Catégorie : Livre

  • BIOLITT… QUI EST LE CAMEROUNAIS SERGE BILLO EBANGA ?

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour. 

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.

    Vous souhaitez avoir son contact ? Nous écrire à 6 90 19 51 26 ou acolitterature@gmail.com






  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO

    Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…

    Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?

    Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.

    Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain.
    Et Jasmine chemine seule…

    Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…

    Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer…
    Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…

    Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule.
    Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.

    Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…

    Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…

    Jean-Pierre Noël BATOUM




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  • IL A ÉTÉ LU… Almoyan, le roman de la Camerounaise Anicette BILE SEMBO


    Almoyan est un roman de 139 pages publié aux éditions Ifrikiya en juin 2022 dans la collection Sanaga. Son auteure, Anicette BILE SEMBO, est une plume camerounaise, Docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, et dont plusieurs textes peuvent être retrouvés dans divers ouvrages collectifs. Almoyan est son tout premier roman.


    Contexte d’écriture


    Almoyan présente un Cameroun actuel où se mettent en scène des jeunes au passé rempli d’espoirs presque enterrés, au futur incertain, mais dont le présent porte encore un espoir de se réaliser malgré tous les obstacles liés au manque d’opportunités de s’exprimer malgré leurs diplômes. Ainsi, Joël Nima nous balade dans un centre urbain de Yaoundé grouillant de mille activités, où l’on se retrouve plongé dans une effervescence qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit. La nuit, justement, une autre vie prend forme, animée par des gens aux origines et aux motivations diverses ; surtout portée par des enfants dont parfois la classe sociale est surprenante. C’est le cas de Jeffe, issu d’une famille fortunée, à qui les parents n’accordent quasiment pas d’attention.
    De jour, ces enfants font partie de cette ville qui se faufile, porte, pousse, extirpe parfois, sillonne sans arrêt, court, s’arrête peu, rêve beaucoup… mais surtout chargée d’histoires.


    Sujet


    Joël Nima est un jeune étudiant brillant, tout juste lauréat d’un grand concours qui lui permet de rêver à une considération plus grande, autant dans la famille qu’en société. Face à la difficulté de convaincre par son potentiel fort récompensé, il se retrouve face à une ville qui lui ouvre, comme pour la première fois, les portes de sa réalité. Dans cette ville où tout le monde est occupé à une activité pour survivre, d’autres semblent plutôt occuper à l’observer depuis des jours, des semaines, des mois. Malgré lui, il est le sujet de leurs conversations, l’objet de leurs paris et autres choses insolites.
    C’est à partir de là que Joël Nima va se bâtir une nouvelle identité et, entre les illusions du jour et les réalités de la nuit, découvrir ce qu’il manquait à son potentiel pour enfin s’accomplir. Entraîné dans le quotidien d’Almoyan, Jeffe et Clarke, trois enfants de la rue, le jeune étudiant lauréat va apprendre des circonstances et des rencontres les plus inattendues.


    Intérêts


    La considération humaine :
    Almoyan est un roman qui attire l’attention sur ces petites choses auxquelles l’on ne prête pas attention, et qui pourtant peuvent aider à réaliser les rêves les plus grands. Ces personnes regardées avec crainte ou mépris, parfois pitié, que l’on condamne sans procès, s’avèrent, au fil des pages de cette aventure, des tremplins solides pour atteindre le plus haut niveau de compréhension de soi-moi-même. Le peuple qui vit derrière la montagne démontre une solidarité que l’on croit perdue, et une organisation qui pourrait inspirer les grandes administrations dans la gestion des ressources et des espaces.
    L’appartenance à cette famille console et rassure cette autre société qui le jour œuvre à toutes les tâches les plus petites et, la nuit, veille sur les rues.


    La puissance du potentiel local :
    Anicette Bilé Sembo démontre combien la réussite peut se faire sans envisager de passer par la case Eldorado hors de l’Afrique. Avec le matériau que lui offre la rue, Joël Nima va trouver le sujet de son documentaire et, d’une rencontre à l’autre, acquérir le nécessaire pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.
    La persévérance, le courage et l’attention vont s’allier pour que la volonté soit l’outil inébranlable de travail. A un moment de son évolution où l’on prête à la jeunesse tous les vices et peu de vertus, Almoyan se lance le défi d’ouvrir une voie dans un chaos de désespoir.


