Étiquette : Arts

  • BIOLITT : Carmen FIFAMÈ TOUDONOU, auteure et promotrice culturelle béninoise

    Carmen Fifamè Toudonou est titulaire d’un doctorat et d’un Diplôme d’études approfondies en sciences du langage et de la communication obtenus en 2023 et 2015. En 2012, elle soutient un Master of art en Communication option Journalisme et Médias à Madison International Research Learning Institute. En 2007, elle a soutenu une licence en journalisme à l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique de Cotonou. Également titulaire d’un diplôme de Technicien Supérieur en gestion des entreprises obtenu à l’Institut pour l’Enseignement du Développement de Porto-Novo, elle a effectué au préalable des études secondaires, ayant abouti à l’obtention en 1999 d’un Baccalauréat Série C.

    Elle est actuellement fonctionnaire internationale et elle travaille dans la communication. Elle a, avant cela, assumé plusieurs postes au Bénin : Directrice Adjointe de l’Institut parlementaire du Bénin, Point Focal Genre de l’Assemblée nationale, Chef service Télévision, Chef du projet de création de la télévision parlementaire et Chef Service Communication, toujours à l’Assemblée nationale du Bénin. Ancienne journaliste à la radio nationale du Bénin, présentatrice du journal télévisé à l’ORTB, animatrice des émissions télévisées Fiesta et Waadjo, elle a dirigé entre autres l’antenne régionale de l’ORTB à Porto-Novo.

    Carmen TOUDONOU est autrice de sept articles scientifiques et de onze ouvrages édités dans différents genres littéraires. Elle a coordonné d’importants ouvrages collectifs dont deux recueils collectifs de femmes du monde.

    En dehors de la littérature, elle se passionne pour le cinéma (elle a réalisé un court métrage et en a écrit deux autres). Point focal Bénin et membre du bureau exécutif de la West African Action Network against Small Arms, elle est membre de la commission permanente « Communication, art et culture » de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin.

    Carmen Fifamè Toudonou a créé et dirige depuis 2006 les éditions Vénus d’Ébène à Cotonou. Elle organise depuis 2016 un concours destiné à encourager les jeunes filles à lire et écrire en Afrique, qui s’intitule Miss Littérature. Elle anime le Blog « lebloglitterairedecarmen » sur WordPress.




  • BIOLITT : Sadrack ESSOMO, promoteur culturel camerounais

    ESSOMO Sadrack est un acteur de cinéma, président fondateur et directeur artistique de la Compagnie De Théâtre RETRO, chargé de développement de projets (artistiques, culturels, sportifs, événementiel) à ADAPTATION AGENCY, event planer et auteur en herbe.

    Il a travaillé dans plusieurs festivals en tant que directeur artistique, chargé de la logistique : Festival corps é gestes, Festival du Mbôl, Festival RIFIC, REPACI du 237, La Rencontre, etc.

    Dans le domaine du cinéma, il intervient en tant qu’acteur dans des projets tels : Disappeared de ROMARIO TCHOUPOU, Ma face cachée de DENEUVE DJOBONG, Ewusu de FRANÇOISE ELLONG, Lost de CHRISTIAN ZILY (en post production), Malgré tout de ENAH JOHNSCOOT (en post production), et bien d’autres. 

    ESSOMO Sadrack est également un amoureux des mots. Ses genres littéraires préférés sont les romans, les pièces de théâtre et les livres pour enfants. Il aime particulièrement les livres de jeunesse parce qu’à travers ces ouvrages, il est possible d’inculquer aux enfants de bonnes idéologies. Il a un album de six textes jeunesse (UM NYOBE, BÉBÉ MANGA, THOMAS SANKARA, VODOUN, HERMINE YOLLO, LE MINTUMBA) qui ne sont pas encore edités. Soucieux de la place qu’occupe la littérature dans la société, il aimerait ainsi contribuer à son essor.






  • BIOLITT : L’orchidée MOULENGUI, blogueuse littéraire gabonaise

    L’orchidée MOULENGUI est une lectrice gabonaise très engagée. Sa passion pour la lecture l’a conduite à explorer divers genres littéraires. Ce zèle pour la lecture et l’écriture est devenu le fil conducteur de sa vie, la propulsant sur la scène littéraire en tant que lectrice engagée, promotrice et chroniqueuse littéraire. Elle est membre de l’association La lecture JE contribue (Cameroun) et du Club Lyre (Gabon).

    Passionnée par la découverte de nouveaux talents littéraires, elle organise des événements, des clubs de lecture et des émissions littéraires pour encourager les auteurs et les lecteurs à s’engager avec la littérature de manière significative.
    Sa vision dynamique de la littérature en tant que force unificatrice l’a amenée à promouvoir un large éventail de voix littéraires, à travers sa librairie virtuelle, La Librairie du Mapane.

