Catégorie : Zoom sur…

  • Zoom sur l’édition 1 du FONALL – Avec Bienvenu Juvenal ROUHEDA YASSARA, président de l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains (AJEC)

    Bienvenu Juvenal ROUHEDA YASSARA, vous êtes le président de l’AJEC et donc une figure importante de l’organisation du FONALL. Qu’est-ce qui a motivé l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains (AJEC) à organiser le Forum National sur le Livre et la Lecture (FONALL) ?

    Ce qui nous a motivés, c’est d’abord un constat : en République centrafricaine, le livre existe, les talents existent, mais il manque un véritable cadre national de rencontre, de réflexion et de valorisation. En tant que jeune écrivain et membre engagé de l’AJEC, j’ai estimé qu’il était temps de créer un espace structuré où auteurs, lecteurs, enseignants, élèves, décideurs et partenaires puissent dialoguer autour du livre. Le FONALL est né d’une volonté de redonner au livre sa place centrale dans la construction intellectuelle, morale et citoyenne de notre pays.Pourquoi avoir choisi comme thème de cette première édition : « Le livre, mémoire et gage de paix pour la République centrafricaine » ?
    Notre pays a traversé des crises profondes. Dans ce contexte, nous avons voulu rappeler que le livre n’est pas un simple objet culturel : il est mémoire collective, outil de transmission, et instrument de reconstruction. Le livre conserve notre histoire, nos valeurs, nos blessures et nos espoirs. En ce sens, il devient un gage de paix, car une société qui lit est une société qui réfléchit, dialogue et évite la violence. Ce thème traduit donc une vision : faire du livre un acteur du vivre-ensemble.

    Pourquoi avoir choisi comme thème de cette première édition : « Le livre, mémoire et gage de paix pour la République centrafricaine » ?

    Notre pays a traversé des crises profondes. Dans ce contexte, nous avons voulu rappeler que le livre n’est pas un simple objet culturel : il est mémoire collective, outil de transmission, et instrument de reconstruction. Le livre conserve notre histoire, nos valeurs, nos blessures et nos espoirs. En ce sens, il devient un gage de paix, car une société qui lit est une société qui réfléchit, dialogue et évite la violence. Ce thème traduit donc une vision : faire du livre un acteur du vivre-ensemble.

    Cette initiative s’inscrit-elle dans une stratégie à long terme de l’AJEC pour la promotion du livre et de la lecture ?

    Absolument. Le FONALL n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une stratégie durable de promotion de la lecture, d’accompagnement des jeunes auteurs et de plaidoyer en faveur d’une politique nationale du livre. Notre ambition est de faire de ce forum un rendez-vous annuel, structurant et évolutif.

    Quels sont les principaux objectifs visés par cette édition 2026 du FONALL ?

    Les objectifs sont multiples : promouvoir la lecture auprès des jeunes, valoriser les écrivains centrafricains, encourager l’édition locale, stimuler le débat sur les politiques publiques du livre et créer des ponts entre les acteurs culturels. Nous voulons également susciter des vocations et renforcer la chaîne du livre dans notre pays.

    À quels publics s’adresse prioritairement ce Forum ?

    Le FONALL s’adresse prioritairement à la jeunesse, car elle représente l’avenir intellectuel du pays. Mais il concerne aussi les écrivains, les enseignants, les chercheurs, les décideurs publics, les partenaires culturels et les membres de la diaspora. Nous avons voulu un événement inclusif, intergénérationnel et transversal.

    Peut-on parler d’un tournant dans la politique de promotion de la lecture en Centrafrique ?

    Je pense que oui, dans la mesure où le FONALL pose publiquement la question du livre comme enjeu national. Si cette dynamique est soutenue par les autorités et les partenaires, elle peut marquer un tournant décisif vers une véritable structuration du secteur.

    Quelle place occupe chaque volet du programme dans la dynamique globale du Forum ?

