Catégorie : Zoom sur…

  • Guillaume NANA et les grains de poussière au lycée d’Anguissa

    Il est 11h30 ce 04 février quand Guillaume NANA, écrivain camerounais, arrive au sein du lycée d’Anguissa, un établissement public de Yaoundé. Une heure après, après l’installation des élèves de 6e de cet établissement, le staff présent a pu lancer les festivités.

    Pour sceller leur appartenance à la belle nation camerounaise, ces élèves ont chanté l’hymne national avec bravoure, comme de vaillants soldats conscients de ce qu’ils sont le fer de la nation.

    Pour rappel, Guillaume NANA est l’auteur de « Grains de poussière », un recueil de nouvelles qui a été longtemps au programme scolaire camerounais, et dont les extraits de textes meublent encore les ouvrages d’enseignement de francais ; à l’exemple de celui de la classe de 6e. Par ce fait, il était question de permettre un échange entre ces élèves et l’écrivain, afin de les rapprocher un peu plus des mots et des maux qu’ils posent dans ses textes.

    Vu les nombreuses activités liées à la semaine de la jeunesse, cet échange a duré une heure, mais surtout 60 minutes enrichissantes qui n’ont pas laissé, nous en sommes sûrs, ces élèves indifférents.

  • D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    29 janvier 2026… Il est presque 16 heures quand la Librairie des peuples noirs de Yaoundé, lieu chargé d’une belle histoire de la littérature africaine car elle porte l’empreinte de son fondateur, l’illustre Mongo Beti, a accueilli plusieurs générations de personnes avides d’initiatives de la scène littéraire africaine et camerounaise en particulier. La raison était aussi simple qu’unique : rendre un hommage au professeur Emmanuel MATATEYOU, non seulement par des paroles, mais aussi à travers le deuxième numéro de la revue littéraire « L’Echo de l’Encre des Mums », une initiative de l’association littéraire L’encre des Mums – regroupement des écrivains du département du Noun (Ouest – Cameroun).

    Sous la maestria de Viviane MOLUH, auteure de plusieurs romans et secrétaire générale de l’association, loisir a été de voir défiler, juste après le mot du président de l’association, monsieur Pierre POCHANGOU, des jeunes écrivaines du collectif, Aminatou Ndam Bendia et Khamila Ndayou, qui, à travers leurs note et revue de lecture de cette parution autour du professeur, ont plongé l’assistance dans le bain, incitant les uns et les autres à acheter un exemplaire, pour en savoir plus. Un bal de témoignages aussi poignants les uns que les autres a pris le pas… Des « Ah ! » des « Waouh ! », de belles émotions étaient au rendez-vous des témoignages laissés par la fille du professeur MATATEYOU, ses étudiants et autres jeunes qu’il a encadrés en écriture ou en culture bamoun, le vice-recteur de l’université de Ngaoundéré, le Pr Daouda, qui a fait le déplacement exprès pour témoigner de son affection, son admiration, son respect… à un professeur MATATEYOU encore en vie. Comme l’avait chanté l’artiste camerounais Longue Longue : « Témoignez-moi quand je suis encore en vie ! », l’association littéraire L’encre des Mum l’a compris et nous a servi une belle galette qui nous permet d’apprendre un peu plus sur l’Homme MATATEYOU dans son entièreté.


    Ce moment a connu la présence d’autres figures de l’espace littéraire camerounais comme Josée MELI (critique littéraire), Ray NDEBI (coach littéraire), Laetitia DONG (auteure), Avouzoa d’Ekoulikang (auteure), Louis EBENE (auteur), Salif MFORAIN (auteur), Aristide OLAMA (auteur), Serges NGOUNGA (auteur) et la liste est loin d’être exhaustive. Et chacun y allait de ses félicitations pour cette initiative.
    En effet, Trop de « bibliothèques » meurent avec leurs histoires réelles. Nos livres d’histoire actuels sont encore, pour la majorité, loin de la véritable histoire de notre pays, de notre continent. Des initiatives comme celle-ci contribuent, sans nul doute, à ne plus être spectateurs de la préfabrication de notre histoire. « L’Echo des Mums » est donc disponible auprès du collectif. Nous vous invitons à l’acheter, non seulement pour vous abreuver de sages connaissances, mais aussi pour soutenir cette association, qui vit sa deuxième année sur l’espace littéraire.


    Pauline M.N. ONGONO