    Elle a lancé son propre blog Mon univers livresque, offrant aux lecteurs des analyses des dernières parutions, ainsi que des recommandations de lectures variées. Sur sa chaîne YouTube (Mon univers livresque), vous aurez le plaisir de déguster son émission littéraire « Portrait livresque »

    Elle a participé à l’écriture de trois recueils de nouvelles : « Boupendza n’était pas hors-jeu » (Symphonia 2022) ; « Chroniques du Gabon » (Sépia 2022) ; « Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles » (Parangon Éditions, 2023)

    DISTINCTIONS :

    ✓ Prix d’encouragement littéraire en 2024 au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon.

    ✓ Femme blogueuse de l’année aux Digiewomen_Awards 2024


  • BIOLITT : Sara TIMB, auteure, poétesse camerounaise


    Laurence Augustine Sara TIMB « Mésange » est une poétesse camerounaise née le 23 Octobre 1999 à Douala. Titulaire d’un baccalauréat scientifique, d’une licence en Biologie Moléculaire et Cellulaire et d’un master 2 en Biotechnologie Végétale, Sara TIMB poursuit une thèse de Doctorat PhD à l’Université de Yaoundé I.

    En août 2021, elle publie son premier recueil de poèmes, « LES CONFIDENCES D’UNE MUSE » aux éditions Mikanda.

    La même année, elle figure dans le classement des 100 meilleurs étudiants du Cameroun (O’100) publié par The Okwelians, elle participe au programme African Girl Coding Camp et remporte le premier prix de robotique (distinction collective) au Salon de l’innovation technologique des filles africaines connectées.

    En Décembre 2021, l’organisation américaine IHRAM (International Human Rights Art Movement) intègre son poème « TRIBUTE TO THE VICTIMS OF THE NOSO WAR » dans sa revue littéraire IHRAF Publishes Literary Magazine devenue IHRAM Publishes Literary Magazine. Deux ans plus tard, ledit poème fera partie de l’anthologie des meilleures publications de cette revue « A HUMAN VOICE » sur ses 03 premières années d’existence. Dans le même élan, en mars 2023, son poème « IN MEMORY OF EKONDO-TITI » est intégré dans la revue IHRAF Publishes Literary Magazine.


    En 2022, Sara TIMB preste sur la scène de l’Institut Français du Cameroun pendant « La nuit des idées » et durant le forum « Notre futur – dialogue Afrique-Europe » et atteint les finales du prix Goethe Literatur.

    Passionnée par la science, aux côtés du Dr Stéphane KENMOE, Sara TIMB participe en novembre 2022 au Prototype For Humanity, une compétition mondiale de projets à Dubaï où ils présentent le projet « Making Science The Stars », retenu parmi les 100 meilleurs projets à l’issue de la compétition.

    En octobre 2022, Sara TIMB fait partie des jeunes passionnés retenus pour la Masterclass d’écriture organisée à Suza par la Fondation MAM.

    Soucieuse de partager sa passion pour les lettres, Sara TIMB a lancé en février 2024 le Programme J’écris Au Cameroun (PJAC), une initiative littéraire et pédagogique qui vise à implémenter une approche innovante de la didactique de la littérature. Ce projet a été lancé dans 4 établissements scolaires de l’arrondissement de Douala 5ième.


    En Avril 2024, Sara TIMB a fait partie des 34 jeunes africains et européens sélectionnés pour la Résidence JMA de l’incubateur des politiques publiques Je M’engage pour l’Afrique (JMA).


    Engagée dans le milieu associatif, Sara TIMB est la Représentante Nationale de l’OJA (Organisation des Jeunes Africains), bénévole à The Okwelians et membre de la MCE2 (Mutuelle Camerounaise pour l’Education et l’Emploi).

    DISTINCTIONS ET PRIX


    Au cours de sa carrière académique, Sara TIMB a reçu plusieurs distinctions notamment le diplôme d’excellence décerné par l’Amicale des anciens élèves de l’Institut Saint Louis en 2015 ; le diplôme de meilleure étudiante décerné par le Recteur de l’Université de Douala en 2019 ; un certificat de reconnaissance pour l’excellence de son parcours académique et son engagement social décerné par le Think Do Tank The Okwelians.
    Poétesse multirécompensée, Sara TIMB compte dans son registre plusieurs distinctions littéraires :

    BIBLIOGRAPHIE


    TIMB Sara (2023). IN MEMORY OF EKONDO-TITI. Ihraf publishes literary magazine. https://humanrightsartmovement.org/ihraf-publishes/in-memory-of-ekondo-titi-by-timb-sara-augustine-laurence

    TIMB Sara (2022). A HUMAN VOICE Anthology. IHRAF (International Human Rights Arts Festival). Page 208

    Ngo Nkot Laurette & Youagang Gougueu Harris Stephane & Semboung Lang Firmin & Timb Sara Augustine Laurence & Dongmo Kenfack Julio Lambert & Nwaga Dieudonne (2022). « Salt-Tolerant Rhizobia for Enhancing Common Bean (Phaseolus vulgaris L.) Productivity under Salt Stress, » Review of Plant Studies, Conscientia Beam, vol. 9(1), pages 1-11

    TIMB Sara (2022). L’ESCLAVE LIBERTAIRE. Shortédition. https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/lesclave-libertaire-2

    TIMB Sara (2021). TRIBUTE TO THE VICTIMS OF THE NOSO WAR. Ihraf publishes literary magazine. https://www.ihraf.org/ihraf-publishes/timb-sara

    TIMB Sara (2021). LES CONFIDENCES D’UNE MUSE. Editions MIKANDA. ISBN : 979-8457401563

    « D’être à être, il y a bien un chemin : la poésie ! »
    Mésange




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  • NYANGHA Sandy, Writer and Spoken Word Poet – Cameroon


    Nyangha Sandy is a writer and Spoken Word Poet who uses art as a tool for mindset transformation and advocacy for better communities.


