Catégorie : Salon littéraire

  • Rive noire Littérature : à Paris, les voix africaines et diasporiques en dialogue

    Le 27 juin 2026, le Centre Oudiné, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, accueillera la deuxième édition de Rive noire Littérature, une journée entièrement consacrée aux écritures africaines, afrodescendantes et diasporiques. Organisé par Chez Gangoueus, cet événement gratuit sur inscription réunira écrivains, critiques, journalistes culturels, animateurs et lecteurs autour de tables rondes, de lectures publiques, de séances de dédicaces et d’entretiens diffusés en direct.

    Dès 10 heures, la programmation proposera un vaste parcours à travers les mémoires, les migrations, les héritages culturels et les recompositions identitaires. La première rencontre, consacrée aux voix réunionnaises, réunira Estelle Coppolani et Raozy Pellerin autour des récits de filiation, des héritages marrons et des défis de l’intégration en métropole.

    Les questions migratoires irrigueront également plusieurs échanges. Les écrivains Touhfat Mouhtare et Jocelyn Danga exploreront les trajectoires d’intégration et les obstacles administratifs rencontrés par les élites afrodescendantes en France. Plus tard dans la journée, Eve Guerra et Romuald Gadegbeku interrogeront la mémoire des parents immigrés, l’exil et les silences qui traversent les histoires familiales.

    La littérature comme espace de réparation et de mise en lumière des blessures sociales sera au cœur des échanges entre Landry Sossoumihen et Gaston-Paul Effa, qui aborderont les conséquences des violences faites aux enfants et les traumatismes hérités des contextes sociaux et politiques.

    Le dialogue entre le continent africain et ses diasporas se poursuivra avec l’historien Amzat Boukari-Yabara et l’écrivain haïtien Philomé Robert, invités à revisiter les liens historiques, intellectuels et affectifs entre Ayiti et l’Afrique. La rencontre consacrée aux regards américains sur Paris réunira quant à elle les auteurs Jake Lamar et Eddy L. Harris autour de l’héritage de Richard Wright et de Chester Himes, interrogeant la manière dont l’expérience parisienne transforme le regard porté sur l’Amérique.

    La dernière table ronde, modérée par le lauréat du Prix Goncourt 2021, Mohamed Mbougar Sarr, réunira Jean-Michel Devésa, Annie Ferret et C. Souboré Dali autour des représentations du corps, des violences contemporaines et de la capacité de la littérature à « autopsier » le réel.

    En parallèle de ces rencontres, plusieurs auteurs majeurs des lettres africaines et diasporiques participeront à des lectures, des entretiens et des séances de dédicaces, parmi lesquels Hemley Boum, Diadié Dembélé, Fanta Dramé, Christian Éboulé, Charline Effah, Lucy Mushita, Johary Ravaloson, Sami Tchak ou encore Christine E. Tsalla.

    À travers cette programmation ambitieuse, Rive noire Littérature confirme sa volonté de créer des passerelles entre les territoires, les langues, les générations et les imaginaires. En outre, le dialogue sur les expériences de l’exil, les mémoires coloniales, les héritages familiaux et les nouvelles formes de création, fait de cet événement un contributeur qui renouvelle le regard porté sur les littératures africaines contemporaines et leurs diasporas.

    Nous le vivons et pouvons faire le constat que des voix demeurent encore marginalisées dans les circuits traditionnels de diffusion. Des initiatives comme Rive noire Littérature participent activement à remédier à cet état des choses, dans un contexte plus ouvert et plus inclusif. Elles rappellent surtout que la littérature demeure un puissant espace de compréhension collective, capable de mettre autour de la table les histoires individuelles avec les grandes questions de notre temps.

    Pauline M.N. ONGONO


    Enregistrement à la troisième édition de la Readers and Translators Week Online (RTWO) ICI

  • La diaspora centrafricaine face au devoir de mémoire nationale : le Forum National sur le Livre et la LECTURE (FONALL) édition 1 est lancé !

    Le thème « La diaspora centrafricaine face au devoir de mémoire nationale » invite à réfléchir au rôle que peuvent jouer les Centrafricains vivant à l’étranger dans la préservation, la transmission et la valorisation de l’histoire collective du pays.

    À travers leurs œuvres, leurs productions médiatiques et leurs engagements intellectuels, ces acteurs de la diaspora, écrivains, journalistes, communicateurs et producteurs contribuent à porter la voix de la République centrafricaine au-delà de ses frontières. Mais comment ?

    Dans le cadre de la première édition du Forum National sur le Livre et la Lecture, ce panel réunit des Centrafricains venus du Sénégal, de la France, de la Corée du Sud et du Cameroun afin d’échanger sur la responsabilité de la diaspora dans la construction d’une mémoire nationale vivante, capable d’éclairer le présent et de nourrir l’avenir.

    Pauline M.N. ONGONO

  • FONALL : quand la jeunesse centrafricaine parie sur le livre pour bâtir la paix


    À Bangui, les 06 et 07 mars 2026, la capitale centrafricaine vibrera au rythme des mots, des idées et des débats à l’occasion du Forum National sur le Livre et la Lecture (FONALL). À l’initiative de l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains (AJEC), l’événement ambitionne de repositionner le livre au cœur du développement culturel et de la consolidation de la paix en République centrafricaine.

    À la tête de cette dynamique : Bienvenu Juvénal Rouheda Yassara, président de l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains (AJEC), une figure engagée de la scène littéraire nationale, convaincue que l’avenir du pays passe aussi par la plume et la lecture. C’est un président d’association porté par une vision : faire du livre un outil de reconstruction, car il le considère plus qu’un simple objet culturel, mais comme un instrument pour la mémoire, la transmission et la transformation sociale. Sous son impulsion, l’AJEC s’est donnée pour mission de structurer la jeunesse littéraire centrafricaine, de valoriser les auteurs locaux et de créer des espaces d’échanges entre écrivains, lecteurs, institutions et partenaires. Le FONALL s’inscrit dans cette vision stratégique : créer un cadre national de réflexion et d’action autour du livre et de la lecture.


