S’il y a bien un livre que j’ai lu à plusieurs reprises, c’est L’alchimiste de Paulo Coelho. Et à chaque lecture, je ne suis pas déçue… bien au contraire, je découvre et redécouvre des pépites !
L’histoire est celle de Santiago, un jeune berger espagnol qui, par deux fois, a fait le même rêve, celui de se rendre au pied des pyramides d’Egypte pour y trouver un certain trésor. Après avoir consulté une gitane qui a le don d’interpréter les rêves, il décide de réaliser le sien, et pour cela, sur les conseils d’un vieillard qu’il croit roi, il n’hésite pas à vendre tous ses biens et à s’engager dans sa quête.
Paulo Coelho
Au cours de celle-ci, il lui arrivera de drôles d’aventures, pas toujours heureuses, mais instructives. Car, c’est bien connu, « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Et c’est certainement ce qu’il faut retenir avant tout de cet ouvrage. Il ne faut pas hésiter à aller au bout de ses rêves, même si l’on se trompe. Car ainsi, nous n’aurons pas de regrets et surtout, nous en apprendrons plus sur nous-mêmes.
« C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. » C’est ce que l’auteur appelle »accomplir sa Légende Personnelle ».
Quant au personnage de l’alchimiste, il s’agit d’un homme qui est réellement alchimiste, mais qui, surtout, lui apprendra à savoir écouter son cœur, à communiquer avec les éléments et à être sensible à tout ce qui l’entoure.
Ce livre nous en apprend beaucoup plus sur nous que sur la réelle destinée de Santiago. Il nous apprend à être sensibles aux signes qui nous apparaissent, même les plus insignifiants.
Un livre écrit dans un langage simple et qui me touche au plus profond de moi ! Un livre très actuel dans ce monde où tout va vite, parfois trop vite…
Certains le qualifieraient de « philosophie de bas quartier »… Mais pourquoi faire du compliqué quand certains auteurs peuvent nous émouvoir sans complexité ?
Nadine Mekougoum, promotrice de Les librairies M’WINA
Bonjour, madame. Nous vous laissons vous presenter aux internautes.
Je m’appelle Nadine Mekougoum, sociologue de formation. Je suis une passionnée de livres, de culture et des enfants. C’est pour cela que j’ai créé, il ya plus de trois ans, l’association Harambee Africa qui fait de la lecture auprès des tout petits un outil de transmission des valeurs socio-culturelles et de développement. Je suis également la promotrice de la librairie jeunesse “Les librairies M’wina”.
Les librairies M’wina… Qu’est- ce que c’est exactement?
C’est une entreprise qui propose des livres et jouets africains pour enfants. Elle a été mise en place pour répondre au besoin des parents d’avoir le maximum de livres et jouets africains de qualité afin de construire une identité culturelle positive chez leurs enfants.
Elle offre des services d’éveil des enfants à la lecture, à l’art et à la science ; les ateliers Read ’arts et le programme de lecture à domicile (We read home), de découverte culturelle (Visite des musées et lieux culturels) qui ont permis d’initier plus de 200 enfants et jeunes à la lecture-plaisir, la connaissance, la confiance en soi etc. Elle anime également des ateliers de lecture dans les écoles et accompagne les ménages dans la création des bibliothèques familiales.
Séance de lecture à haute voix
Vous organisez en fin d’année, précisement du 16 au 18 décembre 2022, un salon dedié au livre africain pour enfants. Pourquoi un tel évènement?
En tant qu’actrice engagée de la scène littéraire et spécifiquement du livre pour les enfants, j’ai remarqué pendant les deux dernières années d’activités que malgré la volonté des acteurs (maisons d’édition, librairies, associations littéraires, jeux vidéos, jouets…) en place de proposer des contenus éducatifs qui répondent aux réalités socio-culturelles africaines, un ensemble de problèmes se posent: les difficultés liées à la diffusion et la distribution des livres, le niveau insuffisant de sensibilisation pour changer les habitudes de lecture au niveau de la famille, des écoles et des entreprises, de nombreux livres d’auteurs africains et de la Diaspora sont difficiles d’accès, le manque de synergie d’action entre les acteurs pour créer un vaste mouvement social, etc.