    Sandy’s literary journey has experienced remarkable growth since its beginning in 2015.


    As someone who started as a storyteller and poet, then grew into a spoken word artist, Sandy considers herself a voice using art to advocate for social justice leaning more towards peace and security, environmental advocacy, social inclusion and women’s empowerment.
    As a spoken word poet, she has performed on almost 100 stages including Slameroun, CHAN 2021 and The African Cup of Slam Poetry in Ethiopia.


    Sandy has four published works to her name and featured in several Anthologies. Her publications are:
    Church Girl in Love (2019)
    Kumba! The Innocent’s Blood (2021)
    Polyfemme (2023)
    The Last Garden of Eden (2023)


    Her writing has earned her awards including The Young Cameroonian Writers Award, The Tah Protus Prize for Literature and the OSÚ Literary Prize.


    Sandy attributes her growth not only to her commitment to art but also to the amazing people who have held her hand through the journey which inspired her to also be a guide to other creatives.
    She has worked with over 40 creatives both at individual and and organisational levels.


    At Stage Life where she served between 2018 and 2022, she was charged with coaching new artists, editing written pieces and helping in developing concepts for performances.


    Presently, she serves as creative coach and Programs Officer at Griot Hub, a creative organization that aims at guiding artists and giving them a stage to connect with, build an audience and also master how to earn from their art.


    Apart from art, she is a sign language interpreter and skills trainer.


    As an interpreter, Sandy enhances inclusiveness through speech to sign language and vice versa interpretation at conferences, seminars church events and every other necessary occasion. This skill is backed by 5 years of teaching experience at Buea School for the Deaf where her sign language was not only perfected but she had an indepth understanding of deaf culture and interpretation.
    Sandy believes that every skill we have is a tool that can better our society if used effectively.


    Her dream is not only to have her art read and heard all over the world but to be a voice in policy making, seeing the world through the lens of an artist and using that to shape her society.




  • D-LIVRE : Entretien avec Nincemon FALLE, auteur ivoirien, Prix Voix d’Afriques 2024



    S’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.



    Bonjour, Nincemon FALLE et merci de vous prêter à ce jeu de questions.
    Vous êtes, depuis le 20 février 2024, le Prix Voix D’Afriques, ce prix promu par RFI et Les Editions JC Lattès en partenariat avec La Cité Internationale des Arts à Paris. Ces soleils ardents est votre roman qui vous a valu ce sacre. Vous êtes un Ivoirien de 22 ans, vous vivez à Yopougon et vous êtes Graphic designer. Vous êtes passionné de bandes dessinées, mais vous avez choisi la fiction pour vous exprimer.


    Nincemon Fallé, qu’est-ce que cela fait d’être le Prix Voix d’Afriques 2024 par le roman ?


    Vous imaginez bien que je suis très heureux et fier de recevoir ce prix, qui représente à la fois un billet d’entrée non négligeable dans la sphère littéraire et un premier gage de légitimité. C’est tout simplement un rêve éveillé. Je regarde tout cela d’un œil amusé et avec une certaine distance, comme si je ne réalisais pas encore complètement qu’il s’agit bien de moi.

    « Ces soleils ardents » met en exergue l’amitié entre deux Ivoiriens, leurs attentes… Nincemon Fallé, racontez-nous les contours de « Ces soleils ardents ».


    Ce roman est d’abord une conversation que j’ai initiée avec moi-même, confrontant à la fois mes plus grandes insécurités et celles que j’observais chez les jeunes de ma génération. J’avais le sentiment qu’ici on ne parlait pas réellement de ce moment de flou, cette ligne trouble entre l’enfant et l’adulte. C’est devenu une sorte d’obsession de créer des personnages qui surmontent cette période d’incertitude et se construisent en tant qu’adultes, sans trahir leurs rêves. Iro et Thierry sont les deux faces d’une même pièce, et cette amitié parfois difficile est aussi ce qui les aide à avancer, car justement ils se renvoient leurs propres expériences comme des miroirs.

    Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez ?


    J’en ai tellement, un peu comme tout écrivain, je pense. Je peux citer le fait que je trouve toujours le titre du livre avant même d’avoir réellement l’histoire. Je n’écris jamais sans avoir quelque chose de sucré et de doux à côté, un petit gâteau, un jus de fruits. Je lis aussi beaucoup quand j’écris, car cela fait du bien de sortir de ses propres mots pour se plonger dans ceux d’un autre auteur ou autrice.

