Étiquette : Coaching littéraire

  • Écrire : Mais à quel temps ?

    En tout mot, il y a une mémoire, une histoire, un souvenir de quelque chose… Que l’on écrive avec ou sans verbe, il est un temps qu’on exprime, un moment qu’on tient à marquer, qu’il soit de notre contexte ou de celui dont on entoure notre encre. On ne peut donc rien composer sans le temps.

    Dans la majorité des textes, on regarde derrière soi depuis son présent (ou celui de son contexte). La main en visière, on essaie de distinguer des formes ; dans ce flou, la confusion se fait si forte qu’on retrouve des scènes où un passé composé vient au nom d’un plus-que-parfait, ou alors un imparfait se prend pour un passé simple qui, lui, se sert au passé antérieur… Le présent se tient souvent là, plus embarrassé que présent, cherchant sa raison dans ce conflit de mémoires. Quant aux conditionnels, aux futurs et aux subjonctifs, leur cohabitation est un vrai casse-tête. Alors on se réfugie derrière une certaine élasticité, puis on se convainc que seul le message compte en définitive. Seulement, on parle pour soi ; nulle mention n’est faite du « récepteur » de ce « message ».
    Nous allons essayer de restaurer quelque paix sous la plume, en ayant des attitudes très simples :

    📢 Ne pas se tenir à distance et pointer du doigt, l’auteur doit être au cœur de la scène : la plus grande confusion vient de là ; quand on écrit, surtout avec pour supports l’imparfait et le passé simple, on a tendance à s’éloigner. Il faut pleinement vivre (revivre) ce que l’on tient à exposer ; c’est ainsi qu’on saura les temps qui correspondent pour situer la scène. Dans le cas contraire, on aura écrit sur la base d’une rumeur…

    📢 Ecrire au présent de l’indicatif, pour se discipliner : il est plus difficile de boucler tout un texte au présent quand on le tient du passé, car on retombe vite dans l’imparfait ou le passé simple sans s’en rendre compte. Parce qu’il est naturel de laisser le passé au passé, parce qu’on a hérité du conte, de l’histoire, ainsi… Avec le présent, c’est moins évident ; il faut s’assurer, quand on veut virer à l’imparfait ou au passé simple, qu’on est dans un passé antérieur à celui qu’on tient au présent…

    📢 Classer les intérêts en fonction du contexte (surtout pas selon vous) : pour cela, il est important de se poser les bonnes questions… Comment l’événement se tient-il ? Ce qu’on s’apprête à décrire est-il une éventualité, une certitude, un acquis, un absolu, un passif… un élément neutre, étendu, bref ? Tout cela, nous le rappelons, selon le contexte…

    📢 Rester le plus simple possible, pour éviter de s’enliser dans les concordances mouvantes : une parade pratique quand on tient à « il faut que » à tous les temps possibles : laisser à l’infinitif le verbe qui suit, évite bien des embarras… « il me fallait partir » pour « il fallait que je parte » permet de ne pas avoir, peut-être par culpabilité, à écrire plus loin : « il fallait que je mangeasse »… « s’il avait su, il viendrait » pour ce type de chose, il vaut mieux revoir ses cours élémentaires. La troisième patte du canard restera sauve…

    Pour connaître le temps idéal, il suffit de se retrouver au moment exact où se produit un événement. Chaque élément qui l’entoure présentera sa propre séance ; en s’ouvrant à ce qu’on écrit, on produit ce qui est juste. Le temps verbal est le point qui demande le plus d’attention, parce que c’est lui qui révèle le détail.

    Alors, chers Auteurs, que voyez-vous…

    Ray « The Ghost » NDÉBI


    Chers Acolytes, nos ateliers d’écriture, de lecture, de relecture et de traduction littéraire vous intéressent ? Nous contacter : acolitterature@gmail.com

  • Tournée littéraire avec Et les femmes se sont tues de Sabine MENGUE à Ngaoundéré

    A L’UNIVERSITÉ DE NGAOUNDÉRÉ – AU COLLÈGE PROTESTANT DE NGAOUNDÉRÉ – AVEC LE CABINET Re&C : CAFÉ LITTÉRAIRE ET ATELIERS… Dès moments inoubliables

    Nous avons eu le plaisir d’entretenir des élèves , des étudiants, de jeunes femmes et hommes, auteur.e.s en herbe pour la plupart, mais surtout empli.e.s de belles ambitions pour la littérature.

