Catégorie : Livre

  • Le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY), acte 2 : Comment je contribue ?


    Jusqu’au 15 novembre 2023, contribuez à la réalisation de la deuxième édition du SALAFEY!

    Animés par une passion inébranlable pour l’éducation des enfants africains par le livre et la lecture-plaisir, Les librairies M’Wina for Book kids en partenariat avec les associations littéraires et entreprises Ônoan, ACOLITT, M’Wina Initiatives, GovStudio, ont lancé, il y a un an, le Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé (SALAFEY). Il s’agissait de trois jours de rencontre, de sensibilisation, de divertissement et de planification autour des livres africains pour enfants, des familles et tous les acteurs de la chaine. Et toute l’année, ils ont exploré des pistes et des activités afin de mettre ces livres entre les mains des enfants.

    Mais, comme toute jeune pousse, cette initiative a besoin d’être arrosée afin d’aller plus loin et bâtir la génération d’enfants africains que nous voulons, avec une identité culturelle positive.

    Ces acteurs de la littérature croient fermement que c’est en travaillant ensemble que seront bougées les lignes de la littérature Jeunesse afrodescendante. Ils souhaitent par cette initiative mettre à disposition le maximum de livres jeunesse diversifiés et inclusifs où les enfants pourront se représenter et grandir avec une forte confiance en soi.

    Ils ont besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement pour cette mission de longue haleine.

    Nous vous invitons à vous joindre à ce projet, pour créer cette société solide qui nourrit ses enfants de ses valeurs, les prépare à atteindre leur plein épanouissement et leurs ouvre les portes d’un avenir prospère.

    Chacune des contributions compte pour ce projet. Chaque partage est une opportunité.


    Rejoignez cette initiative jusqu’au 15 novembre prochain, pour réunir les ressources et donner des moments de joie aux enfants.

    APPEL À PARTICIPATION

    OPTIONS DE CONTRIBUTION


    ✅ Orange Money : +237698591740 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)


    ✅ Mobile Money : +237673662503 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)


    ✅ MoneyGram, WorldRemit (MEKOUGOUM Charlotte Nadine / +237698591730 / +237673662503)

    Pour plus d’informations : wa.me//+237673662503

    Vous pouvez suivre la page Facebook dédiée à cet événement ici : https://www.facebook.com/SALAFEY2022?mibextid=ZbWKwL


    Linelitt



  • FESTIFOUS… Au Tchad avant le Cameroun

    Le Tchad vibre depuis hier, 10 octobre, au rythme du souffle de l’Harmattan, un festival littéraire international annuel qui regroupe plusieurs acteurs du livre autour d’un même intérêt : consolider la communauté littéraire et faire vivre le livre en Afrique.

    L’association Les fous du livre représente le Cameroun à cet événement qui souffle sur sa dixième bougie. La maturité, le sérieux de la chose, la résilience des organisateurs, la mobilisation des Tchadiens pour la chose littéraire… renforce donc la décision du comité d’organisation de la semaine des fous du livre de faire du Tchad, l’invité d’honneur de sa 4e édition, qui se tiendra au musée national de Yaoundé du 06 au 09 décembre 2023.

    Marie Bertille MAWEM, la présidente du comité d’organisation de la semaine des fous du livre en compagnie de Sosthène MBERNODJI, du comité d’organisation du festival International Le Souffle de l’Harmattan, affichent plein sourire en ce moment au Tchad. L’invitation personnelle comme invité d’honneur à la 4e édition du festival la semaine des fous du livre est donc livrée.

    Il ne nous reste qu’à attendre (im)patiemment le mois de décembre pour vivre cette littérature participative entre le Cameroun et le Tchad, et bien sûr avec de nombreux autres pays.



    A TITRE DE RAPPEL…

    Les inscriptions pour le Prix Littéraire Francis BEBEY lancé par l’association Les fous du livre, à l’occasion de la semaine des fous du livre, seront reçues jusqu’au 13 octobre 2023. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Pauline ONGONO





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  • Le Festival International La semaine des fous du livre, acte 4… Un moment qui se veut ouf


    Le FESTIFOUS va davantage intensifier son spectre d’action et accentuer la promotion de l’art littéraire en insistant sur des pans spécifiques issus du diagnostic minutieux élaboré lors de la troisième édition. Ce diagnostic a permis de mettre sur pied un concept : « un Établissement, une bibliothèque »,  sur dix ans pour apporter une réponse efficace aux entraves de la littérature, aux côtés des institutions étatiques. Cette initiative pourra se poursuivre dans les pays frères de la sous-région Afrique Centrale.

