Idrissa SOW est né le 18 février 1964 à Vélingara, un département de la région de Kolda et frontalier à la Gambie, et aux deux Guinées. Professeur de Collège d’enseignement moyen à la retraite, il est l’administrateur des Éditions Aminata Sow Fall, membre du Cercle des Écrivains de Kolda au Sénégal, Administrateur Principal de la Plate-forme culturelle dénommée Calebasse ancestrale, membre du Conseil d’administration de la SODAV dans le collège des éditeurs section littéraire. Il est le chef de Pôle de l’Association des Fous du Livre de Yaoundé au Cameroun, Responsable du point focal du FILAB (Festival International du Livre et des Arts Assimilés du BENIN).
Idrissa SOW a enseigné les Lettres, l’Histoire et la Géographie.
Il a à son actif, de 2009 à 2024, plusieurs publications d’œuvres littéraires
1- EMMA, recueil de poèmes publié aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
2- LE SECRET D’UNE PLUME, un livre de poésie publié aux éditions L’Harmattan Dakar (Sénégal)
3- RACINES, livres de poésie publié aux éditions Diéylani (Sénégal)
4- LES PETITS CONTES DE MAAMABOBO, un livre de contes publié par les éditions Diéylani Dakar (Sénégal)
5- BESSEL OU LE RÊVE BRISÉ, nouvelle publiée à Ibis éditions Dakar (Sénégal)
6- NAANGE L’ASTRE DE LA RENAISSANCE, pièce de théâtre publiée aux éditions L’Harmattan de Dakar
7- LE NID DE LA TORTURE, roman publié par les éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
8- SACRÉ FEU, pièce de théâtre publiée aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara
9- SCÈNE EN SCÈNE, pièce de théâtre publiée aux éditions Diéylani Dakar (Sénégal)
10- Humanitas, recueil de poèmes publié en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall
11- Le GUIDE du Futur Écrivain, didactique publiée aux éditions Aminata Sow Fall
12- Younoussa M’BALLO, biographie publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall
13- Le silence du pilon, nouvelle publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
14- La gourmandise de l’hyène, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
15- Manama et la tête de mort, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
16- La famine chez les animaux, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
17- Devoirs et droits de l’enfant en poèmes, recueil de poèmes publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
Participation aux œuvres collectives
18- Anthologie de la littérature Casamançaise, publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall
19- L’Appel de Rabat pour un Sénégal de Paix et de Prospérité, paru en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall
20- La dissertation littéraire, clé de la réussite, didactique publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
21- Le spectre vert, pièce de théâtre publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall
22- Un petit livre raconte sa grande histoire, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow.
DISTINCTIONS
2003 – Médaille d’or en tant qu’entraineur titulaire au festival national de l’UASSU
2006 – Diplôme d’honneur du Ministère de l’éducation nationale pour services rendus à l’école Sénégalaise
2015 – Prix International TEHAN Éditions du concours d’expression écrite sur le thème de la solidarité
2O20 – Prix International de poésie organisé par les éditions IFRIKIYA et La Ronde des Poètes du Cameroun
2021 – Concours d’excellence : Premier prix du meilleur écrivain de l’année avec le roman : LE NID DE LA TORTURE à Kolda Sénégal
– Lauréat du prix de l’intégration africaine décerné par l’association Camerounaise pour l’amitié entre les peuples d’Afrique ACAPA.
– Titre honorifique du Diplôme d’honneur du Festival International du Livre et des Arts assimilés du Bénin-FILAB
– Grand Prix littéraire Amadou Hampaté Ba pour l’intégration africaine, le 27/01/2024
Jean-Claude Awono est professeur de lettres formé à l’École Normale Supérieure de Yaoundé, après une licence en Lettres Modernes Françaises obtenue à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I. Sa passion pour la poésie lui ouvre de nombreux chemins dans le champ de la culture et de la littérature. Il a été directeur de collection aux Éditions CLE à Yaoundé et depuis 2011, directeur des Éditions IFRIKIYA.
Son expérience comme éditeur et poète l’a conduit dans divers pays d’Europe (France, Suisse, Allemagne, Espagne), d’Asie (Chine), d’Amérique (Canada) et d’Afrique (Sénégal, Tchad, Maroc, Côte d’Ivoire…).
