Que sais-je du contenu d’un livre quand je l’ai moi-même relu ou produit… Une question que devrait se poser chacun, éditeur ou auteur…
La valeur du Livre réside dans la disposition finale que propose son texte, et celle-ci renseigne amplement sur les aptitudes de l’auteur et de son entourage… Parfois, pour exprimer un soutien ou une affinité, l’on dit à un auteur combien son texte est génial… En soi, ce n’est pas grave, c’est même juste quand les lignes le sont… Mais il arrive qu’on décide de s’y intéresser, pour découvrir que le texte en question en est encore à sa phase primaire…
Pour aider l’auteur, il faut que l’on puisse identifier l’irrégularité que son texte suggère… Ne sait-il pas ou ne voit-il pas… Ces mêmes questions reviennent vers l’éditeur…
Ce qu’on ignore se reproduit tout au long du texte… les mêmes fautes, les mêmes incohérences, les mêmes disproportions… peu importent les formules, on obtient les mêmes résultats… Écrire ou lire un nouveau texte dans les mêmes conditions, c’est multiplier les mêmes insuffisances… On ne peut pas les voir… Tout simplement… C’est un fait… Il y a une faute d’un autre rythme, isolée dans un texte… partout la forme est correcte sauf à un endroit… L’auteur ne la voit pas, parce qu’il lit ce qui est correct, parce qu’il sait ce qui est correct… On peut alors parler ici de fatigue ou d’autre état suivant un labeur appliqué… C’est au relecteur de prendre le relais et voir ce petit point noir, lui qui est lucide et pas lié au texte par le cœur… S’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’y est pas et a besoin de se préparer à ce travail qui apparaît comme l’étape la plus exigeante de réalisation d’un livre…
Et le livre doit pouvoir rassurer son public de plus en plus ouvert à la petite édition… Il veut tellement la porter haut afin qu’elle devienne à son tour grande…
Il est très simple de venir à bout d’une mauvaise qualité… ON APPREND… Même les plus grands amis se fatiguent, quand à leur patience on n’offre que de l’embarras…
Il n’est demandé à personne d’avoir un livre parfait, un livre lisible suffit…
La semaine passée, lors de la première rencontre avec The Society of Authors pour préparer la semaine de la célébration de la Littérature francophone d’Afrique, une question m’a été posée : << Comment faites-vous pour accomplir tout ce qu’on voit depuis des années ? >> J’ai commencé par leur dire que ce qui apparaît, n’est même pas le dixième de ce qui est…
Et la réponse, la même depuis des décennies que je suis là, demeure : 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒆… 𝑶𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒊𝒓𝒂𝒏𝒕…
Chez Acolitt, on ne se réveille pas pour se demander ce qu’on fera… On ne connaît ni adversaire ni frustration… On ne se mesure pas, si ce n’est à soi-même… On ne cherche pas les opportunités, on les devient… On n’est pas seigneurs, mais serviteurs… On ne se tient pas par complaisance, mais de race… On n’aime pas le livre, la Littérature est notre souffle…
Mais 𝐴𝐶𝑂𝐿𝐼𝑇𝑇 c’est 𝑳𝒂 𝑹𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆… l’instant où tout reprend vie et se déploie vers l’infini… C’est 𝑳’𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒖𝒓𝒆… l’univers libre où il n’est ni plus grand ni plus petit… C’est 𝑳𝒂 𝑳𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́… le siège de l’épanouissement propre à chaque potentiel…
ACOLITT c’est aussi 𝐴pprendre et 𝐶𝑂mprendre la 𝐿𝐼𝑇𝑇érature… Questionner sans arrêt pour trouver l’élan, la perspective, la posture… puis questionner le produit de la quête pour anticiper sur les nouveaux défis… La quête sans fin…
Mais 𝐀𝐂𝐎𝐋𝐈𝐓𝐓 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐕𝐎𝐔𝐒… C’est vous qui faites de cette initiative un souffle de vie… Sans vous, Acolitt n’est qu’une association devant écumer certains fonds pour un peu de visibilité… Sans vous. Acolitt nous appartient… Merci d’avoir fait d’Acolitt une 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐇𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞… Vous faites notre dignité…
Pour cette année, nous vous proposerons de nouvelles expériences… Mais pour l’heure, levons le verre du Temps et célébrons ces trois petits pas que vous pouvez suivre sans crainte d’un quelconque heurt…
Et seulement en trois ans ?
Ma mère m’avait dit : << L’Ombre ne marche pas devant, car elle masque la lumière et crée des conflits… Reste en retrait et, non seulement il n’y aura pas de guerre, mais toutes les lumières s’épanouiront >>…
Lavoyel, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes la championne régionale de slam – Centre (2024) et chanteuse-musicienne. Nous vous laissons nous en dire un peu plus sur vous.
Bonjour ! C’est un honneur pour moi de répondre à vos questions. Alors, Lavoyel est une jeune femme passionnée d’écriture, de musique, de chants et même de comedie. J’ai découvert le slam il y a quatre ans, en écoutant Myname le slamaster. Tout de suite, c’est apparu comme une évidence. Depuis lors, j’essaye le plus possible de mettre en valeur le don que j’ai.
Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?
Le slam, c’est le Carrefour des Arts, mais avant tout, c’est la Liberté.
Vous êtes la toute première femme à gagner ce tournoi régional de slam dans le centre. Nous rappelons à nos abonnés que ce tournoi est organisé par le collectif 237 Paroles. Pour vous, que signifie être championne ?
Premièrement, c’est un honneur pour moi. J’ai longtemps rêvé et regardé cette compétition de loin qu’aujourd’hui, braver la région du centre, c’est véritablement cher à mes yeux. Cependant, c’est également un lourd fardeau de porter une région telle que le centre. Je reste optimiste et je sais que je pourrai compter sur les grands frères dans le milieu et même en dehors. En définitive, ça signifie avoir la chance de porter haut ma vision du slam.
Finale région du centre – 23 novembre 2024
Votre titre de championne fait de vous une candidate du grand concours slam Cameroun – toujours organisé par le collectif 237 Paroles – l’an prochain. Que promettez-vous au Cameroun ?
Avant tout, de faire disparaitre l’idée qui voudrait que le slam ne soit que compétition. Ensuite, pouvoir impacter les mentalités pour amener le plus grand nombre d’adeptes de cet art à penser carrière et à porter le slam comme un précieux fardeau dans le monde entier.
Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes (est-il engagé ?) ou alors les textes vous viennent, et peu importe la thématique, vous y allez ?
Comme je l’ai dit plus haut, pour moi, le slam, c’est la liberté. Mes textes me viennent toujours de l’intérieur. Peu importe la thématique, je la ramène toujours vers moi. Il arrive presque toujours que je fasse des textes engagés, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Toutefois, je ne saurais circonscrire mon art dans l’engagement. Même si je pense que, finalement, que ce soit pour soi ou pour la société, on est toujours engagé dans une cause.
En tant que championne de la région du centre, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam dans la région et même au-delà ?
Déscolariser le slam. Le slam, c’est de l’art ! C’est bien de chercher à avoir des bases, mais avoir de la personnalité, c’est mieux ! Le slam n’est pas une matière où il faut avoir une moyenne objective ou non pour se sentir slameur. C’est plus que ça ! Et je commencerai mon combat par là. Ensuite, il faut créer des plateformes d’expressions. Les ateliers, c’est bien, mais une fois encore, le slam n’est pas figé comme la mathématique ! C’est la scène qui nous mène à nous-mêmes. J’essaierai d’agir dans ce sens.
Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences et les auteurs qui ont marqué vos expériences de lecture ?
Absolument ! Je préfère les romans. J’aime le voyage qu’ils procurent, mais surtout les leçons qu’on peut en tirer. Mon auteur préférée et qui m’inspire énormément est Djaili AMADOU Amal. Sa plume est particulière et ses romans arrivent particulièrement à me toucher.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?
SLAMEZ ! C’est peut-être facile dit ainsi, mais cet exercice sera l’une des choses qui vous apparaitront difficiles. Mais surtout, SOYEZ VOUS ! La plus belle des beautés, c’est d’assumer son identité !
Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?
Je pense que les nouvelles technologies améliorent notre quotidien. Toutefois, je n’utiliserai jamais aucune d’elles pour mes textes. Le slam, c’est la liberté. Le slam, c’est le cœur qui apprend à voler. C’est impossible qu’une machine, peu importe son niveau de programmation, puisse mener à bien cet exercice.
Votre mot de fin ?
J’ai été honorée de répondre à toutes ces questions. Etre championne régionale du centre, c’est une immense responsabilité, mais c’est avant tout l’occasion de porter le slam camerounais là où je veux qu’il soit, en travaillant sur les projets que je nourris dans ce sens.
Le mot « akomaya » vient du verbe fang « a kom » qui signifie « façonner ». L’akomaya est une « chose » qui façonne le destin des hommes. Celui qui la possède devient généralement riche, très riche. Tel est le cas de Tsira BEYEME, l’un des personnages de ce roman. Ce dernier, à l’approche de sa mort, confie son akomaya à Akoma, son fils. Comme son père, il est destiné à être un homme important, grâce à l’« akomaya ». Mais il n’en est pas le destinataire final. Au moment venu, il devra transmettre cette « chose » à son jeune frère, conformément au vœu de son père…
Ce récit qui se déroule dans un pays africain imaginaire, met en lumière deux voies vers la réussite, régulièrement opposées : la voie mystique et la voie académique. En prenant pour prétexte d’écrire sur « l’akomaya », Daniel MENIE BENGONE, au fil du texte, nous livre une prose sur des sujets universels : l’amour, le mariage, la mort, la jalousie ou la politique. Ecrit dans un style classique et simple, ce roman sera parfaitement lu et compris par des adolescents. Les passionnés de culture africaine y découvriront de nombreux proverbes.
Daniel MENIE BENGONE, auteur.