    Nous rentrons de cette aventure encore plus convaincus que la littérature n’attend que ses acteurs.

    🙏 Merci au Délégué Régional des Arts et de la Culture de l’Adamaoua

    🙏 Merci au staff de l’Université de Ngaoundéré, plus précisément au Pr NDINDA, Doyen de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines ; au Pr Assana Brahim, Chef de département de français ; au Pr MUNSHING, Chef de département de langue anglaise et littérature ; Dr Lucien BINDI, Chef de département des lettres et civilisations africaines ; à Rosine DAYO, enseignante.

    🙏 Merci au staff et aux élèves du Colprot Ndéré Officiel

    🙏 Merci à l’équipe du Re&C… Pour Tout 🙏

    ♥️ Merci Ngaoundéré… L’accueil était irréprochable 🙏

    📢📢📢 AUX ÉTUDIANTS,  » Et les femmes se sont tues  » est disponible à Ngaoundéré, au prix étudiant de 8000 FCFA, auprès de madame DAYO. Tel. : +237 699918359


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    📞📧 Contacts : +237690195126 / acolitterature@gmail.com

  • ATELIER D’ÉCRITURE : L’art de la description : les personnages, les lieux

    𝐃𝐎𝐍𝐍𝐄𝐑 𝐔𝐍 𝐀𝐓𝐄𝐋𝐈𝐄𝐑…

    Voilà ce que je fais chaque jour… Il y a toujours quelqu’un qui m’appelle ou m’écrit pour apprendre quelque chose sur l’écriture, la lecture, l’analyse, la traduction littéraire, la relecture, etc.

    Et, pendant une heure au moins, nous allons explorer les contours de sa préoccupation… J’aurais pu me dire déjà habitué à l’exercice depuis le temps que je le pratique, mais il n’en est rien… Chaque atelier est unique même si je tombe cent fois sur la même question…
    L’erreur à éviter, c’est la routine, ce copier-coller qu’on applique à chaque fois qu’une préoccupation revient… Bien qu’étant de la même personne, son contexte est nouveau, alors il faut s’adapter à la donne nouvelle… L’état d’esprit présent…

    La Créativité est aussi folle qu’imprévisible, et les auteurs, surtout eux, sont mus par une sensibilité qu’il faut être capable de distinguer dans la meute affamée au cœur de leurs attentes… Si trop vite on s’avance sur leur territoire, parce qu’on pretend avoir déjà la réponse, on se fait aussi vite déchirer… Si ailleurs on va emprunter un esprit pour essayer de répondre aux attentes, il faudrait alors savoir que les auteurs aussi sont passés par là… Ils ont lu les mêmes conseils, et n’en ont presque rien tiré…

    𝑼𝒏 𝒂𝒕𝒆𝒍𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝑪𝒓𝒆́𝒂𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕𝒆́ 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆…
    C’est encore moins une relation maître-élève, dans laquelle l’on n’a de mot à dire que si c’est pour célébrer le savant qui vient faire l’honneur de partager ses incontestables connaissances…
    𝐸𝑛 𝐶𝑟𝑒́𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́, 𝑜𝑛 𝑛’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠… 𝑂𝑛 𝑠𝑒 𝑚𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑠𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑎̂𝑚𝑒… Là est la clé de la préparation d’un atelier…

    Une vieille connaissance du Livre m’a un jour demandé pourquoi je reste souvent silencieux pendant des heures… Il l’avait appris de quelqu’un qui m’était intime… Je lui ai répondu : << J’écoute >>… << Quoi ? >> a-t-il fait, surpris…
    Je lui ai souri derrière ce petit conseil : << Quand tu ne poseras plus cette question, tu entendras >>…
    Mon maître de Kung-fu m’a donné ce conseil il y a 23 ans : << Si tu veux quitter ton lit tous les jours à 5h du matin pour venir m’imiter, reste couché >>… Et depuis j’écoute, les silences surtout… et j’entends ce qu’on ne dit pas, je vois ce qu’on ne montre pas…

