Catégorie : Théâtre

  • ENTRETIEN AVEC TRESOR COMEDY, COMÉDIEN CENTRAFRICAIN

    Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Qu’est-ce qui a motivé votre amour pour le théâtre ?

    T.C. : Merci de me recevoir. Je suis Trésor KORONDO de gloire, de mon nom d’artiste « Trésor Comedy », je suis un artiste humoriste comédien de la vingtaine, originaire de la Centrafrique. Le théâtre s’est imposé dans ma vie naturellement. C’est un art que j’aime beaucoup. J’ai commencé à le pratiquer dans mon enfance. Je faisais des sketchs à l’église, des scènes de Noël, par exemple. Alors, il s’est imposé dans ma vie.


    Vous évoluez à la fois en troupe, avec le Collectif Nguia Ti Ndara, et en solo. Qu’est-ce qui motive ce double choix artistique ?

    T.C. : C’est une façon pour moi d’éviter d’être coincé à cause du manque d’enthousiasme ou du manque de motivation. Alors, travailler seul aussi me permet non seulement d’être indépendant mais aussi d’évaluer mon niveau dans le métier.


    Sur scène, qu’est-ce que le collectif vous apporte que vous ne retrouvez pas dans le jeu individuel ?

    T.C. : Jouer en équipe apporte beaucoup en matiere d’idées sur les scénarios.


    À l’inverse, que vous permet le solo que la troupe ne vous offre pas toujours ?

    T.C. : Jouer en solo forge mon courage et ma détermination. Sachant que je suis seul, je suis conscient que si je ne m’adonne pas, personne ne viendra le faire à ma place. En plus, ça me permet de corriger certaines failles.


    Vos créations semblent ancrées dans votre réalité. Quels thèmes vous habitent et traversent votre travail ?

    T.C. : Pour les thèmes qui habitent et traversent mes jeux, je me focalise, effectivement, sur les réalités de mon environnement. J’aborde donc des thèmes qui portent, par exemple, sur les problèmes de la société centrafricaine, les problèmes familiaux, les dérives des jeunes, etc.

    En quoi votre identité centrafricaine nourrit-elle votre expression artistique ?

    T.C. : En tant que jeune et conscient que la jeunesse a besoin de modèle, sans vouloir paraître prétentieux, avec les moyens du bord, chaque action sur les planches visent à soulever de manière positive ma nation.


    Quelle place occupe la langue (français, sango ou autres) dans votre jeu et votre message ?

    T.C. : Ces différentes langues occupent vraiment une place dans mes jeux et messages, car ça permet une meilleure communication avec les publics sur scène. Pour l’instant, j’utilise beaucoup le sango, mais avec le temps, je m’ouvrirai à d’autres langues, pour que mon travail ne reste pas fermé.


    Y a-t-il un rôle, une scène ou une représentation qui a marqué un tournant dans votre parcours ?

    T.C. : Oui. Je devais jouer le rôle d’un soulard bègue. J’étais entre deux dilemmes : jouer un soulard et jouer un bègue (Rires), pourtant je n’ai pas l’habitude d’être saoul et je ne suis pas bègue. Je ne pensais pas y arriver… Mais à la fin, c’était du Waouh ! Le public a beaucoup aimé.


    Le métier de comédien reste exigeant, surtout pour les jeunes. Quels obstacles rencontrez-vous aujourd’hui ?

    T.C. : Je rencontre énormément d’obstacles.  Entre le matériel de prise de vue inexistant ou de mauvaise qualité, la concentration lors des répétitions, le manque de financement, la mobilisation du public… Sans  passion, l’on ne pourrait continuer.


    Quel regard portez-vous sur la scène théâtrale centrafricaine actuelle ? Est-elle, selon vous, en pleine mutation ?

    T.C. : Oui, elle est en pleine mutation. Malheureusement, plusieurs personnes pensent que le théâtre en Centrafrique ne marche plus… Et pourtant, il y a des jeunes qui continuent de bosser, mais qui manquent de guides et de sponsors.


