sélectionnés seront détruits dans les sept (07) jours suivant l’annonce des résultats. Les manuscrits sélectionnés seront publiés en formats numérique et papier.
Article 10 – Composition du jury Le jury est constitué de critiques littéraires, d’auteurs avec une belle expérience, de lecteurs et d’éditeurs. Les décisions du jury sont souveraines et sans appel. Nul ne peut exercer d’influence ou de contrôle sur le jury, y compris les éditions KADEÏ. Les noms des membres resteront anonymes afin de garantir le professionnalisme et la rigueur du processus de sélection.
Article 11 – Acceptation du règlement L’envoi du manuscrit conforme vaut l’entière acceptation du présent règlement. Son non-respect peut justifier une disqualification immédiate.
Pour plus d’informations : editionskadei@gmail.com
Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?
Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.
Des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?
L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.
L’APEC a lancé, en 2023, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition a couronné Priscillia MANJOH. Quels étaient les contours la première édition ?
En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.
Djaili Amadou Amal avec son trophée Quelques images de la première édition
Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.
Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger une imperfection ?
En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays. Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.
Lancement de la deuxième édition
Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.
Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour symboliser la grandeur, l’appel au rassemblement et au respect des valeurs.
L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix, c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !
L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.
Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers ! Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.
Priscillia MANJOH, la lauréate de la deuxième édition
Quelques images de la deuxième édition
Vous totalisez 53 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?
53 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.
Le 23 septembre 2025 aura lieu la cérémonie qui dévoilera le.la troisième lauréat.e du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. A qui le tour ?
Propos recueillis par P.O.
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La deuxième édition du Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO) est en cours. L’appel à panelistes est disponible ici
Prendre son temps, Avoir tout son temps, Faire ses propres erreurs, Être encore jeune… Que d’expressions communes au discours quotidien des parents et surtout des jeunes, quand il s’agit d’expérience. Et, comme dans bien des cas, c’est avec des « Si j’avais su » qu’on va pleurer sur ses échecs. Parfois, il est déjà bien tard. Pourtant on est encore jeune.
Autour du thème « ETRE CONSCIENT.E », les membres du club de lecture 15 Pages par Jour se sont donné rendez-vous le 06 septembre 2025, à la bibliothèque de La Maison des Savoirs, au quartier Etoudi à Yaoundé, pour plonger dans ce texte autobiographique écrit depuis des souvenirs de l’auteur Himins, du temps où il était encore étudiant à l’université de Buéa, dans le Sud-Ouest du Cameroun.
Himins, auteur camerounais
C’est sous la forme de notes de cette période de six longues années, entre alcool, sexe et fête, pour obtenir une Licence qui normalement ne lui aurait pris que trois ans, que le jeune étudiant va écrire la plus douloureuse expérience de sa jeunesse. Décidé à nourrir et consommer ses folles envies de mondanités, il va se livrer à divers petits boulots pour financer ses activités nocturnes, loin des amphis et des cours que sa « jeunesse » lui interdit de suivre assidument. « Tu as le temps de te rattraper », lui répète une voix intérieure. Il va donc affronter diverses situations, entre les conseils de ses parents qu’il n’écoute pas et la luxure qu’il embrasse sans modération, et expérimenter le bord de l’abîme. L’idée du suicide ne le quitte plus.
UNE EXPÉRIENCE GLOBALE DE JEUNESSE
Selon les membres du 15 Pages Par Jour, la jeunesse dans l’univers de l’écriture a poussé notre l’auteur à produire un livre court qui aurait pu avoir un volume quatre ou cinq fois plus important, car le journal a la particularité d’exprimer une intimité authentique fondée sur des détails étendus des émotions de chaque évènement ; avec cette forme d’écriture, il est interdit de se mentir ou de s’interdire sa propre réalité. S’il est écrit pour soi, le journal ne change pas de forme quand il doit être publié, rappelle-t-on durant les échanges. Pour se défendre, Himins, qui a fait le déplacement depuis Douala pour vivre ce moment qu’il dit « salutaire pour sa plume », a parlé des premiers lecteurs de son manuscrit, notamment des parents, qui lui auraient signifié être peu à l’aise avec le contenu cru que présentait la manuscrit premier. Influencé, il aurait alors dilué son propos et se serait limité à la simple narration de surface, sans donner plus de détails. Et c’est justement ce que tous les membres de du club de lecture ont soulevé : « Il manque à ce livre l’expérience des scènes, des contextes et des personnages. », l’a soulevé Pauline ONGONO, rappelant à l’auteur combien le lecteur reste sur sa faim face à certaines situations dans son texte.
