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  • ENTRETIEN : Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA : « Entre la plume et la couronne, je choisis de rester libre »


    Révélée sur Wattpad, sacrée Miss Littérature Afrique 2025 et engagée sur le terrain avec sa bibliothèque roulante, Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha incarne une génération d’écrivain·es africain·es qui refusent le silence. Dans cet entretien, elle évoque l’écriture comme urgence, les contradictions de la visibilité, la jeunesse face au numérique et cette littérature qui, selon elle, doit transformer le réel autant que le raconter.


    Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changée, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout.


    Votre écriture semble habitée par une urgence. Écrivez-vous pour dire le monde tel qu’il est, ou tel qu’il vous inquiète ?

    Pour faire un peu des deux. Certains éléments de ce qui fait mon réel, dans ma ville, dans mon pays et plus largement mon continent, ne peuvent manquer dans mes histoires. Ce réel n’est malheureusement pas toujours tel qu’il devrait l’être, alors de temps à autre, on pointe du doigt ce que semble clocher d’après nous.


    À quel moment avez-vous compris que détourner le regard n’était plus une option pour vous ?

    Dès l’instant où j’ai su que je ne pourrais pas contenir mes idées, mes opinions, ma vision du monde. Dès le moment où j’ai découvert que l’écriture était un incroyable moyen d’exprimer ce qui nous hante, ce qui nous dérange.


    Vous avez choisi très tôt de raconter des tragédies humaines et environnementales. Pourquoi aller si jeune vers ce qui fait mal, plutôt que vers ce qui rassure ?

    Parce qu’en tant qu’artiste, on ne choisit pas à mon avis ce qui nous touche, ce vers quoi on penche naturellement. Il y a des jours où je me dis que j’aimerais écrire des histoires qui se terminent bien, où les gens sont heureux. Peut-être que je le ferai un jour, mais pour l’instant, ma plume s’incline naturellement vers ce qui est sombre, triste, parce qu’elle trouve matière à réfléchir dans l’obscurité.


    Révélée sur Wattpad, vous appartenez à une génération qui écrit d’abord en ligne. Le numérique est-il pour vous un tremplin ou un filtre ?

    Le numérique est un énorme tremplin. Il n’a pas vocation à remplacer le papier – auquel on a toujours recours – mais il offre à ma génération un espace d’expression, de liberté et de création que personne d’autre avant nous n’avait connu. Et je m’en estime chanceuse parce que sans un réseau social d’écriture, je n’aurais jamais fait de l’écriture une activité aussi régulière. Tout ne peut pas se jouer sur ce terrain-là, et il faudra tôt ou tard affronter la chaleur des pages, les visages interrogateurs de nos lecteurs. Le numérique aide beaucoup à se construire une véritable pratique de l’écriture avant de se lancer dans le grand bain de l’édition.


    Votre nouvelle, « Prémonition », vous ouvre les portes d’une reconnaissance internationale. Qu’avez-vous mis de vous-même dans ce texte que vous n’aviez jamais osé formuler ailleurs ?

    J’y ai mis toutes mes hésitations, toutes mes questions quant à deux dimensions essentielles de ma vie : Être femme et écrire. J’ai toujours craint de ne pas savoir rédiger les dialogues de mes personnages correctement. Néanmoins, « Prémonition » est constitué en grande partie de dialogues. J’ai toujours eu peur de créer un personnage écrivain, de peur de manquer de distance, pourtant le personnage principal de Prémonition est une écrivain. J’ai donc tenté d’affronter toutes mes craintes dans ce texte, de prendre des risques. Je crois que c’est ce qui a fait toute la différence.


    L’écriture vous permet-elle de dire l’indicible ou de le contourner ?

    Je répondrai qu’elle me permet de dire l’indicible avec subtilité. Le jeu que j’affectionne particulièrement et auquel je me donne souvent des mes nouvelles, est d’essayer de transposer des éléments de ma réalité, de mon quotidien, des morceaux de notre langage, des concepts de nos traditions ou de notre culture dans l’univers épuré de la littérature. C’est un exercice difficile que je ne réussis pas toujours, mais je trouve intéressant de pouvoir dans mes textes faire des clins d’œil aux gens d’ici tout en parlant la langue d’ailleurs.