    Si vous deviez adresser un message à la jeunesse centrafricaine, notamment à ceux qui hésitent à se lancer dans le théâtre, que leur diriez-vous ?

    T.C. : Merci de me donner l’occasion de m’exprimer. Aux jeunes, je tiens à leur dire que le théâtre est aussi un bon chemin qui les aidera à gagner leur pain quotidien. Être toujours en train de penser des scenarios et comment les monter, les éloignera de la fainéantise et d’autres dérives. En plus, ça forge l’expression orale : s’exprimer en public, peu importe le nombre de personnes, devient facile et dénué de peur. Alors, Jeunesse centrafricaine, lève toi, n’hésite pas à te lancer dans le théâtre !

    Les vidéos de Trésor Comedy sont disponibles sur Youtube ici

    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO


  • 64e journée mondiale du Théâtre : Théâtre, entre drame et tragédie, par Ray NDÉBI

    Il y a 64 ans, l’International Theatre Institute (ITI) décidait du 27 mars comme de la journée durant laquelle le théâtre serait célébré à travers le monde. Un message international est alors écrit par une figure forte de ce genre, singulier et si commun à la routine d’une société, sans autre forme dissimulation que l’expression simple de ce qui se joue sur la scène des hommes, traduit et diffusé dans une bonne cinquantaine de langues.


    Si le tout premier message a été écrit en 1962 par le célèbre Jean Cocteau, cette année, l’Afrique sera représentée par Wérê Wérê Liking, la fondatrice du village artistique Ki Yi M’bock à Abidjan. Et le message, comme les fois précédentes, sera centré sur Le théâtre et la culture de la paix. Dans le même temps, le Président du Conseil Régional Africain, Vangdar Dorsuma depuis N’djamena, a délivré un message rappelant combien le théâtre contribue au développement de la personne, à l’éveil des consciences et surtout à la promotion du vivre-ensemble.
    Ce qui continue de souligner l’engagement de la Littérature pour une société agréable et solidaire.

    QUELQUES CÉLÉBRATIONS AUJOURD’HUI

    L’ITI a annoncé, pour cette année, que la célébration principale de la Journée Mondiale du Théâtre verra sa célébration principale du 27 au 30 mars à Rio de Janeiro, au Brésil. Des tables rondes, des ateliers, des échanges sur l’héritage artistique, le patrimoine culturel, les opportunités d’emploi dans l’univers du théâtre et l’importance des collaborations internationales dans le développement des sociétés, sont prévus, avec des artistes et spectacles venus de tous les continents.
    Parallèlement, à travers le monde, le théâtre va connaître cette effervescence qui donnera encore plus de couleurs et de vie aux planches, et l’Afrique aura ses propres réalités à exposer dans son contexte qui ne manque pas de sujets et d’intérêts.


    Tunis Théâtres du Monde, Tunisie
    Théatre en Folie, Cameroun
    Association Avant/Scène, Cameroun
    Acte Sept, Mali
    CLAC, Cameroun (29 mars)
    Et bien d’autres…

    RÉALITÉS QUOTIDIENNES

    Le théâtre, s’il est grandement célébré ce jour (27 mars), connaît une courbe plutôt décroissante en termes d’intérêt autant du grand public que des professionnels de ce genre aux multiples scènes. Il n’est pourtant pas possible de lire un roman, un poème, une nouvelle, un conte, un récit sans y vivre le théâtre qui les soutient. Fondu dans les autres genres, il trouve une place essentielle ; c’est quand il est exprimé dans son individualité qu’il ne rencontre pas l’épanouissement qu’on lui dirait naturel, inné.


    Du côté des lecteurs sur le continent africain, il est courant d’entendre dire qu’on ne lit pas le théâtre, c’est ennuyeux ; il faut plutôt le vivre pour en savourer l’expression authentique. On ne va que très rarement dans une bibliothèque pour solliciter une pièce de théâtre écrite ; il faudrait que l’ouvrage soit au programme scolaire pour voir les élèves et étudiants s’en procurer dans des libraires. La lecture quant à elle n’est pas garantie.