Daniel MENIE BENGONE est Magistrat et déjà l’auteur d’un essai qui aborde un chapitre du contentieux administratif gabonais : Le recours en déclaration d’inexistence devant les juridictions administratives gabonaises. Il a paru à Dakar, chez L’Harmattan, en 2019. Il nous invite aujourd’hui à lire son premier roman de 158 pages : « AKOMAYA, un destin pour deux hommes », qui a paru chez L’Harmattan en septembre 2024 et qui a bénéficié d’une préface d’Antier ONDO.
Ce roman est vendu à 17 euros et 13.000 FCFA.
Il est disponible à ces points :
FNAC
Amazon
Librairies L’Harmattan France et Afrique
Libreville ✓ la Maison de la Presse (vendu ici à 17.000 FCFA) ✓ la Librairie de l’Université Omar Bongo ✓ la Librairie papeterie le Savoir (Rond Point de Nzeng Ayong).
Le 17 février 2023, l’écrivain a échangé avec les élèves des classes de 4e du collège François Xavier VOGT autour de son célèbre livre au programme scolaire, »Père inconnu », autour de l’écriture et du parcours de l’écrivain et autour des différentes perspectives pour ces enfants.
Une expérience unique pour ces élèves qui ne se sont pas fait prié pour rendre la chose interactive avec des questions préparées à l’avance et aussi spontanées.
Merci au Collège F.X. VOGT pour le bel accueil. Un merci particulier à mesdames FEZEU et CEYANONIME.
📌 Pour rappel, Pabe Mongo a fêté ses 50 ans d’écriture en 2022. C’est donc l’une des plus vieilles plumes de l’Afrique. Notre billet sur lui à ce lien : https://linelitt.wordpress.com/2022/11/11/litterature-pabe-mongo-50-ans-decriture/
📌 ACOLITT vous propose des services de communication littéraire. Pour nous joindre : 📲 +237690195126 📧 acolitterature@gmail.com
Beau spectacle slam offert le 29 décembre 2023 par Bern’ArtDo, Ndongar Théophile (champion national de slam) et plusieurs autres slameurs camerounais et tchadiens. Rémy meva’a de BOBOH HOUSE MEDIA était l’imprésario.
Acolitt est honorée d’avoir fait partie de cette aventure.
Line KAMITE a apporté sa contribution le 09 février 2022 au Collège Bilingue Sainte Famille de Nazareth de Nkozoa. Un échange suivi d’un atelier d’écriture par l’équipe ACOLITT.
»Je suis Madame Christine Elong née Tsalla Ngono, auteure camerounaise.
À la base, j’ai une formation scientifique – j’ai toujours eu un faible pour les mathématiques. Je ne m’étais jamais vraiment projetée dans une carrière littéraire. Pour moi, penser »Écriture » était une sorte de défi imaginaire. À force de lecture, je me disais souvent : « Il faut que j’écrive!», mais, sans pour autant pousser plus loin.
Le déclic se fait en 2015 lorsque je découvre, au travers d’une sœur, combien le parcours de vie de certaines personnes peut se révéler une très lourde croix. J’avais, en face, un cas patent d’une réalité qui allait au-delà de toute fiction.
En 2019, mon premier roman, « Piégée par mon sang », verra le jour. Un roman qui rend hommage à toutes ces mères-courage qui se battent tous les jours pour leurs familles. En 2022, suivra « Mexico » qui, lui, raconte l’exil, le voyage, l’amour. »
MANSOURI Essaid est né le 4 janvier 1991 à Souk Elkhmis dades, La vallée de dades, sud-est Maroc. Il est un poète berbère engagé, qui vit sa bohème entre les champs et les montagnes : c’est un berger des mots et aussi des maux. Dans ses poèmes, on trouve souvent cette liberté qui s’envole tel un pigeon en exprimant sa passion d’une manière poétique et pleine d’esthétique.
Il a étudié au lycée Sidi Bouyhya Souk Elkhmis dades et a obtenu son bac option sciences expérimentales en 2012 ; il obtient une licence en études françaises à l’Université kadi Ayyad Marrakech en 2019, après une rupture d’études des suites d’un accident au cours duquel sa rotule avait été fracturée. Il retourne alors à son village où il prodigue des cours de soutien aux élèves du primaire, du lycée, du collège…
Distinctions et reconnaissances
Il est nommé :
– Commissaire Maroc escuela international the arte of America – Ambassadeur de Fakan Slam Maroc. Il a obtenu son prix Simon Bolivar
Manssouri Essaid a écrit ses poèmes dans plusieurs magazines littéraires, journaux, sites, anthologies… A l’exemple de :
– « Même vieux vivons mieux » (Anthologie) – « 100 poètes pour l’union du Grand Maghreb » (Anthologie) – « Élégies des semeurs d’Afrique » (Anthologie) – « Coeur de plume », publié dans un magazine canadienne – « Recueil d’un bord à l’autre de la rose méditerranéenne », co-écrit avec la poétesse française Marine Rose.
Suivre et contacter Essaid MANSSOURI
E-mail : essaidmanssouri9@gmail.com
WhatsApp : +212 618-585182
Compte Instagram : https://www.instagram.com/essaid415/profilecard/?igsh=MTMzcm5tczcxMG1xcw==