Alors, je n’ai pas voulu rester les mains croisées face à tout cela. En collaboration avec l’association littéraire Ônoan, nous avons pensé à la mise en place d’une plateforme de rencontres et d’échanges entre les acteurs majeurs pour discuter des avancées récentes dans le domaine du livre pour les enfants en Afrique, afin d’apporter des éléments de projection vers l’avenir et de créer un solide réseau africain d’acteurs pour le changement social par le livre : le Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé- SALAFEY.
Logo officiel du SALAFEY
Nous vous laissons donner les contours du SALAFEY.
C’est un évènement annuel et cette première édition aura lieu à Yaoundé du 16 au 18 décembre 2022. Elle sera meublée par plusieurs activités littéraires et culturelles: Un concours de lecture et d’écriture qui sera lancé dans des lycées et collèges dès le mois de septembre 2022 avec des primes à la clé, des rencontres B2B, des tables rondes et conférences, des expositions-ventes des livres et jouets pour enfants, des ateliers de lecture et d’écriture, et plein d’autres activités.
Nous avons lancé un appel à participation et invitons tous ceux qui veulent rejoindre l’aventure à remplir le formulaire suivant : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnkjalp4LGBmmIgAVBnOFM_lhYEA_Y4sbliFr7YqbdAfpYhA/viewform?usp=pp_url ou à nous joindre par appels / SMS / WhatsApp à l’un de ces numéros : +237 698591740|674346639|690195126
Notre ambition est de devenir un Rendez-vous majeur des acteurs du livre jeunesse et ses secteurs connexes en Afrique.
Nous ne terminerons pas sans assouvir notre curiosité sur votre association Harambee Africa. Quelles sont ses missions ?
Nos missions : – Éveiller et éduquer nos enfants à travers des collections de livres et vidéos livres, l’art, les sciences, les bandes dessinés, les jeux de société, les documentaires, le cinéma leur permettant dès le bas âge de se découvrir, d’apprendre et de s’ouvrir à l’environnement en s’amusant ;
– La sensibilisation des parents à l’« éducation consciente ». Les parents doivent cesser d’imaginer un monde pour leurs enfants: ils doivent le construire, et nous pouvons le construire avec eux ;
– Promouvoir les langues africaines et leurs apprentissages (swahili, fulfulde…)
– Valoriser tous les savoirs faire des enfants africains en utilisant les nouvelles technologies (musée Virtuel).
Avec notre projet « Faandou Deftéré », nous installons des boîtes à livres et promouvons la lecture dans les camps de refugiés, les villages et les orphelinats au Cameroun. À ce jour, nous avons : – Installé des boîtes à livres (près de 600 livres) au Camp de refugiés de Gado-Badzéré (région de l’Est), à l’école primaire d’application de Monatélé et à l’école catholique de Ngaountet 2 (région du Centre).
Présentation et installation d’une boîte à livres
– Installé une bibliothèque murale (Environ 300 livres pour enfants et jeunes) à l’Orphelinat Sainte Rita de Mendong, Yaoundé.
– Equipé la bibliothèque de l’association Afrogiveness (Environ 200 livres pour enfants et jeunes) à l’occasion de la journée internationale de la tolérance, Yaoundé.
– Sensibilisé près de 3000 enfants et jeunes à la lecture.
Que de belles initiatives ! Nous vous souhaitons le meilleur.
Les séquelles générées par les affres de la guerre s’enracinent fermement dans les esprits au point où s’en défaire devient un parcourt du combattant. C’est cette allégorie que l’auteure présente allègrement dans son œuvre TRAUMA.
Trauma qui a paru aux Editions Légilia en 2022 est produite dans un contexte de guerre qui dépeint avec maestria le retour psychique d’un traumatisme post guerre chez un soldat ou tout individu victime de la guerre.