    Être couronnée Miss Littérature Afrique 2025 vous place dans une position de symbole. Vous sentez-vous regardée, attendue, peut-être même enfermée dans ce rôle ?

    Je me suis sentie beaucoup regardée au début, et ces yeux curieux que je sens parfois par-dessus mes épaules ne me quitteront sans doute pas avant la fin de mon mandat. Le plus important c’est donc ce qu’on choisit d’en faire : un fardeau ou une motivation ? Je tente de profiter de cet intérêt qui m’est accordé pour mettre en valeur ce qui me tient à cœur, les projets qui m’habitent. Mais comme ce rôle n’implique pas forcément d’être écrivaine, à un moment, j’ai négligé à mon grand regret cet aspect essentiel de ma vie. L’égérie de la littérature et l’artiste ont eu du mal à cohabiter, et la couronne a parfois pesé plus fort que la plume. Parfois aussi, les deux entraient en collision. Là où la Miss devait faire bonne figure pour les caméras, l’écrivaine aurait voulu rester dans sa chambre à finir une nouvelle. Aujourd’hui, j’essaie de trouver un équilibre entre les deux. C’est un chemin difficile, mais je ne veux renoncer ni à la plume ni à la couronne.


    Comment rester libre quand on devient, malgré soi, une figure ?

    La liberté n’est jamais entière parce qu’on reste sensible aux attentes des autres, qu’elles soient réelles ou qu’on les ait seulement supposées. Mais il ne faut pas toujours voir cet attachement au public comme un inconvénient. Miss Littérature m’a surtout donné un socle de visibilité dont je ne pourrais jamais me défaire, et qui servira tout ce que j’entreprendrais dans ma vie désormais. De ce socle-ci, je n’ai pas envie de me départir, mais je saurais comment le réorienter au fur et à mesure, pour rester toujours maîtresse de mon image et de mon identité.


    Avec votre bibliothèque roulante, vous agissez concrètement sur le terrain. La littérature doit-elle, selon vous, sortir des livres pour exister pleinement ?

    Bien-sûr ! Pour des écrivains d’un autre pays, d’un autre continent, la question ne se poserait pas. Ailleurs, on peut s’accorder le luxe d’écrire et d’écrire seulement, parce que l’écosystème est déjà construit, la chaîne du livre solide. Pour nous artistes du continent par contre, il est indispensable de s’engager sur le terrain une fois la plume posée. Ce n’est pas une injonction, Dieu sait qu’être obligée ne suffit pas pour porter une initiative littéraire dans ce pays. Mais je pense que nourrir la littérature que l’on chérit tant devrait aller de soi pour tous les écrivain·es d’ici.

    On ne peut donc parler de vocation littéraire en Afrique sans engagement social ?

    Comme je l’ai expliqué plus haut, je crois que les deux sont indissociables. Aujourd’hui, je sais que je n’envisage pas la littérature autrement qu’ainsi : porter des projets littéraires le jour et écrire des récits pour nourrir cette littérature le soir.


    Vous travaillez avec des publics souvent invisibilisés. Qu’ont-ils changé dans votre manière d’écrire et de penser le monde ? Ont-ils déplacé vos certitudes ou révélé vos limites ?

    Je ne peux pas parler de publics invisibilisés d’un point de vue extérieur. Je fais partie de ces publics. Je suis née, j’ai grandi et je vis toujours dans un quartier populaire de la périphérie de Douala. Je viens d’une famille à revenus modestes. Je considère que si ma voix a pu plus ou moins émerger, c’est grâce aux livres. Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changé, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout. Et je commencerai toujours par là d’où je viens, je m’en inspirerai toujours pour scruter le monde.


    Votre parcours s’accélère, les sollicitations se multiplient. Comment protégez-vous votre voix intérieure dans ce bruit croissant autour de vous ?

