Catégorie : Livre

  • Les 5 questions posées à Ernis, écrivaine camerounaise, Prix Voix d’Afriques 2022


    Partie 1
    Partie 2

    En bonus, la note de lecture de  »Comme une reine » de monsieur Haman Mana, directeur de publication du quotidien camerounais Le Jour, à lire ici https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02x9vGoi948146KoA2hNBUrtYoJeka4ctC4N6LwNJb21tj4TRn8sdZyvZ4EAt5EbXHl&id=100000588284548



    Linelitt’ et les arts

  • BIOLITT : PABE MONGO : 50 ans au service de l’écriture



    Pabé MONGO, de son vrai nom Pascal BEKOLO BEKOLO, est né en 1948 à Doumé, à l’est du Cameroun. Très tôt, il flirte avec l’encre et la plume. Après l’obtention de son Brevet d’Etudes Primaires (B.E.P.) en 1967, il nourrit des envies de reconversion religieuse. Pascal BEKOLO BEKOLO va passer deux années de noviciat pour devenir Frère des Ecoles Chrétiennes. Après ces deux ans, il décide de revenir à sa vie civile et reprend ses études en classe de seconde, au collège de la retraite, à Yaoundé.

    Son retour à sa vie civile va marquer son entrain pour l’écriture. Pabe Mongo commence à naître en le jeune Pascal BEKOLO BEKOLO. Il écrit des textes à la volée, les présente sans grande ambition au public, et en 1971, alors qu’il est en classe de terminale A4, son premier texte, un recueil de nouvelles, « Un enfant comme les autres », parait aux Editions CLE. Pabe Mongo va donc désormais exister et être parmi ceux-là qui vont marquer le monde de la litttérature.


    Pabé MONGO mène des études essentiellement orientées vers l’écriture et l’enseignement :

    Il obtient une Licence ès Lettres Modernes Françaises ; une Maîtrise en Philosophie ; un Doctorat de 3è Cycle en Littérature Négro Africaine, avec une thèse sur Le Nouveau Roman Africain, dirigée par le mythique Pr. Bernard FONLON de l’Université de Yaoundé, codirigée par le professeur Mohamadou KANE de l’Université de Dakar.

    Pabé MONGO est dès lors bien armé pour mener de front sa double carrière d’universitaire et d’écrivain. Il est d’ailleurs l’initiateur du programme d’enseignement de la création littéraire à l’université de Yaoundé I et de l’encyclopédie générale du Cameroun.


    Bien que l’on ne cite parmi ses œuvres, généralement, que « Père inconnu » et « La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cite », Pabe Mongo a une vaste bibliographie variée. Cette bibliographie est riche de trente-cinq (35) œuvres achevées et publiées et de dix-sept (17) manuscrits que notre illustre homme de culture espère voir paraitre un jour. A la question de savoir pourquoi ils n’ont pas encore paru, sa réponse est : « J’ai arrêté de publier quand on m’a demandé de payer. »

