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  • SAPLO, Ed.1 : Zoom de tract.sn

    A lire ici : https://tract.sn/interview-pauline-ongono-le-digital-offre-des-plateformes-pour-faire-voyager-le-livre/




  • WORD : Ami-Ennemi (?)

    Qu’il est loin le temps où l’on se fiait à la grammaire et l’orthographe acquises avec assiduité et attention, ce temps où la tête et la main d’un auteur produisaient sur une feuille de papier ces mots dont elles avaient la forte connaissance… Aujourd’hui, c’est l’ère de l’ordinateur, du clavier et de l’incontournable logiciel de traitement de texte : Word !

    Bien entendu, le confort d’écriture est incomparable de nos jours et il y a de plus en plus d’auteurs… Mais comme tout logiciel, Word demeure très réduit, comparé au cerveau humain qui sait se mettre en situation, s’adapter au changement et surtout percevoir les mille nuances d’une expression.

    Les textes comportent de plus en plus de fautes (appelez « coquilles » ces œufs de dinosaures, si cela peut consoler) alors qu’il y a de plus en plus d’écoles, d’enseignants et de livres de grammaire et d’orthographe disponibles ; en grande partie, on le doit à la confiance absolue que certains auteurs ont placée en cet outil numérique. Il suffit de voir Word souligner un mot pour qu’on s’alarme et aille valider la proposition. Ce fameux clic droit qui sait trahir et égarer l’auteur.

    Alors, faisons simple et retrouvons nos bonnes vieilles habitudes, puisque Word n’a pas, jusqu’à présent, un cerveau de K-2000 (perception des nuances et adaptation aux formes improbables).

    💡 Ayez toujours près de vous un dictionnaire et un livre de grammaire.

    💡 Relisez intégralement la phrase dont un ou plusieurs mots sont soulignés ; très souvent, Word ne considère que les mots directement liés à l’élément souligné pour proposer un accord…

    💡Quand vous avez des phrases où les sujets sont éloignés des verbes ou alors de leurs participes passés, tâchez de vous en souvenir ; Word est paresseux, il ne cherchera pas loin !

    💡 Un mot que vous connaissez si bien est souligné en rouge ? Relax, le dictionnaire de votre Word n’est pas à jour. Toutefois, vérifiez l’orthographe dans un dictionnaire classique avant de l’ajouter dans celui de Word…

    💡 Word vous propose une explication pour une « faute » dans votre texte ? Fiez-vous plus à votre livre de grammaire ou à vos leçons du CE1.

    💡 Dans le volet « Révision », soyez très attentif, n’allez surtout pas valider tout ce qui vous est offert ; lisez très bien les règles proposées…

    💡 Gardez à l’esprit, surtout vous, cher poète, que Word ne sait rien des acrobaties de votre esprit ; vos tournures, parfois très fantaisistes mais honnêtes, ne sont pas intégrées lors de sa programmation…

    Une seule chose demeure, il n’existe pas encore de logiciel capable d’écrire, et surtout de comprendre mieux que vous. Néanmoins, assurez-vous de comprendre déjà ce que vous écrivez et comment vous l’écrivez. Laisser la responsabilité de votre texte à un logiciel, même  » de dernière génération « , équivaut à laisser un mouton aveugle guider un aveugle dans une ville folle.

    Il en est de même des autres logiciels : traduction, relecture, poésie, roman, nouvelle… Peu importe l’utilisation que vous en faites, veillez à vérifier la crédibilité du résultat ! Faites-vous relire par un œil aguerri au domaine, surtout pas par un professionnel aux milles logiciels.

    Le plus grand et le plus puissant logiciel, c’est le cerveau !


    Acolitt est votre œil aguerri.

    Nous contacter : acolitterature@gmail.com




  • L’ECRIVAIN AFRICAIN, QUI EST-CE ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…




  • SEGUIMA – ACOLITT : APPEL À TEXTES PANAFRICAIN

    Acolitt ayant eu la chance de faire partie de l’organisation de ce concours, nous pouvons vous révéler que le choix des lauréats n’a pas été facile. Que de beaux textes ! Bravo aux lauréats !