La dextérité de l’artiste se campe dans un style au profil d’expert, sans publicité. La description est l’étalon de base de la technique d’écriture. L’auteure nous fait découvrir, comme dans nos mémoires de jeunesse, les miasmes du village natal avec le retour triomphant de Daniel, son personnage principal.
Il y a tout un mélange artistique qui plombe le lecteur dans une symphonie des arts comme dans un spectacle d’opéra. L’art picturale avec un enchantement descriptif qui peint avec une emphase hyperbolique le parcourt de Daniel vers les siens. En mettant en scène une végétation pittoresque et quasiment nostalgique. En peignant une voiture de brousse, frêle et délabrée qui porte huit personnes et qui ne passe qu’un jour par semaine, l’auteure nous fait humer l’odeur d’un voyage vers nos campagnes de l’arrière-pays. Par cette description, elle replonge le lecteur dans les lointains pays perdus de nos campagnes. Où les accès sont d’un marasme routier inexplicable dans un contexte où le ravitaillement des villes parfois dépend de ces zones de bas fond.
Cette entrée descriptive est sujet à une projection du lecteur dans un univers où la quête du héros est loin d’être achevée. TRAUMA est une œuvre qui permet à l’auteure de ressortir avec presqu’exactitude chaque coin et recoin d’un environnement troublant et sanglant où s’entremêlent des sentiments de choc et des émotions rudes et révoltantes. C’est l’expression d’une littérature garnie dans l’image de la tragédie qui résulte de la belligérance entre deux parties dont les dégâts collatéraux sont plus importants que le but à atteindre. Quel TRAUMA !
La perte d’un être cher est l’expression même d’un trouble psychologique qui frise la démence. Le traumatisme est inévitable. A la vue du sang qui coule au sol, sortant des entrailles des membres de sa famille, le héros Daniel ingurgite le goût amer de ses tripes au fond de son estomac. Quelle douleur pour qui est confronté à un pareil spectacle !
TRAUMA n’est pas une œuvre qui raconte une histoire, mais une histoire qui fait revivre une scène, deux voire trois… plusieurs pourquoi pas. Scène de choc, scène de douleur, scène traumatisante… Dans sa narration l’auteure enrichit le lecteur d’espoir, cet espoir qui scande l’idéal d’une aventure à l’issue capitale. L’espoir de la découverte d’un vaccin à la maladie de la guerre, l’espoir de soigner les victimes, militaires ou civiles, des affres de la guerre. C’est cet espoir que Daniel ressent à l’absence de sa fille : sa vie, son espoir, sa raison de vivre, dans ce bain de sang familial. Dans cet épisode de TRAUMA, l’auteure nous apprend que l’issue de la guerre n’est pas toujours capitale. L’auteure nous offre la possibilité d’y remédier. Et c’est dans cette optique que l’on se rend compte et avec finesse que l’intrigue en elle-même est une énigme dont la réponse se trouve dans les dernières pages de l’histoire.
Au-delà de la richesse linguistique et artistique du texte, l’auteure laisse un goût d’inachevé au lecteur que je suis. Dans une rapidité et une ponctualité donc la maîtrise de la technique l’incombe, l’auteure va directement sur le fait en étanchant sa soif d’écrire. Son aventure, malheureusement pour moi, s’achève sur une bagatelle de lignes prématurées, me laissant surpris par une fin aussi rapide. Le style est tellement aguichant qu’on a du mal à comprendre pourquoi le texte finit aussi vite. On est tellement accroché au récit que la fin nous effraye car rompu sur la fin de la suite, et surpris du volume de l’œuvre quand on s’attend à déguster le style plus amplement. On a encore faim de la suite. Si j’avais l’occasion de rencontrer l’auteure, je lui dirais en face, « chère artiste, fais-nous encore durer le plaisir, on attend impatiemment la suite.
Trauma sera en dédicace ce 02 juillet à Yaoundé, au centre culturel ASAMEL. Contact : +237 697361119
« AU PAYS DE NOS RÊVES » est le titre du deuxième recueil de Ibn BachirNDAO, préfacé par Assane Dieng. L’analyse paratextuelle donne, d’ores et déjà, une idée du projet poétique de l’auteur.
