Catégorie : Littérature

  • ATELIER D’ÉCRITURE : L’art de la description : les personnages, les lieux

    𝐃𝐎𝐍𝐍𝐄𝐑 𝐔𝐍 𝐀𝐓𝐄𝐋𝐈𝐄𝐑…

    Voilà ce que je fais chaque jour… Il y a toujours quelqu’un qui m’appelle ou m’écrit pour apprendre quelque chose sur l’écriture, la lecture, l’analyse, la traduction littéraire, la relecture, etc.

    Et, pendant une heure au moins, nous allons explorer les contours de sa préoccupation… J’aurais pu me dire déjà habitué à l’exercice depuis le temps que je le pratique, mais il n’en est rien… Chaque atelier est unique même si je tombe cent fois sur la même question…
    L’erreur à éviter, c’est la routine, ce copier-coller qu’on applique à chaque fois qu’une préoccupation revient… Bien qu’étant de la même personne, son contexte est nouveau, alors il faut s’adapter à la donne nouvelle… L’état d’esprit présent…

    La Créativité est aussi folle qu’imprévisible, et les auteurs, surtout eux, sont mus par une sensibilité qu’il faut être capable de distinguer dans la meute affamée au cœur de leurs attentes… Si trop vite on s’avance sur leur territoire, parce qu’on pretend avoir déjà la réponse, on se fait aussi vite déchirer… Si ailleurs on va emprunter un esprit pour essayer de répondre aux attentes, il faudrait alors savoir que les auteurs aussi sont passés par là… Ils ont lu les mêmes conseils, et n’en ont presque rien tiré…

    𝑼𝒏 𝒂𝒕𝒆𝒍𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝑪𝒓𝒆́𝒂𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕𝒆́ 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆…
    C’est encore moins une relation maître-élève, dans laquelle l’on n’a de mot à dire que si c’est pour célébrer le savant qui vient faire l’honneur de partager ses incontestables connaissances…
    𝐸𝑛 𝐶𝑟𝑒́𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́, 𝑜𝑛 𝑛’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠… 𝑂𝑛 𝑠𝑒 𝑚𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎̂𝑚𝑒… Là est la clé de la préparation d’un atelier…

    Une vieille connaissance du Livre m’a un jour demandé pourquoi je reste souvent silencieux pendant des heures… Il l’avait appris de quelqu’un qui m’était intime… Je lui ai répondu : << J’écoute >>… << Quoi ? >> a-t-il fait, surpris…
    Je lui ai souri derrière ce petit conseil : << Quand tu ne poseras plus cette question, tu entendras >>…
    Mon maître de Kung-fu m’a donné ce conseil il y a 23 ans : << Si tu veux quitter ton lit tous les jours à 5h du matin pour venir m’imiter, reste couché >>… Et depuis j’écoute, les silences surtout… et j’entends ce qu’on ne dit pas, je vois ce qu’on ne montre pas…

    Acolitt, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝐿𝑖𝑡𝑡𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒…

    Je ne donne pas un atelier parce que je sais d’avance, mais juste parce que je deviens chaque apprenant devant moi… A la fin, chacun de nous repart vers sa propre voie, l’âme un peu moins encombrée…

    Ray « The Ghost » NDEBI




  • 𝗗𝗨 𝟮𝟰 𝗔𝗨 𝟮𝟱 𝗢𝗖𝗧𝗢𝗕𝗥𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟰 𝗔̀ 𝗘𝗕𝗢𝗟𝗢𝗪𝗔 𝗘𝗧 𝗔𝗭𝗘𝗠 | 𝐉U𝐁I𝐋É L𝐈T𝐓E𝐑A𝐈R𝐄 DE NKILI ABOU ALBERT THIERRY

    Il y a près d’un an, Acolitt a signé un contrat de collaboration avec le Centre Culturel Keza EVINA MINKO d’Azem. Conformément à celà, il nous a été confiée l’organisation des concours Littéraires à l’occasion du jubilé littéraire du patriarche Albert Thierry NKILI ABOU, promoteur dudit centre culturel.

    Vous vous souvenez du périple de Pauline Ongono littérature dans le Sud Cameroun au début de ce mois ?

    Nous avons organisé trois concours :

    • un d’écriture : poésie et nouvelle
    • un de lecture en deux catégories :  »Poussin » pour les élèves de l’école primaire ;  »Coq » pour les élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire
    • un concours pour élire une Égérie de la littérature dans le Sud et ses deux dauphines – une innovation de ACOLITT – qui donne aux lauréates la mission de promotion de la lecture et du livre auprès de leurs pairs dans le Sud.