    En m’éloignant à chaque fois que c’est nécessaire… Ça s’accompagne souvent de culpabilité, mais c’est nécessaire. Pour moi qui n’ai jamais été une grande fan de réseaux sociaux, et qui les ait longtemps utilisés en spectatrice silencieuse, me retrouver actrice, suivie par des gens, commentée et interviewée, le choc a été grand. Mais une fois l’enthousiasme des premiers succès passé, et avec le soutien sans faille de mes proches, j’ai appris à faire le tri, à prioriser ce qui compte d’abord pour moi, puis ce qui peut profiter aux autres. C’est parfois difficile de dire “Non”, mais ça peut nous éviter bien du stress et de la fatigue.


    Le succès peut-il devenir une forme de distraction dangereuse pour un écrivain ?

    Assurément, surtout s’il devient l’unique motivation derrière notre écriture. Je le conseille à tous les jeunes qui viennent vers moi en souhaitant participer à des concours : dans la littérature comme dans la vie, il ne faut pas penser aux récompenses avant d’avoir envisagé l’effort. Ça nous épargne d’une pression énorme et ça nous permet de créer librement, avec l’insouciance et l’innoccence qui précèdent toutes les grandes œuvres de notre humanité.


    La jeunesse africaine écrit aujourd’hui avec une intensité nouvelle. Selon vous, cette écriture est-elle une forme de résistance, de réparation ou de réinvention ? Qu’est-ce que votre génération refuse désormais de taire ?

    Ma génération veut prendre possession de son propre récit. La jeunesse à trop longtemps été racontée du point de vue des aînés. Aujourd’hui, nous voulons nous raconter entre nous, mais aussi raconter comment nous voyons et interprétons le monde, d’une manière maladroite peut-être, mais sincère. Et ce récit, nous le construisons avec ce que nous avons à disposition, principalement des smartphones. Je pense que nos prédécesseurs, s’ils peuvent nous guider, sont assez mal placés pour nous juger. Aucune génération avant la mienne n’avait dû affronter une révolution semblable à celle des Nouvelles Technologies, avec en tête de file l’intelligence artificielle. Ma génération fait de son mieux.


    Si tout devait s’arrêter demain — les prix, les titres, la visibilité — que resterait-il de votre rapport à l’écriture ? Écririez-vous encore, même sans lecteurs ?

    Si tout s’arrêtait demain, je redeviendrai celle que j’étais hier : la petite fille qui écrivait des histoires fantaisistes, pour que maman les relise ; celle qui inventait et racontait des histoires à sa petite sœur, tard dans la nuit, en attendant le sommeil ; l’adolescente qui écrivait seule sur le gros ordinateur ronflant du salon ; celle qui écrivait et publiait des chapitres de son roman chaque semaine sur Wattpad, sans savoir qu’ils seraient lus. Si tout s’arrêtait demain, je pourrai dire que j’ai écrit dans l’anonymat, puis dans la célébrité. Et que dans les deux cas, l’écriture a fait mon bonheur comme jamais.


    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO


  • PAULINE ONGONO, LA GARDIENNE DES MAILLONS INVISIBLES – Par Elmagazine

    Il y a des pays où les écrivains montent sur scène sous les applaudissements.
    Et d’autres où ils écrivent longtemps dans le silence, avec pour seule certitude le désir d’être lus.
    Le Cameroun n’est pas un désert littéraire. Il est traversé de voix puissantes, de manuscrits vibrants, d’imaginaires vastes. Mais entre l’écriture et la reconnaissance, il existe un espace fragile. Un espace où les livres hésitent à circuler. Où les auteurs doutent. Où les textes cherchent leurs lecteurs. C’est dans cet espace que Pauline Ongono a choisi de vivre. Pas au centre. Pas sous la lumière. Mais là où tout peut se rompre sans que personne ne le remarque.

    Née dans les années 80 à Mbassila, dans la Lekié (région du centre, Cameroun), Ongono Pauline Marie Noelle appartient à cette génération qui a grandi avec des livres dans les mains et le monde dans l’imagination. Avant les écrans. Avant l’immédiateté. Bien avant les algorithmes.
    Sa vie littéraire ne commence pas avec ACOLITT. Elle commence avec des étagères. Avec l’odeur du papier. Avec les livres qu’elle range, qu’elle classe, qu’elle observe… Avec ceux qu’elle lit. Et avec ceux qu’elle voit passer.