    Liste non exhaustive des oeuvres de Pabe Mongo

    – Un enfant comme les autres : nouvelles, CLE, Yaoundé, 1971
    – La Guerre des calebasses, DAEC Coopération, Paris, 1973 (pièce radiophonique)
    – Innocente Assimba : comédie en quatre actes, CLE, Yaoundé, 197?
    – Le Philosophe et le sorcier, Radio-France internationale, Paris, 1979
    – Bogam Woup : allégorie de la mutation, CLE, Yaoundé, 1980
    – Tel père, quel fils, Nouvelles éditions africaines, Abidjan, Édicef, Paris, 1984 (littérature jeunesse)
    – La Guerre des calebasses : ou Le dixième fiancé de Miriam, Édition Le Flambeau, Yaoundé, 1982 (pièce en trois actes)
    – Un totem de plus, Radio-France internationale, Paris, 1985 (pièce radiophonique, 14e concours théâtral interafricain)
    – Père inconnu, Nouvelles éditions africaines, Paris, 1985 (littérature jeunesse)
    – L’homme de la rue : roman, Hatier, Paris, 1987
    – Le roi des manchots, 1993 (théâtre)
    – Nos ancêtres les baobabs : roman, L’Harmattan, Paris, 1994
    – Le Substitut, Radio-France Internationale, Paris, 1989
    – «La disqualification de la nouvelle de l’arsenal littéraire africain pour cause d’inefficacité», Mots pluriels, n° 9, février 1999
    – Le livre du monde (voyage en Chine), Édi’-Action, Yaoundé, 2001
    – «L’Université des Mutants: une utopie universaliste récupérable ?», Université de Yaoundé 1, Actes du colloque sur Senghor 10 janvier 2002, 2003, PP. 75-82. (ISBN 2-911541-89-8)
    – La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cité : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2005
    – Jojo la star du kwat : La nouvelle œuvre littéraire camerounaise : Du kwat au palace : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2009

    Pabe Mongo est à ce jour le président de l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais (APEC) ; membre de la Panafrican Writers Association (PAWA), initiatrice de la journée internationale de l’écrivain africain ; coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun ; etc.

    Véritable bibliothèque, du 15 au 17 novembre 2022, nous aurons la chance de célébrer l’immensité de son encre… en sa compagnie.


    Sur le plan professionnel

    Pabé MONGO occupera tour à tour les responsabilités de :
    – Délégué régional de l’information et la Culture de l’Est,
    – Directeur Adjoint de la Culture,
    – Secrétaire Général du Centre Universitaire de Ngaoundéré,
    – Directeur des Affaires administratives et Financières de l’Université de Ngaoundéré,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de l’Université de Yaoundé 1,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Yaoundé 2,
    – Secrétaire Général de l’Université Catholique de Bertoua.

    Et à chaque poste, il a enseigné la création et la théorie littéraire.

    Cette disposition socioculturelle lui a permis des distinctions honoriques : la médaille d’Officier du Mérite Camerounais et la médaille de Chevalier de l’Ordre de la valeur.



    Quelques témoignages





    N’hésitez pas à laisser vos témoignages dans les commentaires.



    L’écrivain Pabe Mongo est un bel exemple de passion. Et les années n’ont pas pu ternir cette passion. Aujourd’hui encore, il se soucie de la littérature en Afrique et au Cameroun en particulier. Ayant traversé des décennies de littérature, il est clairement à même de parler de la littérature en Afrique dans son fond et dans sa forme, et d’apporter ou proposer des solutions adéquates, pour une belle émergence de cette dernière au Cameroun et en Afrique.



    Pauline M.N. ONGONO, Promotrice de ACOLITT (Association de Consulting Littéraire)




  • LITTERATURE : 07 NOVEMBRE 2022 : JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ECRIVAIN AFRICAIN, ACTE 30


    A l’initiative de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA – Panafrican Writers Association), la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain (JIEA) est décrétée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) le 07 novembre 1992.

    Mise sur pied en 1973, la PAWA contribue à mettre en lumière les difficultés et les perspectives en littérature en Afrique, les écrivain.e.s qui contribuent à l’émergence littéraire de l’Afrique.

    Plusieurs écrivain.e.s célèbres comme Birago Diop ou Aminata Sow Fall ont été à la tête de cette association et l’actuel secrétaire général est le docteur Wale OKEDIRAN, auteur de plusieurs livres. L’un des membres, l’illustre auteur camerounais, Pabe Mongo, fêtera d’ailleurs ses cinquante ans d’écriture cette année.


    Au cours de cette année, plusieurs écrivaines africaines ont été couronnées dans le monde. De Véronique TADJO en passant par Osvalde LEWAT, Djaïli Amadou Amal, Sara TIMB, ERNIS, Irène EKOUTA, et la liste n’est pas exhaustive, la femme a porté haut l’Afrique.

