Née le 23 novembre 1957 à Dakar, d’une mère ménagère (femme au foyer) et d’un père fonctionnaire de l’administration, Fatou Yelly Faye a fait ses études à travers le Sénégal, suivant son père dans ses postes d’affectation : Ziguinchor, Bambey, Diourbel, Rufisque et Dakar où elle obtient le Baccalauréat A4 au Lycée Van Vollenhoven.
Après une Maîtrise en droit privé option affaires à l’Université de Dakar (actuelle Université Cheikh Anta Diop) et un bref séjour dans un cabinet d’avocats, elle quitte Dakar pour s’installer à Kolda, avec son mari, afin de travailler dans le domaine du bâtiment, du commerce et de l’agriculture.
Quelques années plus tard, elle revient à Dakar pour s’inscrire au British Senegalese Institute (B.S.I.) où elle obtient un K.E.T. (Key English Test) délivré par l’Université de Cambridge, le B.E.P.A. (Brevet Pratique d’Anglais) et son D.E.P.A. (Diplôme Pratique d’Anglais). C’est au B.S.I. qu’elle a été initiée au haïku (poème japonais) et qu’elle a rédigé ses premiers poèmes en anglais.
Actuellement, Fatou Yelly FAYE se consacre plus à l’écriture et à l’éducation dans les écoles et lycées. La déclamation de poèmes a toujours été son violon d’Ingres depuis toute petite et notamment grâce à un enseignant hors-pair.
SA BIBLIOGRAPHIE :
📖 Anthologies :
A big dish of life : anthology of poetry written by staff and students of the British Senegalese Institute, 2000
Anthologie sur la renaissance africaine, édition Feu de brousse, 2010
Anthologie sur les mines antipersonnel, édition Maguilen, 2002
Anthologie sur le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui)
Anthologie de poésie sénégalaise et gambienne, 2018
Anthologie « Élégies des semeurs d’Afrique » avec le Collectif Parlons poésie, 2019
Anthologie sur le confinement : A l’ombre des voix avec la CACSEN édition Harmattan, 2021
📖 Œuvres :
Les poubelles de l’espoir, Editions Panafrika, 2009
Les Termites du Salut, Editions Panafrika, 2014
Enregistrements audios à voir sur Google : Nouveau single avec le poème REVIENS du recueil « Poubelles de l’espoir » Kaddug Jamm (La voix de la Paix) Les colombes de la Paix La complainte du tamarinier Femmes d’Afrique Sur les traces de l’eau le peuple lebou
Enregistrement Studio Keur Gui Prod, 2022, La plaidoirie du kadd – Avec label BOUZOT
ENTERTAINMENT, 2023, Vidéo officielle : « Reviens », extrait du recueil « Les poubelles de l’espoir », studio MILKREA TV
Vidéos avec le label BOUZOT ENTERTAINMENT SO MËNÈE SI TU PEUX SÀMMAL NDONO PROTÈGE LE LEG MESSAGE A LA JEUNESSE NUL NE POURRA SE L’APPROPRIER LE VENT TE CHANTE MUSTAFA PSL (version française et wolof)
Dédicace à Aïta Ndoye Sarr, Studio Renaissance école Edicom
📖 VIE ASSOCIATIVE :
Membre de l’Association des Écrivains du Sénégal : chargée des relations avec les jeunes
Membre du comité scientifique de la FILDAK, 2019
Membre de la C.A.C.SEN. (Communauté Africaine de Culture Section Sénégal)
Ancienne Membre du Conseil d’administration du B.S.D.A. (Bureau Sénégalais des Droits d’Auteurs)
Délégué d’Afropoésie pour L’Afrique de l’Ouest
Membre du PEN International poète essayiste nouvelliste
Membre du comité scientifique de la Foire International du Livre de Dakar
📖 Prix, distinctions & honneurs :
Grand Prix David Diop pour la poésie, décerné par l’association des Écrivains du Sénégal (AES)
Grand Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, décerné par le FESTIPO de Ndayane
A représenté le Sénégal à l’occasion de la 30ème Foire Internationale du Livre de Tunis, novembre 2013
Diplôme du mérite à l’occasion de la première édition du Colloque de l’Union Mondiale des Femmes Musulmanes de Téhéran organisée à Dakar le 7 mars 2015
A représenté le Sénégal à la 6ème édition du Festival de la Pensée et la Création de l’Association Fès Saiss à Fès (Maroc), 2018
Invitée d’honneur du festival de slam poésie le 6 septembre 2019 à Valence sur Baïse (Valence ton slam) (France)
Invitée d’honneur du Festival Souffle de l’Harmattan à N’djaména (Tchad), 2019
PRIX MILA DES ARTS, 2022,décerné dans le cadre du MILA, le prix MILA des Arts récompense la contribution d’un artiste au rayonnement de l’art
Récipiendaire de la Médaille d’Honneur de l’édition 2022 du MILA, décerné au lauréat pour sa brillante participation
Prix ambassadrice FILIGA, 2023 – Libreville GABON.