    La quatrième édition va davantage
    s’internationaliser

    L’objectif ici est d’atteindre le cap de cent auteurs internationaux venus du continent mais aussi d’autres continents, pour ensemble fêter l’universalité de la littérature. Cette initiative a besoin du concours des autorités publiques, culturelles, des promoteurs d’entreprises, des organisations internationales, des acteurs de la société civile, des artistes, étudiants, élèves… Pour porter le livre, pérenniser et immortaliser la culture, il faut unir les forces. Que le livre retrouve sa place ; qu’il vive à travers ses contenus, son originalité ; et qu’il suscite des vocations tant dans sa version physique que numérique.

    Plusieurs paysjà attendus…


    RCA, RDC, Iran, Congo, Gabon, Niger, Tchad, Bénin, Maroc, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Suisse, France, Allemagne et bien-sûr le Cameroun.

    Les articulations du Festival, nombreuses et variées, ont été mises en pratique tout au long de l’année 2023 dans différents sites de la ville de Yaoundé et dans des communes partenaires des
    régions de l’Est, du Littoral, du Centre, et de L’Extrême-Nord. Son apothéose, du 06 au 09 décembre 2023 au Musée National de Yaoundé sera donc quelque chose de ouf !

    LES ARTICULATIONS


    – Conférences et débats
    – Concours de dictée inter-établissements
    – Concours littéraires « Le livre te cherche »
    – Exposition au village du festival international La semaine des fous du livre
    – Prix Francis BEBEY (délai de réception des candidatures : le 13 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz )
    – Prix Diaspora
    – Prix Spécial
    – Miss fous du livre 2022
    – Excursion à Sa’a : recueillement sur la tombe de l’écrivain camerounais Séverin Cécile Abega
    – Ouverture des bibliothèques
    – Diner de presse
    – Conférence de presse
    – Diner de gala



    Évènement phare de l’Association les Fous du Livre, le Festival International La
    Semaine des Fous du Livre (FESTIFOUS) a pour objectif de célébrer la culture
    livresque et de positionner le livre comme un produit de première nécessité auprès
    de la population africaine en général et camerounaise en particulier, à travers une
    foire d’exposition où tous les acteurs de la filière livresque exposent leurs savoir-faire
    à l’attention du grand public.



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  • Le prix littéraire OSÚ… Plus qu’un prix, une aventure sociale


    Le prix littéraire OSÚ est une initiative de la maison d’édition Eclosion, qui s’est donné pour mission de promouvoir l’écriture chez les jeunes.

    Pour ce faire, en février 2021, la maison d’édition a lancé un prix littéraire et a enregistré de nombreuses candidatures pour chacune des trois catégories. Les lauréats ont été primés le 17 février 2021, lors d’une soirée organisée par Eclosion au Djeuga Palace de Yaoundé.

    A la deuxième édition, le Centre International de Recherche et de Documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA) est devenu coorganisateur du prix.

    Aussi, le CERDOTOLA et les Éditions Eclosion gardent le même objectif : celui d’encourager la création littéraire et de promouvoir la lecture au Cameroun et en particulier chez les jeunes, à travers la récompense et la publication gratuite des livres des lauréats au prix littéraire OSÚ

    Pour la troisième édition dont les inscriptions s’achèvent le 31 décembre 2023, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun a décidé d’offrir des prix spéciaux pour les ouvrages écrits en langues nationales.

    Le règlement intérieur de cette troisième édition est disponible ici : https://fb.watch/nzGMponKYe/?mibextid=Nif5oz

    Pour plus d’informations :

    Appels et WhatsApp : (+237) 677157326
    E-mail : editioneclosion@gmail.com



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  • D-LIVRE… Diane-Annie TJOMB, auteure camerounaise


    « Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires. »


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. En tant qu’auteure, comment vous définissez-vous ?

    Bonjour, je suis ravie de me prêter au jeu.
    Je me définie comme une artiste qui peint les différentes facettes du monde, tant dans sa splendeur que dans sa laideur la plus abjecte. Mes textes défendent des valeurs et dénoncent des abus. Dans la vie courante, j’utilise ma plume comme un vulnéraire, pour soulager des lésions internes issues des mots qui détruisent l’estime de soi.

    Vous êtes l’auteure du récent roman TUBA B. : Celle qui possède la Force. De quoi s’agit-il concrètement ?