    Le FONALL : un forum pour repenser la place du livre en Centrafrique

    Placée sous le thème « Le livre, mémoire et gage de paix pour la République centrafricaine », cette première édition du Forum National sur le Livre et la Lecture se veut à la fois symbolique et ambitieuse.
    Dans un pays marqué par des crises successives, le choix du thème n’est pas anodin. Il traduit une conviction forte : la paix durable passe aussi par l’éducation, la culture et la circulation des idées.
    Durant deux jours, au New Tech Institut (PK4) à Bangui, le forum proposera :
    – Des conférences thématiques
    – Des débats publics
    – Des rencontres entre auteurs et lecteurs, en ligne et en présentiel
    – Des expositions et dédicaces
    – Des animations culturelles
    – Des concours d’écriture et de lecture
    L’objectif est clair : démocratiser l’accès au livre et encourager une nouvelle génération de lecteurs et d’auteurs.

    Des thématiques au cœur des enjeux nationaux

    La conférence principale du 07 mars 2026 réunira plusieurs intervenants autour de problématiques structurantes :
    – Politique publique et accès au livre en Centrafrique
    – La femme et la littérature centrafricaine
    – Les nouvelles dynamiques de promotion de la lecture à l’ère du numérique
    – Lecture, jeunesse et transmission du savoir


    Ces axes traduisent une volonté d’aborder la question du livre sous un angle global : institutionnel, sociétal, numérique et générationnel. Pour l’AJEC, il ne s’agit pas seulement de célébrer la littérature, mais de réfléchir à des solutions concrètes : bibliothèques, politiques d’accompagnement, intégration du numérique, implication des jeunes. Des axes principaux pour l’épanouissement de la littérature.


    Une marraine engagée et des voix diverses

    La marraine de cette première édition, Portia Deya-Abazene, incarne l’engagement féminin dans la sphère culturelle et intellectuelle. Sa présence donne à l’événement une dimension symbolique forte : celle d’une littérature inclusive et représentative.

    Le choix des intervenants reflète également une volonté d’équilibre entre générations, profils littéraires et acteurs institutionnels. Une diversité assumée par l’AJEC, qui voit dans le dialogue intergénérationnel un levier essentiel pour dynamiser le secteur du livre.

    L’AJEC : une jeunesse organisée et ambitieuse

    L’AJEC s’affirme comme une plateforme structurée, capable de mobiliser des partenaires institutionnels, diplomatiques et médiatiques de RCA et d’autres pays, comme ACOLITT au Cameroun, autour d’un projet culturel d’envergure nationale.
    Le FONALL ne se veut pas un événement isolé, mais le point de départ d’un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée. L’ambition affichée est d’en faire un cadre permanent de réflexion, de plaidoyer et d’action pour la promotion du livre en République centrafricaine.

    L’AJEC parie sur l’intelligence et la jeunesse au-delà des discours. Le FONALL représente alors un pari : celui de croire en l’intelligence collective, en la force des mots et en la capacité de la jeunesse centrafricaine à écrire une nouvelle page de son histoire. En mettant le livre au centre du débat national autour de la paix, l’AJEC envoie un message fort afin que le livre soit un peu plus valorisé et diffusé. Et la diaspora ne sera pas en reste…


    En mars 2026, Bangui ne sera pas seulement la capitale politique du pays, elle deviendra, le temps d’un forum, la capitale des lettres centrafricaines.

    Pauline M.N. ONGONO



  • SALON DU PROMOTEUR LITTÉRAIRE ONLINE (SAPLO) – EDITION 2

    Placée sous le thème général « Je pense donc je livre », la deuxième édition du SAPLO regroupera 49 panelistes. Ils nous viennent de 18 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, et de différents maillons de la chaîne du livre et de ses métiers connexes.

    Comme indiqué depuis l’an dernier, le SAPLO concerne toute la chaîne du livre et ses autres métiers, car pour une promotion efficace, l’apport qualité des différents maillons est nécessaire. C’est aussi une autre manière de promouvoir, à notre échelle, les acteurs du livre et leurs initiatives.

    📍Vous l’aurez compris, comme nos autres salons virtuels, le SAPLO concerne tout le monde, sans distinction de pays, continents, races, etc.

    N’oubliez pas d’être connecté.e.s, du 24 au 30 novembre 2025 sur les pages Facebook et LinkedIn @ACOLITT


    La plaquette du SAPLO 2 est disponible ici


    📌 Pour rappel, ACOLITT est l’organisatrice de trois (03) salons littéraires virtuels :

    • la Readers and Translators Week Online (RTWO) qui met en exergue la relecture et la traduction
    • la Semaine du Critique Littéraire Online (SECRILO) qui met en exergue la critique littéraire
    • le SAPLO, pour le promoteur littéraire et tous les métiers qui l’accompagnent.

    En 2026, ACOLITT tient le défi d’être pleinement impliquée dans deux salons littéraires en présentiel :

    • le tout premier Salon du Livre de la Lekié (SALILEK) avec le CLIIC
    • le premier Salon des Femmes du Livre du Cameroun (SAFLICA) avec l’EDM, qui ne concerne pas juste un maillon, mais tous les maillons de la chaîne du livre et ses métiers connexes, y compris les hommes.
      Et ces deux sont, eux aussi, ouverts au monde.

    Nous comptons sur votre présence à ces moments d’échanges et de possibles collaborations.


    ACOLITT, pour une littérature dynamique !
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com



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