Médaillé du mérite camerounais et Chevalier de l’ordre de la valeur, il a eu à ce jour trois principales distinctions : le Prix international de poésie de Bretagne-Réunie (2011), le Prix international de poésie David Diop décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal (2019) et le Prix international de Poésie Fernando d’Alméida décerné par la ville de Trois-Rivières au Québec (2020).
Il a plusieurs fois assuré le rôle de membre du jury de divers prix et concours littéraires et tient de manière assurée des consultations en matière littéraire.
Son ouvrage poétique A hauteur de sang a été inscrit cette année (2024) dans les programmes scolaires du Cameroun.
Jean-Claude AWONO est chef traditionnel dans le Mbam et Inoubou, un département de la région du Centre au Cameroun.
« L’amant infidèle : Quand l’amour s’éteint… » du Camerounais Éric Nelson EFA a paru en 2024. Il raconte l’histoire complexe et tragique d’une jeune femme, Claire, déchirée entre son mariage instable avec Antoine et une aventure passionnée avec Marc, un homme rencontré dans un moment de détresse.
Au fil des chapitres, Claire traverse des doutes profonds concernant son mari, devenu de plus en plus distant et marqué par l’indifférence, ainsi que sa vie secrète avec son amant. Elle trouve réconfort auprès de sa meilleure amie et confidente, Sophie, qui l’aide à affronter cette période difficile.
Les choses se compliquent davantage lorsque Sophie croise à son tour le chemin de Marc. Cet événement inattendu entraîne chacun des protagonistes dans un enchevêtrement de sentiments, de trahisons et de conséquences irréversibles. Entre amour et désillusion, chacun devra faire face à ses propres vérités pour échapper à ce jeu dangereux.
Il s’agit d’un roman qui explore la fragilité des relations humaines, la tentation et les conséquences destructrices des infidélités, qu’elles soient amicales ou amoureuses.
Eric Nelson EFA
POUR L’AVOIR…
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Mesdames et messieurs, soyez les bienvenus au bal des sept collines, cette piste de 148 pages qui a paru chez L’Harmattan Cameroun en 2023.
Grégoire NGUEDI, l’auteur du roman « Le bal des sept collines », qui nous a réunis le 29 novembre 2024 à la Fondation Tandeng Muna, était déjà l’auteur de cinq romans ; une fièvre d’écrivain qui a fait exploser le thermomètre en 2010, avec son premier roman intitulé « La destinée de Baliama ».
« Ignorants que vous êtes (…) le cameroun ne remportera jamais la Coupe d’Afrique des Nations à domicile, que ce soit dans le nouveau stade d’Olembé ou dans le grand stade qui jusqu’à ce jour, souffre d’avoir un nom variant. Des fois, on l’appelle stade de Mfandena ou stade Omnisport, d’autres fois, c’est le stade Ahmadou Ahidjo, encore d’autres fois, c’est le stade Paul Biya. Quel est finalement le nom de ce stade ? » P.16
Lewis-Henry, le personnage principal de ce roman, était stupéfait lorsqu’il entendît cette phrase, cette nuit-là, alors que le Cameroun, et Yaoundé en particulier, était excité à l’idée d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Et comment ne pas être pris de stupeur, quand une telle affirmation était lancée là, au Bar des champions, cet espace de réjouissance implanté face au stade sans nom fixe et dans lequel l’effervescence de la Coupe d’Afrique des Nations à venir était particulière ? Comment ne pas l’être, quand celle-ci était dite par cette vieille femme, Iwam Minga, cette centenaire dans son expression française soutenue, cette femme que la vie avait rendue acariâtre, cette femme qui était en colère contre tous, cette femme qui réclamait justice à la suite de son père, pour sa famille, depuis des décennies ? Comment ne pas l’être quand chaque férue de football espérait que la coupe porte le nom du Cameroun afin de laver la honte de l’édition de 1972 ?
Ce soir-là, Lewis-Henry, jeune et bel homme, ne voulait que deux choses à son arrivée au Bar des champions : se saouler la gueule et convaincre une belle de partager sa nuit. Il était le mouton noir de sa famille et avait l’impression qu’il n’était à sa place nulle part. Il repéra une belle, mais avait l’impression d’essayer d’attraper un silure. Les minutes qui passèrent lui donnèrent l’impression que les énergies réunies n’étaient pas d’humeur à la rigolade. Iwam Minga confirma ses appréhensions assez vite : lestade sans nom fixeest sous le joug d’une malédiction ancestrale et le pays n’y remportera jamais une competition majeure, sauf réparation. Cette déclaration et l’explication des faits que vous lirez de la page 16 à la page 24, troublera Lewis-Henry au plus haut point. Il décide d’en savoir plus le lendemain.