    En plus des textes des trois lauréats, ceux de vingt-deux (22) autres candidat.e.s feront partie du recueil de nouvelles que produira Seguima dans les prochains jours.

    Nous félicitons aussi la jeune camerounaise Nafissatou MOUHAMADOU ABBO désignée illustratrice de ce recueil.




  • GENIE D’ÉCRIVAIN : UNE FIDÉLITÉ SANS FAILLE (?)

    S’il suffisait d’aligner des mots pour dire une histoire, un drame ou une poésie, chaque texte serait parfait (dans le sens de l’excellence)… Mais il faut se soumettre à l’écriture et œuvrer à l’améliorer, que l’on possède un génie actif depuis la naissance ou un peu plus tôt, ou alors que l’on doive secouer ce vieillard lourdement endormi…

    Chez certains auteurs, on décèle très vite, dès leurs tout premiers coups de plumes, des dispositions leur permettant une grande facilité dans l’expression de leur imagination ; d’autres, en revanche, malgré l’avalanche de brillantes idées et de trames déjà parfaites dans l’esprit, ne produisent que des textes dont on ne peut qu’essayer de supposer le talent…

    Mais une chose apparaît clairement quand on entreprend d’encadrer les auteurs : tous ont du génie… La différence se trouve dans son déploiement au moment où l’inspiration s’installe ; si pour ceux qu’on appelle « grands auteurs » le chemin semble dégagé et droit, pour les autres on dirait que dans bien des cas, il ne s’agit pas de voie encombrée… il n’y a tout simplement pas de chemin pour l’écriture… Si on a tous du génie, il n’est pas important de savoir de quoi il est fait, puisqu’un génie peut tout même quand on ne se connaît de passion pour rien…

    C’est là qu’intervient la volonté… Et en Littérature, apprendre à écrire est la seule volonté qui puisse secouer le génie… Plusieurs espaces sont ouverts et permettent aux plumes de se découvrir ; les ateliers comptent parmi les initiatives indiquées pour y arriver… Ici, nous parlons des ateliers dont les promoteurs sont reconnus capables d’encadrer la liberté et l’authenticité des plumes…

    L’auteur qui se soumet à sa propre écriture, trace tout simplement le chemin qui mène à son génie… Et quand il l’a reçu, il aura besoin d’un potentiel autre pour le tenir : la maturité. Chez la grande majorité des auteurs, il faut du temps pour apprendre à se tenir en public ; l’écriture est publique, c’est la première règle à intégrer… L’écriture appartient à la lecture, et c’est à elle qu’il revient de l’apprécier ; mépriser le lecteur signifie tout simplement n’avoir pas compris ce qu’est l’écriture… Mais rien n’est perdu, il n’est jamais tard pour apprendre, surtout quand c’est de soi-même… Ceci s’avère même vital, puisque l’écriture est entièrement le reflet de celui qui la produit… Nous parlons, bien entendu, de l’écriture… La maturité permet de réaliser que la Littérature est un ensemble dans lequel on grandit en observant les expressions, et surtout en comprenant que la satisfaction est le produit de cet ensemble dont la plus grande partie se trouve en dehors de l’auteur…

    Il est plus facile de prétendre que le génie est un mythe et se convaincre que les niveaux sont créés pour instaurer la discrimination ; on oublie juste que le niveau est déterminé par la qualité de ce qu’on produit par rapport au contexte qu’on s’impose…

    La liberté de l’écriture est égale à la liberté de la lecture…

    Le génie d’écrivain n’est pas ce qu’il y a de plus fidèle, c’est pourquoi même les plus grands se remettent en question et travaillent deux fois plus dur à chaque expérience… Le génie ne se construit pas, il se réveille et on le travaille à se familiariser avec l’environnement où on souhaite l’exploiter ; le résultat prend plus ou moins de temps, proportionnellement à la volonté que l’on y met…

    Du génie, chacun en a… Mais il n’y a pas de raccourci pour le faire venir… Si le chemin est plus long que le temps de vie (mesurable avec le temps qui passe et rien ne vient malgré insistance et persévérance), cela signifie qu’on ne lui fait pas prendre le bon chemin…

    Plusieurs guides (personnes observant sans arrêt l’encre et ses mouvements) peuvent aider à faire venir à la surface le meilleur de chaque plume ; alors le travail peut commencer… Génie ne veut en rien dire Accompli… Sans discipline, il n’est pas différent de celui qui se congratule dans sa chambre…

    Une dernière chose : quand on a du génie, que l’on sache qu’on n’est pas seul au monde… S’il ne peut pas mettre tout le monde sur le toit du monde, il peut permettre d’aider à préserver ce toit en s’occupant à consolider les fondations…


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  • ETRE AUTEUR.E : Le choix des ténèbres (?)