    Parmi les auteurs, les dramaturges sont ceux que l’on rencontre le moins, et ce genre voit de moins en moins de passionnés s’y intéresser ; les éditeurs contribuent à accroître l’hésitation dans la perspective de cette écriture, puisque le marché n’est pas réceptif. On rencontre de moins en moins de pièces de théâtre dans les bibliothèques domestiques, à cause d’une importante insuffisance de communication et de promotion dans ce sens.


    Les promoteurs littéraires, surtout ceux spécialisés dans le théâtre, ne rencontrent pas suffisamment le public, et n’aident pas à déconstruire la marginalité établie et transmise de génération en génération ; il semble même que le théâtre lui-même en est arrivé à l’intégrer comme une composante majeure de son état. Les ateliers, les cafés littéraires, les échanges critiques, les concours et les Prix littéraires intègrent peu le théâtre, quand bien même ce sont des initiatives d’ordre général. Il faut un prix réservé au théâtre pour qu’on rencontre le théâtre, tout comme il faut cette journée pour qu’on se rappelle son existence.


    Les espaces dédiés au théâtre sont encore plus rares, et ceux dont on entend parler ne sont localisés en majorité que par ceux qui les tiennent. Ce sont surtout des espaces ouverts à tout type de rencontres scéniques, comme les centres et foyers culturels, les instituts occidentaux qui prêtent souvent leurs cadres. Et parfois, le coût de location, surtout pour les espaces locaux, est lui seul une raison suffisante de se tourner vers un autre genre littéraire un peu moins demandant financièrement. Quand il s’agit de représentation. Parfois, l’âge et la renommée excluent bien des passionnés.

    DES VOIES VERS UN RETOUR EN GRÂCE


    Les auteurs de pièces de théâtre sont pourtant présents, mais il faut être quasiment initié en Littérature pour les reconnaître lors des rencontres autour du Livre. romanciers, poètes et autres sont quant à eux plus fréquents et moins mal lotis. Des éléments simples sont donc à considérer, car les réalités diffèrent en fonction des contextes ; certains pays en Afrique voient tout de même leur théâtre bénéficier d’une certaine attention de leur public.


    Il apparaît donc nécessaire de :
    Populariser le théâtre.
    Par exemple, auprès des jeunes, dans les écoles et les centres d’accueil qu’ils fréquentent, proposer des activités régulières dont ils sont les acteurs ; car ils ne comprendront et n’accepteront que ce qu’ils vivront, ce que leur expérience aura savouré.


    Préparer les auteurs par des ateliers.
    La méconnaissance de ce qu’est le théâtre est aussi l’une des plus grandes source d’hésitation chez le public. Si en s’intéressant à ce genre, il est plus facile de se tourner vers les œuvres des anciens, c’est parce que les conditions ne sont que peu remplies par les jeunes ou nouveaux auteurs. Comme pour les autres genres, la lecture n’est pas facile dans la plupart des cas. Le théâtre ne reçoit que peu de tolérance à cause de sa nature. On veut le voir ; donc s’il faut le lire, il doit rejoindre l’excellence.


    – Considérer les candidatures des dramaturges.
    Si les romans sont plus sollicités, c’est aussi parce qu’ils reçoivent une attention supérieure. Bien que certains auteurs excellent dans d’autres genres, il est attendu d’eux aujourd’hui le roman qui les consacrera. En accordant un grand intérêt au théâtre, notamment chez les auteurs accessibles à la jeunesse, des auteurs qu’elle pourra prendre pour modèle, il est bien plus facile de susciter leur adhésion. Le théâtre souffre grandement de l’indifférence, devenue naturelle, des promoteurs. Encourager des personnes comme Grimo, Germain Djel, Alain 5 Ba’aba, Essomo Sadrack, Hervé Keedi et bien d’autres au Cameroun ; leurs efforts pour faire vivre cet art, avec des moyens précaires, sont à saluer.