    À onze ans déjà, elle sait. Elle travaillera avec les livres. Pas comme un rêve d’enfant. Mais comme une évidence calme.
    Le CLAC (Le Cercle de Lecture et d’Animation Culturelle) de Yaoundé est la première porte qui s’ouvre. Et là, elle comprend ce qu’il y avait de plus essentiel : les livres ne vivent pas seulement dans le silence. Ils vivent dans la rencontre. Dans la parole partagée. Dans l’animation. Dans le regard d’un lecteur qui découvre. Mais derrière les rayonnages, une sensation demeure. Les livres semblent attendre. Les auteurs aussi. Elle voit les manuscrits publiés trop vite. Les textes mal accompagnés. Les projets qui s’essoufflent faute de relais. Les ouvrages qui existent… mais ne circulent pas. Ce n’est pas un manque de talent.
    C’est un manque de lien. Alors elle choisit de devienir ce lien.

    Bien avant qu’ACOLITT n’existe, Pauline travaille. Elle préface. Elle postface.
    Elle anime des ateliers de lecture et de gestion de bibliothèques. Elle forme. Elle accompagne. Elle publie un texte dans « Sororité chérie » , aux Éditions Venus Ébène, aux côtés de trente-et-une femmes à travers le monde. Elle est déjà là, bien assise dans le système. Entière. Engagée. Fidèle.

    En janvier 2022, ACOLITT naît en fin. Non pas comme une ambition. Comme une réponse. Une ‘calebasse’, dit-elle. Un espace où rassembler les forces. Où faire en sorte qu’un livre ne s’éteigne pas après son impression. Où un auteur ne soit pas laissé seul avec son doute.

    Aujourd’hui, elle collabore avec des dizaines de maisons d’édition sur le continent. Elle a été primée en communication littéraire. Mais ce n’est pas ce qui la définit.
    Ce qui la définit, c’est la médiation.
    Cette manière de tenir les fils sans chercher à apparaître dans la tapisserie. Quand un manuscrit est fragile, elle ne le maquille pas. Elle ne prend pas la voix de l’autre. Elle la fortifie. Elle refuse le ghostwriting. Parce qu’elle croit que chaque auteur mérite sa propre maturation, sa propre respiration.

    À l’ère des facilités technologiques, Pauline défend une théorie simple : la littérature est humaine. Elle porte une responsabilité. Elle le rappelle souvent : un auteur est un éducateur. Son attitude compte. Son image compte. Son exigence compte.

    Pauline Ongono n’est pas une romancière en quête de projecteurs. Elle est une veilleuse. Une présence discrète qui empêche les ruptures. Une force tranquille dans un écosystème fragile. Une gardienne des maillons invisibles. Sa phrase préférée résume peut-être tout : « Lire des livres délivre. » Mais pour que les livres délivrent, il faut quelqu’un pour les porter. Pour les relier. Pour les défendre. Pour croire en eux quand ils ne tiennent pas encore debout.

    ACOLITT a quatre ans. Sa fidélité au livre, elle, a l’âge de ses premières étagères. Et peut-être que la vraie grandeur ne se mesure pas au bruit qu’on fait.
    Peut-être qu’elle se mesure aux ruptures qu’on empêche.
    Pauline Ongono est de celles qui empêchent les ruptures depuis le Cameroun.
    Et cela, profondément, mérite d’être célébré.

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  • D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    D’encre et de MATATEYOU : l’Echo de l’Encre des Mum se fait entendre

    29 janvier 2026… Il est presque 16 heures quand la Librairie des peuples noirs de Yaoundé, lieu chargé d’une belle histoire de la littérature africaine car elle porte l’empreinte de son fondateur, l’illustre Mongo Beti, a accueilli plusieurs générations de personnes avides d’initiatives de la scène littéraire africaine et camerounaise en particulier. La raison était aussi simple qu’unique : rendre un hommage au professeur Emmanuel MATATEYOU, non seulement par des paroles, mais aussi à travers le deuxième numéro de la revue littéraire « L’Echo de l’Encre des Mums », une initiative de l’association littéraire L’encre des Mums – regroupement des écrivains du département du Noun (Ouest – Cameroun).