    Quand il lui vient d’écrire, l’auteur sombre dans un profond sommeil. Il descend aussi bas que lui permet son potentiel, dans des zones toujours inexplorées de sa personne, jusqu’à ce qu’il rencontre quelque chose de dur, de froid, d’infranchissable. Il ne peut pas voir ce que c’est, mais il devine que c’est un mur ; là, dans le monde du très-bas, les yeux ne servent pas.

    Ecrire, c’est alors choisir le cours des tén_èbres, l’encre épousant la disposition de la plume au moment où elle entame sa danse : d’abord le courant d’une rivière dont les cascades devront finir par céder le lit au calme, ensuite la fierté émancipée d’un lac, puis les abysses impénétrables et sans fin d’un océan. C’est exactement au croisement des infinis que prend vit le mot, celui qu’on retient et qui traversera le temps, quand la main se sera longtemps ridée et épuisée.

    Si le moment le plus obscur de la journée est minuit, alors, pour l’auteur, il est toujours minuit. Il cesse d’être en paix avec lui-même et avec le monde quand son premier mot se dessine sous ses yeux. Est-il le bon ? Dit-il fidèlement ce qu’il pense, son inspiration… Est-il assez écrit pour les autres ? Le comprendront-ils… L’accepteront-ils… Elle est intense alors, la cascade ; entre les pierres engendrées par la peur et ses hésitations, le flot essaie de se trouver une voie. Tourbillons et tempêtes font tellement trembler la plume que bien souvent elle faiblit et se noie, n’offrant alors à la lecture qu’un spectacle d’après-apocalypse, une désolation telle qu’on imagine la reconstruction impossible. Elle le sera si la plume ne s’arrête pas pour considérer la plus grande source de ses tourments : ses mots…

    L’écriture est noire comme l’infini, et noire comme les possibilités qu’elle offre de se libérer des énergies basses et comprendre ce qu’elle représente…
    Au moment où ils se retrouvent au plus bas de leur potentiel, certains auteurs prennent cette position pour le bas de l’échelle dans l’ordre des écrivains ; mais qui a établi cet ordre, si ce n’est leur propre imagination. Le seul ordre est celui établi à l’intérieur de soi-même. Va-t-on accroître son propre potentiel, ou essayer de mesurer celui d’un autre… Dans le second cas, on se lac_ère dans ses propres cascades, entre les pierres de plus en plus tran_chan_tes.
    Ecrire, plutôt que de mettre son auteur en lumière devant une foule en liesse, le plonge dans ses tén_èbres face à lui-même, afin qu’il se réalise en apprenant le plus possible de ses limites. Moins il cherchera la lumière avec cet empressement qui caractérise les jeunes plumes, plus il se rapprochera de son mot, sa ligne, sa page, son livre… son public. Mais plus jamais il ne connaîtra la lumière, puisque ce n’est qu’une ombre de lui qui se glissera désormais au soleil des trop-vivants…

    Puisque nous n’avons donc que le choix des té_nè_bres, autant les vivre avec la plénitude de notre volonté : celle d’offrir le meilleur de nous-mêmes au Livre. Le meilleur de notre encre… le meilleur de notre nuit…


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  • L’ECRITURE : UN AMAS DE CODES (?)