    Les conférences apportent la réflexion académique et stratégique. Les débats favorisent l’échange d’idées. Les expositions et dédicaces valorisent concrètement les auteurs. Les animations et concours mobilisent la jeunesse et rendent l’événement vivant. Chaque volet joue un rôle complémentaire : réfléchir, célébrer, transmettre et inspirer.

    Pourquoi avoir retenu ces axes thématiques pour la conférence du 07 mars 2026 ?

    Nous avons choisi ces axes parce qu’ils couvrent les enjeux essentiels du secteur, en Centrafrique La question des politiques publiques est fondamentale pour l’accès au livre. La place de la femme dans la littérature centrafricaine mérite d’être valorisée. Le numérique transforme profondément les modes de lecture. Enfin, la jeunesse reste au cœur de la transmission du savoir. Ces axes traduisent une vision globale et actuelle.

    Quel message souhaitez-vous faire passer aux autorités publiques ?

    Nous souhaitons leur dire que le livre doit devenir une priorité nationale. Investir dans la lecture, c’est investir dans la paix, l’éducation et le développement durable. Nous appelons à la mise en place de politiques concrètes en faveur des bibliothèques, de l’édition et de l’accès au livre pour tous.

    Sur quels critères avez-vous sélectionné les intervenants ?

    Nous avons privilégié la compétence, l’expérience, l’engagement pour la culture et la diversité des profils. Nous avons voulu réunir des figures représentatives du paysage littéraire centrafricain, qu’elles soient résidentes ou issues de la diaspora, afin d’enrichir les échanges.

    Que représente la présence de Portia Deya-Abazene ?

    La présence de Portia Deya-Abazene en tant que marraine est un symbole fort. Elle incarne l’excellence, l’engagement et la réussite. Pour l’AJEC et pour la jeunesse littéraire, c’est un encouragement et une source d’inspiration. Sa présence confère à l’événement une dimension institutionnelle et morale importante.

    On constate aussi une belle palette de partenaires…

    Ces partenariats sont réellement essentiels. Ils témoignent de la confiance accordée au projet et permettent d’élargir son impact. Sans collaboration institutionnelle et médiatique, un événement d’envergure nationale ou même internationale ne peut atteindre ses objectifs.

    Quelles sont les principales difficultés rencontrées au cours de cette première édition ?

    Les défis sont d’ordre financier, logistique et organisationnel. Mobiliser les ressources, coordonner les intervenants, assurer la communication et garantir une forte participation représentent un travail considérable. Mais ces défis renforcent notre détermination.

    Le choix du New Tech Institut à Bangui est-il symbolique ou stratégique ?

    Le choix du New Tech Institut est à la fois symbolique et stratégique. Symbolique, parce qu’il représente un espace de savoir et de modernité. Stratégique, parce qu’il offre un cadre adapté à la tenue d’un événement de cette envergure à Bangui.

    Quel impact concret espérez-vous à l’issue de ces deux journées (06 et 07 mars 2026) ?

    À l’issue de ces deux journées, j’espère d’abord un impact immédiat sur les consciences : que le livre redevienne un sujet central de discussion nationale. Je souhaite voir naître un véritable engouement pour la lecture chez les jeunes, une plus grande visibilité pour les auteurs centrafricains et une prise de conscience des décideurs publics quant à l’importance stratégique du secteur du livre. Concrètement, si des engagements sont pris, si des partenariats se renforcent et si des initiatives locales émergent après ce Forum, alors nous pourrons parler d’un impact réel et mesurable.

    Peut-on envisager la pérennisation du FONALL comme rendez-vous annuel ?

    Oui, c’est clairement notre ambition. Le Forum National sur le Livre et la Lecture ne doit pas être une initiative ponctuelle, mais un rendez-vous annuel structurant pour le paysage culturel centrafricain. Nous voulons qu’il devienne une plateforme permanente de dialogue, d’évaluation et de propositions, capable d’accompagner l’évolution des politiques du livre et de la lecture en République centrafricaine.

    Existe-t-il un mécanisme de suivi des recommandations qui sortiront des travaux ?