    Sous la maestria de Viviane MOLUH, auteure de plusieurs romans et secrétaire générale de l’association, loisir a été de voir défiler, juste après le mot du président de l’association, monsieur Pierre POCHANGOU, des jeunes écrivaines du collectif, Aminatou Ndam Bendia et Khamila Ndayou, qui, à travers leurs note et revue de lecture de cette parution autour du professeur, ont plongé l’assistance dans le bain, incitant les uns et les autres à acheter un exemplaire, pour en savoir plus. Un bal de témoignages aussi poignants les uns que les autres a pris le pas… Des « Ah ! » des « Waouh ! », de belles émotions étaient au rendez-vous des témoignages laissés par la fille du professeur MATATEYOU, ses étudiants et autres jeunes qu’il a encadrés en écriture ou en culture bamoun, le vice-recteur de l’université de Ngaoundéré, le Pr Daouda, qui a fait le déplacement exprès pour témoigner de son affection, son admiration, son respect… à un professeur MATATEYOU encore en vie. Comme l’avait chanté l’artiste camerounais Longue Longue : « Témoignez-moi quand je suis encore en vie ! », l’association littéraire L’encre des Mum l’a compris et nous a servi une belle galette qui nous permet d’apprendre un peu plus sur l’Homme MATATEYOU dans son entièreté.


    Ce moment a connu la présence d’autres figures de l’espace littéraire camerounais comme Josée MELI (critique littéraire), Ray NDEBI (coach littéraire), Laetitia DONG (auteure), Avouzoa d’Ekoulikang (auteure), Louis EBENE (auteur), Salif MFORAIN (auteur), Aristide OLAMA (auteur), Serges NGOUNGA (auteur) et la liste est loin d’être exhaustive. Et chacun y allait de ses félicitations pour cette initiative.
    En effet, Trop de « bibliothèques » meurent avec leurs histoires réelles. Nos livres d’histoire actuels sont encore, pour la majorité, loin de la véritable histoire de notre pays, de notre continent. Des initiatives comme celle-ci contribuent, sans nul doute, à ne plus être spectateurs de la préfabrication de notre histoire. « L’Echo des Mums » est donc disponible auprès du collectif. Nous vous invitons à l’acheter, non seulement pour vous abreuver de sages connaissances, mais aussi pour soutenir cette association, qui vit sa deuxième année sur l’espace littéraire.


    Pauline M.N. ONGONO

  • BIOLITT : Arthur Himins, auteur et traducteur-interprète camerounais

    Si chaque être humain a la possibilité d’utiliser ses talents et compétences pour contribuer à bâtir un monde meilleur, l’écriture est le domaine dans lequel s’exerce HIMINS.

    Originaire du Cameroun, HIMINS est un auteur passionné, un activiste humaniste doté d’un calame à la fois profond et tranchant, tel un glaive. Féru de philosophie et de sagesse africaine, son tout premier ouvrage s’intitule Journal d’une Jeunesse Gaspillée, une autobiographie écrite en deux tomes. Avant le deuxième tome susmentionné, il publiera Votre Différence est une force, ouvrage portant sur le handicap, du point de vue des handicapés.

    HIMINS est aussi un traducteur-interprète Freelance (français, anglais et espagnol), commerçant et jeune investisseur.

    En 2023, il fonde la Tontine Littéraire, un club de lecture basé à DOUALA (Cameroun), qui a offert la possibilité à de nombreux auteurs camerounais et africains, de se faire connaître.

    En novembre 2024, il participe à la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain, sous l’invitation de l’Union Européenne au Cameroun.

    Sa plume est influencée par l’auteur Félix MBETBO ; les écrivaines Suzie DO’O, Kelly YEMDJI ; le romancier BEYROUK ; le Dr Joseph Marcel EBOA (auteur et coach financier) ; et Robert GREENE, auteur de bestsellers.


    Avec des lecteurs au Cameroun, en Afrique et dans la Diaspora, HIMINS n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et ambitionne d’entrer dans le panthéon littéraire africain voire mondial.