    L’entre-deux mondes, le point de rencontre le plus bas entre l’auteur et l’univers ; où les yeux sont aussi inutiles que les mains qui cherchent des formes auxquelles s’accrocher ; où les voix sont tues et seul le langage des souffles est libéré ; où ce sont les ombres qui dessinent la lumière… Ce point est le silence entre l’inspiration et l’expiration, le trou noir entre la pensée et l’action, ce qui vient à l’auteur et ce qu’il écrit…

    Cet univers est le cœur du point zéro entre moins l’infini et plus l’infini ; c’est une porte qui, à la lecture comme à l’écriture, ne s’ouvre qu’un temps encore plus bref que le clin d’œil… De là vient une expression qui donne à la matière une dimension qui fait dire de certains textes qu’ils sont hermétiques, dangereux même ; on en est même venu à craindre certains écrivains pour leur vision des choses. Il est vrai que beaucoup, réunis en cercles particuliers, définissent des moyens de communication propres à leurs perspectives ; ceux-là peuvent se reconnaître à travers le monde à la seule lecture d’un texte, puisqu’ils décryptent aisément le message disposé dans un langage qui échappe au lecteur non-initié (à leur signes et symboles, ou à cette pratique si spéciale).

    Nous ne nous posons aujourd’hui qu’une question : qu’est-ce qui rend des codes crédibles ? Cher auteur, autant être fixé tout de suite : l’écriture avec des codes ne fait pas recruter dans une société secrète. Elle ne rend pas plus fort qu’un auteur qui n’en use pas. Plusieurs plumes sont certaines d’écrire dans un langage incompréhensible, mais peu (de la poésie surtout) réalisent qu’elles n’y sont pas. Alors, essayons de comprendre cette dimension que l’on veut si complexe.
    Commençons par ce que le code n’est pas :

    📍 La complexité de la métaphore : l’auteur doit s’assurer que ce qu’il écrit est déjà compréhensible de lui-même ; il ne faut pas attendre du lecteur qu’il comprenne ce qui dépasse l’auteur… Quand on commence son explication par « j’ai/l’auteur a voulu dire que », on n’y est pas…

    📍 Une image isolée dans un texte : c’est l’ensemble qui donne de la validité à ce que l’on perçoit ; c’est le contexte qui produit ses symboles, pas la préférence de celui qui écrit…

    📍 Un mot : pour réaliser une clé, il faut composer un ensemble ; la formulation (disposition) d’une phrase proportionnellement au contexte et à l’idée générale, fait évoluer la lecture vers d’autres cieux où s’explique aisément ce qui est proposé…

    📍 Une création détachée de l’auteur : comme on lit beaucoup, comme on reproduit aussi, bien malgré soi, parce que cela est déjà inscrit comme acquis ; il devient alors facile de se mesurer à son écrivain préféré en utilisant exactement ses formulations sans son contexte et son âme…

    📍 Une barrière à la compréhension élémentaire d’un texte : si le fil ne peut pas être suivi, le texte est tout simplement à reprendre…

    📍 La prétention de l’avoir écrit : bien trop souvent, on est certain que tout est hermétique, pourtant il n’en est rien…

    Rappelons ensuite que le code est une relation personnelle, très intime entre l’auteur et la nature ; c’est ce qui lui confère la grande simplicité de sa présentation. Les clés sont des objets simples composés avec des particules simples, elles sont faites pour des portes simples derrière lesquelles se trouvent des choses encore plus simples.

    Ceci nous porte enfin vers une question très simple : pourquoi s’encombrer de « codes »… En laissant l’écriture être, non seulement elle n’égare ni le lecteur ni l’auteur lui-même, mais elle se présente naturellement. L’auteur est assis tout seul dans son coin et se bat comme un démon pour rendre son texte incompréhensible, pourtant il n’a rien à masquer ; la seule chose qu’il gagne, c’est de perdre (dans tous les sens du verbe) des lecteurs, et se consoler d’être au-dessus des autres, puisqu’il dit être le seul à se comprendre (s’il y parvient).
    Quant à celui qui veut décrypter un texte, il n’a pas à se torturer cervelle pour essayer de comprendre une pièce du puzzle ; en mettant toutes les pièces sur la table, avec patience et calme, il finit par rejoindre la pensée de l’auteur… Rien n’est à chercher en dehors du contexte…
    Mais avant, il faut vérifier deux choses :

    📍📍 On est bien face à un code ; pas la peine de voir un ciel bleu dans un ciel gris quand il ne demande qu’à rester gris ce pauvre ciel…

    📍📍 On a intérêt à déchiffrer ce code ; la vie est très courte ; pourquoi la ruiner avec les simples caprices d’un auteur sans trésor…

    Les codes les plus grands et les plus vrais sont ouverts… C’est pourquoi on ne les trouve pas… L’idée de leur présence aveugle celui qui entreprend de les chercher. Un petit conseil très utile : lisez et écrivez comme cela se présente… Là est la clé.