    – Créer des espaces réservés au théâtre et à son apprentissage.
    C’est aussi là un réel challenge. Où est le théâtre ? Cette question, posée à cent personnes, ne voit même pas cinq y répondre ici. Tant qu’il ne devient pas une habitude aux yeux, il restera dans ses épaisses ombres. Ses principaux acteurs non plus ne présentent pas un visage qui est reconnu au quotidien. Les associations existent-elles ? Quelles sont leurs activités ? Des lieux sont-ils indiqués ? Souvent, il faut être dans le secret, à croire que le théâtre est un genre interdit au grand jour.


    Pour cette journée, que le théâtre soit le visage des ambitions qu’on lui prête. Ne nous limitons pas à des spectacles qui attendront d’autres grandes journées ; allons au cœur des difficultés à faire rayonner le théâtre dans nos sociétés. Que les échanges soient faits sur la base de l’ouverture, et non sur d’autres interminables sessions qui ne voient intervenir que des personnes, spécialistes peut-être, mais qui ne vivent pas la réalité du théâtre aujourd’hui.


    Que revienne le théâtre !




  • BIOLITT : Marie-Françoise IBOVI, auteure et scénariste congolaise

    Née le 8 juin 1979 à Alvanovo en Russie, Marie-Françoise IBOVI est une autrice et scénariste congolaise passionnée par I’écriture. Résidant actuellement a Vivonne, en Poitou-Charentes (France), elle possède un Master en création d’entreprises.


    Marie-Françoise IBOVI a débuté sa carriere littéraire en 2012 avec la publication de « Rue des histoires », un recueil de nouvelles récompensé par le Prix des Arts et des Lettres du Congo. Elle s’est depuis imposée comme une figure prolifique de la scène littéraire africaine et francophone, explorant des genres aussi variés que le roman policier, le théâtre, la littérature jeunesse et, plus récemment, la bande dessinée.
    Sa passion pour les romans policiers et les bandes dessinées, cultivée depuis l’enfance, a guidé son rêve de voir un jour une de ses histoires prendre vie sous forme de BD. Aujourd’hui, elle réalise ce rêve en tant que scénariste avec la publication des « Z’expressions francaises » en collaboration avec les artistes Jussie NSANA, Patrick KALUTA et Al MATA.

    ŒUVRES PUBLIÉES

    Romans policiers :

    • Le cadavre du fleuve, Editions Les Lettres Mouchetées (2023)
    • La disparue du lampadaire, Editions Kemet (2021)

    Recueils de nouvelles :

    • Mes rivales n’iront jamais au paradis, Editions Kemet (2021)
    • Etonnant Kokamwa, L’Harmattan (2014)
    • Rue des histoires, Edilivre (2012)

    Théâtre :

    • La vérité a deux pieds, Editions Kemet (2022)
    • L’imprudence, L’Harmattan (2014)

    Jeunesse :

    Olessongo, I’enfant sorcier, L’Harmattan (2015)

    Œuvres collectives :

    Sirènes des sables, L’Harmattan (2014)

    BANDES DESSINEES :

    Les Z’expressions francaises (2024)
    Scénario : Marie-Francoise IBOVI ; Illustrations : Patrick KALUTA, Jussie NSANA & Al MATA, Editions Lettres Mouchetées

    BD A PARAÎTRE :

    C’est la sorcellerie kindoki, collaboration avec Willy ZEKID




  • BIOLITT : Michael NENBA, auteur camerounais


    MICHAEL NENBA est né un 15 décembre au Cameroun, dans la ville de Garoua où il a obtenu son baccalauréat et développé sa passion pour le journalisme à la CRTV Nord. Il est étudiant en Master 2 dans la filière géographie physique à l’université de Douala.