D’emblée, le titre nous plonge dans un monde onirique. Ecrit avec des Lettres capitales, il prouve combien les rêves du poète sont grands. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’il faut rêver grand ? C’est dans cette logique que s’inscrit Ibn Bachir dans ce recueil. En effet, il est dit, à la quatrième de couverture, qu’il peint une « société de Valeurs, de Droit, de Démocratie, de Renouveau, dont le secret repose sur l’Unité nationale, le Patriotisme, le Leadership, l’Ethique, etc. »
Ibn Bachir NDAO
Ce rêve poétique ne viendrait pas d’un sommeil profond. Il serait plutôt le fruit d’un travail acharné, impliquant le concours de tous et s’appuierait sur des institutions fortes. Au regard de songe, il faudrait s’attendre, à la lecture de ce recueil, à une critique sans complaisance de tout ce qui empêche la réalisation de ce projet chimérique. Que le lecteur ne soit donc pas surpris de voir le poète s’en prendre aux anti valeurs, à la monarchie, aux institutions fébriles, entre autres entraves.
L’illustration de la première de couverture matérialise le rêve d’Ibn Bachir, qui est également celui de tous ses concitoyens. Les hauts et beaux édifices, construits aux bordures de la mer, traduisent l’essor de son pays. Qui ne rêve pas d’une maison avec une belle vue sur la mer ? C’est ce rêve que symbolise la couleur bleu de la mer et du ciel sur la première de couverture. Il faut se convaincre que ce recueil est figuratif de la volonté du poète et de ses concitoyens de voir leur pays sur le toit du monde, à l’image de ces hauts édifices. Sur ce point, on peut dire que Ibn Bachir, est sans conteste « l’homme des utopies » dont parlait Hugo aux XIXème siècle. Celui-ci « en des jours impies vient préparer des jours meilleurs » pour son peuple.
Toutefois, il convient de souligner que par la peinture de ce pays utopique, le poète rappelle Abdourahman A. Waberi et son roman « Aux états-unis d’Afrique ». C’est dire qu’il s’inscrit déjà, dans la même logique que les grands écrivains africains de notre époque. Nous osons espérer qu’il fera partie des auteurs qui maintiendront la littérature africaine au sommet.
Bonjour, cher auteur ! Nous vous laissons vous présenter.
Je suis un Camerounais né dans la region de l’ouest avant l’indépendance. J’ai fait mes études primaires à Njombé puis à Kékem. J’entre en classe de 6è au CES de Bafang qui plus tard deviendra le Lycée de Bafang. C’est dans ce Lycée que j’obtiens mon BACC A4 en 1980. Après un an de manutention au Port de Douala, et quelques années d’enseignement de français au Collège Herbert de Souza et au CETIC de Ndoungué, j’entre à l’ENS de Yaoundé par voie de concours en 1985. Après un stage linguistique à Edimbourg où je reviens avec un TEFL Diploma, j’obtiens, en 1988, une Licence Bilingue et mon DIPES I . En 1991, j’obtiens mon DiPES II et je suis affecté comme Professeur d’anglais au Lycée Bilingue de Ngaoundéré. Depuis le CM2, j’ai choisi d’écrire pour conscientiser les classes gouvernantes et dominantes sur la précarité, la misère et l’extrême pauvreté des masses paysannes ; car dans ma naïveté de jeune adolescent, je croyais qu’elles ignoraient ces situations sociales. Et je me suis dit : “ Un maçon, pour bâtir une maison, a besoin d’une truelle et d’un niveau d’eau. Et moi, pour écrire, il me faut des mots pour m’exprimer”. Et dès lors, le livre devint pour moi un compagnon inseparable.
Vous êtes l’auteur de plusieurs livres dont le dernier paru aux Éditions Proximité : »L’honneur dans les larmes et le sang ». Que représente l’écriture pour vous en 2022 ?