Le lendemain, malheureusement, il ne retrouve pas Iwam Minga ; heureusement, il revoit son silure de la veille, sa belle à la « cambrure insolente », comme vous le lirez à la page 13. Sa Belle s’appelle Afiri Amvoue, elle est doctorante en histoire et ses travaux l’obligent à étudier l’histoire de Yaoundé, obligation qui l’a conduite à côtoyer Iwam Minga.
Par la force de la conspiration et l’espièglerie de la vieille femme, les destins de Lewis-Henry et de sa Belle seront scellés. Leur amitié va peu à peu se construire et attiser l’intérêt des parents de Lewis-Henry, lui qui n’avait toujours comme amies que des filles à la tête vide.
Au-delà des recherches académiques d’Afiri, ils vont se lancer à la quête de la vérité sur le courroux d’Iwam Minga ; d’autant plus que l’organisation de la CAN 2019 avait été effectivement reportée et que des menaces d’annulation planait comme de milliers d’épées de Damoclès.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on appelle la capitale politique « Ongola » ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on l’appelle « La ville aux sept collines », quand on sait qu’elle en compte plus de sept ? Connaissez-vous l’histoire des noms de ses quartiers ? Connaissez-vous la provenance du nom « Yaoundé » ? Rassurez-vous, ces mêmes questions, notre couple d’enquêteurs les avaient à bout de cervelle.
Aidés de la documentation en leur possession, ils entameront leur enquête au quartier Briqueterie, lieu d’habitation de Afiri, où se mêlent grande pauvreté et grande richesse, où le « vivre ensemble », tant clamé aujourd’hui, est un mode de vie. « Dans ce quartier, tout le monde jonglait entre les différents patois ou langues ; ainsi, on passait souvent et sans transition du bamoun à l’ewondo, du Wolof au Haoussa (…) Le vivre ensemble était une réalité. », lira-t-on à la page 83.
Du quartier dit Mvolyé à Olembe, ils n’auront de cesse d’être étonnés face aux révélations des Anciens. Yaoundé prendra une autre couleur à leurs yeux et des évidences de diversités selon les quartiers seront comme des lumières au bout de leurs nez. Leurs esprits seront éclairés sur les combats des pionniers de la cité politique comme TSOUNG MBALLA ou encore OMGBWA BISSOGO ; sur le nom originel de Yaoundé que vous découvrirez à la page 47 ; sur la véritable influence de la colonisation dans le changement des dénominations ; sur la chronologie des constructions des premiers édifices majeurs ; sur l’attribution des noms de quartiers ; sur le pourquoi « Ongola » – qui signifie en français la barrière ou la clôture – dont vous lirez la symbolique à la page 64 ; et la liste n’est pas exhaustive. Mesdames et messieurs, Je meurs d’envie de vous révéler toutes ces belles découvertes que j’ai faites en lisant « Le bal des sept collines », mais alors, le bal s’arrêtera là… La lecture vous en dira donc plus.
L’amour, les guerres tribales, la colonisation, la tradition, l’abus de pouvoir… sont autant de thèmes exposés dans les 21 chapitres de ce roman. Mais surtout, l’auteur met en exergue la déculturation chronique qui anime les populations de la cité politique et même du Cameroun en général. Car, en réalité, Iwan Minga n’en avait cure du football, elle désespérait de voir des jeunes qui s’intéressent à leur passé, pour mieux appréhender le présent.
Lire ce roman rend son lecteur privilégié. Privilégié d’apprendre des notions enseignées dans aucun livre d’histoire scolaire.
Loin du formalisme des essais, l’auteur nous a offert deux personnages jeunes, deux personnages prêts à être ce Fer de lance de la nation, des jeunes qui comprennent que connaitre son histoire est le commencement de la vraie vie, pour paraphraser l’auteur. D’ailleurs, le nom ewondo Afiri Amwoue qui signifie littéralement « l’amitié de confiance / l’amitié sûre », caractérise bien la jeune dame qui ne ménage aucun effort pour instaurer confiance et assurance auprès de Lewis-Henry, au cours de leurs enquêtes à travers les sept collines.