    Un échange initié sur la page Facebook Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) il y a quelque mois posait la question de savoir si la femme était l’avenir de la littérature en Afrique. A cette question, le coach de creative writing et creative reading et directeur de l’académie de littérature ÔNOAN, Ray NDEBI, répondait : « Si l’on se base sur son implication à l’exercice « écriture » et son souci de qualité dans ses textes, on peut aisément dire que la femme est l’avenir de la littérature en Afrique ».

    Il suffit d’ailleurs d’écumer les médias pour savoir que la femme africaine en littérature, en 2022, a été innovante sous plusieurs aspects : édition, animation, promotion… Comment ne pas être fier des éditions ADINKRA pour les innovations en édition; les Librairies M’Wina pour les différentes animations autour du livre jeunesse; la bibliothèque 1949 et Femicriture pour les différents échanges autour des écrits de femmes; les éditions Tila Africa pour la plateforme ouverte au polar et au thriller africains; CELI Editions pour ses livres destinés aux enfants vivant avec un handicap ; ASPROBIR pour ses initiatives pour la littérature africaine en France…


    Pour porter haut la littérature en Afrique, des hommes et des femmes s’adonnent au quotidien. La réalité est certaine : pour qu’un.e écrivain.e existe vraiment, il faut l’apport de plusieurs maillons, notamment des promoteurs littéraires, peu importe le canal, numérique ou autre.

    Le volet « agence littéraire » se fait aussi une place dans la sphère littéraire africaine. Bien que n’étant pas encore vulgarisé, c’est un secteur qui flatte plus d’un… à distance – très peu d’écrivain.e.s s’attèlent à réduire la distance. Sous d’autres cieux, aucun.e auteur.e n’a été élevé.e dans les hautes sphères de la littérature sans accompagnement. Si oui, très peu. L’agent littéraire a ces compétences littéraires, juridiques, psychologiques et sociales pour assumer ce rôle d’ombre qui met en lumière l’écrivain et assure la qualité de ses écrits et de ses compétences. Honneur donc à ce maillon de la chaine du livre de sensibiliser un peu plus sur la chose.


    Les tout-petits ne sont pas en reste…

    Longtemps oublié ou très peu mis en valeur, le livre pour enfant a désormais le vent en poupe. Des initiatives s’enchainent, pour le plus grand bonheur des tout-petits qui, tout compte fait, sont la graine qui est chargée de porter de bons fruits.

    L’année 2022 a vu naître, par exemple, le SALAFEY, Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé, un salon qui vise la valorisation des productions littéraires jeunesse afro centrées, dans l’optique de rallier les enfants avec leurs identités et faire connaitre un peu plus les acteurs de ce contexte en Afrique. Il se déroulera du 16 au 18 décembre 2022 à Yaoundé, sous l’initiative de les Librairies M’WINA et l’association littéraire ÔNOAN.

    Quelques mois après l’annonce du SALAFEY, le SALIJEY a vu le jour, sous l’égide des Éditions AKOMA MBA; un évènement qui met au devant le livre et la bande dessinée afro-centrés.


    Au-delà de ces prix et initiatives, la filière livre en Afrique n’est pas un long fleuve tranquille.

    Comment les écrivain.e.s abordent-ils.elles le volet qualité ? Faut-il toujours jeter la pierre à l’éditeur ? L’éditeur joue-t-il vraiment son rôle ? Les ventes peuvent-elles être quantifiées de nos jours ? L’accompagnement des pouvoirs publics est-il effectif ? Les méritants sont-ils primés ? Quelle place accorde-t-on aux jeunes acteurs du livre en Afrique ? Quelle place souhaite occuper les jeunes acteurs du livre en Afrique ?… Autant de questions qui concernent la littérature en Afrique.

    Cette année, le monde littéraire a un œil particulier sur l’Afrique. Une belle occasion pour l’Afrique de se poser les bonnes questions en ce qui concerne sa filière littérature. C’est indéniable, elle a un fort potentiel littéraire, mais comment s’utilise ce potentiel ? Comment nourrit-on ce potentiel ?