    L’écriture
    Quand on parle de texte accessible au premier regard, « Almoyan » est à juste titre cité. La maturité de la langue et l’attention portée au détail inscrivent ce texte parmi ceux que l’on recommande sans ciller. Le monde de l’édition étant couru par des auteurs empressé de se voir sur des couvertures, Anicette Bilé Sembo a pris le temps de soigner son écriture, afin que tous les niveaux de lecture puissent l’accueillir et la recevoir sans avoir à essayer d’en deviner les contours.
    La critique ne se lasse d’apprécier cette plume « simple et profonde ».
    Bonne lecture !

    Amon Xander




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  • D-livre… Léopold NGODJI, lauréat 2e prix catégorie roman, prix littéraire OSÚ, édition 1


    Ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.


    Bonjour, Léopold NGODJI et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?


    Cest bien vrai que cest toujours difficile de se présenter soi-même… Disons que je suis un Camerounais qui pense que tout projet de développement dans notre contexte est voué à léchec si la culture, l’art et les métiers de la création ne tracent pas leur chemin. Cest pourquoi je me considère comme quelqu’un de très attentif à la chose culturelle et artistique. Je suis également un partisan de Edgar Morin dans sa pensée complexe. Je suis ainsi et je sais que tout est rythmé et structuré par l’incertain et l’imprévu. Au quotidien, mes expertises professionnelles et recherches scientifiques portent sur les sciences du langage (sémiotique), le marketing et la communication.


    Vous êtes l’auteur du roman « La Troisième manquée » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


    Il s’agit dune œuvre qui fait une narration centrée sur un personnage central, Ntouko, haut fonctionnaire et directeur d’administration centrale dans la capitale Kako, va manquer (louper) trois promotions ou nominations à des fonctions plus « juteuses » dans ce pays où le Caput, le Chef de l’État, contrôle tout à travers un système politique travesti, clientéliste avec le Grand Parti qui rythme le paysage politique national en maître.

    Mais à côté de tout cela, l’œuvre est le lieu de description des maux qui minent notre société : corruption, favoritisme, abus de fonction et d’autorité, chômage des jeunes et précarité de la plupart de familles, désacralisation de l’éthique publique, iniquité, dépravation des mœurs, « belle vie » et arrogance d’une classe supérieure qui détient des pouvoirs pluriformes, etc.


     
    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, le lauréat du deuxième prix dans la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.


    Disons que c’est par un coup de hasard que jai compétis à ce prix, OSÚ première édition en plus ! C’est parce que, la promotrice de la maison d’édition Éclosion, ma sœur Christelle, m’en avait parlé dans la foulée. J’avais déjà eu à travailler avec sa maison d’édition sur des projets de livres à caractère scientifique. Alors, ayant des tapuscrits de romans dans un tiroir, jai proposé deux pour ce concours, et finalement, un a été sélectionné par le jury. D’ailleurs, signalons qu’après cette expérience, je suis sur le point de publier deux projets de mes autres romans avec la même maison Éclosion.


    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    La littérature camerounaise a fait ses lettres de noblesse dans le monde entier. Après le temps de la littérature postcoloniale et l’avènement de la NOLICA, quelques œuvres et des auteurs connus ont continué à tracer les belles pages de cette littérature. On peut tout de même déplorer qu’une politique du livre ainsi qu’un vrai projet d’encadrement et de soutien à la production de qualité font défaut. Comme les autres secteurs de la culture et de l’art, la littérature camerounaise est abandonnée à elle-même, malgré quelques initiatives individuelles et personnelles qui tiennent le flambeau et qui méritent des encouragements.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


    Un seul mot : ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.

    Propos recueillis par P.O.




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    La troisième édition du prix littéraire OSÚ est lancée. De nouvelles possibilités, des gains revus à la hausse… Qui raterait ça ?




  • BIOLITT… Henri DJOMBO, écrivain congolais

    Né à Enyellé dans le Nord-Est du Congo en 1952, marié, Henri DJOMBO est ingénieur économiste forestier, diplômé de l’académie forestière de Leningrad (URSS) en 1976.


    Activités politiques et techniques

    Nommé plusieurs fois ministre (1980 – 1985 ; 1997 – 2021), il a marqué de son
    empreinte la gestion durable des forêts d’Afrique, l’environnement et le développement durable aux niveaux
    de son pays, de l’organisation africaine du bois, de la conférence des ministres africains de l’environnement, des forêts du bassin du Congo, du PNUD, de l’UNESCO, de la conférence des nations unies sur le changement climatique et des forêts des trois bassins forestiers tropicaux du monde.