Le recueil de poèmes intitulé « Les poubelles de l’espoir » a fait l’objet d’un article scientifique présenté au CAMES par le Pr Oumar DIEYE UCAD lors de son passage en grade de maître assistant
Diplôme d’honneur FORALY (Forum des Acteurs de l’Industrie du Livre de Yaoundé), Cameroun, 22 au 26 février 2023
Invité d’honneur au Festival International de Poésie D’Istanbul, 25 octobre2023 ( à vivre ici : https://istanbulensissiir.org/festival-sairleri/fatouyelly-faye/ )
Contact de Fatou Yelly FAYE : fatouyelly92@gmail.com
Acolitt communique sur vos initiatives en littérature.
Nous contacter : +237690195126 / acolitterature@gmail.com
Idrissa SOW est né le 18 février 1964 à Vélingara, un département de la région de Kolda et frontalier à la Gambie, et aux deux Guinées. Professeur de Collège d’enseignement moyen à la retraite, il est l’administrateur des Éditions Aminata Sow Fall, membre du Cercle des Écrivains de Kolda au Sénégal, Administrateur Principal de la Plate-forme culturelle dénommée Calebasse ancestrale, membre du Conseil d’administration de la SODAV dans le collège des éditeurs section littéraire. Il est le chef de Pôle de l’Association des Fous du Livre de Yaoundé au Cameroun, Responsable du point focal du FILAB (Festival International du Livre et des Arts Assimilés du BENIN).
Idrissa SOW a enseigné les Lettres, l’Histoire et la Géographie.
Il a à son actif, de 2009 à 2024, plusieurs publications d’œuvres littéraires
1- EMMA, recueil de poèmes publié aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
2- LE SECRET D’UNE PLUME, un livre de poésie publié aux éditions L’Harmattan Dakar (Sénégal)
3- RACINES, livres de poésie publié aux éditions Diéylani (Sénégal)
4- LES PETITS CONTES DE MAAMABOBO, un livre de contes publié par les éditions Diéylani Dakar (Sénégal)
5- BESSEL OU LE RÊVE BRISÉ, nouvelle publiée à Ibis éditions Dakar (Sénégal)
6- NAANGE L’ASTRE DE LA RENAISSANCE, pièce de théâtre publiée aux éditions L’Harmattan de Dakar
7- LE NID DE LA TORTURE, roman publié par les éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
8- SACRÉ FEU, pièce de théâtre publiée aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
9- SCÈNE EN SCÈNE, pièce de théâtre publiée aux éditions Diéylani Dakar (Sénégal)
10- Humanitas, recueil de poèmes publié en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall
11- Le GUIDE du Futur Écrivain, didactique publiée aux éditions Aminata Sow Fall
12- Younoussa M’BALLO, biographie publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall
13- Le silence du pilon, nouvelle publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
14- La gourmandise de l’hyène, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
15- Manama et la tête de mort, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
16- La famine chez les animaux, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
17- Devoirs et droits de l’enfant en poèmes, recueil de poèmes publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
Participation aux œuvres collectives
18- Anthologie de la littérature Casamançaise, publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall
19- L’Appel de Rabat pour un Sénégal de Paix et de Prospérité, paru en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall
20- La dissertation littéraire, clé de la réussite, didactique publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
21- Le spectre vert, pièce de théâtre publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
22- Un petit livre raconte sa grande histoire, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow.