  • BIOLITT : Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA, Miss littérature Afrique 2025

    Née le 02 novembre 2006 à Douala au Cameroun, Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA est une jeune écrivaine en herbe. Passionnée de narration depuis sa tendre enfance, Lorena Nolwen termine à quinze ans son tout premier roman « Les Tréfonds de L’âme », qui cumule à ce jour près de trois mille vues sur Wattpad, la plateforme d’écriture mondiale.

    Elle assure pendant plus de six mois la fonction de jury du concours Lofn, une compétition littéraire non officielle organisée sur le réseau social.

    À seize ans, elle publie toujours sur Wattpad un recueil de nouvelles basé sur les tragédies marquantes de l’histoire de son pays. La première nouvelle de ce recueil l’amène en demi-finale de la 39e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française.

    Fin 2023, elle remporte le Prix de la Meilleure Dissertation Philosophique du Lycée Bilingue de Ngodi-Bakoko, établissement secondaire dans lequel elle est scolarisée. L’année suivante, elle est lauréate de la 40e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française avec une nouvelle inédite : « Prémonition ».  Lorena Nolwen, parrainée par l’écrivain canadien Éric CHACOUR et conviée à la Semaine du Jeune Écrivain à Muret en France, à la fin du mois de mars 2025. Sa nouvelle paraîtra avec les onze autres textes gagnants, dans un recueil, aux Éditions Robert Laffont, en avril 2025.

    Depuis la fin d’année 2024, elle est l’ambassadrice bénévole de l’association « Un Livre, Un Trésor », qui promeut le lire et l’écrire chez les jeunes du Cameroun.

    Nolwen KAMAHA est également Miss Littérature Cameroun 2024-2026. Le 26 juillet 2025 au Bénin, elle est élue Miss Littérature Afrique.

    Actuellement, elle étudie le journalisme à l’Institut Universitaire du Golfe de Guinée.


  • BIOLITT : Bienvenu Juvénal ROUHEDA YASSARA, auteur centrafricain

    Bienvenu Juvénal ROUHEDA YASSARA est né le 12 mai 2003 à Bangui en République Centrafricaine. Il a fait ses études maternelles, primaires, secondaires et universitaires en Centrafrique, où il poursuit un Master en Relations Internationales à l’Université de Bangui. Il devient auteur en 2023.


    Ses distinctions littéraires

    – En mars 2023, il est finaliste au concours de rédaction dans le cadre de l’initiative « Jeunesse, Paix et Cohésion sociale », catégorie Poésie, organisé par le Centre Catholique Universitaire à Bangui.

    – Toujours en mars 2023, il est lauréat du prix « Poème en Etoile » organisé par les Editions Oubangui et l’Alliance Française à Bangui, lors de la journée Internationale de la Francophonie.

    – En 2024, il est finaliste du Prix Littéraire International CODJO RODRIGUE ABEL ASSAVEDO, catégorie poésie,
    avec le manuscrit « Sur l’Océan de la Négritude », au Bénin.

    Coach Juvénal…

    Entre juin 2021 et mars 2024, il a animé, à plusieurs reprises, des ateliers d’écriture de slam et poésie à l’Alliance Française de Bangui, dans certains établissements scolaires de Bangui et sous des plateformes sénégalaises de slam et de littérature.

    En 2025, il reçoit une reconnaissance de l’Ambassade des États-Unis à Bangui suite à son engagement dans une formation en vue d’un concours d’art oratoire auprès d’une trentaine de jeunes issus de divers horizons à Bangui, ainsi que sa participation active en tant que membre du jury pour ledit concours, aux côtés du personnel de l’Ambassade.

    Ses livres

    Mon éclat sous un soleil noir, Edilivre, 2023 (poésie)

    La légende d’un peuple meurtri, L’Harmattan, Paris, 2024 (poésie)

    Des mots d’amour pour les merveilles de Centrafrique, Collectif, L’Harmattan, Paris, 2024 (poésie)

    Les cicatrices du lendemain, Les Impliqués Editeur, Paris, en instance de publication (poésie)

    Et plusieurs projets artistiques en cours d’exécution.