L’Écriture, de prime abord, est un choix. Un choix noble qui devrait être exalté, valorisé et permanemment motivé. Mais chez nous en Afrique, écrire est une “connerie”. Je rapporte-là les propos d’un milliardaire de Ngaoundéré. Voilà la triste position des hommes riches de chez nous. Ils méprisent les Lettres et les hommes de Lettres. À cause d’une telle philosophie à l’égard de la littérature, les Blancs nous ont copieusement insultés en disant : “Si vous voulez cacher quelque chose aux Nègres, mettez cela dans un livre”. Et les Nègres s’en fichent et s’en contrefichent. Bigre! Sommes-nous dans la même planète terre ! C’est difficile vraiment de l’affirmer ! Pour certains aussi, on écrit pour devenir riche ou pour arroser de fleurs les leadeurs afin qu’ils vous positionnent dans la société ! De tels auteurs méritent d’être pendus ! A mon humble avis, on devient auteur par vocation, par amour pour la vie, le peuple brimé ou marginalisé, par amour pour la liberté pour tous, par amour pour la justice, la paix, la sécurité, la prospérité nationale, le respect des droits individuels et collectifs, l’amour de la patrie, et pour une éducation bien pensée qui s’ouvre à la vie. En fin de compte, écrire, c’est enrichir autrui; et lire, c’est s’enrichir, c’est voyager, c’est découvrir les autres et leur univers.
Parlez-nous brièvement de L’honneur dans les larmes et le sang. Où pouvons-nous l’acheter ?
L’HONNEUR DANS LES LARMES ET LE SANG publié chez Les Éditions Proximité à Yaoundé, en février 2022, est un recueil qui regroupe des poèmes de l’univers enfantin, érotique, social, politique, etc. Cette œuvre éclectique s’adresse à toutes les sensibilités et met en scène les actions et les aventures de la vie humaine. C’est un texte percutant qui, contrairement aux préjugés actuels sur la Poésie, se lit aisément, et projette comme sur un écran de télé les grandes préoccupations et les grandes interrogations de la vie camerounaise et contemporaine. Mais aussi ses espérances !
Vous pouvez l’avoir à 10 euros, frais d’envoi par poste non compris (un vrai cadeau ; le livre s’étend sur 138 pages) à l’adresse suivante : Leutcha Tchatchou Michèle Picarde, +49 163 2490079, Aachen, Allemagne. Pour ceux qui sont à Yaoundé, cette œuvre est disponible à La librairie des peuples noirs, montée SNI. À Ngaoundéré, on peut l’avoir soit chez l’auteur qui répond au numéro + 237 696634491 (qui est aussi son WhatsApp), ou à La Maison du livre du Carrefour Tissu à 3000 FCFA. Ceux qui sont hors de de la ville de Ngaoundéré, peuvent l’avoir à 6000 FCFA, frais d’envoi par Poste ou Tout autre Messagerie compris. C’est vraiment un texte limpide, un vrai miroir projetant devant nos yeux la société camerounaise et africaine, et qui mérite d’être lu par les hommes, les femmes, et surtout les jeunes et les enfants de notre époque.
Voici un cout extrait : « UN INGÉNIEUR RETRAITÉ » Laboure bien tes pores Pour en tirer de l’or Fais la chasse aux papillons Pour monter tes avions Va dresser ton château Sur l’aile d’un corbeau Au centre d’un cerceau Va bâtir ton métro Au foyer du désert Va guérir tes misères Va cueillir dans la fleur Le nectar du bonheur Rêve ! rêve de nouveau Tout peut être bien beau… Yaoundé 21 septembre 1987
Que pensez-vous de la scène littéraire africaine actuelle ?