    Nous prévoyons d’élaborer un rapport général des travaux, qui compilera les recommandations issues des conférences et débats. Ce document sera transmis aux autorités compétentes, aux partenaires et aux acteurs culturels concernés. Au sein de l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains, nous mettrons en place un comité de suivi chargé d’assurer la continuité des réflexions et de veiller à ce que les recommandations ne restent pas lettre morte. L’objectif est d’inscrire le Forum dans une dynamique d’action et non seulement de discours.

    Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse centrafricaine à travers le FONALL ?

    À la jeunesse centrafricaine, je veux dire que le livre est une force. Il est un outil d’émancipation, de liberté intellectuelle et de transformation sociale. Lire, c’est élargir son horizon, comprendre le monde et mieux se comprendre soi-même. J’invite chaque jeune à faire du livre un compagnon quotidien, à écrire, à penser, à questionner. Notre pays a besoin d’une jeunesse instruite, critique et créative. Le FONALL est aussi un appel : prenez la parole, prenez la plume, prenez votre place dans l’histoire de notre nation.

    Merci à ACOLITT pour ces questions pertinentes et pour l’intérêt porté à cette initiative.

    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO




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  • Entre mère et épouse : L’histoire d’un homme entre amour d’une mère combattante et déboires de couple d’Alain FOFACK

    Et si l’amour ne suffisait pas à sauver un couple ?

    Dans Entre mère et épouse : L’histoire d’un homme entre amour d’une mère combattante et déboires de couple, Alain FOFACK livre un roman intense et profondément humain, au cœur des réalités familiales et conjugales africaines contemporaines. À travers le destin de Didier, l’auteur explore avec finesse la fragile frontière entre l’amour maternel, puissant, sacrificiel, et l’amour conjugal, souvent mis à rude épreuve par l’orgueil, le silence et l’incompréhension.

    Loin d’un conflit caricatural entre belle-mère et épouse, le roman met en scène l’effritement progressif d’un couple confronté à ses propres contradictions : Mélissa et Didier s’aiment, mais ne se comprennent plus. Les mots blessent, les gestes manquent, les rancœurs s’accumulent. Pendant ce temps, la figure de Ma’a Magni, mère courage et pilier familial, incarne l’amour inconditionnel et le poids d’une éducation forgée dans le sacrifice.

    À travers une succession de scènes de vie vivantes et réalistes, Alain FOFACK dresse également un portrait saisissant de la société camerounaise : précarité, corruption, embouteillages urbains, espoirs déçus de l’ascension sociale. Le récit, nourri d’humour, de métaphores originales et d’une grande sensibilité, agit comme un miroir tendu au lecteur.

    Entre mère et épouse est un roman qui parle d’amour, de regrets et de responsabilité émotionnelle. Une œuvre sincère et touchante, dans laquelle chacun peut reconnaître un fragment de sa propre histoire. Un roman poignant, lucide et universel, qui questionne le couple, la famille et la place de l’homme entre héritage maternel et engagement conjugal.

    Pauline M.N. ONGONO

  • PAULINE ONGONO, LA GARDIENNE DES MAILLONS INVISIBLES – Par Elmagazine

    Il y a des pays où les écrivains montent sur scène sous les applaudissements.
    Et d’autres où ils écrivent longtemps dans le silence, avec pour seule certitude le désir d’être lus.
    Le Cameroun n’est pas un désert littéraire. Il est traversé de voix puissantes, de manuscrits vibrants, d’imaginaires vastes. Mais entre l’écriture et la reconnaissance, il existe un espace fragile. Un espace où les livres hésitent à circuler. Où les auteurs doutent. Où les textes cherchent leurs lecteurs. C’est dans cet espace que Pauline Ongono a choisi de vivre. Pas au centre. Pas sous la lumière. Mais là où tout peut se rompre sans que personne ne le remarque.