    Comment décrivez-vous la littérature en Côte d’Ivoire ?


    Florissante. Pendant longtemps, je n’ai lu que des livres ivoiriens avant de m’ouvrir radicalement à la littérature étrangère. Après, rien n’est parfait. Le milieu de l’édition se développe lentement, peut-être trop lentement. Le public ne suit pas forcément, car on associe encore trop la littérature à l’école, à une corvée. Je dirais que s’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.

    Lisez-vous les jeunes auteurs d’autres pays d’Afrique ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?


    Beaucoup d’auteurs du côté du Nigeria. Le plus récent que j’ai lu, c’est Chigozie Obioma. Son premier roman, « Les Pécheurs », m’a bouleversé comme rarement un livre ne m’a bouleversé.

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et aux auteurs en herbe ?


    Lisez beaucoup. Notez toujours vos idées, la moindre étincelle d’intrigue peut donner lieu à de grandes histoires. Ne sacrifiez jamais l’écriture pour rien au monde. Certains écrivains aiment planifier tout dans le détail, et d’autres se laissent porter par leurs personnages, mais quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous trouvez, il est important d’apprendre les bases de l’écriture, et pour ça, Google est votre meilleur ami.

    Quelles sont vos attentes en tant que Prix Voix d’Afrique ?


    C’est le début d’une grande aventure, je l’espère. Comme j’espère que les lecteurs se reconnaîtront en mes personnages.

    Votre dernier mot pour le jury du Prix Voix d’Afrique 2024, pour les promoteurs et les acteurs du livre en général ?


    Merci de m’avoir lu. Merci de donner la chance à de nouvelles voix d’éclore et de continuer de croire en la littérature africaine. Ce n’est que le premier roman.

    Nous vous remercions pour votre participation.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Les 5 questions posées à Christine TSALLA ELONG, auteure camerounaise

    Bonjour, chère auteure et merci de répondre à nos questions. Qui est Christine TSALLA ELONG ?

    Christine Tsalla ELONG, c’est une passionnée des belles lettres. Christine, c’est une personne curieuse. Christine, c’est une grande lectrice. Christine, c’est une grande admiratrice de toutes nos icônes qui se font et se démarquent pour lever au plus haut rang la littérature africaine, sans oublier tous ces combattants qui se battent pour la libération de l’Afrique. Christine rêve d’une Afrique forte, debout, libérée, fière.

    Mexico est votre dernier livre. Une invitation à ne plus craindre cette partie du monde ou autre chose ?

    Ne vous méprenez pas, il existe dans ce pays une réalité qui, de très loin peut, de façon vertigineuse, dépasser la fiction. En ce qui me concerne, j’ai fait un choix, celui de raconter le beau. En toute chose, il y a du beau. Même le tableau le plus sombre a quelque chose d’exceptionnel, d’extraordinaire.

    Mexico est le titre de mon dernier livre. Loin d’être l’histoire de ce Mexique englué dans le sang de ses enfants, je raconte cette partie humaine du Mexique, ces ruelles tranquilles, ces paysans qui vaquent tranquillement à leurs occupations, ces enfants insouciants qui jouent, cet accueil très chaleureux réservé aux étrangers, l’amour à la mexicaine. Bref… la normalité.

    En tant qu’autoeditée, nous imaginons que vous faites face à plusieurs difficultés. Faites-vous confiance à votre seul regard après la relecture de vos textes pour dire  »OK ! Publions-le » ?

    Impossible. Personne ne saurait se faire confiance à cent pour cent, même si vous êtes le gagnant du plus grand prix littéraire. Si les machines se trompent, à plus forte raison un homme. Personnellement, la tâche la plus complexe pour moi est de me relire. L’auto-edition tout comme l’édition classique a besoin d’accompagnement à tous les niveaux. Les avis, les appréciations ou dépréciations sont autant de choses qui accompagnent toute œuvre tout au long de sa vie. L’auto-edition nécessite plus de sérieux, de détermination. Il faut à la limite être jusqu’au boutiste, avoir une grande foi et confiance en son produit. Ce n’est donc pas facile. Et de plus, vous investissez de votre argent.

    Vous étiez récemment au Cameroun et avez mené plusieurs activités. Quelle a été votre impression sur l’espace littéraire camerounais ?

    Avant de répondre, j’aimerais profiter de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui m’ont gentiment accompagnée et qui ont travaillé d’arrache-pied pour mener à bien la promotion de mon dernier livre, Mexico. Je pense particulièrement à ACOLITT et aux différentes équipes de la CRTV, de InfosTV, de Mo’Radio.


    Le Cameroun est un pays d’intellectuels. Ils savent ce que c’est que de produire une œuvre littéraire. En plus, les gens sont curieux. Ils savent apprécier et reconnaître à sa juste valeur un travail fait avec ardeur. Chaque pays ayant ses limites, beaucoup reste à faire. Il faut, par exemple, rendre les livres accessibles, proposer des activités autour du livre, vulgariser le livre et così via.