    Ce roman parle de la place qui revient à la femme, précisément à la jeune fille, dans une société phallocrate. La jeune fille est précocement retirée du système scolaire pour être offerte à un homme bien plus âgé qu’elle, pour combler une insatisfaction pécuniaire. La suite n’est pas faite de glamour comme on peut s’y attendre… Mais au-delà de toutes les horreurs que nous pouvons peindre, ce roman transporte un beau message d’espoir et de témérité.

    Dans ce roman, on lit effectivement une femme qui peint une autre forte, obstinée, téméraire… Votre vision de la femme ?


    Ma vision de la femme est effectivement celle que je décris dans ce roman : forte, obstinée, téméraire. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit car, lorsqu’une femme décide de se départir du manteau de la victimisation, elle est capable de se relever et de faire des exploits.

    Que pensez-vous de la femme en littérature, en Afrique, aujourd’hui ?

    Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires.

    Auteure de plusieurs romans, quels sont les cinq conseils de Diane-Annie TJOMB pour en proposer un de qualité ?

    Pour proposer à mes lecteurs un roman de qualité, je prends en compte plusieurs paramètres, mais je vais énumérer les plus pertinents pour moi :
    Créer des personnages attachants ou intéressants. Le personnage qui joue le rôle principal ne doit pas être parfait ; lui trouver des défauts et constamment le mettre en difficulté, pour entretenir l’intrigue ;
    – Construire une histoire dans laquelle le lecteur s’identifie, soit par le thème abordé, soit par le style de narration ;
    – Créer des péripéties pour entretenir le suspense ou pour surprendre le lecteur ; c’est ce que j’appelle « nager à contre-courant des évidences »
    – Faire passer le lecteur par toutes les émotions ;
    – Faire preuve de créativité ; ne pas rationner son imagination, se démarquer par un style d’écriture précis.

    Linelitt



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    La course au prix international Francis BEBEY est en cours jusqu’au 13 octobre 2023. Le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz



  • Il a été lu… Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité de Daniel ATANGANA OTTOU



    Et si Dieu était unique ?


    Le monde fait face à la recrudescence des églises et à une sourdine guerre des religions ou des croyances. C’est le dieu de tel pasteur qui est le plus puissant ; c’est l’évangile de telle obédience qui est la meilleure… Au bout de tout ceci, cherche-t-on à savoir si l’être humain est réellement épanoui ? Comprend-on vraiment l’Homme ?
    Cette problématique est celle soulevée par le Camerounais Daniel ATANGANA OTTOU (DAO) dans son dernier essai « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». 235 pages parues chez l’éditeur français Edilivre qui tendent à montrer le chemin à suivre pour être épanoui.

    Un schéma…


    « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » renferme cinq grandes parties structurées comme un cheminement qui aboutit au point clé. Il s’agit de : la notice – la vie – la contrefaçon – la nudité – Dieu.


    La notice
    Comme pour des produits manufacturés, la notice, en ce qui concerne l’être humain, est l’ensemble de ce qui le constitue « basiquement », l’ensemble de ce qu’il est, doit être et même doit faire. La notice est donc unique pour chaque être. « Si chaque type de machine n’est expliqué que par une notice, peu importe le nombre d’unités fabriquées, pourquoi susciter la confusion en croyant qu’il y a une infinité de notices pour le genre humain ? » P.10.

    La vie
    Si l’on vous demande ce que signifie « vivre » pour vous, quelle sera votre réponse ? Selon les cultures, plusieurs définitions, très souvent relevant du néologisme, seront données. Dans un plan général, vivre c’est respirer, c’est espérer, c’est se mouvoir. Cet essai nous apprend que la vie est « l’ensemble des fonctions qui permettent de s’épanouir, de s’adapter, de résister à la mort. Une vie qui cède tout le temps aux assauts de l’incertitude, de la peur, de la convoitise, de la mode, de l’émotion, n’est pas une vie mature. » P.21. Une vie totalement heureuse, tel est, d’après notre auteur, le seul plan de Dieu pour l’être humain.

    La contrefaçon
    Le seul fait de penser que chaque être humain peut avoir plusieurs notices est déjà une manière d’accepter la contrefaçon. Aimer la vie est source de jalousie du malin. Le diable. Une fois qu’on l’embrasse, on devient un être contrefait. On devient une créature autre que celle modelée par Dieu. « En enlevant la Parole de vie à l’Homme, le diable lui enlève la vie en lui enlevant son atout, et en affaiblissant sa volonté. » P.56.