    Passionné de la littérature depuis le lycée, il a su trouver sa voie dans la littérature en se lançant dans l’écriture et la lecture.
    Michael NENBA est l’auteur de deux ouvrages et il est connu comme un écrivain engagé à travers les thématiques qu’il aborde dans ses livres. « Le livre n’est rien d’autre qu’une image de la société qu’un écrivain a décrit à travers les mots »  est une citation tirée de son livre « Hécatombe ».

    Il est connu du public sous le pseudonyme La plume de Michael Nenba avec ses milliers d’abonnés sur sa page Facebook qui porte le même pseudonyme. Il y partage sa passion et rédige des chroniques avec des thématiques variées pour ses lecteurs.


    Passionné de la littérature et désireux de transmettre son savoir aux enfants, il forme les enfants en organisant des ateliers d’écriture et de lecture gratuitement à la Bibliothèque Djaïli Amadou Amal à Douala.

    Il est lauréat de la deuxime édition de JUDECA AWARDS JEUNE dans la catégorie  « ECRIVAIN DE L’ANNEE » avec  Hécatombe.


    Michael NENBA est actuellement président de APEL ASSOCIATION antenne de Douala, une association qui promeut la littérature avec des jeunes dynamiques sous la houlette de la maison d’édition APEL EDITIONS, en organisant des activités littéraires à Douala.



    A PROPOS DE « Hécatombe »

    Les histoires qui fâchent dans notre société contraignent les écrivains à prendre leurs plumes pour écrire et dénoncer. C’est le cas de Michael NENBA et sa pièce de théâtre « Hécatombe ». Il nous montre le calvaire d’un écrivain, d’un journaliste et de tous ceux qui œuvrent pour le développement de leurs terroirs et le changement de la société en exerçant avec noblesse leurs métiers en proie à la machine écrasante du système. La version physique du livre coûte 3500 FCFA, il est disponible chez l’éditeur APEL Éditions et MICHAEL NENBA.


    Les contacts utiles :

    ÉDITEUR (WhatsApp) : +237 6 93 77 93 64 / +237 6 20 23 22 66
    MICHAEL NENBA : +237 695 86 40 12




  • BIOLITT : Jordan TEGOUDJON, scénariste et auteur camerounais

    Jordan TEGOUDJON est un Camerounais natif de l’Ouest. Il est né le 1er janvier 1999, à Baleveng.

    Il entame son cursus académique en 2016. Inscrit en lettres modernes françaises, il est (pour le compte de l’année 2023-2024) en cycle de doctorat, à l’Universite De Yaounde I

    Depuis 2020, à travers l’obtention du Prix International Immaculée Éditions (catégorie meilleure pièce de théâtre), il signe avec « Un Mystérieux dilemme », son entrée dans le monde de la littérature.
    En 2021, il est une fois de plus lauréat dudit prix avec sa deuxième pièce de théâtre « Une Vie universitaire ».

    En participant, en décembre 2022, au Prix Littéraire Osù, il est déclaré lauréat de la catégorie théâtre. C’est avec « Nuit noire : vérité mensongère » qu’il signe sa troisième pièce de théâtre.

    Jordan TEGOUDJON n’est pas que dramaturge. Il est un enseignant de français. Depuis 2020, au sein d’un établissement privé du Cameroun, il dispense le français aux élèves des classes de 6e, 5e et 4e.

    En outre, il est scénariste. Certes, aucun de ses scenarii n’a encore été, à titre officiel, réalisé, mais, il demeure bon de préciser qu’il a écrit une série (Desoriented intelligence), une web série (Garba) et deux longs métrages (A NWE et Une Magni vierge). Au sein d’une maison de production, ils sont en attente de réalisation.




  • BIOLITT : Sadrack ESSOMO, promoteur culturel camerounais

    ESSOMO Sadrack est un acteur de cinéma, président fondateur et directeur artistique de la Compagnie De Théâtre RETRO, chargé de développement de projets (artistiques, culturels, sportifs, événementiel) à ADAPTATION AGENCY, event planer et auteur en herbe.