    Il a été déchargé de ses fonctions de ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en juin 2021. Depuis lors, il siège à
    l’Assemblée Nationale en qualité de député, membre des commissions économie et finances, puis environnement,
    développement durable et sécurité alimentaire, vice-président du groupe de la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale et président du groupe d’amitié
    Congo-Nations unies.
    Il a assumé également les fonctions d’ambassadeur du Congo en Bulgarie (1986 – 1988), de directeur général de la sucrerie du Congo (1989 – 1991), de président de la
    commission technique des élections législatives anticipées (1993), de Vice-Président du comité technique du
    recensement électoral (1996 – 1997) et de négociateur des accords de paix dans son pays en 1997 et en 2002.


    HENRI DJOMBO EST DOCTEUR HONORIS CAUSA DE L’INSTITUT SUPÉRIEUR DES MÉTIERS DE L’AUDIOVISUEL (ISMA) DU BÉNIN


    Activités littéraires

    Romancier, dramaturge et essayiste politique, Henri DJOMBO est lauréat de nombreux prix littéraires :

    – Prix de la meilleure œuvre dramatique attribué lors du festival Festivert du Sénégal

    – Prix Amadou Cissé Dia du Théâtre (2018), décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal et le jury des prix littéraires internationaux, à l’occasion de la célébration de la vingt-sixième Journée internationale de l’écrivain africain

    – Prix Toussaint Louverture (2019), décerné pour l’ensemble de son œuvre par l’Association pour le Développement et la Formation en Haïti

    – Prix Séry Bailly (2019), décerné par l’Association des Écrivains de la Côte d’Ivoire pour l’ensemble de son œuvre


    HENRI DJOMBO EST LE PRÉSIDENT DE l’UNEAC (UNION NATIONALE DES ÉCRIVAINS ET ARTISTES DU CONGO)


    Ses livres…

    • Sur la braise, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 1990.
    • Sur la braise, roman, édition revue et corrigée, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2000.
    • Le Mort vivant, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2000.
    • Lumières des temps perdus, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2002.
    • La Traversée, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2005.
    • République du Congo. Cinquante ans de vie politique 1960-2010, (en coll.), préface de Pascal Gayama, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2010.
    • Le Cri de la forêt (en coll. avec Osée Colins Koagné), théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
    • Palabre électorale au Kinango, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
    • Le Mal de terre/El Mal de la Tierra, théâtre en édition bilingue français et espagnol, Brazzaville/Palmira, Les Éditions Hemar/Arcano XIX, 2014.
    • Vous mourrez dans dix jours… roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Présence Africaine, 2014. Traduit en anglais.
    • Morgane, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015.
    • Les Bénévoles, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015. Pièce traduite en anglais.
    • Les Bruits de couloirs, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2015.
    • Sarah, ma belle-cousine, roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
    • Vous mourrez dans dix jours, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
    • L’avenir est dans ma tête, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2019.
    • On arrivera toujours quelque part, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2020.
    • Le miraculé du vol 352, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2021.
    • Gahi ou l’affaire autochtone, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2022.

    Henri DJOMBO mène une tournée au Cameroun, du 05 au 12 novembre 2023, autour de l’ensemble de son œuvre en littérature.


    Activités sportives

    Henri DJOMBO est ceinture noire d’aïkido. Il a été président de la fédération congolaise d’aïkido, ainsi que de la fédération congolaise de tennis de table.

    P.O.




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  • BIOLITT… Rodrigue NDZANA a.k.a. r’N, slameur camerounais

    r’N naît à Douala (Cameroun) dans la décennie 80. Dès la sortie du berceau, il marque un goût prononcé pour la littérature. Ardant lecteur, ce n’est que bien plus tard que les circonstances de la vie le conduiront à l’écriture.
    En autodidacte, il décore les feuilles à sa façon, d’abord à la volée, puis entreprend plus sérieusement de devenir auteur.
    Après la sortie de son premier ouvrage « Je t’aime en Splash » en 2009, il se lance avec bonheur dans une nouvelle et merveilleuse aventure artistique : le slam.

    Rodrigue NDZANA est aujourd’hui un artiste de slam « standing ovationné » au Cameroun et dans le monde, autant pour son art que pour sa démarche idéologique.

    Fondateur du « Nda slam », il joue également un rôle de leader dans plusieurs autres collectifs de slam.


    Le virtuose esthète cumule les récompenses dans l’art oratoire. Lauréat du « Coca-Cola Slam Academy » et de l’« African Spoken Word », finaliste du Grand Prix Mondial de la Chanson « le rêve africain » en 2014 et champion 2016 du « Grand Slam National » au Cameroun »

    Il est le représentant du Cameroun et de l’Afrique centrale, respectivement, à la Coupe du monde de Slam de poésie à Paris du 23 au 29 mai 2016 ainsi qu’au championnat de la Francophonie de slam du 10 au 12 juin 2016. En tant qu’encadreur, il est présent à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Bruxelles, en 2022. Il a également été membre du jury de la finale à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Rio de Janeiro au Brésil, en 2023.