DISTINCTIONS
2003 – Médaille d’or en tant qu’entraineur titulaire au festival national de l’UASSU
2006 – Diplôme d’honneur du Ministère de l’éducation nationale pour services rendus à l’école Sénégalaise
2015 – Prix International TEHAN Éditions du concours d’expression écrite sur le thème de la solidarité
2O20 – Prix International de poésie organisé par les éditions IFRIKIYA et La Ronde des Poètes du Cameroun
2021 – Concours d’excellence : Premier prix du meilleur écrivain de l’année avec le roman : LE NID DE LA TORTURE à Kolda Sénégal
– Lauréat du prix de l’intégration africaine décerné par l’association Camerounaise pour l’amitié entre les peuples d’Afrique ACAPA.
– Titre honorifique du Diplôme d’honneur du Festival International du Livre et des Arts assimilés du Bénin-FILAB
– Grand Prix littéraire Amadou Hampaté Ba pour l’intégration africaine, le 27/01/2024
Née le 23 novembre 1957 à Dakar, d’une mère ménagère (femme au foyer) et d’un père fonctionnaire de l’administration, Fatou Yelly Faye a fait ses études à travers le Sénégal, suivant son père dans ses postes d’affectation : Ziguinchor, Bambey, Diourbel, Rufisque et Dakar où elle obtient le Baccalauréat A4 au Lycée Van Vollenhoven.
Après une Maîtrise en droit privé option affaires à l’Université de Dakar (actuelle Université Cheikh Anta Diop) et un bref séjour dans un cabinet d’avocats, elle quitte Dakar pour s’installer à Kolda, avec son mari, afin de travailler dans le domaine du bâtiment, du commerce et de l’agriculture.
Quelques années plus tard, elle revient à Dakar pour s’inscrire au British Senegalese Institute (B.S.I.) où elle obtient un K.E.T. (Key English Test) délivré par l’Université de Cambridge, le B.E.P.A. (Brevet Pratique d’Anglais) et son D.E.P.A. (Diplôme Pratique d’Anglais). C’est au B.S.I. qu’elle a été initiée au haïku (poème japonais) et qu’elle a rédigé ses premiers poèmes en anglais.
Actuellement, Fatou Yelly FAYE se consacre plus à l’écriture et à l’éducation dans les écoles et lycées. La déclamation de poèmes a toujours été son violon d’Ingres depuis toute petite et notamment grâce à un enseignant hors-pair.