    Parce que nous souhaitons que ces concours littéraires ne soient pas seulement le fait de ce jubilé littéraire, nous avons mis sur pied le Prix Littéraire NKILI ABOU. Ainsi, on a eu au terme :

    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Poussin »
    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Coq »
    • le prix NKILI ABOU de poésie
    • le prix NKILI ABOU de nouvelle
    • le trio  »Egérie »

    Nous avons connu l’engouement de nombreux chefs d’établissements scolaires et l’enthousiasme des élèves à concourir.

    Le 24 octobre 2024, le Pôle ArtCam d’Ebolowa a vibré sous les prestations des élèves du lycée bilingue d’Ebolowa, du lycée technique d’Ebolowa, du lycée de Mengong, du CES d’Azem, de l’école publique d’Azem et de l’école publique d’Adoum.

    Pour départager les candidats, un jury composé de :

    • Mme MBOUDOU Florence de l’ONG Trois-lys de Nsimalen (principal sponsor de ces concours)
    • Mme MESSINA et M. NYAM Etienne, les représentants de la DRMINAC
    • Ray Ndébi, représentant de ACOLITT

    Le 25 octobre, c’était au tour du Centre Culturel Keza EVINA MINKO de connaître la joie des lauréats, sous l’œil de nombreux membres de la scène littéraire, à l’instar de :

    • M. Mballa Elanga Edmond VII, directeur du livre et de la lecture
    • Pabe Mongo, qui célèbre 52 ans d’écriture cette année
    • Pr Faustin MVOGO
    • Princesse Stella ENGAMA
    • Pr NDE
      Et la liste n’est pas exhaustive.

    📖📖📖📖📖 Cette nouvelle expérience a consolidé notre avis sur les rapports entre le livre et la population : Apportez le livre à la population et vous direz avec hésitation : « LES GENS N’AIMENT PAS LIRE. »
    Et si on en parlait du 13 au 15 novembre 2024 lors de la deuxième édition de la SEBICA (Semaine des Bibliothèques du Cameroun) / CALIWE (Cameroon Library Week) organisée par L’APIDCA à Yaoundé ?


    ACOLITT organise vos événements littéraires.
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com




  • SAPLO, Ed.1 : Zoom de tract.sn

    A lire ici : https://tract.sn/interview-pauline-ongono-le-digital-offre-des-plateformes-pour-faire-voyager-le-livre/




  • SEGUIMA – ACOLITT : APPEL À TEXTES PANAFRICAIN

    Acolitt ayant eu la chance de faire partie de l’organisation de ce concours, nous pouvons vous révéler que le choix des lauréats n’a pas été facile. Que de beaux textes ! Bravo aux lauréats !

    En plus des textes des trois lauréats, ceux de vingt-deux (22) autres candidat.e.s feront partie du recueil de nouvelles que produira Seguima dans les prochains jours.

    Nous félicitons aussi la jeune camerounaise Nafissatou MOUHAMADOU ABBO désignée illustratrice de ce recueil.




  • ETRE AUTEUR.E : Le choix des ténèbres (?)

    Quand il lui vient d’écrire, l’auteur sombre dans un profond sommeil. Il descend aussi bas que lui permet son potentiel, dans des zones toujours inexplorées de sa personne, jusqu’à ce qu’il rencontre quelque chose de dur, de froid, d’infranchissable. Il ne peut pas voir ce que c’est, mais il devine que c’est un mur ; là, dans le monde du très-bas, les yeux ne servent pas.

    Ecrire, c’est alors choisir le cours des tén_èbres, l’encre épousant la disposition de la plume au moment où elle entame sa danse : d’abord le courant d’une rivière dont les cascades devront finir par céder le lit au calme, ensuite la fierté émancipée d’un lac, puis les abysses impénétrables et sans fin d’un océan. C’est exactement au croisement des infinis que prend vit le mot, celui qu’on retient et qui traversera le temps, quand la main se sera longtemps ridée et épuisée.

    Si le moment le plus obscur de la journée est minuit, alors, pour l’auteur, il est toujours minuit. Il cesse d’être en paix avec lui-même et avec le monde quand son premier mot se dessine sous ses yeux. Est-il le bon ? Dit-il fidèlement ce qu’il pense, son inspiration… Est-il assez écrit pour les autres ? Le comprendront-ils… L’accepteront-ils… Elle est intense alors, la cascade ; entre les pierres engendrées par la peur et ses hésitations, le flot essaie de se trouver une voie. Tourbillons et tempêtes font tellement trembler la plume que bien souvent elle faiblit et se noie, n’offrant alors à la lecture qu’un spectacle d’après-apocalypse, une désolation telle qu’on imagine la reconstruction impossible. Elle le sera si la plume ne s’arrête pas pour considérer la plus grande source de ses tourments : ses mots…