    Si vous gagnez deux places dans un parc d’attraction. Avec quel acteur de la littérature iriez-vous ?

    Mon coup de cœur, Imbolo Mbue.

    Merci, chère auteure, pour votre disponibilité.

    C’est plutôt moi qui vous remercie.

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  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO, auteure camerounaise

    La lecture du roman nous plonge dans un univers, où nostalgie , tristesse, solitude et mélancolie s'entremêlent. Jasmine mène une vie qui danse au rythme de la malédiction que subissent les femmes de sa lignée depuis son aïeul Nyake Rokia. Sa mère voit en elle une forme de rédemption et désire faire d'elle ce qu'elle n'a pas pu être : une femme au foyer. Les rétrospectives de Jasmine font naître et mourir sur les pages, au fil des lectures, une larme. Entre les blessures cachées de sa mère, le traumatisme dû à la violence et l'abandon de son père, elle ne mène pas une vie de tout repos.

    De plus, la disparition de son fiancé après l’opération qu’elle a subie pour se débarrasser du signe annonciateur de la malédiction qu’elle porte : 38 fibromes, n’est pas un atout de soulagement. Durant l’expiation de son Dikindo (malédiction en duala), Jasmine est seule. Elle ressent pleinement l’absence de sa mère. Jasmine est seule. Et elle en souffre. 
      
      

    «Gling! Gling! Gling!»

    Danielle Eyango, dès la première ligne du roman, jette les dés d’une histoire rocambolesque, rythmée par l’obscurité et la musicalité. Jasmine, le personnage principal, nous amène dans le monde obscur qu’elle découvre dans l’exercice de l’expiation du Dikindo de sa lignée. Elle incarne la femme face aux périples de sa vie, face aux attentes familiales, face au regard de la société…

    Les racines de Jasmine l’appellent; elle doit rentrer à Bonendalè pour réparer le tort, le tort causé par celle dont on ne doit pas dire le nom, le tort dont on ne doit pas parler. 

    Nous suivons Jasmine dans un périple rempli de mythes de la tradition africaine des côtes camerounaises, à travers une écriture qui remet au goût du jour, le style familier à la camerounaise. Elle nous fait découvrir les us et les traditions dualas, les langues et les rythmes du terroir. 

    Jasmine est une femme qui ne manque de rien. Elle vient d’une famille qui, après moultes turpitudes, a réussi à avoir une certaine stabilité financière. Elle-même, cadre dans une entreprise de la place, est promise à René Wakam, un jeune homme fortuné, beau et très convoité. Malgré les problèmes qu’elle a dans le cadre familial, elle entrevoit son avenir avec beaucoup d’enthousiasme, jusqu’au jour où sa malédiction se révèle : son utérus a disparu


    Danielle Eyango aborde sans réserve de nombreuses thématiques étroitement liées à notre contexte socioculturel. Il s’agit entre autre de :

     – Tradition ancestrale / tradition chrétienne : «Janea, tant que nous avons en commun le même et unique but, c’est-à-dire redonner à cette enfant la féminité qui lui a été mystiquement et brutalement retirée à cause de la faute de son aïeule, nous pouvons asseoir ensemble un protocole qui satisfera à la fois la tradition et l’église.» Danielle, à travers ce discours, tenterait de prôner une forme de consensus entre des croyances qui se côtoient et s’affrontent. En effet, l’expiation du Dikindo de Jasmine est partagée entre le respect de la foi chrétienne de cette dernière à travers les prières adressées à Jésus et à la Vierge Marie, les neuvaines et le respect des traditions vu à travers ses sorties nue et tard la nuit, sa marche d’expiation vers la rivière, la danse de l’ésèwè, les neufs draps qui doivent la recouvrir dès son retour triomphal au palais…

    – Préjugés et stéréotypes : «Ces filles dualas ne mettaient pas long feu en ménage…»

    – Les mariages forcés : «(…) on appelait cela le Damea la sombo, le rapt de la fiancée… C’était monnaie courante jusqu’au milieu du XX siècle.» Quand les racines chantent est aussi un témoignage des difficultés auxquelles font face les femmes sous le joug des hommes qui les étreignent, et des blessures qu’elles pensent en silence.

    – La solitude : cette thématique incarnera Jasmine le long de son périple. Elle est seule. Sa mère qui l’aurait peut-être soulagée est absente… comme toujours. Elle ploie sous le poids du silence et du secret dont elle ne peut se départir. 


    Danielle Eyango a la musicalité et la poésie dans l’âme. Elle a d’ailleurs été propulsée avec son recueil de poésie «Le parfum de ma mère» paru en 2020. Entre la nostalgie qu’expriment les ngosso dans «Quand les racines chantent», les pas de danse et la mélodie qui rythment ce récit, on est emporté grâce à son écriture qui frise l’oralité dans le voyage que l’encre et les mots dessinent devant nos yeux.