SA BIBLIOGRAPHIE
📖 ANTHOLOGIES
A big dish of life : anthology of poetry written by staff and students of the British Senegalese Institute, 2000
Anthologie sur la renaissance africaine, édition Feu de brousse, 2010
Anthologie sur les mines antipersonnel, édition Maguilen, 2002
Anthologie sur le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui)
Anthologie de poésie sénégalaise et gambienne, 2018
Anthologie « Élégies des semeurs d’Afrique » avec le Collectif Parlons poésie, 2019
Anthologie sur le confinement : A l’ombre des voix avec la CACSEN édition Harmattan, 2021
📖 ŒUVRES
Les poubelles de l’espoir, Editions Panafrika, 2009
Les Termites du Salut, Editions Panafrika, 2014
Enregistrements audios à voir sur Google : Nouveau single avec le poème REVIENS du recueil « Poubelles de l’espoir » Kaddug Jamm (La voix de la Paix) Les colombes de la Paix La complainte du tamarinier Femmes d’Afrique Sur les traces de l’eau le peuple lebou
Enregistrement Studio Keur Gui Prod, 2022, La plaidoirie du kadd – Avec label BOUZOT
ENTERTAINMENT, 2023, Vidéo officielle : « Reviens », extrait du recueil « Les poubelles de l’espoir », studio MILKREA TV
Vidéos avec le label BOUZOT ENTERTAINMENT SO MËNÈE SI TU PEUX SÀMMAL NDONO PROTÈGE LE LEG MESSAGE A LA JEUNESSE NUL NE POURRA SE L’APPROPRIER LE VENT TE CHANTE MUSTAFA PSL (version française et wolof)
Dédicace à Aïta Ndoye Sarr, Studio Renaissance école Edicom
📖 VIE ASSOCIATIVE
Membre de l’Association des Écrivains du Sénégal : chargée des relations avec les jeunes
Membre du comité scientifique de la FILDAK, 2019
Membre de la C.A.C.SEN. (Communauté Africaine de Culture Section Sénégal)
Ancienne Membre du Conseil d’administration du B.S.D.A. (Bureau Sénégalais des Droits d’Auteurs)
Délégué d’Afropoésie pour L’Afrique de l’Ouest
Membre du PEN International poète essayiste nouvelliste
Membre du comité scientifique de la Foire International du Livre de Dakar
📖 PRIX, DISTINCTIONS & HONNEURS
Grand Prix David Diop pour la poésie, décerné par l’association des Écrivains du Sénégal (AES)
Grand Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, décerné par le FESTIPO de Ndayane
A représenté le Sénégal à l’occasion de la 30ème Foire Internationale du Livre de Tunis, novembre 2013
Diplôme du mérite à l’occasion de la première édition du Colloque de l’Union Mondiale des Femmes Musulmanes de Téhéran organisée à Dakar le 7 mars 2015
A représenté le Sénégal à la 6ème édition du Festival de la Pensée et la Création de l’Association Fès Saiss à Fès (Maroc), 2018
Invitée d’honneur du festival de slam poésie le 6 septembre 2019 à Valence sur Baïse (Valence ton slam) (France)
Invitée d’honneur du Festival Souffle de l’Harmattan à N’djaména (Tchad), 2019
PRIX MILA DES ARTS, 2022,décerné dans le cadre du MILA, le prix MILA des Arts récompense la contribution d’un artiste au rayonnement de l’art
Récipiendaire de la Médaille d’Honneur de l’édition 2022 du MILA, décerné au lauréat pour sa brillante participation
Prix ambassadrice FILIGA, 2023 – Libreville GABON.
Le recueil de poèmes intitulé « Les poubelles de l’espoir » a fait l’objet d’un article scientifique présenté au CAMES par le Pr Oumar DIEYE UCAD lors de son passage en grade de maître assistant
Diplôme d’honneur FORALY (Forum des Acteurs de l’Industrie du Livre de Yaoundé), Cameroun, 22 au 26 février 2023
Invité d’honneur au Festival International de Poésie D’Istanbul, 25 octobre2023 ( à vivre ici : https://istanbulensissiir.org/festival-sairleri/fatouyelly-faye/ )
Contact de Fatou Yelly FAYE : fatouyelly92@gmail.com
EL Hadji Omar MASSALY est le président fondateur du groupe d’édition et de communication panafricaine ELMA.
Littéraire, communicant et, de surcroît, journaliste collaborateur de Jeune Afrique, sa passion tient dans trois choses : lire, réfléchir, écrire.
Entrepreneur innovant dans le secteur de l’édition et stratège en communication, il a été rédacteur web freelance pendant trois ans pour des sites et blogs français. Au compteur, plus de 3500 articles SEO rédigés.