    La nudité
    Qui voudrait être au milieu des gens nu ? Parle-t-on ici de nudité sur le plan vestimentaire ou alors de nudité sur le plan de la Parole de Dieu ? Il n’est nul doute acquis qu’avoir de beaux vêtements vaut moins qu’être imprégner seulement de la Parole de Dieu. DAO nous rejoint en disant : « Jésus est l’homme que Dieu a établi pour montrer à l’homme comment s’habiller pour le salut. » P.119.

    Dieu
    Accepter sa notice, se revêtir de la Parole, éviter le diable et aller à Dieu pour être essentiellement épanoui, voilà le schéma que nous a confié DAO avec cet essai.

    Expérience de lecture


    Nous avons lu ce livre avec beaucoup d’intérêts, car il met au-devant de la scène un problème réel en Afrique et même dans le monde : celui de l’existence de l’être humain. L’être humain existe-t-il vraiment ? Quand on vit les différentes gouvernances, les guerres, le tribalisme, le racisme et autres notions qui compare l’être à l’être, on est en droit de se demander où se trouve cette notice que DAO a mis en exergue dans « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ».


    Chaque argument majeur dans cet essai est illustré par un ou plusieurs versets bibliques. Trente-quatre livres sur les soixante-six de la Bible ont été utilisés ici. Toutefois, nous avons été butés sur le fait que seule la Bible était exposée ici. Cela ne renvoie-t-il pas au problème de base ? Il est certes vrai que l’auteur parle de l’humain, de l’être singulier, toutefois, illustration biblique uniquement ne froisse-t-elle pas cette envie de réconciliation de l’être ? L’on ne saurait se départir des enseignements religieux déjà reçus, d’où notre interrogation sur ces illustrations bibliques.


    Pour DAO, nous expliquant la couverture de son essai, « Même si un seul comprend ce que j’ai écrit, comme cet être entouré de lumière, ce sera une victoire. »


    Puissiez-vous être un être épanoui après cette lecture.
    Vous pouvez commander « Un seul Dieu pour toutes les nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité » par ce lien : https://www.edilivre.com/un-seul-dieu-pour-toutes-les-nations-daniel-atangana-ottou.html

    Linelitt


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  • Il a été lu… Innocence coupable de Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.


    Coupable jusqu’au bout de la passion


    « Pourquoi n’êtes-vous pas encore mariée, Véra ? 
    La jeune femme répondit très naturellement :
    Sans doute parce que je n’ai pas encore rencontré celui qui me convient. »
    Quelle peut bien être la place de la convenance face aux propositions que Dieu lui-même fait à ses brebis, quand il attend d’elles qu’elles peuplent cette terre qu’il leur a confiée. L’amour ici sait être le champ de toutes les vertus sombres, et ce texte regorge de goûts et de couleurs dont on ne saurait discuter.


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.
    Ce texte franchit une frontière qui pousse à soupçonner l’indiscrétion d’une plume dévorée par les brûlantes flammes d’une « inspiration débridée ». Le crime de son innocence est d’être coupable de cette authenticité que chaque lecteur espère autant qu’il la redoute, tant elle est imprégnée de tous les parfums envoûtants et enivrants.

    Un recueil d’une liberté passionnée


    Quand Yvette Angèle Tjomb rencontre l’analyste littéraire Ray NDEBI pour lui soumettre son manuscrit, le texte a déjà la particularité de convaincre par son audace, nous confie ce dernier ; il ne fait alors aucun doute que cet ensemble de scènes conjugales où se mêlent diverses facettes de la passion, dont les sombres : violence, jalousie, adultère, humiliations, ruptures, luxure, sont exprimées sans complexe aucun ni crainte de Dieu, fondement de ces couples unis sous sa direction.

    Innocence coupable, paru aux éditions de midi en avril 2023 dans la collection Libertés, a particulièrement retenu l’attention de ce premier lecteur (Ray NDÉBI) à l’exigence réputée insubmersible, qui en a dit : « Il était temps que quelqu’un pousse cette porte… Il me tardait de voir ce que font ces couples quand la société ne les regarde pas »


    Une écriture humaine


    D’une simplicité naturelle, la plume d’Yvette Angèle Tjomb trace de son encre épaisse de détails ces émotions ordinaires qui composent la vie de tous les couples ; la foi chrétienne apparaissant comme un rappel des responsabilités à l’égard de l’intégrité de la vie. Si l’autrice reconnaît que chérir ou fouler font partie du naturel humain, de l’instinct primaire, elle accorde une place primordiale à Dieu, socle de toute expression. Il lui revient donc de démêler toutes les embrouilles que vont vivre les couples, comme Danielle et Ernest où la violence est sans mesure.