    Les fautes de grammaire ou d’orthographe, la cohérence dans les textes, la construction erronée des personnages… sont des soucis retrouvés dans plusieurs livres produits et écrits en Afrique. Or, tout comme en médecine ou au cinéma, pour être performant dans le 5e art, il faut apprendre, travailler son potentiel et ses textes avec des personnes qui ont déjà fait leurs preuves; accepter les avis des lecteurs, car une fois le livre publié, il leur appartient – tout compte fait, ce sont eux qui achètent les livres, ils sont donc en droit de donner leurs ressentis, avis.

    Le prix Neustadt de Boubacar Boris DIOP, le Los Angeles Times de Véronique TADJO, le Susan Smith Blackburn de Benedict LOMBE, les nombreuses distinctions de Djaili Amadou Amal… ne leur ont pas été attribués sous les bonnes grâces de ce regard du monde. Le travail pour la solidification du potentiel y est pour beaucoup.

    L’Afrique a eu l’occasion de montrer, si besoin était encore, ce qu’elle vaut en littérature. Nous souhaitons encore plus de sacres et surtout encore plus de conscience sur le rôle éducatif des livres. En outre, la collaboration doit être regardée avec grand intérêt pour l’évolution de la littérature en Afrique. Quitte à copier les valeurs extérieures, autant copier aussi cet aspect.



    Linelitt

  • Stéphanie TCHOUA : Une entrepreneuse camerounaise qui écrit.



    Paru en 2020 aux Éditions de Midi, «J’apprends, j’entreprends» de Stéphanie TCHOUA est une sorte de Bible pour le jeune entrepreneur et pour toutes ces personnes, peu importe l’âge, qui sont intéressées par le secteur de l’entrepreneuriat.

    Dans ce livre, Stéphanie TCHOUA parle non seulement de son expérience, mais aussi de différents pans de l’entrepreneuriat. Les femmes, les hommes, les jeunes, les retraités sont tou.te.s concerné.e.s.

    Nanti de neuf (09) chapitres, «J’apprends, j’entreprends» va au-delà de la théorie, il pose par écrit la pratique de la chose entrepreneuriale; l’auteure a d’ailleurs, en première partie, fait une mise en bouche par son expérience personnelle. Une expérience jalonnée d’embûches, d’échecs, de réussites… de résilience.

    «J’apprends, j’entreprends» est disponible auprès de l’Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) au +237 690195126 ou acolitterature@gmail.com



    Linelitt’ et les arts

  • Écrire et lire les langues africaines : les éditions THANKS dans la place



    Dans le sillage de la littérature et même dans d’autres, la question sur l’afrocentrisme occupe la première place : l’identité culturelle devient une nécessité.


    De nombreux acteurs dans le monde militent dans ce sens; THANKS, première maison d’édition au Cameroun à ne produire que du contenu en langues africaines, depuis près de cinq ans, polit sa pierre pour la beauté de l’édifice afrocentrisme en littérature.


    Les objectifs de THANKS

    THANKS abat un travail acharné chaque jour en suivant ses objectifs :

    – À court terme :

    Promouvoir les langues nationales à travers des publications très fréquentes ; promouvoir la culture nationale dans tous ses aspects à travers la publication des différents ouvrages permettant aux uns et aux autres de se connecter à leur culture ; proposer des albums illustrés comme livre d’accompagnement pour les enfants de la maternelle ; proposer des BD sur des thématiques précises.

    – À moyen terme :

    Donner la possibilité aux jeunes camerounais de se trouver une identité culturelle en parlant et en écrivant leurs langues maternelles et à faire de petits récits sur leur culture ; créer des supports numériques pour les différentes publications ; organiser des cours d’apprentissage de langues durant les vacances et les congés.