    Acolitt, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝐿𝑖𝑡𝑡𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒…

    Je ne donne pas un atelier parce que je sais d’avance, mais juste parce que je deviens chaque apprenant devant moi… A la fin, chacun de nous repart vers sa propre voie, l’âme un peu moins encombrée…

    Ray « The Ghost » NDEBI




  • 𝗗𝗨 𝟮𝟰 𝗔𝗨 𝟮𝟱 𝗢𝗖𝗧𝗢𝗕𝗥𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟰 𝗔̀ 𝗘𝗕𝗢𝗟𝗢𝗪𝗔 𝗘𝗧 𝗔𝗭𝗘𝗠 | 𝐉U𝐁I𝐋É L𝐈T𝐓E𝐑A𝐈R𝐄 DE NKILI ABOU ALBERT THIERRY

    Il y a près d’un an, Acolitt a signé un contrat de collaboration avec le Centre Culturel Keza EVINA MINKO d’Azem. Conformément à celà, il nous a été confiée l’organisation des concours Littéraires à l’occasion du jubilé littéraire du patriarche Albert Thierry NKILI ABOU, promoteur dudit centre culturel.

    Vous vous souvenez du périple de Pauline Ongono littérature dans le Sud Cameroun au début de ce mois ?

    Nous avons organisé trois concours :

    • un d’écriture : poésie et nouvelle
    • un de lecture en deux catégories :  »Poussin » pour les élèves de l’école primaire ;  »Coq » pour les élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire
    • un concours pour élire une Égérie de la littérature dans le Sud et ses deux dauphines – une innovation de ACOLITT – qui donne aux lauréates la mission de promotion de la lecture et du livre auprès de leurs pairs dans le Sud.

    Parce que nous souhaitons que ces concours littéraires ne soient pas seulement le fait de ce jubilé littéraire, nous avons mis sur pied le Prix Littéraire NKILI ABOU. Ainsi, on a eu au terme :

    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Poussin »
    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Coq »
    • le prix NKILI ABOU de poésie
    • le prix NKILI ABOU de nouvelle
    • le trio  »Egérie »

    Nous avons connu l’engouement de nombreux chefs d’établissements scolaires et l’enthousiasme des élèves à concourir.

    Le 24 octobre 2024, le Pôle ArtCam d’Ebolowa a vibré sous les prestations des élèves du lycée bilingue d’Ebolowa, du lycée technique d’Ebolowa, du lycée de Mengong, du CES d’Azem, de l’école publique d’Azem et de l’école publique d’Adoum.

    Pour départager les candidats, un jury composé de :

    • Mme MBOUDOU Florence de l’ONG Trois-lys de Nsimalen (principal sponsor de ces concours)
    • Mme MESSINA et M. NYAM Etienne, les représentants de la DRMINAC
    • Ray Ndébi, représentant de ACOLITT

    Le 25 octobre, c’était au tour du Centre Culturel Keza EVINA MINKO de connaître la joie des lauréats, sous l’œil de nombreux membres de la scène littéraire, à l’instar de :

    • M. Mballa Elanga Edmond VII, directeur du livre et de la lecture
    • Pabe Mongo, qui célèbre 52 ans d’écriture cette année
    • Pr Faustin MVOGO
    • Princesse Stella ENGAMA
    • Pr NDE
      Et la liste n’est pas exhaustive.

    📖📖📖📖📖 Cette nouvelle expérience a consolidé notre avis sur les rapports entre le livre et la population : Apportez le livre à la population et vous direz avec hésitation : « LES GENS N’AIMENT PAS LIRE. »
    Et si on en parlait du 13 au 15 novembre 2024 lors de la deuxième édition de la SEBICA (Semaine des Bibliothèques du Cameroun) / CALIWE (Cameroon Library Week) organisée par L’APIDCA à Yaoundé ?