    Lire ce roman, son enfant comme l’auteure le déclare, a été une redécouverte de la littérature, un véritable plaisir, après son recueil de poésie « Le parfum de ma mère ». Se retrouver face à un registre qui traduit au mieux notre société, nos habitudes, notre vécu, donne envie de le lire encore et encore. 

    Quand les racines chantent est une œuvre qui s’invite à notre chevet. C’est une œuvre avant-gardiste et franche, malgré la tendance de l’auteure à prendre le taureau par les cornes. Le lecteur face à la vérité peut se sentir choqué, mais peut vivre une forme d’élévation à travers l’introspection à laquelle le livre invite.

    Danick Moissen Deffo Fonkou
    Université de Dschang
    Chercheur en Afrique et mondialisation



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  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO, auteure camerounaise

    Synopsis de l’intrigue

    Quand les racines chantent est un roman de l’écrivaine camerounaise Danielle Eyango, paru aux éditions AfricAvenir en mars 2023. C’est un roman de 298 pages découpé en trois chapitres qui raconte en français, en duala et en allemand l’histoire d’une femme de 33 ans qui s’en va subir des rites dans son village maternel, dans l’optique de récupérer son utérus qui lui a été volé mystiquement. Jasmine Yondo, c’est le nom de l’héroïne. Jasmine a les artifices nécessaires pour mener une vie épanouie (travail bien rémunérée, maison…), elle a de valeureux attributs naturels pour avoir les hommes à ses pieds (elle est belle, le teint clair, bien mise, intellectuelle et croyante) ; mais il lui manque de prouver qu’elle est véritablement une femme, car elle n’a plus d’utérus, elle ne peut pas accoucher…

    Impuissante, Jasmine ne peut malheureusement pas échapper à ce qui a été prévu pour elle dans les lois naturelles de la tribu Bonendalè. Oui ! Jasmine « paie juste le prix du sang qu’elle porte » (P.22) et ne peut se dérober à ce qui l’attend tout au long de ce roman qui a focalisé notre attention de bout en bout : Jasmine doit battre le nkumbé pendant neuf nuits. Chez les duala, le nkumbé c’est la musique de l’eau exécutée gaiement et uniquement par les femmes, quand elles se baignent dans la rivière tôt le matin… A contrario, le nkumbé de Jasmine en est un de lamentation et de rachat. C’est « le nkumbé de la Rédemption. La rédemption de toute sa lignée. La rédemption de toutes les femmes de sa famille. La rédemption de ses entrailles. Elle [doit] chanter aux ancêtres offensés, la contrition et le remords de Nyakè la rebelle… Ce nkumbé-là, elle doit le faire seule. Dépouillée de tout. Dans la nuit.  (PP. 42-43)

    Chronologie et déroulement du nkumbé

    Il est convenu d’un protocole d’expiation entre Janéa Dooh La Mudi, représentant de la Tradition ancestrale duala, et l’abbé Martin SAMNICK, représentant de l’Eglise catholique romaine, afin d’unir leurs forces pour aider l’héroïne à retrouver sa féminité (Pages 29 et 195). Ce faisant, Danielle EYANGO met en lumière la complémentarité entre ces deux croyances que l’on tend toujours à opposer. Or, il est clair qu’en Afrique, si l’on a le choix de placer sa foi en telle religion ou telle autre, il n’en demeure pas moins que la tradition continuera d’occuper une place prépondérante. Dans ce sens, l’oracle affirme dans l’œuvre : « Notre tradition est religion, le socle même de notre spiritualité » (P.92). Plus loin dans l’œuvre, on peut s’apercevoir que les pratiques d’un côté comme dans l’autre concourent bien souvent aux mêmes fins ; et l’abbé SAMNICK de dire : « Je vous suis parfaitement, et d’ailleurs ceci n’est pas du tout étranger à l’Eglise » (P.106). En somme, l’idée défendue par l’auteure est là : il faut conjuguer avec les deux. C’est ce qu’elle a appelé : « le processus hybride d’indigénisation des rites de l’Eglise, et de christianisation des rites de Bonendalè… » (P.15).

    A ce titre, il va se passer des semaines durant lesquelles les deux parties vont assoir la stratégie de guérison de Jasmine. L’auteure a inséré cette période entre différents récits. Dans l’ordre, les discussions entre l’oracle et le prête apparaissent dans les pages suivantes : 15-19, 22-24, 29-30, 89-94, 106-111, 122-128, 185-188 et 291-297. Quarante pages au total pour comprendre le rite, le nkumbé !
    D’un côté, l’oracle explique ce qui est recommandé par la tradition ; et de l’autre, le prêtre veille à ce que rien dans le processus ne heurte la foi catholique de Jasmine.


    Quand ? Où ? Comment ?

    Le rite se fera en neuf nuits dans la rivière du village, et ceci toute nue. Jasmine doit franchir un certain nombre de barrières. Danielle EYANGO nous plonge ainsi dans un labyrinthe où il faudra garder toute sa lucidité, sa clairvoyance et son sang-froid de lecteur avisé pour ne pas se perdre.