    Il a travaillé dans plusieurs festivals en tant que directeur artistique, chargé de la logistique : Festival corps é gestes, Festival du Mbôl, Festival RIFIC, REPACI du 237, La Rencontre, etc.

    Dans le domaine du cinéma, il intervient en tant qu’acteur dans des projets tels : Disappeared de ROMARIO TCHOUPOU, Ma face cachée de DENEUVE DJOBONG, Ewusu de FRANÇOISE ELLONG, Lost de CHRISTIAN ZILY (en post production), Malgré tout de ENAH JOHNSCOOT (en post production), et bien d’autres. 

    ESSOMO Sadrack est également un amoureux des mots. Ses genres littéraires préférés sont les romans, les pièces de théâtre et les livres pour enfants. Il aime particulièrement les livres de jeunesse parce qu’à travers ces ouvrages, il est possible d’inculquer aux enfants de bonnes idéologies. Il a un album de six textes jeunesse (UM NYOBE, BÉBÉ MANGA, THOMAS SANKARA, VODOUN, HERMINE YOLLO, LE MINTUMBA) qui ne sont pas encore edités. Soucieux de la place qu’occupe la littérature dans la société, il aimerait ainsi contribuer à son essor.






  • BIOLITT : Cyd Priscille NYECK BAYIHA (CPNB), poète et dramaturge camerounaise


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    CPNB est une poétesse et dramaturge née en 2004, qui s’inspire des enseignements, des débats, des problèmes qu’elle rencontre, des citations philosophiques et de ses recherches. Son amour pour la poésie l’a conduite à être membre de la société des Poètes du Cameroun.

    SES TEXTES


    Auteure de Yole vulnérable aux Éditions Toumai au Tchad
    Participation à l’appel à textes « 1001 plumes »

    PRIX ET RÉCOMPENSES LITTÉRAIRES

    Second prix tapuscrit  à la Société des poètes Français, 2019
    Premier prix de dictée au Forum des Acteurs de l’Industrie du Livre de Yaoundé


    Son deuxième livre, une pièce de théâtre intitulée Désillusion, est centré sur la pléonexie. « Désillusion » dénonce l’égoïsme, la corruption et l’abus de pouvoir dans les secteurs d’activité. Elle tire son essence du désir de l’auteure de montrer comment nos mauvaises actions quotidiennes peuvent être à l’origine de la destruction d’un pays. À travers cette pièce, l’auteure aimerait à sa manière participer à la construction d’un monde équitable, sans mauvaises mœurs. Elle invite ainsi tous les citoyens du monde sans exception non seulement à une prise de conscience sociale par le respect et l’application des actes civiques et moraux, mais aussi professionnelle, en appelant les acteurs de toutes les branches d’activité à la transparence. « Soutenir « Désillusion » c’est promouvoir la justice, soutenir désillusion c’est promouvoir la paix. Il n’y a pas d’âge dans la guerre, il n’y a pas de nom dans l’amour. »

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  • D-LIVRE : Jordan TEGOUDJON, auteur camerounais


    (…) ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.


    Jordan TEGOUDJON, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Bonjour et merci pour l’occasion offerte. Avant toute chose, je suis un étudiant camerounais de 24 ans. Je suis inscrit en lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, en cycle de doctorat. En ce moment, je prépare une thèse qui porte sur la poétique romanesque de Léonora Miano.

    En licence 3, j’ai commencé à mettre en pratique le cours sur L’esthétique du théâtre ; cours dispensé depuis le niveau licence 2. Je me suis mis à l’écriture des pièces de théâtre. J’en compte à ce jour plus de six, dont trois éditées suite à des concours.

    Dans cette continuité, je m’exerce dans l’enseignement en tant que vacataire. Donc, à l’heure actuelle, je me définis comme un doctorant qui fait des vacations et suis écrit des pièces de théâtre et des scénario.