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  • WORD : Ami-Ennemi (?)

    Qu’il est loin le temps où l’on se fiait à la grammaire et l’orthographe acquises avec assiduité et attention, ce temps où la tête et la main d’un auteur produisaient sur une feuille de papier ces mots dont elles avaient la forte connaissance… Aujourd’hui, c’est l’ère de l’ordinateur, du clavier et de l’incontournable logiciel de traitement de texte : Word !

    Bien entendu, le confort d’écriture est incomparable de nos jours et il y a de plus en plus d’auteurs… Mais comme tout logiciel, Word demeure très réduit, comparé au cerveau humain qui sait se mettre en situation, s’adapter au changement et surtout percevoir les mille nuances d’une expression.

    Les textes comportent de plus en plus de fautes (appelez « coquilles » ces œufs de dinosaures, si cela peut consoler) alors qu’il y a de plus en plus d’écoles, d’enseignants et de livres de grammaire et d’orthographe disponibles ; en grande partie, on le doit à la confiance absolue que certains auteurs ont placée en cet outil numérique. Il suffit de voir Word souligner un mot pour qu’on s’alarme et aille valider la proposition. Ce fameux clic droit qui sait trahir et égarer l’auteur.

    Alors, faisons simple et retrouvons nos bonnes vieilles habitudes, puisque Word n’a pas, jusqu’à présent, un cerveau de K-2000 (perception des nuances et adaptation aux formes improbables).

    💡 Ayez toujours près de vous un dictionnaire et un livre de grammaire.

    💡 Relisez intégralement la phrase dont un ou plusieurs mots sont soulignés ; très souvent, Word ne considère que les mots directement liés à l’élément souligné pour proposer un accord…

    💡Quand vous avez des phrases où les sujets sont éloignés des verbes ou alors de leurs participes passés, tâchez de vous en souvenir ; Word est paresseux, il ne cherchera pas loin !

    💡 Un mot que vous connaissez si bien est souligné en rouge ? Relax, le dictionnaire de votre Word n’est pas à jour. Toutefois, vérifiez l’orthographe dans un dictionnaire classique avant de l’ajouter dans celui de Word…

    💡 Word vous propose une explication pour une « faute » dans votre texte ? Fiez-vous plus à votre livre de grammaire ou à vos leçons du CE1.

    💡 Dans le volet « Révision », soyez très attentif, n’allez surtout pas valider tout ce qui vous est offert ; lisez très bien les règles proposées…

    💡 Gardez à l’esprit, surtout vous, cher poète, que Word ne sait rien des acrobaties de votre esprit ; vos tournures, parfois très fantaisistes mais honnêtes, ne sont pas intégrées lors de sa programmation…

    Une seule chose demeure, il n’existe pas encore de logiciel capable d’écrire, et surtout de comprendre mieux que vous. Néanmoins, assurez-vous de comprendre déjà ce que vous écrivez et comment vous l’écrivez. Laisser la responsabilité de votre texte à un logiciel, même  » de dernière génération « , équivaut à laisser un mouton aveugle guider un aveugle dans une ville folle.

    Il en est de même des autres logiciels : traduction, relecture, poésie, roman, nouvelle… Peu importe l’utilisation que vous en faites, veillez à vérifier la crédibilité du résultat ! Faites-vous relire par un œil aguerri au domaine, surtout pas par un professionnel aux milles logiciels.

    Le plus grand et le plus puissant logiciel, c’est le cerveau !


    Acolitt est votre œil aguerri.

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  • L’ECRIVAIN AFRICAIN, QUI EST-CE ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…




  • GENIE D’ÉCRIVAIN : UNE FIDÉLITÉ SANS FAILLE (?)