    Quelle nécessité pour la société ?


    Là où on fait le tri entre ce qu’il est bon de dire et ce qui incommode et qu’on devrait voiler le plus longtemps possible, Innocence coupable se tient comme le livre autre, celui dont on se refuse l’inspiration surtout quand on est soi-même chrétien investi dans la prière et la foi.


    Une telle lumière sur ce coin obscur indique combien la nature humaine est conditionnée par la même identité, peu importent les contextes et les conditions. Les perspectives suggérées par Yvette Angèle TJOMB au long de ses 164 pages, visent une expression de soi selon sa propre nature avec une résolution de conflits capable d’établir une sérénité avec une espérance de vie plus étendue.
    Un vrai guide de soi à explorer et exploiter sans modération.


    Xander A.



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    Les inscriptions au concours Les étoiles de l’édition camerounaise, édition 2, s’achèvent le 29 septembre 2023 à 15h30. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10230196738083059&id=1252600675&mibextid=Nif5oz



  • L’AFFAIRE MARZOUKA ET LA NOLICA… Par Pabé Mongo, écrivain camerounais


    L’AFFAIRE MARZOUKA RELANCE LA NOLICA

    Voilà bientôt quinze ans que j’ai engagé avec succès la littérature camerounaise et africaine dans la voie de son renouvellement à travers la théorie de la Nolica !
    L’objectif de cette théorie, largement atteint, était de ramener la création littéraire camerounaise et africaine, des broussailles du maquis où elle s’était réfugiée par peur des répressions coloniales et des dictatures post coloniales, à l’expression ouverte dans la cité, à la faveur des droits et libertés retrouvés dans les années 1990, afin de réconcilier la littérature avec son environnement culturel, social et politique.


    L’affaire MARZOUKA, cette énorme levée de boucliers du peuple d’IDOOL contre une jeune autrice, accusée d’avoir écorné l’image du village et porté atteinte à l’honorabilité de ses personnalités et dignitaires, sonne, pour beaucoup, comme le glas de la littérature libre et découverte, préconisé par la NOLICA.


    MARZOUKA SERAIT-ELLE VICTIME DE LA NOLICA ?

    Ou, à tout le moins, cette histoire ne montre-t-elle pas la limite de la NOLICA ? Ne serons-nous pas bientôt obligés de regagner le maquis pour nous exprimer ? De remettre les masques sur nos visages ? De délocaliser nos espaces littéraires ? Bref, de conserver jalousement notre bonne esthétique de camouflage forgée sous les hostilités ?
    Afin de permettre à chacun de trouver la réponse à ce faisceau d’interrogations, j’invite les uns et les autres à une rapide incursion dans la NOLICA à la lumière de l’affaire Marzouka.


    A TITRE DE RAPPEL...

    Le constat de base de la NOLICA est que : du fait de sa naissance, sous la violence coloniale, et de sa confrontation subséquente avec les dictatures postcoloniales, la littérature africaine a porté pendant longtemps les stigmates de ces systèmes répressifs successifs qui s’acharnaient sur les élites politiques et intellectuelles. Contrainte de se cacher pour s’exprimer, l’art littéraire a été obligé d’emprunter l’essentiel de ses techniques à l’art de la guerre développé par les guérilleros du maquis. D’où le qualificatif de littérature du maquis que nous lui avons accolé.
    Les grands axes de ce refuge littéraire sous maquis ont été identifiés :
    L’usage des pseudonymes pour masquer les noms d’état civil des auteurs,
    Le déguisement des personnages internes du roman, allant parfois jusqu’à éviter de faire identifier l’ethnie d’origine ;
    Le brouillage spatial, technique consistant à se dissimuler à la vue de l’ennemi tout en l’observant à loisir, afin de pouvoir le frapper à l’improviste ;
    Le brouillage des repères culturels et temporels, procédé par lequel les auteurs vont volontairement déconstruire l’historicité et l’enracinement culturel des événements inspirateurs des œuvres.

    Une fois cette thèse globale posée, le théoricien de la NOLICA s’est attelé, sur plus de cent cinquante pages, à expliciter les modalités d’application de la théorie de la NOLICA en s’appuyant sur les éléments clés de la production littéraire.