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  • FACE À NOS AUTEURS AVEC NADINE NKENGUE

    Nos jeunes critiques Diagayete Bah et Laura Djamkou nous ont fait vivre un moment riche en émotions parfois divergentes, pour notre plus grand bonheur…

    Invitée à répondre à plusieurs questions sur son roman « UNE VIE D’ÉTUDIANT », Delphine Aimee Nkengue a su nous ramener à un passé que le présent continue de conjuguer dans nos universités…
    Écrit quand elle y est encore, ce manuscrit attend des années pour rejoindre les Editions Proximité et paraître en mars 2016… Dire que l’auteure avait déjà cette plume… ce regard qui s’évapore devant un sujet pour renaître de son essence…

    Josée Ambadiang Meli et Ekele Jean Michel ont donné à l’échange une dimension et une trajectoire nouvelles…

    La lecture de ce jour a salué cette plume, non sans rappeler combien l’édition doit encore plus travailler, les auteurs aussi, afin d’atteindre l’encre sans épines qu’on ne craindra plus de boire, et à l’ivresse…

    Quant à nous, nous en avons encore beaucoup appris… Comme à chaque sortie…

    L’équipe ACOLITT est toujours là, à cette croisée où les ruisseaux n’ont pas besoin d’être des océans… puisqu’il leur suffit d’être des ruisseaux… d’authentiques ruisseaux…

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  • ACOLITT et Diane Annie TJOMB à la CNPS – Douala

    Diane-Annie Tjomb, l’auteure de deux romans : « Liaa : rencontre avec l’étrange », « TUBA B : celle qui possède la force » et une nouvelle « Un avenir strangulé », était l’invitée de la CNPS – Caisse Nationale de Prévoyance Sociale – Direction régionale (Littoral, Sud, Ouest), Bonanjo, pour le premier café littéraire organisé par le club de lecture, le 20 juin 2024.

    Face au Directeur régional, M. BIBOUM, des chefs de centres et des autres employés, tout aussi passionnés, de la région, et des auteurs de la ville de Douala dont la présence a été saluée, Pauline Ongono littérature a ouvert la rencontre avec une ingénieuse présentation des trois textes à l’honneur, en insistant sur les liens qui les unissent et fondent leur écriture.

    L’échange avec Diane-Annie Tjomb, mené par Ray Ndébi « The Ghost », a entraîné le public dans les coins les plus reculés de cette plume qui a répondu avec la même simplicité qui caractérise les lignes qu’elle propose à la lecture. Nous avons ainsi découvert une intimité sobre entre l’auteure et sa culture, une passion que plus rien ne semble capable d’arrêter.

    Liaa, Tuba et Lédes, personnages principaux de ses trois productions, ont tant séduit le public qui ne tarissait plus de questions.

    Après deux heures de café littéraire, les échanges ont vivement continué autour du verre d’amitié, lui aussi généreusement partagé.

    Acolytes de votre ACOLITT, d’autres grandes rencontres sont en cours.




  • Littérature et politique : Quel rapport ?- ACOLITT sur le plateau de InfoTV

    24 juin 2024 – DE 15H À 16H30 SUR InfoTv Cameroun

    « Le Boulevard de la Culture », émission animée chaque lundi par Francine Ateba, a reçu Pauline ONGONO (présidente de ACOLITT) et Parfait ONGUENE (homme politique et l’auteur de « S.E. Paul BIYA, le leader invétéré de la jeunesse camerounaise (1982…)) ».

    Il était question de montrer le rôle de l’écriture dans le jeu politique, de présenter les différents canaux de communication pour que la cible soit atteinte, et bien d’autres points.

    Revivre l’émission ici :
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