    S’il suffisait d’aligner des mots pour dire une histoire, un drame ou une poésie, chaque texte serait parfait (dans le sens de l’excellence)… Mais il faut se soumettre à l’écriture et œuvrer à l’améliorer, que l’on possède un génie actif depuis la naissance ou un peu plus tôt, ou alors que l’on doive secouer ce vieillard lourdement endormi…

    Chez certains auteurs, on décèle très vite, dès leurs tout premiers coups de plumes, des dispositions leur permettant une grande facilité dans l’expression de leur imagination ; d’autres, en revanche, malgré l’avalanche de brillantes idées et de trames déjà parfaites dans l’esprit, ne produisent que des textes dont on ne peut qu’essayer de supposer le talent…

    Mais une chose apparaît clairement quand on entreprend d’encadrer les auteurs : tous ont du génie… La différence se trouve dans son déploiement au moment où l’inspiration s’installe ; si pour ceux qu’on appelle « grands auteurs » le chemin semble dégagé et droit, pour les autres on dirait que dans bien des cas, il ne s’agit pas de voie encombrée… il n’y a tout simplement pas de chemin pour l’écriture… Si on a tous du génie, il n’est pas important de savoir de quoi il est fait, puisqu’un génie peut tout même quand on ne se connaît de passion pour rien…

    C’est là qu’intervient la volonté… Et en Littérature, apprendre à écrire est la seule volonté qui puisse secouer le génie… Plusieurs espaces sont ouverts et permettent aux plumes de se découvrir ; les ateliers comptent parmi les initiatives indiquées pour y arriver… Ici, nous parlons des ateliers dont les promoteurs sont reconnus capables d’encadrer la liberté et l’authenticité des plumes…

    L’auteur qui se soumet à sa propre écriture, trace tout simplement le chemin qui mène à son génie… Et quand il l’a reçu, il aura besoin d’un potentiel autre pour le tenir : la maturité. Chez la grande majorité des auteurs, il faut du temps pour apprendre à se tenir en public ; l’écriture est publique, c’est la première règle à intégrer… L’écriture appartient à la lecture, et c’est à elle qu’il revient de l’apprécier ; mépriser le lecteur signifie tout simplement n’avoir pas compris ce qu’est l’écriture… Mais rien n’est perdu, il n’est jamais tard pour apprendre, surtout quand c’est de soi-même… Ceci s’avère même vital, puisque l’écriture est entièrement le reflet de celui qui la produit… Nous parlons, bien entendu, de l’écriture… La maturité permet de réaliser que la Littérature est un ensemble dans lequel on grandit en observant les expressions, et surtout en comprenant que la satisfaction est le produit de cet ensemble dont la plus grande partie se trouve en dehors de l’auteur…

    Il est plus facile de prétendre que le génie est un mythe et se convaincre que les niveaux sont créés pour instaurer la discrimination ; on oublie juste que le niveau est déterminé par la qualité de ce qu’on produit par rapport au contexte qu’on s’impose…

    La liberté de l’écriture est égale à la liberté de la lecture…

    Le génie d’écrivain n’est pas ce qu’il y a de plus fidèle, c’est pourquoi même les plus grands se remettent en question et travaillent deux fois plus dur à chaque expérience… Le génie ne se construit pas, il se réveille et on le travaille à se familiariser avec l’environnement où on souhaite l’exploiter ; le résultat prend plus ou moins de temps, proportionnellement à la volonté que l’on y met…

    Du génie, chacun en a… Mais il n’y a pas de raccourci pour le faire venir… Si le chemin est plus long que le temps de vie (mesurable avec le temps qui passe et rien ne vient malgré insistance et persévérance), cela signifie qu’on ne lui fait pas prendre le bon chemin…

    Plusieurs guides (personnes observant sans arrêt l’encre et ses mouvements) peuvent aider à faire venir à la surface le meilleur de chaque plume ; alors le travail peut commencer… Génie ne veut en rien dire Accompli… Sans discipline, il n’est pas différent de celui qui se congratule dans sa chambre…

    Une dernière chose : quand on a du génie, que l’on sache qu’on n’est pas seul au monde… S’il ne peut pas mettre tout le monde sur le toit du monde, il peut permettre d’aider à préserver ce toit en s’occupant à consolider les fondations…


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  • ETRE AUTEUR.E : Le choix des ténèbres (?)