    Rodrigue NDZANA aime la scène et est réputé pour sa technique, ses aptitudes de showman, comme pour la profondeur, ainsi que la portée de ses textes. Il est également singulier par son coté militant, notamment en faveur de l’émancipation de l’Afrique, du rayonnement du continent, du soutien à l’entreprenariat jeune, etc.

    Il est en outre connu pour son propre sens de l’initiative.

    R’N est ambassadeur au Cameroun de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) et a été chef de délégation et artiste invité, lors des éditions N’djamena 2018 et Addis-Abeba 2022.


    D’une façon plus générale, il milite en faveur de l’amour entre les humains et pour une planète où il fait bon vivre. Ses mots d’ordre sont amour, réussite et prospérité. Sa phrase culte : « Afin que nos enfants vivent mieux que nous ». Son incantation générique « Akiba Beaucoup » exprimant son état d’esprit perpétuel : la gratitude.


    Entre 2020 et 2023, il est l’artiste slameur invité au concert en hommage au Prix Goncourt des Lycéens 2020 à Douala, et fait partie des artistes performant lors de plusieurs évènements d’envergure tels que le FLUP (Brésil), Coupe du Tchad de Slam, Festival International Slameroun, SlamUp, Time of The Writer en Afrique du Sud, etc.



    Ça se passe aujourd’hui…



    Suivez R’N ici ⤵️

    https://rodriguendzana.com

    Des liens de sa palette slam

    – « C’est monté, c’est descendu » https://youtu.be/aQ9Mvy40dkc

    – « Le cœur pareil »
    https://youtu.be/FMdaZA7dGZE?si=FqbVtDHtmLOMefJ7

    – « Je cours »
    https://youtu.be/ftgPFqT46Ng?si=V5dyV_n7nHnR08tt

    – Live concert à l’IFC (Yaoundé)
    https://youtu.be/AaSfX-Dewq0?si=iqzVz7RKjKQAj7jg

    – « Petit papa stagiaire »
    https://youtu.be/qhlbo7RDqzE?si=lq-NuaN5wT-BrCcO

    – Live slam IFC Yaoundé
    https://youtu.be/Mhwoi0qH0LE?si=g6qjXL_gB_bMi3sQ

    – « Je me falla » feat Foning Françoise
    https://youtu.be/R33Its_mJHg?si=pWx051qK4y7xCKnJ

    Informations recueillies par P.O.




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  • D-LIVRE… Christopher MFOULA, auteur camerounais


    L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche.


    Bonjour, Christopher MFOULA et merci de répondre à nos questions. Vous êtes auteur depuis l’âge de 19 ans. Quel a été le déclic ?

    Bonjour et merci pour cette opportunité de partager avec vous mon parcours d’écrivain. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui.

    A l’âge de 19 ans, je me suis lancé dans l'écriture de romans, un voyage qui a débuté d’une manière improbable. Un poids mélancolique, une période de remise en question et de doutes profonds ont été le point de départ de mon cheminement littéraire. En transformant mes moments de tristesse en créations poétiques, j’ai été capable de construire des univers captivants et fictifs, qui m'ont offert du réconfort et le soutien dont j’avais besoin. À cet âge, lorsque tant de questionnements sur l’identité, le devenir et les éventuelles erreurs ou traumatismes surviennent, je me suis également autorisé à rêver, à imaginer un monde où je pourrais surmonter les obstacles qui se dressent devant moi. L'écriture est devenue mon exutoire, une thérapie salutaire qui m’a permis de trouver un sens à ma souffrance, mais aussi de communiquer avec les autres. Je suis comblé de constater que mes histoires apportent du réconfort à ceux qui me lisent.

    Vous êtes, à 27 ans, l’auteur de 18 romans. Je vous avoue que je suis impressionnée. C’est vrai qu’ « Impossible n’est pas Camerounais », je m’interroge tout de même sur comment vous procédez… Entre l’écriture, la relecture et tout ce qui va avant la sortie du livre, pour avoir une telle bibliographie. Il est important aussi de signaler qu’avant 2024, deux autres paraîtront.