    C’est ainsi que La NOLICA a abondamment traité des rapports entre La fiction et la réalité.


    Plus d’un chapitre est consacré à la question. Après des rappels historiques sur le sujet, l’essentiel du rapport entre la fiction et la réalité a été condensé dans le décryptage de la création du dragon, l’une des créatures les plus fabuleuses que l’esprit humain ait jamais conçue ! Cet animal mythique est constitué de la combinaison d’un corps de serpent, des griffes et des ailes d’aigle, d’un dos de crocodile et d’une tête de lion crachant du feu. Comme on le voit, tous les éléments qui composent le dragon sont tirés du réel, mais leur résultat (le dragon) est irréel, fictif. La combinaison qui a permis de composer cet être fabuleux c’est l’œuvre de l’imagination. «L’imagination est donc la faculté de combiner les réalités existantes pour faire apparaître une réalité nouvelle.» P 97 (NOLICA).
    Car, à proprement parler, l’artiste humain ne crée rien, il combine. Le seul vrai créateur c’est Dieu, lui qui, de sa puissance divine, peut faire surgir une réalité nouvelle à partir du néant. Les humains sont des créateurs en second, ils ne peuvent faire surgir une réalité nouvelle qu’à partir de la combinaison plus ou moins habile des réalités existantes.
    La magie littéraire fonctionne comme la magie tout court. Son procédé consiste à partir du monde familier du lecteur (lieux, personnages, événements, etc.) pour l’entraîner progressivement et subrepticement vers un monde imaginaire sans qu’il s’en aperçoive. Comme les gourous et les sorciers, les écrivains entraînent leurs lecteurs en douceur vers l’utopie.
    «Le défi aujourd’hui va consister à créer des histoires originales, audacieuses, spiritueuses, universelles, dans un contexte illusoirement familier.» P127 (NOLICA).


    La NOLICA accorde également une grande attention sur la nécessité d’acquérir le métier d’écrivain par la professionnalisation. 


    Dans les pays de vieille civilisation littéraire, les jeunes auteurs, autrefois, se faisaient la main auprès des maîtres comme les apprentis de toutes les corporations. Si aucun diplôme ne leur était exigé, les aspirants s’arrangeaient toujours pour en avoir de bien solides. La littérature enfantant la littérature, ils se faisaient d’abord grands lecteurs, dévoreurs boulimiques de livres, avant de prendre la plume. «Ils se nourrissaient bien sûr de fiction, mais aussi de critique et de théories littéraires.» P 155 (NOLICA).
    Au Cameroun, malheureusement, en dehors de quelques clubs spontanés, où les membres se corrigent mutuellement les manuscrits, les instances d’apprentissage de l’écriture de fiction sont inexistantes. «N’importe qui peut devenir écrivain du jour au lendemain…» P 156 (NOLICA).


    La NOLICA a aussi beaucoup disserté sur : La responsabilité de l’écrivain.


    C’est le dernier chapitre du livre, qui tient lieu de conclusion générale. L’écrivain a une grande responsabilité et un grand rôle à jouer. La NOLICA a mis en évidence une typologie de l’écrivain et de son rôle. Une évolution de ce rôle en fonction de l’évolution de la société.
    «Sous la colonisation, l’écrivain nationaliste.
    Sous l’autocratie et les dictatures, l’écrivain opposant.
    Sous la démocratie, l’accoucheur des valeurs nouvelles.» PP 158-160 (NOLICA)

    Au regard des quelques rappels ci-dessus, chacun est capable de mesurer l’écart qui existe entre les thèses de la NOLICA et l’œuvre querellée. On découvre en particulier que la NOLICA n’est pas, comme a tendance à la réduire une certaine opinion populiste, un simple slogan qui opposerait de façon brute et mécanique une écriture du dévoilement à une écriture du contournement. La NOLICA invite à sortir des bois et à évoluer dans la lumière de la cité avec art et professionnalisme.



    Il y a lieu de se féliciter de ce que la jeune prodige MARZOUKA, après avoir fait amande honorable avec ses parents sur leurs malentendus, est allée s’abreuver à la source de la NOLICA, auprès de son auteur, Pabé MONGO. Une visite fructueuse et pleine de promesses au cours de laquelle il lui a été offert un exemplaire authentique de la NOLICA et un exemplaire de son illustration géniale, Cœur du Sahel, dernier chef d’œuvre de Djaili Amadou Amal, sa marraine, qui a d’ailleurs remporté la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun ! MARZOUKA a également pris une adhésion à l’APEC, association littéraire prestigieuse et ancienne qui œuvre à rendre à la littérature sa place entière dans la société.