    Née dans les années 80 à Mbassila, dans la Lekié (région du centre, Cameroun), Ongono Pauline Marie Noelle appartient à cette génération qui a grandi avec des livres dans les mains et le monde dans l’imagination. Avant les écrans. Avant l’immédiateté. Bien avant les algorithmes.
    Sa vie littéraire ne commence pas avec ACOLITT. Elle commence avec des étagères. Avec l’odeur du papier. Avec les livres qu’elle range, qu’elle classe, qu’elle observe… Avec ceux qu’elle lit. Et avec ceux qu’elle voit passer.

    À onze ans déjà, elle sait. Elle travaillera avec les livres. Pas comme un rêve d’enfant. Mais comme une évidence calme.
    Le CLAC (Le Cercle de Lecture et d’Animation Culturelle) de Yaoundé est la première porte qui s’ouvre. Et là, elle comprend ce qu’il y avait de plus essentiel : les livres ne vivent pas seulement dans le silence. Ils vivent dans la rencontre. Dans la parole partagée. Dans l’animation. Dans le regard d’un lecteur qui découvre. Mais derrière les rayonnages, une sensation demeure. Les livres semblent attendre. Les auteurs aussi. Elle voit les manuscrits publiés trop vite. Les textes mal accompagnés. Les projets qui s’essoufflent faute de relais. Les ouvrages qui existent… mais ne circulent pas. Ce n’est pas un manque de talent.
    C’est un manque de lien. Alors elle choisit de devienir ce lien.

    Bien avant qu’ACOLITT n’existe, Pauline travaille. Elle préface. Elle postface.
    Elle anime des ateliers de lecture et de gestion de bibliothèques. Elle forme. Elle accompagne. Elle publie un texte dans « Sororité chérie » , aux Éditions Venus Ébène, aux côtés de trente-et-une femmes à travers le monde. Elle est déjà là, bien assise dans le système. Entière. Engagée. Fidèle.

    En janvier 2022, ACOLITT naît en fin. Non pas comme une ambition. Comme une réponse. Une ‘calebasse’, dit-elle. Un espace où rassembler les forces. Où faire en sorte qu’un livre ne s’éteigne pas après son impression. Où un auteur ne soit pas laissé seul avec son doute.

    Aujourd’hui, elle collabore avec des dizaines de maisons d’édition sur le continent. Elle a été primée en communication littéraire. Mais ce n’est pas ce qui la définit.
    Ce qui la définit, c’est la médiation.
    Cette manière de tenir les fils sans chercher à apparaître dans la tapisserie. Quand un manuscrit est fragile, elle ne le maquille pas. Elle ne prend pas la voix de l’autre. Elle la fortifie. Elle refuse le ghostwriting. Parce qu’elle croit que chaque auteur mérite sa propre maturation, sa propre respiration.

    À l’ère des facilités technologiques, Pauline défend une théorie simple : la littérature est humaine. Elle porte une responsabilité. Elle le rappelle souvent : un auteur est un éducateur. Son attitude compte. Son image compte. Son exigence compte.

    Pauline Ongono n’est pas une romancière en quête de projecteurs. Elle est une veilleuse. Une présence discrète qui empêche les ruptures. Une force tranquille dans un écosystème fragile. Une gardienne des maillons invisibles. Sa phrase préférée résume peut-être tout : « Lire des livres délivre. » Mais pour que les livres délivrent, il faut quelqu’un pour les porter. Pour les relier. Pour les défendre. Pour croire en eux quand ils ne tiennent pas encore debout.

    ACOLITT a quatre ans. Sa fidélité au livre, elle, a l’âge de ses premières étagères. Et peut-être que la vraie grandeur ne se mesure pas au bruit qu’on fait.
    Peut-être qu’elle se mesure aux ruptures qu’on empêche.
    Pauline Ongono est de celles qui empêchent les ruptures depuis le Cameroun.
    Et cela, profondément, mérite d’être célébré.

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  • Guillaume NANA et les grains de poussière au lycée d’Anguissa

    Il est 11h30 ce 04 février quand Guillaume NANA, écrivain camerounais, arrive au sein du lycée d’Anguissa, un établissement public de Yaoundé. Une heure après, après l’installation des élèves de 6e de cet établissement, le staff présent a pu lancer les festivités.