    Je m’en réjouis chaque jour, il est essentiel de rappeler que ma passion et ma détermination sont mes principaux moteurs. Le privilège d’avoir grandi avec des parents qui m’ont enseigné la valeur du travail acharné ainsi qu’une discipline de vie que je respecte scrupuleusement ne peut être sous-estimé. Il est indéniable que l’écriture est une tâche ardue, exigeante à bien des égards. Les recherches, les rédactions, les relectures, les corrections, les doutes incessants et cette redoutable période de page blanche qui peut s’étendre sur des mois, voire des années pour certains, demandent une résilience sans pareille. Je suis chanceux d'être doté d’une plume aisée et de bénéficier d’un précieux accompagnement, notamment grâce à mes beta-lecteurs qui m’accompagnent tout au long du processus rédactionnel. Leurs suggestions et leur précieuse aide dans les phases de correction me permettent de transmettre des manuscrits semi-fini aux éditeurs en toute confiance. Mais cela requiert avant tout une discipline sans faille. Souvent, j’établis comme objectif quotidien d’écrire au minimum 50 pages, dans les moments où l’inspiration est là et rayonne. Cependant, lorsqu’elle se fait plus discrète, limiter mes écrits à 20 pages maximum fait partie intégrante de mon approche.

    Je suis profondément reconnaissant d’exercer un métier qui éveille en moi une passion indéfectible et qui me procure un immense plaisir. L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche. Les neuf heures passées devant mon ordinateur chaque jour sont autant de précieux moments d’épanouissement que je chéris, sans échanger cela pour quoi que ce soit au monde.

    Vous êtes un Camerounais qui vit en France, vos livres ont-ils une part du Cameroun ou de l’Afrique ? Si oui, comment écrivez-vous l’Afrique ?


    Effectivement, mes livres sont fortement ancrés dans l’Afrique et plus particulièrement le Cameroun. J’attache une importance toute particulière à mettre en avant l’Afrique telle que je la perçois.

    Cependant, mon véritable intérêt réside dans la dimension humaine et psychologique. À travers mes écrits, je dépeins l'Afrique en laissant transparaître les failles, les qualités, les tourments, les manquements, les forces et la richesse culturelle qui la caractérisent. Je m’efforce de présenter certains aspects de son histoire qui la rendent unique et singulière. Il est primordial pour moi de rester fidèle à mes origines et de jouer le rôle de passeur vers d’autres cultures, de construire des ponts qui unissent et connectent. En dépeignant des personnages et des sociétés tels qu’ils sont, je refuse de maquiller le monde à travers ma plume. Au contraire, je m’efforce de rendre mes romans les plus réalistes possible, même lorsque j’explore des territoires de fiction.

    Mon objectif est de présenter l’Afrique dans toute sa richesse, sa beauté, sa complexité ainsi que ses imperfections, tout en accordant une attention particulière à l’aspect humain. C’est une conviction profonde pour moi, car en tant qu’Africain, je souhaite que mes livres résonnent auprès de tous, sans distinction de culture, de couleur de peau, de race ou d’origine.

    « Comment cuisiner son mari », un titre qui attirera plus d’un, j’en suis sûre, paraîtra en décembre 2023. Pouvons-nous déjà avoir quelques ingrédients de cette recette ?

    Ce roman représente pour moi l’apogée du captivant et du complexe dans mes écrits. Il était essentiel de mettre en lumière les femmes, tout en captivant également un public masculin.

    « COMMENT CUISINER SON MARI » est un mélange subtil où l’intelligence règn’ en maître, savamment entrelacée de nuances, de sadisme et d’effronterie. S’y ajoutent une dose de sensualité, des combats acharnés menés par des femmes fortes, l’exploration de sujets difficiles et une pointe d’humour noir. Ce sont ces ingrédients qui, de la première à la dernière page, propulseront l’histoire vers des sommets de fascination.

    Vous êtes, en 2021, lauréat du Prix du roman avec « Ce qui restera de nous ». Et si vous nous faisiez un zoom sur ce roman ?

    « Ce qui restera de nous » narre l’histoire en apparence sereine de Lily et Alex, un jeune couple dont l’amour semblait indestructible. Pourtant, leur existence se trouve brutalement ébranlée lorsque la trahison et l’infidélité frappent à leur porte.

    Au fil des pages de ce roman, nous plongerons au cœur de protagonistes écorchés, confrontés à des thèmes douloureux tels que l’infidélité au sein d’un couple, l’avortement, la peur insidieuse de l’abandon, la dépendance affective et la cruelle désillusion. Toutefois, des retournements de situation inattendus marqueront profondément les lecteurs. Le succès remarquable de ce récit était une agréable surprise pour moi.

    Vos livres traitent entre autres d’amour, de suicide, de choix sexuels, de dépression, des sujets qui touchent tous les continents et toutes les couches. Christopher MFOULA, vos livres sont vendus sur Amazon, y’a-t-il des points de vente ou une possibilité de les avoir au Cameroun et en Afrique en général ?