Communicant talentueux, qui a le flair et la passion du domaine, il a conduit plusieurs missions ponctuelles pour des particuliers et entreprises. En plus de Jeune Afrique, où il écrit, il fait des fiches et analyses stratégiques (politique, économie, société) pour le groupe Eramet
Les éditions ELMA du groupe panafricain ont publié plus d’une cinquantaine de titres d’auteurs africains. Sa vision, avec une équipe dynamique et cosmopolite, c’est de créer des éditions transfrontalières pour faire du secteur du livre la plus grande industrie culturelle africaine. Ceci se tient avec de la méthode, de l’innovation, de la rigueur et de l’abnégation.
Suivez la page Facebook ⤵️ https://www.facebook.com/ELMAGROUPSN?mibextid=ZbWKwL
La race humaine est prétentieuse. Sa pompe la pousse à s’adjuger un attribut de Dieu, le pouvoir de créer. L’homme initie, invente, innove, construit, fabrique et se croit créateur. Alors, le CREATEUR, le Vrai, l’Unique, ouvre, insidieusement une brèche dans son œuvre de créature limitée et périssable, pour la rendre imparfaite, c’est à dire critiquable. Toute œuvre humaine est ainsi critiquable parce que, par essence, imparfaite.
Ensemble de belles œuvres, la littérature se plie à la règle avec complaisance. Elle admet et encourage la critique qui donne aux textes toute leur vitalité. D’ailleurs, en matière littéraire, le destinataire de l’œuvre qui en est friand est souvent le premier contempteur du livre, un critique redoutable. Cela, l’auteur le sait au point qu’en écrivant, il se prête à l’art de la séduction. Malgré tout, le lecteur se fait parfois rebelle et trouve à l’œuvre beaucoup de ses failles. Heureusement d’ailleurs. Cela est bon pour tout le monde. Cependant, l’analyse du lecteur n’est pas extériorisée. Ça reste dans sa lecture, ses angles de vision. Il savoure, là est son plaisir.
Dès lors, se présente une préoccupation que l’on peut formuler en plusieurs questions : « Qui pour faire un retour à l’écrivain ? Qui pour lui donner un regard autre que le sien sur son œuvre ? Qui pour lui signaler les défauts de la cuirasse ? Pour répondre à cette demande, un lecteur spécial entre en jeu : le critique littéraire. Pour mieux comprendre son rôle et son champ de compétence, journalistes culturels et amis du Livre ont eu l’heureuse initiative de faire intervenir des sachants sur la question. C’était le Samedi 11 Novembre 2023 au Musée des Civilisations noires, à Dakar, au Sénégal. Un parterre d’intellectuels bien au fait de l’affaire nous a servi une production intellectuelle d’une rare qualité.
PANELISTES :
André Marie Diagne (Formatrice FASTEF, impériale sur le sujet qu’elle a traité avec aisance, à travers faits historiques et anecdotes croustillantes) ; Abdoulaye Racine Senghor (Critique littéraire PCA Musée des Civilisations Noires, la réflexion profonde, l’expression lumineuse, l’humour des grandes intelligences) ; Abdoulaye Diallo (Editeur Maitre dans son domaine, il s’insurge contre ceux qui tirent le métier d’éditeur vers le bas) ; Anna Sow Oulho Ardo (Professeure de lettres, très didactique, elle nous a présenté, de façon appréciable les desiderata de la critique littéraire.) ; Alassane Cissé Journaliste culturel, l’air formé et bien informé, semble en avoir dit moins qu’il n’en sait réellement
INTERVENANTS :
Ibrahima Lô (Directeur du Livre et de la Lecture, représentant le Ministre de la Culture et du Patrimoine historique. Comme à son habitude, il a ouvert généreusement la voie de la réflexion, a suscité l’expression des idées avant de donner sa bénédiction qui toujours rassure.
Baba Diop (journaliste, cinéaste, critique d’art, un dandy des temps modernes qui aborde le sujet qu’il semble bien maîtriser dans un phrasé très plaisant.)