    – À long terme :

    Accompagner nos différentes publications avec des CD audio ; créer des applications en langues nationales ; créer un département de production des programmes spécialisés télévisés ; ouvrir une centrale de lecture dans ses locaux afin de perpétuer l’apprentissage des langues nationales.


    Sa production

    Suivant donc ces objectifs, THANKS  a fourni son catalogue de plus de cent (100) titres repartis en quatre (04) collections: la Collection Baptême (exemple: Kit d’apprentissage Ɓàsàa), la Collection Didactik ( exemple: Livret d’activités en langue fe’éfe’é, 4e), la Collection Ʉnīk&Specīale (exemple: Ntəshʉn Mə̀kalə. Cɔ̀ tûmlâm nkɔ̀nǐ nǔm ngɔ̌ Kàmə́run Nteushùn Mekad. Une histoire d’amour pour le Cameroun (Témoignage)) et la Collection Təmerity (exemple: Mìlaŋ a ǹjɔwi mengisa – les contes en njowi mengisa)


    Des difficultés malgré tout

    Malgré ces pépites de la littérature, THANKS connait des soucis sur le plan financier – une situation qui met sur la table la question de l’aide à l’édition au Cameroun. En plus des finances, THANKS lance un appel à tous les promoteurs de la littérature et de la culture afin de lui permettre d’avoir une meilleure visibilité et de la notoriété.


    Comment avoir ces livres ?

    THANKS, en plus de vendre ses livres dans ses locaux, fonctionne aussi avec des distributeurs:

    ✓ À Yaoundé
    Les librairies M’wima (A suivre ici https://www.facebook.com/BooktiquebyMwina ) ; Cameroun Livres (A suivre ici https://www.facebook.com/camerounlivres/ )
    ✓ À Douala
    GVG SARL (A suivre ici https://www.facebook.com/legrandvidegrenier.cmr )

    ✓ Contacts :
    Facebook: groupethanks
    E-mail: groupethanks1@gmail.com
    Tél: +237696851397 / +237677881874



    Linelitt’ et les arts

  • Petit détour : Ma passion perdue de Line Kamite, auteure camerounaise


    Ma passion perdue a paru en novembre 2021 chez Proximité, au Cameroun. C’est un roman qui met en avant plusieurs problématiques chapeautées par la relation parent – enfant.

    Line Kamite, nantie d’un Master en chimie et scénariste, par Ma passion perdue, son premier livre, présente l’histoire de la jeune Binta SOFFO, une adolescente éprise de littérature alors que ses parents avaient déjà opéré un choix de carrière pour elle.

    L’auteure attire l’attention des lecteurs sur les méprises des parents, mais met également en lumière une cause non négligeable de la délinquance juvénile : le diktat parental. A cause d’un diktat parental sur le choix de la série après le BEPC, la jeunette Binta va passer de petite fille soumise à délinquante assermentée, voire sans cœur.

    Il est vrai qu’il n’y a pas de mauvais parent et qu’aucun parent ne fait de choix pour son enfant dans le but de le nuire, mais l’histoire invite à tenir compte, à un moment donné, du point de vue de l’enfant dans certains choix.

    Comment choisir le plan de carrière d’un enfant sans tenir compte de sa passion ? C’est la question qui résume la situation exposée dans Ma passion perdue. On pourrait donc croire qu’il s’agisse d’un problème d’orientation scolaire, pourtant cela n’a été qu’un moyen pour montrer à quel point l’ignorance peut être dévastatrice (une famille a totalement sombrée).

    Choisir l’avenir de son enfant en se basant sur ce que vont penser les autres, sur ses rêves manqués, mais encore, sur la rentabilité d’une profession sans chercher à connaitre les débouchés du domaine choisi par cet enfant, fait étalage de l’ignorance.