    Au Cameroun, mes romans peuvent être trouvés principalement à la librairie Saint Paul à Yaoundé, ainsi qu’à la FNAC à Douala. Pour l’instant, ma distribution n’est pas encore étendue à travers toute l’Afrique, mais mon aspiration future serait que mes livres soient accessibles dans la plupart des pays d’Afrique francophone.

    Merci, Christopher MFOULA. Nous ne manquerons pas de les lire très bientôt.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Mexico de Christine TSALLA, auteure camerounaise

    Pendant que je lisais le roman de Christine T. Elong, j’ai repensé plus d’une fois à quelques romans anciens du Cameroun. Banda, dans « Ville cruelle » de Mongo Beti, évolue, je pense, entre son village et le chef-lieu de la région nommée Tanga qui n’est pas bien éloigné puisque Banda et les siens s’y rendent pour y écouler leurs récoltes de cacao. J’ai oublié le nom du personnage dans « Chemin d’Europe » de Ferdinand OYONO, mais il me semble (ma lecture date de plus de 45 ans, eh oui !) que celui-ci vit au Cameroun avec le rêve obsédant de partir pour l’Europe – la France. Ah ! Comme l’horizon littéraire africain s’est élargi depuis !

    Dans « Mexico », Alex est aussi un jeune camerounais (la quarantaine, à la fin du roman), mais il évolue, lui, entre son Cameroun natal et le Mexique (et aussi un peu le Texas, aux États-Unis).

    C’est simple, si j’ose dire : malgré ses efforts et son fort désir de réussite, une existence satisfaisante est quasiment impossible pour Alex au Cameroun. Il émigre au Mexique, pays où il parvient à faire de bonnes études et à acquérir de bons diplômes universitaires. Il y fait la connaissance de la belle Aline, une compatriote, qu’il épouse. Pour Aline aussi, la vie au pays a été une horreur à la suite de… (au lecteur de découvrir). Je ne sais pas si l’auteure a voulu la conclusion que l’on peut tirer de ces deux cas choisis, mais le schéma qui s’impose est bien le suivant : vie et perspective d’avenir impossibles au Cameroun, espoirs accomplis (et guérison pour Aline) au Mexique. Toutefois, et cela m’est agréable, une fois qu’ils se sont accomplis l’un et l’autre, ils décident de rentrer au pays avec leurs deux enfants. Le roman pose donc (aussi) le sujet du don de vie que se doivent les Africains chez eux, entre eux-mêmes.

    Le séjour d’Alex au Mexique est fait d’aides fécondes et de soutiens opportuns et appropriés que lui apportent ceux qu’il rencontre (Africains et Mexicains) ; alors que de son pays, il ne se souvient que de trahisons et d’absence de secours, même au sein de sa famille. Il est un peu étonnant que les deux personnages subissent des agressions violentes chez eux et rien de ce genre dans ce qu’il me semble être le royaume des narcotrafiquants…

    Le roman s’ouvre par la fin de leur histoire au Mexique et rembobine progressivement le cours de la vie des deux personnages, celle d’Alex principalement. Christine Elong est une romancière qui a de l’imagination. Les personnages vivent sous les yeux du lecteur, plongés dans des situations variées et concrètes. Le récit est prenant, et le contexte mexicain est bien exposé. Au passage, et je reviens ici à mes souvenirs d’anciens romans africains, on est surpris (mais c’est peut-être moi et mon manque d’informations en l’occurrence) de découvrir que tant d’Africains vivent, étudient et travaillent au Mexique. Oui, l’espace de l’imaginaire littéraire africain est devenu mondial.

    « Mexico » a paru en mars 2022. On peut l’acheter sur Amazon au prix de 12,55 euros et au Cameroun à 5000 FCFA en écrivant au +237690195126. Il est aussi possible d’acheter le premier roman de l’auteure intitulé « Piégée par mon sang ».

    Bonne continuation, Christine Elong !

    Théo ANANISSOH, écrivain togolais




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  • Il a été lu… Almoyan de Anicette BILÉ SEMBO

    Paru aux éditions IFRIKIYA en juin 2022 dans la collection Sanaga, « Almoyan » est un roman de 139 pages proposé par Anicette BILE SEMBO, auteure camerounaise titulaire d’un doctorat en Langue, Littérature et Civilisation françaises de Paris III. Après avoir contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages collectifs, elle décide de soumettre ce premier manuscrit individuel et s’affirmer en tant qu’écrivaine à l’écoute de la jeunesse.