Lewis-Henry, autrefois fier de ce prénom d’anthropologue célèbre, qui lui donnait une certaine importance, lui, l’enfant des beaux quartiers, a désormais honte de le porter, même si ses origines à lui sont à des centaines de kilomètres de Yaoundé. Il se sent un autre homme, il se sent utile, il se sent désormais réellement porteur de la mission de reconciliation d’Iwan Minga et porte parole auprès des jeunes, pour qu’ils s’imprègnent de leur histoire et soient plus respectueux des éléments qui les entourent.
Nous ne pouvons que saluer le travail de recherche de l’auteur et le glossaire qu’il a offert tout au long du roman, permettant ainsi de rendre à la littérature son authenticité, sa diversité, son ouverture au champ des possibles des lecteurs. Et puisque « Qui dit merci en redemande », nous espérons, à travers ses prochains livres, en apprendre des autres villes.
Pour arriver à ce changement chez Lewis-Henry, la femme joue un très grand rôle. La vieille Iwam Minga qui le choisit malgré lui pour participer à cette mission, sa mère qui resserre ses liens avec Afiri, qui, elle-même, le pousse dans tous ses retranchements en faisant éclore en lui le fils que la société attendait. On a l’habitude de dire que « La femme est la mère de l’humanité » : il ne s’agit donc pas seulement de maternité, mais de grandes influences et grandes décisions dans le monde, depuis la nuit des temps.
La page 18 nous dit : « Pour construire votre présent et rêver d’un avenir digne, faites, de temps en temps, un tour dans le passé et essayez de le comprendre. » Mesdames et messieurs, acheter ce livre constituera, j’en suis sûre, l’un des meilleurs investissements que vous ferez cette fin d’année, car la culture n’a pas de prix ; encore plus en ce siècle qui va vite, trop vite.
L’auteur a pensé à tous les publics. Pour les plus jeunes – et même les adultes, une bande dessinée de 53 pages découlant du livre est disponible : « Le trésor des sept collines » ; pour apporter des éléments qui ne figurent pas dans le livre, il a produit une frise chronologique de la ville ; et pour resserrer les liens familiaux ou amicaux, un jeu de société portant le nom originel de Yaoundé. Il s’agit donc d’un projet dynamique d’apprentissage par le loisir. Et ça tombe bien, les fêtes de fin d’année approchent, achetez des exemplaires auprès de toutes les librairies L’Harmattan et offrez-les à vos proches, car la lecture de ce livre délivre.
Lavoyel, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes la championne régionale de slam – Centre (2024) et chanteuse-musicienne. Nous vous laissons nous en dire un peu plus sur vous.
Bonjour ! C’est un honneur pour moi de répondre à vos questions. Alors, Lavoyel est une jeune femme passionnée d’écriture, de musique, de chants et même de comedie. J’ai découvert le slam il y a quatre ans, en écoutant Myname le slamaster. Tout de suite, c’est apparu comme une évidence. Depuis lors, j’essaye le plus possible de mettre en valeur le don que j’ai.
Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?
Le slam, c’est le Carrefour des Arts, mais avant tout, c’est la Liberté.
Vous êtes la toute première femme à gagner ce tournoi régional de slam dans le centre. Nous rappelons à nos abonnés que ce tournoi est organisé par le collectif 237 Paroles. Pour vous, que signifie être championne ?
Premièrement, c’est un honneur pour moi. J’ai longtemps rêvé et regardé cette compétition de loin qu’aujourd’hui, braver la région du centre, c’est véritablement cher à mes yeux. Cependant, c’est également un lourd fardeau de porter une région telle que le centre. Je reste optimiste et je sais que je pourrai compter sur les grands frères dans le milieu et même en dehors. En définitive, ça signifie avoir la chance de porter haut ma vision du slam.
Finale région du centre – 23 novembre 2024
Votre titre de championne fait de vous une candidate du grand concours slam Cameroun – toujours organisé par le collectif 237 Paroles – l’an prochain. Que promettez-vous au Cameroun ?
Avant tout, de faire disparaitre l’idée qui voudrait que le slam ne soit que compétition. Ensuite, pouvoir impacter les mentalités pour amener le plus grand nombre d’adeptes de cet art à penser carrière et à porter le slam comme un précieux fardeau dans le monde entier.
Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes (est-il engagé ?) ou alors les textes vous viennent, et peu importe la thématique, vous y allez ?