    Le malencontreux éditeur de la première version de «MON PÈRE OU MON DESTIN», le livre contesté de MARZOUKA, a tout intérêt de procéder aux mêmes démarches de professionnalisation et de réarmement technique.


    Cependant, qu’on se le dise une fois pour toutes : la littérature et les arts sont toujours le reflet de la communauté dont ils émanent ; et la réception des œuvres par la communauté sera toujours liée à la perception de ce reflet. Si le reflet envoie une image flatteuse à la communauté, elle applaudira ; si au contraire le miroir révèle quelques laideurs de ladite communauté, elle s’en offusquera ! Il appartient donc à l’auteur de bien mesurer l’effet à produire dont il doit assumer la réaction. Nous ne sommes ni des griots, ni des opposants, mais des conscientiseurs. Il faut bien que quelque chose change !


    Pour moi donc, loin de sonner le glas de la NOLICA, l’affaire MARZOUKA la relance de plus belle, en appelant les praticiens de la littérature à s’approprier cette théorie dans toute sa riche conception pour véritablement atteindre le professionnalisme de l’écriture littéraire au Cameroun !

    Pabé MONGO, écrivain camerounais



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  • D-LIVRE… Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts.


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Qui est Yvette Angèle TJOMB ?

    Yvette Angèle est cadre d’administration du corps des Conseillers de Jeunesse et Animation. Je suis une passionnée de sport, de danse, de la musique que j’exerce en tant qu’artiste musicienne chanteuse gospel auteur compositeur du groupe TYAAL. J’adore aussi la littérature et tout ce qui tourne autour.

    Une belle vie artistique… Vous êtes l’auteure du récent recueil de nouvelles « Innocence coupable ». Le titre, deux antonymes ; l’image de couverture, un symbole de piété et un autre de « débauche ». Dites-nous en plus.

    « Innocence coupable » est un titre oxymorique qui force l’attention. Il traduit tout simplement la réalité des interactions humaines et plus particulièrement celle des couples.
    Pour ce qui est de la première de couverture, elle est une conjugaison d’indices qui vous orientent sur le contenu du recueil. La femme ici est symbole non de débauche ni de luxure, mais d’amour et de sensualité qui sont des dons divins qu’elle exprime et vit en s’appuyant sur la croix qui elle, est symbole des principes divins.

    Sept nouvelles et sept cas de difficultés dans les couples. Et les lire montre surtout que vivre pleinement sa chrétienté – le volet phare de ce recueil – n’empêche pas d’être violent ou d’avoir des désirs sexuels prononcés ; toutes ces choses qui sont généralement qualifiées de péjoratifs. Que signifie donc vivre pleinement sa chrétienté ?

    En effet, il s’agit bien de sept nouvelles et de sept expériences différentes. Les principes véhiculés dans chacune des nouvelles, bien que bibliques, sont universels, applicables à toute religion sérieuse. L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts. Par contre, vivre pleinement sa foi nous équipe pour les gérer, les surmonter et pourquoi pas nous y soustraire. Et c’est toute la différence entre l’adhésion intellectuelle à une religion et un engagement de cœur à se soumettre à Dieu. Ainsi, vivre pleinement sa foi ramène à la quête permanente d’atteindre le standard de Dieu dans tous les aspects de sa vie, notamment son caractère, ses principes de vie, sa sexualité puisque nous parlons de couple, etc.

    Permettez que je vous propose mon bref aperçu de la couverture de « Innocence coupable ».
    Une pomme rouge portée à la bouche d’une femme moderne vêtue d’une robe courte rouge, qui tourne le dos à la croix. Un symbole de relâche, de déception, d’un témoignage de ras-le-bol des nombreux préceptes religieux qui ne protègent pas toujours du malheur. Derrière elle, des collines de couleur rouge : la vie, c’est une succession de hauts et de bas aussi fugaces que ces nuages de la même couleur. Une étendue rose qui symbolise peut-être la beauté primaire du mariage qui ne demande qu’à être foulée ? Et le soleil, une lumière, une main tendue, pour sortir le jadis innocent des ténèbres de la culpabilité ?
    Rejoignez-vous cette brève analyse de la couverture ?