Aujourd’hui, grâce au foisonnement des établissements scolaires et même des établissements universitaires, une masse considérable de jeunes filles et de jeunes garçons ont acquis une formation éducative de qualité ! Ceci a poussé beaucoup parmi eux à témoigner. C’est pourquoi la scène litéraire africaine a connu, depuis quelques décennies, un développement extraordinaire. Des prix littéraires prestigieux ont été décernés aux écrivains camerounais et aux écrivains des autres pays africains. C’est un signe assez parlant de l’avenir prospère de la littérature camerounaise et africaine. Nous déplorons seulement le manque d’engouement du grand public pour la lecture, et le fait que l’écriture africaine est motivée de l’extérieur. Le Cameroun devrait avoir un statut noble et appreciable pour ses hommes de lettres : les opérateurs économiques doivent encourager le développement des lettres par dons financiers ou par l’organisation des concours littéraires. Les auteurs eux-mêmes devraient être solidaires et donner l’exemple d’un corps organisé, uni et engagé.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs (es) ?
A nos jeunes auteurs, je dis qu’écrire est une vocation, un sacrifice et un sacerdoce. Écrire est aussi un art. Dany Laferrière de l’Académie Française a dit: “Pour écrire il faut avoir de bonne fesse’’. J’ajouterai ceci : pour être un vrai écrivain, il faut avoir une vision du monde et un style pour exprimer cette vision du monde. Dès que cela est fait, il faut rechercher par intuition les outils nécessaires à votre travail dans la lecture des grands auteurs, dans la sage pénétration de son entourage ou de sa société. Il faudra ensuite apprendre à écrire correctement ; ensuite, il faut embellir son écriture comme le proposait déjà Boileau : » De figures sans nombre égayez votre ouvrage”; et enfin, il faut inventer sa proper écriture, son style propre ; un style aux accents fermes et puissants, à la beauté envoûtante. Je parle beaucoup plus de la Poésie ici ! Car la Lyre de nos jours présente des textes évanescents, prosaïques, sans aucune connection avec les réalités ambiantes ; des textes aux vers souvent fades et monotones qui ôtent au lecteur tout désir de lire. Tout ceci est sans doute lié à la précocité des textes publiés, au mercantilisme de certains éditeurs, et au manque de grands lecteurs dans nos maisons d’édition et dans notre entourage. Que les jeunes auteurs soient patients, et qu’ils mettent en avant l’Art et non l’argent et la gloire.
Afin de redonner à la culture et à la tradition ses lettres de noblesse, le Centre Culturel Boulevard des Arts (CCBA) s’est donné la mission de former gratuitement les jeunes.
Logo
Cette 16e édition portera sur le thème ART, CULTURE ET MICROFINANCE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT LOCAL et se tiendra à Bangam, arrondissement de Bamendjou à l’Ouest Cameroun, du 25 au 29 juillet 2022.
ACTIVITÉS
Danse Musique Théâtre Arts Plastiques Conte Résidence d’écriture
OBJECTIFS
– Sensibiliser sur le retour aux sources et le maintient du coût de la vie au niveau local
– Sensibiliser les artistes et les populations sur la pauvreté artistique
– Tenir des ateliers de formation
– Organiser l’animation culturelle
Atelier de photographie
CIBLE
Le STAFORART est ouvert au grand public de 7 à 77 ans : les artistes, les artisans, les banquiers, les enseignants, les femmes, etc.
Atelier dessin / peinture
Ce stage est une belle opportunité pour déceler des talents qui apporteront du sang neuf à la culture camerounaise.
Basée au Cameroun, cette agence vous proposera, dès le 06 juin 2022, les services de relecture / correction, de communication littéraire (ou promotion littéraire, si vous préférez), de traduction littéraire et de transcription.
Avant d’accepter de poster cette information, nous avons joué les fouines… Rassurez-vous, cette agence sait y faire.
Et si vous deveniez des acolytes d’ACOLITT dès le 06 juin 2022 ?
Ahh ! Pourquoi le 06 juin ? Parce qu’elle est en pleine restructuration.
Kelly YEMDJI est une camerounaise, auteure de deux livres : un roman, Le secret de mon échec, et récemment, un recueil de nouvelles, Les hommes se mangent la queue. Tous deux parus chez Élite d’Afrique Éditions.