Comme je l’ai dit plus haut, pour moi, le slam, c’est la liberté. Mes textes me viennent toujours de l’intérieur. Peu importe la thématique, je la ramène toujours vers moi. Il arrive presque toujours que je fasse des textes engagés, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Toutefois, je ne saurais circonscrire mon art dans l’engagement. Même si je pense que, finalement, que ce soit pour soi ou pour la société, on est toujours engagé dans une cause.
En tant que championne de la région du centre, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam dans la région et même au-delà ?
Déscolariser le slam. Le slam, c’est de l’art ! C’est bien de chercher à avoir des bases, mais avoir de la personnalité, c’est mieux ! Le slam n’est pas une matière où il faut avoir une moyenne objective ou non pour se sentir slameur. C’est plus que ça ! Et je commencerai mon combat par là. Ensuite, il faut créer des plateformes d’expressions. Les ateliers, c’est bien, mais une fois encore, le slam n’est pas figé comme la mathématique ! C’est la scène qui nous mène à nous-mêmes. J’essaierai d’agir dans ce sens.
Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences et les auteurs qui ont marqué vos expériences de lecture ?
Absolument ! Je préfère les romans. J’aime le voyage qu’ils procurent, mais surtout les leçons qu’on peut en tirer. Mon auteur préférée et qui m’inspire énormément est Djaili AMADOU Amal. Sa plume est particulière et ses romans arrivent particulièrement à me toucher.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?
SLAMEZ ! C’est peut-être facile dit ainsi, mais cet exercice sera l’une des choses qui vous apparaitront difficiles. Mais surtout, SOYEZ VOUS ! La plus belle des beautés, c’est d’assumer son identité !
Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?
Je pense que les nouvelles technologies améliorent notre quotidien. Toutefois, je n’utiliserai jamais aucune d’elles pour mes textes. Le slam, c’est la liberté. Le slam, c’est le cœur qui apprend à voler. C’est impossible qu’une machine, peu importe son niveau de programmation, puisse mener à bien cet exercice.
Votre mot de fin ?
J’ai été honorée de répondre à toutes ces questions. Etre championne régionale du centre, c’est une immense responsabilité, mais c’est avant tout l’occasion de porter le slam camerounais là où je veux qu’il soit, en travaillant sur les projets que je nourris dans ce sens.
« Reste avec moi » « Reste avec moi » « Reste avec moi »
Un titre, une association littéraire, trente-et-un élèves… Lorsque nous avons proposé le thème « Le prix de l’amour », nous espérions un bel échange, nous avons reçu de belles bombes colorées, qui vous transpercent l’âme et étalent la délivrance qu’offrent les livres.
Et Isaac, cet élève de la classe de 5e qui aime lire Shakespeare et qui aime écrire et qui aime lire, lire, lire…
Et ces élèves des classes de 6e en 3e réunis pour la littérature…
Et Diane-Annie TJOMB, auteure de Liaa et Tuba B, celle qui possède la force, partie de Douala à ses frais, pour assister à ce café littéraire. La passion…
Et le patriarche et auteur, Albert Thierry NKILI ABOU et son bel accueil légendaire…
Nous repartons d’Azem encore plus affamés de revenir.
Merci de nouveau à La CENE littéraire pour le don des 25 exemplaires du roman « Reste avec moi » d’Ayobami Adebayo. Une action de chacun changera les caricatures.
Merci, AZEM ESSAKOE 🙏
Les services de ACOLITT vous intéressent ? Contact : acolitterature@gmail.com
Yvette NOUGA est née un 4 février à l’Est du Cameroun dans une famille d’enseignants, originaires du Centre.
Elle débute sa scolarité à Bertoua, puis poursuivra ses cursus primaire et secondaire à Douala. Elle fera un cursus en Science de la Terre à l’Université de Yaoundé I jusqu’en année Licence, avant d’entamer sa formation de médecin. Yvette NOUGA poursuit ses études avec un Diplôme Interuniversitaire en VIH/SIDA, suivi d’un Master en épidémiologie. Puis, dans son désir de mieux comprendre la psyché humaine, elle a enrichi son Curriculum Vitae d’un diplôme universitaire en psychologie médicale et santé mentale de l’Université de Bordeaux – codirigé par des enseignants camerounais.