    L’écriture est noire comme l’infini, et noire comme les possibilités qu’elle offre de se libérer des énergies basses et comprendre ce qu’elle représente…
    Au moment où ils se retrouvent au plus bas de leur potentiel, certains auteurs prennent cette position pour le bas de l’échelle dans l’ordre des écrivains ; mais qui a établi cet ordre, si ce n’est leur propre imagination. Le seul ordre est celui établi à l’intérieur de soi-même. Va-t-on accroître son propre potentiel, ou essayer de mesurer celui d’un autre… Dans le second cas, on se lac_ère dans ses propres cascades, entre les pierres de plus en plus tran_chan_tes.
    Ecrire, plutôt que de mettre son auteur en lumière devant une foule en liesse, le plonge dans ses tén_èbres face à lui-même, afin qu’il se réalise en apprenant le plus possible de ses limites. Moins il cherchera la lumière avec cet empressement qui caractérise les jeunes plumes, plus il se rapprochera de son mot, sa ligne, sa page, son livre… son public. Mais plus jamais il ne connaîtra la lumière, puisque ce n’est qu’une ombre de lui qui se glissera désormais au soleil des trop-vivants…

    Puisque nous n’avons donc que le choix des té_nè_bres, autant les vivre avec la plénitude de notre volonté : celle d’offrir le meilleur de nous-mêmes au Livre. Le meilleur de notre encre… le meilleur de notre nuit…


    Pour suivre nos ateliers d’écriture créative en ligne et en présentiel, contactez-nous : acolitterature@gmail.com




  • FACE À NOS AUTEURS AVEC NADINE NKENGUE

    Nos jeunes critiques Diagayete Bah et Laura Djamkou nous ont fait vivre un moment riche en émotions parfois divergentes, pour notre plus grand bonheur…

    Invitée à répondre à plusieurs questions sur son roman « UNE VIE D’ÉTUDIANT », Delphine Aimee Nkengue a su nous ramener à un passé que le présent continue de conjuguer dans nos universités…
    Écrit quand elle y est encore, ce manuscrit attend des années pour rejoindre les Editions Proximité et paraître en mars 2016… Dire que l’auteure avait déjà cette plume… ce regard qui s’évapore devant un sujet pour renaître de son essence…

    Josée Ambadiang Meli et Ekele Jean Michel ont donné à l’échange une dimension et une trajectoire nouvelles…

    La lecture de ce jour a salué cette plume, non sans rappeler combien l’édition doit encore plus travailler, les auteurs aussi, afin d’atteindre l’encre sans épines qu’on ne craindra plus de boire, et à l’ivresse…

    Quant à nous, nous en avons encore beaucoup appris… Comme à chaque sortie…

    L’équipe ACOLITT est toujours là, à cette croisée où les ruisseaux n’ont pas besoin d’être des océans… puisqu’il leur suffit d’être des ruisseaux… d’authentiques ruisseaux…

    Revivez ce moment ici ⤵️
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    ACOLITT met en lumière vos initiatives en littérature.
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  • Littérature et politique : Quel rapport ?- ACOLITT sur le plateau de InfoTV

    24 juin 2024 – DE 15H À 16H30 SUR InfoTv Cameroun

    « Le Boulevard de la Culture », émission animée chaque lundi par Francine Ateba, a reçu Pauline ONGONO (présidente de ACOLITT) et Parfait ONGUENE (homme politique et l’auteur de « S.E. Paul BIYA, le leader invétéré de la jeunesse camerounaise (1982…)) ».

    Il était question de montrer le rôle de l’écriture dans le jeu politique, de présenter les différents canaux de communication pour que la cible soit atteinte, et bien d’autres points.

    Revivre l’émission ici :
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  • ACOLITT VERS LE LIVRE A BAFOUSSAM

    « Acolitt est arrivée à l’Ouest comme un soleil pour dissiper les ténèbres », avons-nous entendu d’un notable, au bout de notre rencontre avec les acteurs du Livre qui ont pu faire le déplacement le 29 juillet 2024, au restaurant La Citadelle où nous tenions une première rencontre pour exposer notre vision globale du Livre, pour la région de l’Ouest.

    Avant cet évènement, nous étions à la bibliothèque LE GRAND SALON, invités au même titre que Régine Nadège Ekodo Ndjoana et Gerard Ngan du Festival Pousse – Pions, pour notre observation de la scène littéraire camerounaise, notamment celle de Bafoussam et sa région.

    Ces deux intenses séances de travail nous ont permis de rencontrer des passionnés chérissant une foi singulière. Nul doute que le Livre aura des jours encore plus heureux et dynamiques surtout.

    L’équipe Acolitt, représentée par Ray Ndébi et Pauline Ongono littérature, a passé un autre cap à travers ce voyage au cœur des Plumes et du Livre.

    Voyager, toujours aller vers l’encre, peu importe où elle coule, pour une Littérature dynamique.