Aboubacar Demba Cissokho (journaliste culturel, grand lecteur, militant invétéré du Livre dont il défend la cause Urbi et Orbi)
Thème : La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre
Après avoir suivis les conférenciers avec beaucoup d’attention, d’après l’inspiration que je leur dois, en guise de chronique, « je mets ça ici » :
S’il est entendu que la critique est une réflexion portée sur une œuvre, pour en faire voir les tours et les contours, question de la faire mieux comprendre, elle n’en est pas moins une évaluation de celle-ci à l’aune de critères spécifiques préalablement établis. Dès lors, il s’est agi de répondre à deux questions fondamentales :
Qui peut être critique littéraire ?
Comment faire une critique littéraire ?
1- Qui peut être critique littéraire ?
Tout le monde peut être critique littéraire : journaliste, écrivain, lecteur et autres à la condition d’être formé et informé. Ce qui veut dire que le critique doit à la fois, avoir la formation académique nécessaire à la maîtrise des critères d’évaluation de chaque genre littéraire, et être au fait des contextes (géographique, historique, ambiance intellectuelle du moment …) de l’œuvre. Une bonne culture générale est plus que nécessaire à celui qui ambitionne de critiquer une œuvre littéraire. Bien maîtriser les intertextes et les éléments para textuels. En outre, le critique littéraire doit inspirer confiance, de par son intégrité morale et intellectuelle. Le profil n’est pas très commun, mais si chacun exerce son métier, les vaches seront bien gardées.
2- Comment faire une critique littéraire ?
Emettre une idée appréciative ou dépréciative sur une production littéraire requiert une grande responsabilité. Le sujet est sensible. On peut encenser un ouvrage comme on peut détruire un auteur. La critique frontale hargneuse et haineuse comme on en voit parfois à la télé, est contreproductive. Eric Zemmour en a massacrés plus d’un. Que de talents sont brisés par des critiques tendancieuses. Alors qu’une critique doit être accompagnatrice comme le tuteur d’une jeune plante.
Cela dit, il est certes aisé d’évaluer une œuvre en fonction des critères fondamentaux :
– Pour le roman, la concrétion, la multiplicité des personnages, les descriptions…
– Pour la nouvelle, le récit comme le roman, la compression, la concision, la force expressive…
– Pour le théâtre, l’histoire au présent, les règles du dialogue, les didascalies…
– Pour l’essai, l’argumentation, l’effort de persuasion basé sur des références …
Mais n’est-il pas plus difficile d’accorder une valeur ou non à une œuvre selon son intime conviction basée sur son propre background de connaissances ou de compétences en divers domaines ? Autrement dit est-il facile de procéder à l’objectivation de sa propre subjectivité pour juger l’œuvre d’autrui ? On lit avec ses pré-acquis et ses propres sentiments de départ. Comment se décentrer, faire un pas de côté, par rapport à ses propres préjugés, ses partis pris, ses dénis face à un texte ?
Le racisme peut être à la base d’une critique, dès lors tendancieuse. Le roman Batouala a été amplement cité. Pour avoir été le premier noir à gagner le Goncourt avec un livre pas tendre pour la politique coloniale de l’époque, René Maran a souffert de critiques sévères qui ont fini par l’affecter profondément.
Les convictions politico philosophiques peuvent imprimer leur marque dans une critique. Senghor, grammairien francisé jusqu’à la moelle dont l’esprit était sans cesse tourné vers son royaume d’enfance, ne pouvait qu’être de connivence avec un Camara Laye qui opérait par un texte d’une littéralité exceptionnelle, un retour sur son enfance à Kouroussa en Guinée. Tous deux semblant ignorer les affres de la colonisation et les effets néfastes d’une décolonisation mal réussie. Le premier défend le second à qui, des intellectuels africains comme Mongo Béti reprochent son silence dans son roman L’enfant noir sur la situation politique africaine de l’époque. Senghor lui-même est attaqué par Wole Soyinka, très applaudi par l’intelligentsia africaine d’alors, qui lui reprochait la non combativité de son courant littéraire, la Négritude du reste contemplative chez le poète.