    Il est vrai que l’on peut lire 9 ou 6 selon le repère qu’on a. Du bon côté du chiffre, on voit une femme sensuelle savourant un plaisir qui va au-delà de la pomme qu’elle mord, avec une liberté qui lui est offerte par les principes divins sur lesquelles elle s’appuie ; symbole de confiance et d’harmonie avec le Créateur. Le soleil, un horizon d’espoirs. A ces quelques détails près, je suis d’accord avec le reste.

    Yvette Angèle TJOMB, quel est votre dernier mot ?

    « Innocence coupable » est un recueil riche en opportunités d’usages pour le lecteur. Il réconcilie en l’homme le corps, l’âme et l’esprit pour son équilibre et son épanouissement. Je le recommande à tous les acteurs de la promotion du bien-être des couples, à tous les consommateurs et futurs consommateurs de l’amour en couple et à tous ceux qui peuvent être exposés à un niveau d’informations considérable sur l’intimité sexuelle. Bonne lecture à tous !



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  • Les 5 questions posées à Arthur BILOUNGA, auteur camerounais et premier prix catégorie roman du prix littéraire OSÚ, édition 1


    C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quelle ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable...


    Bonjour, Arthur Bilounga et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez vous ?


    Bonjour à vous. De mon nom complet, je suis Bilounga Arthur Nathan, jeune Camerounais né dans la ville de Yaoundé, capitale de mon pays. Je suis un passionné de littérature depuis ma plus tendre enfance, car, entouré de personnes qui lisaient énormément. Malgré des études dans le domaine de la finance, ma plume n’a jamais été bien loin, me permettant ainsi de mieux exprimer ce que je pense du monde qui m’entoure.

    Vous êtes l’auteur du roman « Bozayeur » paru aux éditions ECLOSION. De quoi s’agit-il ?


    « Bozayeur » est un roman réaliste, quoique fictif, relatant les aventures du jeune BIKOÉ Junior, qui a décidé d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, au travers de l’immigration clandestine, qui doit le conduire du Cameroun pour l’Europe, avec tout ce que cela comporte comme dangers, etc. Ce roman est également un hommage à un grand ami à moi, qui a décidé d’immigrer clandestinement en Europe, et qui m’a énormément aidé dans mes recherches pour l’écrire.

    Parlant de ECLOSION, vous êtes avec ce roman, le premier prix de la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire OSÚ qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure OSÚ.


    A chaque fois que j’y pense, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’un rêve (rires). C’est par hasard, en suivant le journal sur Canal 2 international, que je suis tombé sur l’annonce du concours littéraire OSÚ. Il ne me restait environ que deux mois avant la fin du dépôt des manuscrits. J’avais déjà une idée de quoi j’allais parler dans mon roman, et je me suis tout de suite mis au travail.
    Ayant ma résidence à Ngaoundéré, je profitai d’un court séjour à Yaoundé pour déposer mon manuscrit au siège de la maison d’édition Eclosion. Un petit doute persistait néanmoins quant au sérieux de ce concours (rires). C’est un soir de décembre, sur la page « Le quatrième pouvoir » sur Facebook où j’avais été tagué par un ancien camarade de l’IRIC, que je découvris avec bonheur ma nomination pour le prix. J’avais déjà complètement oublié l’autre là (rires).
    J’avais dû prendre une petite permission le jour J afin de venir prendre part à la remise des prix au Djeuga Palace de Yaoundé. C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quel ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable (rires).


    Quel est votre regard sur la littérature Camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    Le Cameroun a toujours regorgé de grands talents sur le plan littéraire, et ce sont les œuvres de ces derniers qui ont longtemps bercé mon enfance. Grace à ces romans lus, j’avais une certaine conception du monde, au travers de ces artistes de la plume. Malheureusement, l’ère du numérique semble avoir tout chamboulé. Les jeunes ne jurent plus que par des applications sur leurs téléphones qu’ils n’utilisent pas toujours à bon escient. Les jeunes ne lisent plus, et préfèrent du tout fait sur leur écran de téléphone, de téléviseur et autre. La littérature au Cameroun va mal. J’espère qu’avec les quelques irréductibles qui restent, surtout sous l’impulsion de passionnées comme Mme Noah, la littérature camerounaise va renaître de ses cendres.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre Camerounais ?


    Je leur demande de ne pas abandonner. Et j’espère qu’ils pourront recevoir dans l’avenir, une franche aide des hautes autorités, afin de permettre aux livres de retrouver leur place dans chaque foyer Camerounais.


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    A vos plumes, chers(chères) Camerounais.e.s