    Ses articles


    La Jeunesse en Crise, chronique (article presse), Ndjoni Sango, N°405, avril 2024


    L’alerte sur la Jeunesse Centrafricaine, chronique (article Presse), Ndjoni Sango, N°410, avril 2024

    Quand l’Etat abandonne la littérature Centrafricaine à son triste sort, article de presse paru dans plusieurs presses écrites entre fin Juin et début Juillet 2024.

    Au secours des enfants de la rue dans la ville de Bangui, article de presse paru dans plusieurs presses écrites au mois de septembre 2024.

    Contacter l’auteur…

    7è Arrondissement, Bangui, République Centrafricaine
    B.P. : 1450, Bangui Centrafrique.
    Tel : +236 72 41 31 59 / 75 24 32 21
    Whatsapp : +236 72 41 31 59
    E-mail : bienvenurouheda@gmail.com




    Espace PUB’

  • BIOLITT : Serges NGOUNGA, écrivain camerounais

    Depuis 2008, Serges NGOUNGA mène une vie d’écrivain qui, progressivement, prend de la place dans sa vie.

    De formation universitaire littéraire et communication, il poursuit son cheminement littéraire et artistique à travers plusieurs publications et projets culturels qu’il mène au sein des associations et des groupes de réflexions et d’actions.

    Au fil de ses productions littéraires, l’écrivain développe plusieurs thématiques : l’importance de l’identité culturelle, l’appréciation de la nature, la spiritualité, les voyages, la culture, et les valeurs humanistes.

    Depuis sa jeunesse, ce passionné de littérature, d’histoire, de culture et de traditions, considère ses écrits comme un arbre qui raconte au fil des pages sa vision du monde. Les racines de cet arbre sont plongées dans ses valeurs africaines, son tronc est teinté d’un optimisme et d’une résilience bienveillante. Ce qui donne à cet arbre, des branches capables d’aller à l’écoute des autres, pour un partage sans cesse enrichissant.

    Serges NGOUNGA invite ses lecteurs au cœur d’un voyage essentiel qui sans cesse transcende et dépasse le réel pour un meilleur enchantement des sens.

    SES LIVRES

    Le Nguon expliqué à mon fils… et présenté au monde : Le devoir de transmission (2024) – Récit jeunesse

    VISION & GRANDEUR DU PEUPLE BAMOUN : Du temporel à l’intemporel (2021) – Beau-livre

    Les racines du bien, ou la parenthèse enchantée (2022) – Poésie

    Des larmes aux étoiles – Textes à l’absente (2023) – Poésie

    Au fil du voyage (2008) – Poésie (en rupture de stock p

    Eugène Njo-Léa (1931-2006) : Un sportif – Un militant – Un diplomate (2025)

    Il

    Serges NGOUNGA est le président actuel de l’Amicale des Auteurs Camerounais de la Diaspora (AMACAD). Une récente association qui mène son bout de chemin depuis le début de l’année 2025 à travers salons et festivals du livre.

    POUR SERGES NGOUNGA…

    « Un écrivain est un artiste qui voyage en permanence en lui et hors de lui. Il dépasse les frontières invisibles du temps et de l’espace… Par l’imagination, il tente à sa manière de tutoyer la part de divinité en chacun de nous pour le bonheur d’un plus grand nombre d’humains-lecteurs ».




  • BIOLITT : Khamila NDAYOU, poétesse camerounaise

    De son vrai nom NDAYOU NGOUPOUT Khamilou, Khamila Ndayou est une auteure de poèmes et de nouvelles. Elle est originaire du Noun (Ouest Cameroun), passionnée de livres, avec une licence en sociologie option Population et développement obtenue à l’Université de Yaoundé 1.

    Son entrée dans le monde de l’écriture se tient au lycée, à travers des poèmes qu’elle écrits sur des papiers décorés et qu’elle partage avec son entourage qui n’hésite pas d’apprécier ses écrits et de l’encourager. Ces mêmes textes poétiques tomberont plutard entre les mains de ses enseignants, qui l’encourageront à représenter son lycée à certaines compétitions littéraires. De là, elle y découvre en l’écriture une passion dont elle ne pourra plus se détacher.