    Ma rencontre avec Almoyan est un moment qu’aucune théorie de la Littérature ne saurait exprimer.

    Alors, pour en parler, il m’est venu de raconter mon expérience au cœur de cette lecture plutôt surprenante dans sa qualité, en considérant le contexte local où l’écriture se précipite de plus en plus vers des sujets d’émigration ou d’eldorado. Et il y a ce titre : Almoyan.

    Tout d’abord, il m’a fait penser à une cité désespérée au cœur d’une métropole commerciale et très animée ; un endroit où la sueur et les sourires se mêlent dans une douleur sans barbarie. Et voilà ! l’invitation à la découverte est arrivée.


    Joël NIMA, brillant étudiant et fraîchement lauréat d’un concours international, est à la recherche d’un travail, et il ne se doute pas que pour démontrer sa compétence au plus haut niveau, il va devoir explorer les couches les plus basses de la société. Et rien de tel que trois enfants de la rue, trois quotidiens similaires aux racines surprenantes. C’est ainsi que j’ai rencontré Almoyan, l’embarras de Joël NIMA et sa plus forte motivation pour se surpasser et comprendre ses objectifs.


    Au long de ce parcours, plusieurs réalités s’imposent et m’entraînent sur des voies que l’œil commun préfère négliger. La misère, les inégalités sociales, le désespoir qui meublent le quotidien d’Almoyan ; Jeff et Clarke que la rue imprègne de solidarité et d’amour. L’amitié est désormais leur plus grande famille. C’est dans cet univers inconnu, entre la peur de ces nouvelles connaissances dont l’air ne le rassure et la forte intuition qu’il se déroule quelque chose d’unique qui pourra bouleverser ses ambitions, que Joël Nima va apprendre à se découvrir et surtout explorer les multiples possibilités qu’offre cet entourage où se mêlent éducation, chômage, corruption ou encore foi et passion.

    Par ailleurs, Anicette BILÉ SEMBO a réussi à faire vivre ce fragment de société très souvent oublié des écritures et des ambitions en Littérature. Par-delà les préjugés, surtout concernant ceux qui n’ont de toit que le ciel, les enfants des rues, je suis remonté aux origines de ces destins pour comprendre, grâce à la plume généreuse et empathique de l’auteure, comment la rue finit par devenir le refuge de la plupart des enfants parfois issus de familles très aisées.


    Almoyan est aussi une présentation de l’administration des rues, comment ceux qui y vivent arrivent à s’organiser pour une gestion rationnelle d’un espace public en journée et privée à chaque crépuscule.

    Ce qui m’a alors projeté dans un questionnement, au sens restreint, sur la place et le rôle de chacun dans la société ; et au sens large, sur la place de l’Afrique dans le monde. En revenant sans cesse là où il a rencontré ses nouveaux « amis », et en s’appesantissant sur ses propres capacités et sa détermination à trouver des solutions à ce qui l’empêche d’obtenir ce poste dans cet immeuble, Joël Nima se retrouve, courage en main, au cœur de la débrouillardise. Il sent que son eldorado se trouve chez lui. Il sent qu’à force de persévérance, son étoile scintillera dans la nuit. Pourtant, c’est tout le contraire qui semble se dessiner chaque jour, une difficulté supplémentaire à chaque pas qu’il marque dans l’incertain ; il ne se demande plus pourquoi il retourne dans la rue et plus loin encore, il y retourne tout juste. L’avenir semble l’attendre là-bas, parmi ces petites gens dont l’on se détourne si aisément, sans y repenser.


    La critique jusqu’ici ne se lasse d’apprécier le travail d’intérieur produit par Anicette BILÉ SEMBO, qui propose une Afrique se réalisant par elle-même et pour elle-même. Le besoin d’aller ailleurs se réaliser n’est pas des perspectives de Joël Nima qui s’est promis de réussir là où il se trouvait, avec le matériau que sa propre société lui offrait. Anicette BILÉ SEMBO nous éloigne ainsi des déserts friands des chairs et espoirs de migrants, des océans aux gorges sans fond et aux estomacs élastiques, des terres d’esclavages et de travaux forcés, des pistes aux prédateurs impitoyables, des hivers secs et des étés glaciaux… des bilans toujours en défaveur de l’Afrique. D’après la plume si simple et profonde de notre auteure, l’Afrique est un rêve qu’il faut accomplir.
    Après avoir vécu toutes ces péripéties, je n’ai pas encore identifié ce que je peux réaliser ; mais je sais qu’il faut essayer. Ma fin sera le début du parcours pour un autre, tout comme Joël part de là où se tient Almoyan pour atteindre ses propres objectifs ; on ne se demande plus quelle valeur ont les hommes pour leurs semblables. Nous sommes tous des voies, début ou fin.
    En mettant bout à bout les deux phrases les plus importantes d’un roman, la première et la dernière, on obtient : « Ma nuit d’insomnie a donc été longue. J’aurais osé. »
    Bonne lecture !