    Quand il lui vient d’écrire, l’auteur sombre dans un profond sommeil. Il descend aussi bas que lui permet son potentiel, dans des zones toujours inexplorées de sa personne, jusqu’à ce qu’il rencontre quelque chose de dur, de froid, d’infranchissable. Il ne peut pas voir ce que c’est, mais il devine que c’est un mur ; là, dans le monde du très-bas, les yeux ne servent pas.

    Ecrire, c’est alors choisir le cours des tén_èbres, l’encre épousant la disposition de la plume au moment où elle entame sa danse : d’abord le courant d’une rivière dont les cascades devront finir par céder le lit au calme, ensuite la fierté émancipée d’un lac, puis les abysses impénétrables et sans fin d’un océan. C’est exactement au croisement des infinis que prend vit le mot, celui qu’on retient et qui traversera le temps, quand la main se sera longtemps ridée et épuisée.

    Si le moment le plus obscur de la journée est minuit, alors, pour l’auteur, il est toujours minuit. Il cesse d’être en paix avec lui-même et avec le monde quand son premier mot se dessine sous ses yeux. Est-il le bon ? Dit-il fidèlement ce qu’il pense, son inspiration… Est-il assez écrit pour les autres ? Le comprendront-ils… L’accepteront-ils… Elle est intense alors, la cascade ; entre les pierres engendrées par la peur et ses hésitations, le flot essaie de se trouver une voie. Tourbillons et tempêtes font tellement trembler la plume que bien souvent elle faiblit et se noie, n’offrant alors à la lecture qu’un spectacle d’après-apocalypse, une désolation telle qu’on imagine la reconstruction impossible. Elle le sera si la plume ne s’arrête pas pour considérer la plus grande source de ses tourments : ses mots…

    L’écriture est noire comme l’infini, et noire comme les possibilités qu’elle offre de se libérer des énergies basses et comprendre ce qu’elle représente…
    Au moment où ils se retrouvent au plus bas de leur potentiel, certains auteurs prennent cette position pour le bas de l’échelle dans l’ordre des écrivains ; mais qui a établi cet ordre, si ce n’est leur propre imagination. Le seul ordre est celui établi à l’intérieur de soi-même. Va-t-on accroître son propre potentiel, ou essayer de mesurer celui d’un autre… Dans le second cas, on se lac_ère dans ses propres cascades, entre les pierres de plus en plus tran_chan_tes.
    Ecrire, plutôt que de mettre son auteur en lumière devant une foule en liesse, le plonge dans ses tén_èbres face à lui-même, afin qu’il se réalise en apprenant le plus possible de ses limites. Moins il cherchera la lumière avec cet empressement qui caractérise les jeunes plumes, plus il se rapprochera de son mot, sa ligne, sa page, son livre… son public. Mais plus jamais il ne connaîtra la lumière, puisque ce n’est qu’une ombre de lui qui se glissera désormais au soleil des trop-vivants…

    Puisque nous n’avons donc que le choix des té_nè_bres, autant les vivre avec la plénitude de notre volonté : celle d’offrir le meilleur de nous-mêmes au Livre. Le meilleur de notre encre… le meilleur de notre nuit…


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  • L’ECRITURE : UN AMAS DE CODES (?)

    L’entre-deux mondes, le point de rencontre le plus bas entre l’auteur et l’univers ; où les yeux sont aussi inutiles que les mains qui cherchent des formes auxquelles s’accrocher ; où les voix sont tues et seul le langage des souffles est libéré ; où ce sont les ombres qui dessinent la lumière… Ce point est le silence entre l’inspiration et l’expiration, le trou noir entre la pensée et l’action, ce qui vient à l’auteur et ce qu’il écrit…

    Cet univers est le cœur du point zéro entre moins l’infini et plus l’infini ; c’est une porte qui, à la lecture comme à l’écriture, ne s’ouvre qu’un temps encore plus bref que le clin d’œil… De là vient une expression qui donne à la matière une dimension qui fait dire de certains textes qu’ils sont hermétiques, dangereux même ; on en est même venu à craindre certains écrivains pour leur vision des choses. Il est vrai que beaucoup, réunis en cercles particuliers, définissent des moyens de communication propres à leurs perspectives ; ceux-là peuvent se reconnaître à travers le monde à la seule lecture d’un texte, puisqu’ils décryptent aisément le message disposé dans un langage qui échappe au lecteur non-initié (à leur signes et symboles, ou à cette pratique si spéciale).