UNE CIBLE TOUCHÉE
Laura, la benjamine du club et nouvellement bachelière, a partagé son épanouissement face à cette lecture qu’elle a partagée avec sa mère. Elle soutient, tout comme Bertille Audrey qui s’est reconnue dans les lignes de Himins, que le livre présente la réalité de nos universités ainsi que les zones de perdition qui ouvrent grand les bras aux jeunes qui vont faire l’expérience des études supérieures au Cameroun. Laura se dit alors mieux préparée à affronter cet univers nouveau qu’elle va intégrer dès cette année. Pour Célestine, poétesse elle-même déjà passée par la case « Auteur du jour » du Club, la question de l’éducation est à nouveau à considérer, et dans sa totalité, parce que les parents aussi doivent tenir leur rôle sans lâcher, tandis que les enfants doivent faire preuve de respect en écoutant et pratiquant les conseils. Pour elle, même si la cible dit se reconnaître, elle n’entend pas pour autant changer d’attitude, puisqu’elle voit les réseaux sociaux et autres cercles d’influenceurs et influenceuses séduire et détourner des jeunes plus enclins à suivre l’instinct pour le gain, parfois seulement de like ou de followers, que l’intelligence pour leurs études ou d’autres activités vertueuses et constructives. « Les parents doivent rester vigilants, mais les enfants aussi doivent savoir écouter ceux qui sont passés par là avant eux. », insiste-t-elle. Que les jeunes veuillent tout et tout de suite ne peut que contribuer à gaspiller ce temps dont ils peuvent se servir pour se construire avant le moment des regrets.
Et la question des détails est encore revenue, puisque l’auteur a plus mis l’accent sur la détresse d’un jeune qui échoue, que sur celle des parents qui eux aussi souffrent de voir leurs espoirs se ruiner dans la débauche et l’immaturité.
QUESTION DE SANTÉMENTALE
L’expérience de Himins a poussé certaines personnes de l’assistance à reconsidérer leurs positions quant à ce sujet ; l’auteur, alors qu’il se voit rattrapé par l’âge et notamment la barbe blanche qui lui envahit le visage, s’est retrouvé au bord du suicide, quand il a « ouvert les yeux » pour réaliser qu’il avait gâché ses ressources et n’avait plus rien de solide sur quoi tenir pour envisager le futur rêvé. A l’image de la couverture du livre qui le montre au crépuscule, Himins ne se posé plus la question du suicide ; il sait que désormais c’est une question de temps. Il trouvera bientôt le courage de sauter dans le vide. De plus en plus de jeunes font face à cette situation, pour avoir considéré qu’ils étaient trop jeunes pour se prendre au sérieux. Encore une fois, la question du contenu de ce livre, quant aux détails saillants manquants, a fait dire à l’assistance que le texte n’est pas assez fourni pour des jeunes de cette époque, pleine de tentations faciles à adopter, pour paraphraser Audrey O., Amina et Erine. Surtout une époque où tout va vite, et 24 heures semblent ne plus suffire à s’épanouir dans une journée.
VERS UNE PLUME PLUS ÉPANOUIE
Venu de Douala pour en apprendre un peu mieux sur son écriture auprès des professionnels de la Littérature, Himins a pris ses notes et promis de considérer son inspiration autrement. Il a compris le sens de la critique et s’est ouvert à ces remarques que beaucoup redoutent ou rejettent même quand elles sont fondées et nécessaires. Conforté aussi dans son approche, il saura désormais comment tenir son journal pour offrir le meilleur de son expérience et contribuer effectivement à faire évoluer la condition de l’étudiant dans le milieu actuel dont l’écosystème est des plus redoutables. « Si tu veux que le lecteur te reçoive, il faut que tu t’ouvres. », a affirmé Ray NDÉBI, pour conclure les cent-vingt minutes d’échange. La rencontre a été différente des précédentes, celle-ci un peu plus orientée vers la critique, car l’importance du sujet et la proposition de l’auteur ont saisi ses lecteurs, qui ont tenu à lui apporter de leur expertise.
Le livre, Journal d’une jeunesse gaspillée, a obtenu la note de 07/10 car, malgré les insuffisances relevées, le potentiel réel de la plume, quant à son apport dans le rétablissement des valeurs nobles dans l’esprit des jeunes, est évident. Il ne lui reste donc plus qu’à rejoindre les cimes qui constituent son ambition. D’autant plus que le tome 2 est déjà en circulation et que « Himins » signifie « Vient de Dieu ».