Première dédicace le 28 mai 2022 à l’espace culturel Quartier Mozart à Yaoundé
Kelly YEMDJI passe Ô bain…
Premier livre lu ? Je ne m’en souviens plus.
Dernier livre lu ? Les 700 aveugles de Bafia.
Dernier livre acheté ? Derrière le sourire du masque.
Lecture ou écriture ? Lecture.
Poésie ou nouvelle ? Nouvelle.
Roman ou essai ? Roman.
Père inconnu ou la Bible ? Père inconnu.
Livre qui t’a le plus marqué.e ? L’alchimiste.
Livre que tu as le plus détesté ? R.A.S.
Netflix ou wattpad ? Wattpad.
Djaili ou Fatou Diome ? Fatou Diome.
Molière ou Senghor ? Molière.
Pabe Mongo ou Sembène Ousmane ? Pabe Mongo.
Livre papier ou livre audio ? Livre papier
Livre papier ou livre numérique ? Livre papier.
La qualité que tu apprécies le plus chez un auteur ? La bienveillance.
Ce que tu détestes le plus chez un auteur ? L’arrogance.
Après le sexe, livre ou verre d’eau ? Verre d’eau.
La littérature africaine en un mot. Palpitante.
Un an sans téléphone ou 6 mois sans livre ? Un an sans téléphone.
Quel livre peut résumer ta vie ? Marylin, dernières séances.
Sexe – Alcool – Cigarette ?Choisis une chose. Sexe.
Comment aimerais-tu mourir ? Dans mon sommeil.
Quel.le auteur.e a le plus influencé ton écriture ? J’essaie de ne pas me laisser consciemment influencer.
Le génie de la lampe te donne l’opportunité de faire 3 vœux, quel est ton premier vœux ? Que le massacre au NOSO cesse.
Questionnaire conçu par Aubin EYIKE, pour Linelitt
De fil en aiguille, cet auteur nous balade dans sa dernière sortie, au cœur d’une histoire qui nous est proche et surtout très riche en péripéties. Le sourire vrai et teinté de mystère de Joseph Mbarga s’est sans nul doute transporté dans la dimension romanesque de ses textes. On peut le dire à la lecture de son dernier bébé qu’il a choisi de nommer « Derrière le sourire du masque ». Un concentré de 472 pages, qui fait voyager le lecteur pas loin de Douala, dans une île, lieu des évènements, où Mola et son amie, Alima, doivent surfer entre travail, passion et surtout détermination pour venir à bout d’une mafia organisée autour des vols perpétrés d’objets culturels.
Joseph MBARGA, auteur de Derrière le sourire du masque
Passionné et surtout ayant une forte culture pour les jeux de mots, Joseph Mbarga présente au public camerounais et international son tout premier texte dans ce registre. Après avoir publié auparavant des nouvelles, il signe avec les éditions Proximité, son premier roman. Après »La faim ne justifie pas les moyens et autres nouvelles avec fin », »Le vieil homme est amer et autres amertumes », Derrière le sourire du masque vient témoigner de la plume déjà toute particulière de cet homme.
Un livre pour les lecteurs
Ecrire, dit-on, c’est faire plaisir à une communauté de personnes qui recherchent des moyens de s’évader. Dans cette production, les lecteurs vont s’identifier à plus d’un personnage, se reconnaitre à travers les mots, les attitudes, les réactions. Ce roman, bien qu’il soit complètement fictif, est d’abord celui d’un engagement de son auteur : celui pour un retour des valeurs ancestrales, d’un rapatriement des objets spoliés à maintes occasions par des personnes tapies dans l’ombre et étendant leurs tentacules par-delà des lieux insoupçonnés.
Le volume du livre en lui-même en dit beaucoup sur les attentes de Joseph Mbarga. Il faut rester accrocher et plus loin, en redemander quand l’enquête sera à son summum. La découverte de ce sourire qui est caché sous un masque est une longue conquête de la vérité qui à plusieurs égards, semble ne pas avoir livré tous les secrets. Une suite sans doute pour cet opus ? L’avenir nous le dira. Toujours est-il que le livre est disponible sur plusieurs plateformes aussi bien au Cameroun que dans les autres pays à travers Amazon. Rendez-vous sur la page de l’auteur ou sur son site internet : www.mbargabooks.com pour acquérir un exemplaire.