    Pourquoi neuf nuits à la rivière toute nue ?

    La nuit représente l’obscurité dans laquelle est plongée la famille de la « maudite ».
    Le chiffre 9 est le seul chiffre qu’on peut lire à l’envers comme à l’endroit et qui signifie deux chiffres totalement opposés, comme l’ombre et la lumière. Dans la tradition des Bonendalè, il est le chiffre par excellence de Nyambè, le créateur de toute chose…
    La rivière… Il faut une eau qui coule, qui entraine au loin la malédiction.
    La nudité symbolise ici l’abaissement de la maudite devant les lois de la Tribu, les lois qu’elle a transgressées. Sa nudité signifie « ses genoux à terre »… Elle s’humilie, elle se dépouille de tout pour être pardonnée, de sorte que les Ancêtres Fondateurs et Nyambé, à l’issue des rites d’expiation et de réparation, puissent la rhabiller.


    Trois chapitres, trois nuits…


    Dans ce roman, Jasmine va exécuter les trois premières nuits de son nkumbé, le premier cycle. Ce qui laisse sous-entendre qu’il en reste six, et à l’évidence, si l’auteure garde l’équilibre, il reste également deux tomes de trois chapitres chacun.

    « Gling ! Gling ! Gling !
    (Et) il fit nuit… » (trois occurrences dans ce tome, pages 14, 94 et 205)

    La première nuit (pages 13-14, 19- 21, 24-28, 30-32, 42-53) : Jasmine est battue. On lui donne de violents coups de pieds dans le ventre. « (…) Tu penses que nous avons oublié ce que tu as fait ? La malédiction ne te quittera jamais ! ». Et elle est frappée plus fort. Affaiblie, elle évoque la prière à la Vierge Marie « (…) Maintenant et à l’heure de notre mort, amen… ». Cette prière à la Vierge Marie l’aide-t-elle ? A découvrir…

    La deuxième nuit (pages 94-95, 100-102, 103-106, 112-114, 116-122, 128-134) : Un bébé est mangé. Dans la rivière, Jasmine va subir un terrible affront.

    La troisième nuit (pages 205, 207-210, 216-218, 221-229) : Jasmine fait la rencontre d’un membre de sa famille déterminant dans son périple.

    Au fur et à mesure que les nuits se suivent, l’on a le sentiment que le rite se corse. L’auteure présente des scènes de combat à travers une gradation ascendante, à l’instar de : « l’eau de la rivière gonflait au fur et à mesure que Jasmine la battait. Elle devenait fleuve. Elle devenait mer. Elle devenait océan. Un fleuve à la fois à Bonendalè et dans un autre monde… L’eau bouillait comme une marmite au feu. Sa température grimpait à une vitesse folle ». Une image hors du commun qui met en lumière non seulement l’intensité de la lutte, mais aussi la détermination de l’héroïne à suivre son rite d’expiation et de réparation.

    Les histoires parallèles au nkumbé de Jasmine (les digressions narratives)

    Quand les racines chantent de Danielle Eyango a une narration plurielle. Les histoires s’enchaînent, se transposent, et il faut garder son cerveau en alerte pour pouvoir rattraper l’une exactement à l’endroit où elle s’est achevée. Ainsi donc, nous avons pu regrouper vingt événements dans ce Tome 1.

    L’arbre généalogique de Jasmine YONDO

    Comment Jasmine devient-elle Bonendalè alors qu’aucune femme de sa lignée n’est légitimement une enfant d’un Bonendalè ?

    Approche thématique dans l’œuvre

    Quand les racines chantent est un roman qui traite globalement des thèmes de la tradition et de la religion. Cependant, nous avons pu relever au fil de la lecture une pléthore d’autres sous-thèmes développés parmi lesquels :
    – La fatalité 
    – Les limites de la médecine
    – Les stéréotypes tribaux au Cameroun
    – La duplicité des chrétiens croyants
    – La mauvaise foi des hommes de Dieu 
    – Le problème d’enfants illégitimes
    – L’immigration clandestine et la captivité des Noirs en Lybie 
    – La dot d’une femme enceinte 
    – Mariage : le choix du cœur 
    – Le manichéisme de la sorcellerie africaine
    – La relation mère-fille 
    – Les violences conjugales

    Le genre romanesque

    Quand les racines chantent de Danielle Eyango présente fortement les traits d’un roman religieux.
    Il traite avec une acuité particulière la question de religion en la juxtaposant de bout en bout avec la tradition. On pourra dire que c’est un roman qui fait la propagande de la complémentarité tradition-religion. Cette complémentarité est le cœur même du rite d’expiation et de réparation de l’héroïne Jasmine, qui se développe tout au long de la narration. Pas une nuit de nkumbé ne se fait sans que la religion intervienne et vice versa.