Sa passion pour la lecture et l’écriture date de l’enfance. Introvertie, elle a longtemps été simple observatrice des relations et des interactions humaines qu’elle dépeint dans ses écrits. Dans ses recherches et lectures pour comprendre les débats sur le genre, l’amour, la culture et les traditions, elle a développé une grande passion pour les œuvres camerounaises au point de s’inscrire dans un club de lecture mis sur pied par une éditrice camerounaise qui prône la mise en avant du savoir- faire littéraire camerounais.
Son livre « AMNESIQUE » a remporté le deuxième prix catégorie roman du concours littéraire OSÚ 2023. C’est une ode à l’amour comme on ne l’imagine pas chez les bantous, mais qui est pourtant une qualité incontournable chez nos mâles dominants. La tradition, la culture et les croyances sont des éléments abordés sans fioriture, tout cela dans le contexte épidémique de 2020.
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Nicole Bouquet MBALLA est née de parents camerounais, en Allemagne. Après des études en sciences et techniques de la communication et de journalisme en France et au Japon, elle collabore à « Forbes Magazine », « Daily Yomiuri Japan » et au magazine panafricain « Amina » dont elle sera la correspondante en Asie, en Californie et au Congo.
Titulaire d’un MBA de l’école de commerce de Paris, à ce jour, elle travaille comme Directrice commerciale dans une entreprise.
Nicole Bouquet MBALLA est membre de l’association panafricaine des journalistes. Elle est également critique littéraire et préfacière. Elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs et est l’auteure de plusieurs textes :
¶ Recueils de poèmes :
« Les Étoiles Une à Une »
« L’Etoile est ma demeure », qui lui a valu en 2023, le Prix Tchicaya U’TAMSI de poésie
¶ Roman : « Les calebasses brisées », publié aux Editions L’Harmattan – prix Tchikounda en 2016.
Jordan TEGOUDJON est un Camerounais natif de l’Ouest. Il est né le 1er janvier 1999, à Baleveng.
Il entame son cursus académique en 2016. Inscrit en lettres modernes françaises, il est (pour le compte de l’année 2023-2024) en cycle de doctorat, à l’Universite De Yaounde I
Depuis 2020, à travers l’obtention du Prix International Immaculée Éditions (catégorie meilleure pièce de théâtre), il signe avec « Un Mystérieux dilemme », son entrée dans le monde de la littérature. En 2021, il est une fois de plus lauréat dudit prix avec sa deuxième pièce de théâtre « Une Vie universitaire ».
En participant, en décembre 2022, au Prix Littéraire Osù, il est déclaré lauréat de la catégorie théâtre. C’est avec « Nuit noire : vérité mensongère » qu’il signe sa troisième pièce de théâtre.
Jordan TEGOUDJON n’est pas que dramaturge. Il est un enseignant de français. Depuis 2020, au sein d’un établissement privé du Cameroun, il dispense le français aux élèves des classes de 6e, 5e et 4e.
En outre, il est scénariste. Certes, aucun de ses scenarii n’a encore été, à titre officiel, réalisé, mais, il demeure bon de préciser qu’il a écrit une série (Desoriented intelligence), une web série (Garba) et deux longs métrages (A NWE et Une Magni vierge). Au sein d’une maison de production, ils sont en attente de réalisation.
Aminatou NDAM BENDIA est originaire de l’Ouest-Cameroun, plus précisément du Noun. C’est une passionnée de lecture, une jeune femme plus émue par le choix des mots employés par une personne que par ses expressions faciales ou par le message transmis.
Elle décide d’assumer la littérature au lycée Bilingue de Bertoua (2014 – 2017). Et pour continuer dans cette même lancée, elle opta pour une licence en Lettres Bilingues à l’Université de Yaoundé I (2017-2020). Grâce à cette nouvelle proximité avec les langues, elle a enfin décidé de se jeter corps et âme dans l’écriture, sans plus demeurer une simple lectrice.
Elle commence par des textes poétiques. Elle les garde secret. Et toujours dans le but d’avoir un peu plus de maîtrise dans le domaine de l’écriture, elle débute une formation en secrétariat bureautique (2022-2023).
Ayant vécu à l’Ouest, à l’Est, au Sud et au Centre du Cameroun, elle est imprégnée de différentes cultures qui attiraient son attention plus que tout. Ce mélange culturel et leurs réalités diverses lui soufflèrent l’idée d’écrire son premier roman.
Son premier roman, « Réalités épineuses », a été accepté par la maison d’édition Eclosion lors de la deuxième édition du prix littéraire OSÚ. « Réalités épineuses » remporte le troisième prix spécial, catégorie roman.