    En mars 2024, elle a 20 ans quand elle est lauréate d’un concours d’écriture qui a pour objectif de mettre en valeur la plume féminine :  le concours « Dames de Lettres » organisé par les Editions ECLOSION et dont sa première édition se tenait la même année. Un mois avant, elle fera partie des cinq lauréats du concours « Encre de jeunes » organisé par la même maison d’édition.

    Khamila est toujours en quête d’apprentissage et d’évaluation. Sa persévérance et son courage la poussent à poursuivre plusieurs défis à l’échelle internationale. C’est ainsi qu’elle a décidé de s’inscrire au concours d’écriture « Prix Petit Écrivain» catégorie « Étudiants ». Il s’agit d’un concours littéraire ouvert à une centaine d’universités, des centres de formation d’Afrique centrale et regroupant des milliers d’étudiants africains.


    Toujours en 2024, elle est classée 4ème à ce Prix du Petit Ecrivain (PPE) niveau étudiant à l’international.

    Le 8 septembre 2024, au sein de l’Institut Français du Cameroun, elle reçoit la distinction dénommée « Coup de Cœur du jury ».




  • BIOLITT : BABACAR KORJO NDIAYE, promoteur culturel sénégalais

    Journaliste culturel, écrivain, critique littéraire et cinéaste, Babacar Korjo Ndiaye est une figure incontournable de la scène culturelle sénégalaise. Il exerce comme journaliste au quotidien Le Témoin, où il analyse et met en lumière les dynamiques littéraires et artistiques. En 2024, il a été distingué par le Prix spécial Ibrahima Sall de la chronique littéraire, récompensant son engagement et la qualité de ses analyses dans le domaine du livre et des lettres.

    Auteur prolifique, il a signé plusieurs ouvrages, dont Tanor, le sexe fort, Nymphéa, Danses et Chants d’antan et Waaw Kumba. À travers ses écrits, il explore avec finesse la richesse de l’imaginaire africain, entre traditions et modernité.

    Depuis 2014, il dirige Sénégal Njaay, un magazine littéraire de référence qui célèbre la création et la critique littéraire au Sénégal et au-delà. Engagé dans la valorisation du patrimoine oral, il a animé des soirées de contes africains à l’espace Tabadoul de Tanger, contribuant ainsi à la transmission des récits ancestraux.

    Son intérêt pour le septième art l’a conduit à devenir scénariste et réalisateur. Il a participé à la réalisation du film Toi aussi comme les autres à Tanger, en collaboration avec des artistes d’Espace Pandora. En 2019, il a écrit le scénario et coréalisé Tanor, le sexe fort, affirmant ainsi sa vision engagée du cinéma.

    Entre écriture, journalisme et cinéma, Babacar KORJO NDIAYE s’impose comme un acteur majeur de la culture, tissant des passerelles entre les disciplines et les continents.




  • BIOLITT : Axel Presnel AVERROES, auteur, enseignant et philosophe  centrafricain

    Axel Presnel KORONDO AVERROES MOBEZAORO, né le 31 octobre 1993 à Bangui, République centrafricaine, est un écrivain, philosophe et enseignant centrafricain.

    Ancien jésuite, ce penseur originaire de Berberati a étudié la philosophie et la didactique de la philosophie. Il a poursuivi sa carrière académique à l’Institut Supérieur de Philosophie et de Sciences Humaines (I.S.P.S.H) Don Bosco au Togo et à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC), avant de rejoindre l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun. Il est titulaire d’une licence en philosophie, option métaphysique, et d’une maîtrise en sciences de l’éducation, option didactique de la philosophie.

    Il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages et le fondateur et initiateur de l’Association des Jeunes Ecrivains Centrafricains (A.J.E.C).

    Membre actif de la scène littéraire centrafricaine, cet amoureux de la plume ne cesse de répandre l’ancre jaillissante de son écriture engagée. Il est influencé par Martin Heidegger, Emmanuel Kant, René Descartes, Emmanuel Levinas, Victor Hugo, Aimé Césaire et Etienne Ngoyemidé.

    Depuis trois ans, il vit en Occident, où il prépare un doctorat en philosophie et étudie en même temps la théologie.