    Binta, également, est un esprit borné, voire limité. Pour faire la science, il faut lire. La littérature, les belles lettres, sont le carrefour, le préalable de toute connaissance. Elle aurait pu faire la série scientifique tout en développant sa passion pour la littérature. Après ses cours et exercices, rien ne pouvait l’empêcher de lire tout autre livre de son choix pour satisfaire son appétit philosophique. Un métier ne s’exerce pas sur les bancs de l’école, bien qu’il faille le préparer. Mais comme le dit l’auteure: « faire de sa passion un métier, c’est travailler sans avoir l’impression de travailler ». Tenir compte de la passion de l’enfant dans le choix de carrière permettrait la reculée de la reconversion professionnelle, un phénomène de plus en plus fréquent.

    Après avoir engrangé masters et doctorats, puis quelques années à se tourner les pouces dans le monde professionnel, certaines personnes, même avec un salaire inédit, abandonnent et recommencent dans une nouvelle filière au niveau 1. Le travail doit procurer abondance mais aussi avant tout satisfaction, d’où la nécessité d’être passionné et amoureux de ce qu’on fait.

    L’ouvrage invite donc, à détecter, encadrer ou alors susciter des passions très tôt chez nos enfants, car « La passion fait grandir le monde et se manifeste par des inventions ».


    Rosine YÉMÉLÉ, auteure et psychologue de développement


    Ma passion perdue coûte 5.000 XAF

    COMMENT L’AVOIR ?

    – Douala :
    ☎️ +237 690 99 92 41(WhatsApp)
          +237 650 88 93 97
    Livraison possible

    – Yaoundé:
    ☎️ +237 670 11 46 59 (WhatsApp)
          +237 694 37 85 03
    Livraison possible

    – Youscribe : https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/ma-passion-perdue-3270052

    – Amazon version numérique : https://www.amazon.fr/dp/B09P1MR2X2/ref=mp_s_a_1_2?crid=FUUWU40HVWQT&keywords=passion+perdue&qid=1640238886&sprefix=passion+perdue%2Caps%2C404&sr=8-2

    – Amazon version papier : https://www.amazon.fr/gp/aw/d/B09TH2HLFP/ref=tmm_pap_swatch_0?ie=UTF8&qid=1646051761&sr=8-1

    – Livraison possible dans d’autres villes du Cameroun.

    POUR PLUS D’INFORMATIONS :

    +237 690 99 92 41
    lophelineyetgni@yahoo.fr



    BON À SAVOIR :

    ACOLITT

    Relecture & correction | Communication littéraire | Bibliothéconomie (ateliers d’animation, mise en place et gestion des bibliothèques) | Traduction littéraire | Transcription (audio/vidéo pour Word)

    Contacts : +237690195126 | acolitt_communicationlitteraire@outlook.com



  • Les 5 questions posées à Béatrice MENDO, auteure camerounaise

    Bonjour, Béatrice MENDO. Nous vous laissons vous présenter à nos abonné.e.s.

    J’aime souvent à dire que je suis « une fonctionnaire fantasque ». En fait, je suis un un fonctionnaire (de l’administration des finances) à l’imagination débordante, qui écrit beaucoup. Après des études de philologie romane, de sciences politiques, de communication et de sciences sociales, il me semble que l’univers des choses que je peux concevoir et écrire s’est profondément dilaté. La conséquence en est que je suis un auteur aux écrits multiples et variés, qui vont de la nouvelle au roman policier, en passant par le haïku et les contes.

    Vous êtes, effectivement, une auteure camerounaise et votre dernier livre, L’argent n’a pas d’oreilles, a paru en 2020. Il s’agit d’un livre destiné aux enfants. Béatrice Mendo, pourquoi les enfants devraient-ils le lire ?

    Ce recueil de contes n’est pas seulement destiné aux enfants, mais aussi à tout adulte qui a gardé son âme d’enfant. Il y a des contes accessibles pour les enfants, mais aussi d’autres un peu philosophiques destinés à des entendements plus mâtures. Pourquoi est-ce que les enfants devraient le lire ? Parce qu’ils apprendront beaucoup de choses tout en profitant d’une lecture agréable.