Si chaque être humain a la possibilité d’utiliser ses talents et compétences pour contribuer à bâtir un monde meilleur, l’écriture est le domaine dans lequel s’exerce HIMINS.
Originaire du Cameroun, HIMINS est un auteur passionné, un activiste humaniste doté d’un calame à la fois profond et tranchant, tel un glaive. Féru de philosophie et de sagesse africaine, son tout premier ouvrage s’intitule Journal d’une Jeunesse Gaspillée, une autobiographie écrite en deux tomes. Avant le deuxième tome susmentionné, il publiera Votre Différence est une force, ouvrage portant sur le handicap, du point de vue des handicapés.
HIMINS est aussi un traducteur-interprète Freelance (français, anglais et espagnol), commerçant et jeune investisseur.
En 2023, il fonde la Tontine Littéraire, un club de lecture basé à DOUALA (Cameroun), qui a offert la possibilité à de nombreux auteurs camerounais et africains, de se faire connaître.
En novembre 2024, il participe à la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain, sous l’invitation de l’Union Européenne au Cameroun.
Sa plume est influencée par l’auteur Félix MBETBO ; les écrivaines Suzie DO’O, Kelly YEMDJI ; le romancier BEYROUK ; le Dr Joseph Marcel EBOA (auteur et coach financier) ; et Robert GREENE, auteur de bestsellers.
Avec des lecteurs au Cameroun, en Afrique et dans la Diaspora, HIMINS n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et ambitionne d’entrer dans le panthéon littéraire africain voire mondial.
Nous rôdons tous aux abords du bonheur, à chercher l’apaisement de l’être, dans toute activité humaine. En venant à l’écriture, c’était cela mon rêve : trouver l’apaisement de l’être en soumettant le mot à l’expression des vides. Ai-je réussi ? Ce qui est sûr, ce sont les étapes du parcours :
– 2007, Bouquet de cendre, Anthologie de la poésie camerounaise féminine d’expression française. Le livre publié par Jean Claude Awono et Marie-Rose Abomo-Maurin loge mes premiers textes publiés.
– 2011, Senteurs du crépuscule arrive ; j’ai écrit et publié mon premier livre, avec le seul espoir conscient, de vouloir réveiller les lecteurs à l’émotion, à l’attendrissement, à la compassion. Bien naïf objectif, quand on sait, avec Umberto Éco, que le texte littéraire est un insaisissable ouvert à toutes les interprétations. J’en prendrai pour mon chef, avec quelques retours de lecture.
– 2016, Les graines du silence. Je résiste à la déferlante inhumanité qui s’alerte à mon passage. Je postule la stratégie de l’altérité triomphante, je rêve de quiétude les yeux ouverts sur un monde qui proclame vertement le pugilat…
– 2022, Des vers au bout du canon, un collectif, reçoit l’écho de ce désir d’harmonie intérieure et avec le cosmos.
– 2024 , Les chansons d’Angongué, un collectif encore, dessine et répercute l’attachement à l’harmonie avec les autres.
– 2025, La revanche de l’amante, scelle le procédé de socialisation qui m’est cher, et qui se joue dans la conception du lien amoureux. C’est un livre de la maturité conceptuelle sûrement. La revanche de l’amante fixe le cap du beau et du vrai à mon sens, et participe d’une dynamique de la déculpabilisation des protagonistes, dans la relation amoureuse. Face à un système de prédation de la vérité de l’être, lié à la super promotion du matériel sur le spirituel, ce livre est un acte de résistance (qui sera porteur dans le temps, je le pressens) face à la dérive capitaliste de la gestion du sentiment amoureux, qui jette l’opprobre sur l’ombre présumée (l’amante, c’est-à-dire la compagne officieuse). Au même moment, le livre expose l’humiliation que subit la lumière supposée (l’épouse légale) enténébrée par l’aigreur et les calculs de bas étage.
Ce que j’y propose, c’est l’observation minutieuse des splendeurs des paradoxes apparents : la passion resplendit lorsque l’absence est acceptée comme son carburant par exemple, et donc comme un don ; l’idée de la fusion repose en réalité sur l’hétérogénéité qu’impose l’exercice de la liberté (aimer suggère le partage et non l’égocentrisme au nom d’une débâcle embellie de la jalousie) ; l’idée même de l’émancipation est restructurée dans la considération de soi par rapport à soi-même et non par rapport à une finitude matérielle, axée sur le port d’un anneau ou la gestion d’un budget de famille.