    En tant que lecteur, nous percevons la volonté de l’auteure d’en faire un miroir sur la réalité des chrétiens d’aujourd’hui qui n’arrivent pas à se situer entre les deux croyances, ou encore d’assumer l’implication de l’une dans l’autre. On voit par exemple la mère de Jasmine qui se rend chez un marabout arborant un vêtement de l’église : « les plis de sa grosse robe blanche de conseillère paroissiale de L’Eglise Evangélique du Cameroun ». Et l’auteure de rajouter : « Il y a quelques jours, on l’avait investie en fanfare dans sa paroisse, et elle avait juré d’encadrer la jeunesse de la communauté, et de veiller à leur croissance spirituelle dans la crainte du Seigneur » (P.59). Voilà donc qui symbolise un manquement à la toute première consigne du chrétien qui vous dira, par mimétisme, le premier commandement de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autre dieu que moi ». En Afrique, les chrétiens se retrouvent très souvent pris au piège entre leur africanité et la religion moderne auxquelles ils appartiennent.
    Avec les « Racines » qui « Chantent », l’auteure nous flanque au nez l’hypocrisie de certains qui en matinée feignent de n’avoir que le « Dieu religieux », et dans l’après-midi s’en vont « ajouter quelque chose à côté pour [se] protéger » (P.60). L’auteure nous dit même que Jésus est « nonchalant » (P.64). Ah oui ! La solution est donc toute trouvée : il faut se battre soi-même, car « Dieu ne va pas descendre du ciel ?! ». Il n’y a pas assez de temps, il faut « faire vite » (P.63).
    Que va-t-il se passer ? Le Janéa et l’abbé vont-ils parvenir à sauver Jasmine ? Le Tome I laisse le lecteur avec un cœur impatient de connaitre la suite et le dénouement de cette rocambolesque intrigue…

    CLOM, lectrice à Kribi


    Espacé Pub


  • Les 5 questions posées à Serthy AYISSI, auteur et éditeur camerounais

    Vous êtes l’auteur de plusieurs livres et le promoteur des Éditions APEL. Nous nous languissons d’en apprendre un peu plus.

    J’ai publié trois œuvres officiellement : Sublimisme ou poésie de l’étincelle (poésie) , publiée en 2020 aux éditions La jeune plume; Les bijoux précieux de Dillan (nouvelles) en 2022 en version numérique uniquement, et enfin, après mon prix national jeune auteur, j’ai publié en fin 2022, Le sort des hiboux boiteux . Actuellement, je poursuis ma carrière de professeur du secondaire et je prépare un nouveau roman.

    Vous êtes l’éditeur de  »Pour le meilleur et les coups » de Nathalie Flore. Quel est votre avis sur ce texte ?

    Ce texte, c’est de la dynamite (rires). Je suis séduit par le style de l’autrice et je nourris beaucoup de présages prestigieux pour ce roman d’actualité.

    Vous avez lancé récemment le Prix International APEL Éditions pour le compte rendu avec ce livre de Nathalie Flore comme  »livre cible ». Quelle est la plus value de ce concours sous le prisme de l’éditeur que vous êtes ?

    Je me suis dit, en accord avec l’auteure, qu’il serait judicieux que les nombreux lecteurs qui nous suivent soient récompensés. Quoi de mieux qu’un concours où plusieurs auront le privilège d’être célébrés. C’est le moindre qu’on puisse faire pour leur soutien indéfectible.

    Le règlement du concours à ce lien :

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02wGEmWXuaWdXnBj8NT27d4vk99uCNW4pixt9dyKxk5eRJf9CUxtAwG7JaiTKz3t2Ml&id=100067235262143&sfnsn=mo&mibextid=RUbZ1f


    Lien Youscribe pour lire «Pour le meilleur et les coups»: https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/pour-le-meilleur-et-les-coups-3483886


    Vous êtes par ailleurs le président de jury de ce concours. Vu que pour vous, l’éditeur, ce livre est  »une dynamite », les comptes rendus portés sous la critique dite négative ont-ils une chance de voir leurs rédacteurs primés ? Nous rappelons à nos abonné.e.s qu’à l’issue de ce concours, trois lauréats se verront primés.

    Je suis un amoureux du travail objectif, ce qui m’a souvent attiré des foudres. Et donc, en ce sens, les critères d’éligibilité n’ont rien à voir avec le jugement de valeur mais avec la pertinence de la rédaction.

    En tant qu’éditeur dans un contexte qui en compte une bagatelle, quelle est la particularité de votre maison d’édition ?

    Nous sommes l’une des rares maisons qui éditent avec la possibilité de rentrer dans ses dépenses (l’auteur) dès les trois premiers mois de la publication, grâce à une stratégie de vente dans le numérique qui, jusqu’ici, satisfait tous nos auteurs. De plus, nos prix en terme de qualité-prix sont imbattables au Cameroun. Enfin, nous sommes partenaires avec les plateformes les plus célèbres d’Afrique francophone et des chaînes de télévision. Nous formons les écrivains… Tout ceci fait de l’APEL Éditions, une révolution en terme de publication.

    Linelitt’ les arts


    Espace PUB’

    CONCOURS DE LECTURE À VOIX HAUTE DESTINÉ AUX ENFANTS