La morale n’est pas toujours absente. Le lauréat du Goncourt 2021 en a fait les frais.
On le voit donc, la critique est difficilement neutre…
Faut-il se départir de ses croyances, de ses préférences, de ses convictions idéologiques, de sa vision de l’art, pour analyser froidement une œuvre, simplement d’un point de vue objectif ? La crédibilité du critique qui légitime son intervention dépend de son comportement non suspect par rapport à l’œuvre analysée. En tout cas, quand elle est faite dans les règles de l’art, la critique est bénéfique, autant pour l’auteur que pour le lecteur qui, du reste peut devenir écrivain. La critique aide l’auteur à faire une descente sur son œuvre scrutée par un autre regard. Le lecteur est guidé par l’éclairage de l’étude critique et le futur écrivain acquiert à l’occasion des outils nécessaires à la production de textes à publier. Pour l’éditeur, le diffuseur et le distributeur, la critique aide à la promotion du livre et à sa commercialisation.
Enfin, puisqu’une critique, nous ont dit les panelistes, peut être faite oralement ou par écrit, il serait injuste d’oublier la critique émise par le public. Le livre de Mbougar Sarr, dont beaucoup ignorent jusqu’au titre, a été accroché par un public souvent non lecteur. Attention ! Ne nous y trompons pas, car dans le cas d’espèce, la critique du public était motivée moins par le contenu du livre que par l’arrière-pensée promotionnelle d’une vision du monde occidentale contraire à nos valeurs africaines.
On le voit bien, la critique littéraire est ouverte. Tout le monde peut critiquer un livre.
Voilà pourquoi nos auteurs s’astreignent à une autocensure que l’on comprend bien. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Je me pose la question et la pose à vous. De même, l’on peut se demander si, pour nous Africains, le moment n’est pas venu de reprendre notre indépendance sur tous les plans ? Ne devons-nous pas faire valoir notre souveraineté éditoriale ? Mieux, ne devons-nous pas faire le deuil de beaucoup de nos remplis pour nous libérer du joug de la pensée occidentale qui nous indique encore ce qui est bon et ce qui est mauvais pour nous ? Il est heureux de constater qu’une nouvelle génération s’investit dans l’écriture avec beaucoup d’engagement. Malheureusement, elle peine à émerger parce que l’on est encore englué dans un passé qui ne séduit plus mais qui s’impose par son cachet officiel qui le rend indétrônable. Ces jeunes auteurs se sentent mal à l’aise dans les carcans surannés qui retiennent le nouvel albatros sur le plancher, l’empêchant de voler de ses ailes régénérées. Leur nouvelle trouvaille, le Slam, leur fait pousser des ailes d’ange, naguère réservées au poète adoubé. Le vieux sérail les ignore ou les néglige.
Devons-nous garder les mêmes normes en voie de désuétude pour apprécier les nouvelles œuvres ou devons-nous reconsidérer nos jugements de valeur par rapport à la nouvelle production qui va avec l’ère du temps suivant les nouvelles réalités issues de l’éveil de l’Africain ?
Devons-nous continuer à apprécier les œuvres de nos artistes sous le prisme occidental de leur vision du monde ?
La critique actuelle ne doit-elle pas orienter les auteurs et les lecteurs vers des horizons constructifs et valorisants pour l’Afrique et l’Africain ?
Merci aux organisateurs de l’évènement, aux panélistes, aux intervenants ainsi qu’au modérateur. Cela valait vraiment le détour. Plus que toute œuvre, mon article est fort critiquable. Mais puisque selon un proverbe pulaar « Chacun peut un peu », c’est juste mon peu du peu. Excusez du peu. Bonne lecture.