Il faut donc éviter de s’attendre à lire un livre qui rentrera dans la description basique d’une guéguerre infinie de femmes à la solde d’une querelle pour avoir un homme. C’est bien au-delà, la proposition d’une conception de la relation amoureuse qui déplace les bornes de la castration des facultés naturelles de l’homme (de sexe masculin) à protéger, partager, diriger et soumettre. C’est un refus de participer à l’émasculation du mâle humain.
La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) est instituée en 1962 lors de la première Conférence des Femmes Africaines à Dar es Salaam (Tanzanie), qui a conduit à la création de la PAWO, l’Organisation Panafricaine des Femmes.
Les objectifs de cette journée sont :
Promouvoir, mettre en lumière les initiatives de la femme africaine pour le développement du continent
Célébrer les femmes africaines et les aider à réaffirmer l’engagement en faveur de leur autonomisation et de l’égalité des sexes
Discuter sur des sujets divers (politique, économie, culture, etc.) pour le développement de la femme en Afrique
📌 En bref, c’est une journée pour célébrer la femme africaine et la booster encore plus. ACOLITT a choisi de célébrer six femmes de la littérature qui, au quotidien, posent des actions autour de la femme.
Que ce soit chez la fille ou l’adulte, elles sont au taquet pour une jeunesse féminine intelligente. Voilà une belle proposition que fait Carmen Toudonou, écrivaine béninoise, chaque deux ans, avec le concours Miss Litterature. Un concours qui regroupent des jeunes dames de différents pays et qui fait l’éloge de la beauté intellectuelle. En outre, dans plusieurs anthologies, elles regroupent des écrits de femmes, suscitant ainsi un réseau de femmes ouvert au monde.
Dans le groupe Facebook Ecrivaines du Cameroun, vous aurez le loisir de voir le formidable engagement de Jeanne Louise Djanga. Sortie de livres, événements autour des livres de femmes… elle n’hésite pas à en parler. Et un plus à cette initiative est la mise sur pied l’Union des écrivaines africaines par Cylia Lateb. Une belle manière de fédérer les efforts et les compétences de chacune, créant ainsi un réseau solidifié d’écrivaines africaines à travers le monde.
Qui dit écrivaine, dit livre, dit découverte, dit chaleur humaine… Pour faire la différence sur les promotions déjà en place, Amina Seck (Sénégal) et Pulchérie Abeme Nkoghe (Gabon) ont institué des salons littéraires pour valoriser les écrits de femmes. D’aucun penseront à un féminisme de haut grade, il convient de les rassurer sur le bien fondé d’un rassemblement de femmes autour de leurs livres, discutant de techniques d’écriture, de défis lorsqu’on est femmes (épouses, mères…) et écrivaines et d’autres sujets pour développer la scène littéraire. Vous pourrez alors assister, à loisir, au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon et au Salon du livre féminin de Dakar.
En Afrique, on déplore le manque de bibliothèques, surtout des bibliothèques avec des fonds africains. Edwige DRO l’a compris et a décidé de mettre sa pierre à l’édifice : elle a mis sur pied 1949 à Yopougon (Abidjan, Côte d’Ivoire). Il s’agit d’une bibliothèque dont le fond est constitué uniquement de livres de femmes d’Afrique et du monde noir.
Planter la graine comme Carmen Toudonou, créer des réseaux comme Jeanne Louise DJANGA et Cylia LATEB, organiser des salons comme Amina SECK et Pulcherie ABEME, investir et s’investir pour la mise sur pied d’une bibliothèque spécialisée, autant d’actions qui valorisent la femme, ses actions et ses projets en littérature. Des actions à féliciter et à encourager.
Cette journée est aussi l’occasion pour nous de féliciter et remercier toutes ces personnes et associations qui se démarquent et qui donnent du leur pour le développement de l’Afrique ; l’autonomisation, le bien-être, l’éducation de la femme africaine. De manière non exhaustive : Djaïli Amadou Amal, Association des Femmes Entrepreneures du Cameroun, Rafdel, Andaal, Griote, L’orchidée Moulengui, LaDika, Régine Nadège Ekodo Ndjoana, Arielle Dnoutcheu, Yémélé Rosine, Armelle Touko, Nadine C. Mekougoum, Nadine Gérard, Carine Andela, Cynthia Nikeze, Christelle Noah DG, Danielle Eyango Ecrivaine et la liste est loin d’être exhaustive.
Nous adressons spécialement nos encouragements à Rose Dede KOUEVI. Vivement une tenue saine du Salon international féminin du livre de Ouagadougou. Des fois, les échecs sont un carburant de bonne qualité.
ACOLITT, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com