    Pour sceller leur appartenance à la belle nation camerounaise, ces élèves ont chanté l’hymne national avec bravoure, comme de vaillants soldats conscients de ce qu’ils sont le fer de la nation.

    Pour rappel, Guillaume NANA est l’auteur de « Grains de poussière », un recueil de nouvelles qui a été longtemps au programme scolaire camerounais, et dont les extraits de textes meublent encore les ouvrages d’enseignement de francais ; à l’exemple de celui de la classe de 6e. Par ce fait, il était question de permettre un échange entre ces élèves et l’écrivain, afin de les rapprocher un peu plus des mots et des maux qu’ils posent dans ses textes.

    Vu les nombreuses activités liées à la semaine de la jeunesse, cet échange a duré une heure, mais surtout 60 minutes enrichissantes qui n’ont pas laissé, nous en sommes sûrs, ces élèves indifférents.

  • D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    29 janvier 2026… Il est presque 16 heures quand la Librairie des peuples noirs de Yaoundé, lieu chargé d’une belle histoire de la littérature africaine car elle porte l’empreinte de son fondateur, l’illustre Mongo Beti, a accueilli plusieurs générations de personnes avides d’initiatives de la scène littéraire africaine et camerounaise en particulier. La raison était aussi simple qu’unique : rendre un hommage au professeur Emmanuel MATATEYOU, non seulement par des paroles, mais aussi à travers le deuxième numéro de la revue littéraire « L’Echo de l’Encre des Mums », une initiative de l’association littéraire L’encre des Mums – regroupement des écrivains du département du Noun (Ouest – Cameroun).

    Sous la maestria de Viviane MOLUH, auteure de plusieurs romans et secrétaire générale de l’association, loisir a été de voir défiler, juste après le mot du président de l’association, monsieur Pierre POCHANGOU, des jeunes écrivaines du collectif, Aminatou Ndam Bendia et Khamila Ndayou, qui, à travers leurs note et revue de lecture de cette parution autour du professeur, ont plongé l’assistance dans le bain, incitant les uns et les autres à acheter un exemplaire, pour en savoir plus. Un bal de témoignages aussi poignants les uns que les autres a pris le pas… Des « Ah ! » des « Waouh ! », de belles émotions étaient au rendez-vous des témoignages laissés par la fille du professeur MATATEYOU, ses étudiants et autres jeunes qu’il a encadrés en écriture ou en culture bamoun, le vice-recteur de l’université de Ngaoundéré, le Pr Daouda, qui a fait le déplacement exprès pour témoigner de son affection, son admiration, son respect… à un professeur MATATEYOU encore en vie. Comme l’avait chanté l’artiste camerounais Longue Longue : « Témoignez-moi quand je suis encore en vie ! », l’association littéraire L’encre des Mum l’a compris et nous a servi une belle galette qui nous permet d’apprendre un peu plus sur l’Homme MATATEYOU dans son entièreté.


    Ce moment a connu la présence d’autres figures de l’espace littéraire camerounais comme Josée MELI (critique littéraire), Ray NDEBI (coach littéraire), Laetitia DONG (auteure), Avouzoa d’Ekoulikang (auteure), Louis EBENE (auteur), Salif MFORAIN (auteur), Aristide OLAMA (auteur), Serges NGOUNGA (auteur) et la liste est loin d’être exhaustive. Et chacun y allait de ses félicitations pour cette initiative.
    En effet, Trop de « bibliothèques » meurent avec leurs histoires réelles. Nos livres d’histoire actuels sont encore, pour la majorité, loin de la véritable histoire de notre pays, de notre continent. Des initiatives comme celle-ci contribuent, sans nul doute, à ne plus être spectateurs de la préfabrication de notre histoire. « L’Echo des Mums » est donc disponible auprès du collectif. Nous vous invitons à l’acheter, non seulement pour vous abreuver de sages connaissances, mais aussi pour soutenir cette association, qui vit sa deuxième année sur l’espace littéraire.


    Pauline M.N. ONGONO