    Vous êtes auteur de livres et scénariste. Avez-vous un procédé d’écriture particulier quand vous écrivez ? (Des petits rituels, techniques, etc.)


    Je répondrai en deux volets. Le premier est du ressort du théâtre. Au départ, l’acte d’écriture n’était pour moi qu’un moyen de savoir si je suis capable de rendre compte des enseignements reçus à l’université. À cette époque, mon écriture était quasiment prescriptive. Autrement dit, ma technique d’écriture résidait dans les règles d’écriture du classicisme. À ce jour, je n’ai plus la même méthode d’écriture.

    Un : je m’inspire plus et davantage des œuvres camerounaises pour écrire les miennes. Deux : je conçois mes livres comme mon mémoire ou ma thèse, c’est-à-dire que j’ai tout un schéma scripturaire que j’élabore. Trois : je ne me mets point à écrire si je ne connais pas déjà la fin de l’histoire.


    Le second volet. Moi, j’ai trouvé qu’il n’existe qu’un pas entre le théâtre et le scénario. C’est la raison pour laquelle j’ai su (je dirais) mieux glisser de ce texte à un autre. La méthode d’écriture demeure la même. Toutefois, ici, je suis plus libre. Il n’y a aucune contrainte (vraisemblance, bienséance) et j’expose librement mon imagination.

    Parlant de livre, vous êtes, avec la pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère » qui paraitra bientôt, le lauréat de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Nuit noire : vérité mensongère » : de quoi s’agit-il ?


    Il s’agit d’une affaire de tradition qui a viré au cauchemar. Sous-estimant ici l’importance de la tradition, Démanou refuse de faire un rite en l’honneur de son arrière-grand-mère. Plusieurs années après, sa fille Nongni voit son ventre prendre du volume. Contrairement à ce que tout le monde pense, elle n’est pas enceinte. Elle est vierge. Toutefois, il apparait que le responsable de son état est une personne proche d’elle.

    Racontez-nous votre aventure OSÚ, ce prix littéraire que promeut les Éditions ECLOSION


    Le Prix Littéraire OSÚ est très jeune. Pour le moment, il est encore à sa troisième édition. J’en entends parler lors de sa première édition. L’envie de postuler avec ma pièce « Ose, si tu oses… » était grande, mais je ne l’ai pas fait. Toutefois, je suivais l’actualité de ce concours. L’année qui suivait, j’ai complètement décidé de me lancer. Je l’ai fait avec ma plus récente pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère ». Et j’ai été lauréat dans la catégorie Théâtre.
    C’est un prix que je respecte énormément. Il m’a permis d’être en contact avec Éclosion, avec Madame Christelle NOAH. J’ai vécu des choses inédites dans ma vie, grâce à ce prix. Il faut le préciser, ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.

    En tant qu’auteur et scénariste, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Tout d’abord, le talent se travaille. Un talent qui n’est pas forgé demeure un don qui meurt lentement. Ensuite, après l’avoir forgé, il faut le manipuler tout en faisant ressortir une originalité. Une fois cela fait, ce talent doit être confronté à d’autres domaines équivalents. L’optique étant d’être toujours maintenu au même niveau (minimum) que les autres.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Lorsque je regarde les écrivains comme Léonora Miano, Calixthe Beyala, Djaïli Amadou Amal, Patrice Nganang, etc. qui se sont démarqués (parlant des prix reçus) par leurs productions littéraires, lorsque je vois le nombre de dramaturges camerounais présélectionnés à quelques éditions du Prix Rfi Théâtre, je suis animée par deux réflexions : la fierté, mais surtout, le travail acharné. On n’est pas gagnant du Prix RFI Théâtre par hasard. On n’a pas de hautes distinctions littéraires par chance. On les a par le travail. Et moi, tout jeune en écriture, je comprends que je n’ai encore rien fait. La scène littéraire camerounaise actuelle me dit que je devrais également travailler pour rendre fière la littérature camerounaise. Contribuer aussi à son émergence.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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