    Ces contes donnent des leçons de vie, d’une manière ludique et efficace. Les conséquences de la paresse, de la gourmandise, de la vanité, de la convoitise, de la méchanceté, etc. sont présentées aux enfants dans des récits émaillés d’humour et soutenus par des illustrations belles et évocatrices à souhait.

    Lorsque vous écrivez, vous posez les mots comme ils viennent ou alors vous avez un procédé d’écriture particulier ? Surtout qu’on sait qu’écrire pour les enfants n’est pas aussi aisé qu’on le pense.


    Je commence par la moralité, la petite sentence finale qui peut être un dicton populaire ou un adage de mon cru, c’est le point central qui doit édifier les enfants. A partir de cet adage, de cette pensée formulée ou reformulée, qu’on retrouve à la fin de chaque conte, par exemple « l’argent n’a pas d’oreilles, il ne répond pas quand on l’appelle », je tisse une histoire que justifie et légitime ma conclusion. Vous comprenez donc qu’une seule moralité peut susciter des histoires différentes, mais qui toutes la mettent en exergue.

    Ce n’est pas facile d’écrire pour les enfants, il faut savoir les captiver par des récits faciles à lire et suffisamment imagés pour capter et captiver leurs jeunes imaginations qui peuvent déjà être débordantes, elles aussi.

    Parlant de littérature jeunesse, quelle analyse faites-vous de ce secteur au Cameroun ?


    On constate des ébullitions naissantes dans le secteur. Les imaginations et initiatives chauffent, bientôt, je l’espère, la marmite va bouillir et le secteur pourra servir des plats appétissants aux lecteurs du Cameroun et du monde entier. Il faut déjà saluer le travail effectué par les Editions Adinkra dont la promotrice est la dynamique Armelle Touko, qui sont en train de se positionner comme un acteur majeur de la littérature pour enfants, et qui proposent des contenus afrocentrés, qui valorisent nos cultures. Dans la collection de contes en ligne que proposent les Editions Adinkra, on peut lire mon conte « La princesse grenouille ». Pour une somme modique, des parents s’inscrivent sur la plateforme élaborée à cet effet et ont accès à une variété de récits qu’ils peuvent offrir, voire les raconter eux-mêmes à leur enfants. C’est pour ça que je pense que si ce secteur est efficacement soutenu, les nombreux lecteurs pourront se régaler de magnifiques récits.

    Qui dit mois d’avril dit, entre autres, Journée du livre et du droit d’auteur. Béatrice MENDO, si cette célébration vous est confiée, quel.le.s sont les dix jeunes acteurs (actrices) du livre en Afrique que vous choisirez pour vous accompagner dans cette tâche et pourquoi ?

    10, c’est beaucoup, et nous touchons là un aspect qui révèle certaines faiblesses du secteur : la communication. Il y a une multitude d’initiatives, qui évoluent en parallèle alors qu’elles gagneraient beaucoup à se croiser en vue de mutualiser leurs efforts. Les Editions Adinkra avec lesquelles je travaille n’hésitent pas à collaborer avec différents acteurs, ce qui me permet de citer encore des noms, Nadine Mekougoum, promotrice des librairies M’wina spécialisées dans le livre africain pour enfants. Le projet Harambee Africa dont l’objectif entre autres est de promouvoir le livre et la lecture notamment chez les enfants défavorisés. David Wanedam avec « Lire au Sahel » qui a mis sur pied un projet intéressant, le projet Moota Andal avec sa médiathèque mobile. Voilà, pour moi, les initiatives camerounaises dont je peux parler, il y a bien sûr des projets tout aussi intéressants en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon et au Tchad, de même que dans les deux Congo. Pour finir, je trouve des espaces de rencontre comme « Le salon du livre pour enfants » particulièrement prometteurs; ils gagneraient à bénéficier de soutiens substantiels de la part des pouvoirs publics.

    Linelitt