Au commencement étaient les bouquins. Bien sûr ! Même si aujourd’hui la pensée populaire voit en l’industrie du livre une mort lente, parce que l’amour pour la lecture devient de plus en plus une entreprise rare, avoir par contre les bonnes adresses des bons volumes reste un fort atout pour redécouvrir le goût de la chose littéraire. Bon Dieu ! Il existe encore des ouvrages qui retiennent sans conteste l’attention : «Colorant Félix» en est un. Tenez bien votre siège. Je vous en parle.
DES VALEURS CULTURELLES
Je regrette fort de devoir le dire très tôt : «Colorant Félix» nuit gravement à l’oubli des valeurs africaines. Si vous entretenez quelque aversion pour la culture africaine en général et celle béninoise en particulier, ce volume est loin d’être le vôtre. «Colorant Félix» vous traîne et vous emmène par les sentiers inégalés du savoir africain dans sa pureté. Heureuse entreprise !
Avez-vous déjà entendu parler d’un certain Galola Félix ou d’un Coovi does not ? L’abbé Destin AKPO en détient subtilement le secret. «Colorant Félix» étonne par la densité de son savoir. Il informe continuellement le lecteur sur diverses réalités de la culture béninoise et même africaine. L’ouvrage déborde de connaissances. Il s’exprime tout seul et chante par lui-même.
«Colorant Félix» nuit gravement à l’incivilité, rappelant avec finesse ce qu’on ne peut que dire et ce qu’on ne peut faire ou qu’on ne peut ne pas faire en contexte africain. Il propose les règles de déontologie à tenir en haute estime. «Colorant Félix» est tout simplement un gardien de la mémoire africaine.
DU STYLE
Dans un style particulièrement exceptionnel, l’abbé Destin AKPO sort des sentiers battus. Il n’a pas fait qu’écrire une œuvre littéraire, il a rendu immortelle la mémoire des anciens jadis circonscrite à la sphère de l’oralité reconnue à l’homme noir. «Colorant Félix» est la mémoire des anciens. Dans ce volume se cachent les trésors de chacune de nos familles, de nos coutumes tombées par endroit en désuétude face à l’hégémonie poussée de «nos maîtres d’hier». Il est presque impossible de décrire avec exactitude l’incommensurabilité stylistique et le niveau de langue propres au «Colorant Félix». Comment décrire d’ailleurs l’indescriptible ? Peut-on opiner du chef sur quelque chose qui échappe à l’intellect ? N’est-ce pas ce qu’on peut nommer comme un style recherché au landerneau de la baobamie littéraire ? Gratitude au diplodocus Lieuvin Gaillard…
DE LA GAIETÉ
En plus du caractère instructif et de la pureté du style, «Colorant Félix» s’impose avec une euphorie et une alacrité qui échappent à toute description. Dans «Colorant Félix» son Excellence Sodabi-La-Santé s’invite en maître de cérémonie et l’auteur nous y conduit avec un style assez unique avec de vieux édentés sur la bouche de qui circule le «Talopkémi» qui servait de mesure à l’intempérance de leur démesure à se servir sans mesure l’eau-de-la-vie : le bienheureux Sodabi. Du bout de ses trente (30) palabres, «Colorant Félix» étonne continuellement le lecteur, crée et récrée la magie du rire sans jamais l’ennuyer.
L’abbé Destin AKPO a le génie d’arracher quiconque à ses occupations : impossible de fermer «Colorant Félix» sans avoir atteint le bout du tunnel : affreuse obsession ! «Colorant Félix» ? C’est de la finesse, du rire, et du savoir qui transforment les palabres en un véritable et merveilleux retable baroque. N’est-ce pas là ce qu’on appelle «le miracle de la créativité littéraire» ?
Georginio HOUNKPATIN
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