    Par Amon Xander




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  • Cinq choses à retenir dans «Et les femmes se sont tues» de l’auteure camerounaise Sabine Mengue


    La littérature africaine contemporaine est en constante évolution, apportant de nouvelles voix et perspectives à la scène mondiale. L’auteure camerounaise Sabine Mengue nous offre un bijou littéraire avec son premier roman, «Et les femmes se sont tues». Dans cet ouvrage, elle explore des thèmes profonds, met en lumière un pan méconnu de l’histoire du Cameroun, et nous transporte dans un récit captivant. Voici cinq raisons pour lesquelles vous devriez absolument plonger dans ce livre.

    La découverte d’une voix nouvelle et puissante


    Sabine Mengue apporte une perspective fraîche et authentique à la littérature africaine contemporaine. Née au Cameroun et résidant en France, son parcours diversifié en théologie et en management de projets internationaux se reflète dans son écriture. Elle apporte une sensibilité unique à ses récits, créant un lien spécial avec ses personnages et son héritage culturel (j’avoue que j’ai eu l’envie de me plonger dans les enquêtes, mon grand-père devait forcément faire quelque chose dans le temps).

    Une histoire captivante qui éclaire l’histoire du Cameroun


    «Et les femmes se sont tues» raconte l’histoire d’Afang, un jeune camerounais passionné d’histoire qui découvre le passé politique trouble de son grand-père. Ce roman plonge les lecteurs dans les années tumultueuses de l’après-indépendance du Cameroun. Le récit tisse habilement l’histoire personnelle d’Afang avec l’histoire nationale, révélant des détails méconnus et fascinants.

    Le pouvoir de la mémoire et de la recherche


    Au cœur de ce livre, nous découvrons le rôle crucial de la mémoire et de la recherche dans la préservation de l’histoire familiale et nationale (je vais sûrement revenir sur ce point, il y a eu trop de questionnements dans ma tête à un moment). Afang doit entreprendre ses propres enquêtes pour reconstituer le puzzle de l’histoire de son grand-père. Cette quête est un rappel poignant de l’importance de préserver la mémoire et de découvrir la vérité, même lorsque les témoins disparaissent. Je vais me garder d’évoquer ici les tares de notre pays en la matière. Je ne dis pas que je ne veux pas voir mes enfants grandir hein, je dis juste que je vais me retenir un peu…Juste un peu.

    Un éclairage sur le silence des femmes


    Le titre du livre, «Et les femmes se sont tues», fait allusion au rôle des femmes dans le maintien du secret et de la mémoire familiale. Sabine Mengue rompt ce silence en explorant le rôle souvent négligé des femmes dans la préservation de l’histoire. Ce roman offre une réflexion profonde sur la façon dont l’histoire est transmise et les sacrifices que les femmes ont faits pour protéger leur famille à l’aube de l’indépendance du Cameroun.

    La beauté de l’écriture et de la structure


    «Et les femmes se sont tues» est un roman magnifiquement écrit, réparti en 14 chapitres qui captiveront votre attention du début à la fin. L’illustration de couverture, œuvre de Michel Ambassa, ajoute une dimension visuelle unique à l’œuvre (Je vous assure que j’y reviendrai, c’est trop profond pour être négligé). La préface du professeur Nathanael Noël OWONO ZAMBO offre un contexte académique précieux. La phrase clé de la préface: «Le silence des femmes rompu dans ce roman, permet de redorer le blason de la mémoire de deux hommes au destin quasi bafoué (…)», résume parfaitement le thème central de l’ouvrage.

    Pour finir, «Et les femmes se sont tues» de Sabine MENGUE est un livre qui mérite d’être découvert. Il offre une perspective unique sur l’histoire du Cameroun, tout en explorant des thèmes universels de mémoire, de famille et de recherche de la vérité. Plongez-vous dans cette histoire captivante et découvrez le talent prometteur de cette auteure camerounaise émergente.

    L’auteure a participé récemment au 8e Festival des Littératures Africaines de Nantes. Comme quoi, et les femmes se sont tues pour émettre une lumière qui ne s’éteindra pas.

    Cliquez sur l’icône pour suivre la page Facebook de Sabine MENGUE

    Par Christian-Williams KAKOUA




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