    Nous ne nous posons aujourd’hui qu’une question : qu’est-ce qui rend des codes crédibles ? Cher auteur, autant être fixé tout de suite : l’écriture avec des codes ne fait pas recruter dans une société secrète. Elle ne rend pas plus fort qu’un auteur qui n’en use pas. Plusieurs plumes sont certaines d’écrire dans un langage incompréhensible, mais peu (de la poésie surtout) réalisent qu’elles n’y sont pas. Alors, essayons de comprendre cette dimension que l’on veut si complexe.
    Commençons par ce que le code n’est pas :

    📍 La complexité de la métaphore : l’auteur doit s’assurer que ce qu’il écrit est déjà compréhensible de lui-même ; il ne faut pas attendre du lecteur qu’il comprenne ce qui dépasse l’auteur… Quand on commence son explication par « j’ai/l’auteur a voulu dire que », on n’y est pas…

    📍 Une image isolée dans un texte : c’est l’ensemble qui donne de la validité à ce que l’on perçoit ; c’est le contexte qui produit ses symboles, pas la préférence de celui qui écrit…

    📍 Un mot : pour réaliser une clé, il faut composer un ensemble ; la formulation (disposition) d’une phrase proportionnellement au contexte et à l’idée générale, fait évoluer la lecture vers d’autres cieux où s’explique aisément ce qui est proposé…

    📍 Une création détachée de l’auteur : comme on lit beaucoup, comme on reproduit aussi, bien malgré soi, parce que cela est déjà inscrit comme acquis ; il devient alors facile de se mesurer à son écrivain préféré en utilisant exactement ses formulations sans son contexte et son âme…

    📍 Une barrière à la compréhension élémentaire d’un texte : si le fil ne peut pas être suivi, le texte est tout simplement à reprendre…

    📍 La prétention de l’avoir écrit : bien trop souvent, on est certain que tout est hermétique, pourtant il n’en est rien…

    Rappelons ensuite que le code est une relation personnelle, très intime entre l’auteur et la nature ; c’est ce qui lui confère la grande simplicité de sa présentation. Les clés sont des objets simples composés avec des particules simples, elles sont faites pour des portes simples derrière lesquelles se trouvent des choses encore plus simples.

    Ceci nous porte enfin vers une question très simple : pourquoi s’encombrer de « codes »… En laissant l’écriture être, non seulement elle n’égare ni le lecteur ni l’auteur lui-même, mais elle se présente naturellement. L’auteur est assis tout seul dans son coin et se bat comme un démon pour rendre son texte incompréhensible, pourtant il n’a rien à masquer ; la seule chose qu’il gagne, c’est de perdre (dans tous les sens du verbe) des lecteurs, et se consoler d’être au-dessus des autres, puisqu’il dit être le seul à se comprendre (s’il y parvient).
    Quant à celui qui veut décrypter un texte, il n’a pas à se torturer cervelle pour essayer de comprendre une pièce du puzzle ; en mettant toutes les pièces sur la table, avec patience et calme, il finit par rejoindre la pensée de l’auteur… Rien n’est à chercher en dehors du contexte…
    Mais avant, il faut vérifier deux choses :

    📍📍 On est bien face à un code ; pas la peine de voir un ciel bleu dans un ciel gris quand il ne demande qu’à rester gris ce pauvre ciel…

    📍📍 On a intérêt à déchiffrer ce code ; la vie est très courte ; pourquoi la ruiner avec les simples caprices d’un auteur sans trésor…

    Les codes les plus grands et les plus vrais sont ouverts… C’est pourquoi on ne les trouve pas… L’idée de leur présence aveugle celui qui entreprend de les chercher. Un petit conseil très utile : lisez et écrivez comme cela se présente… Là est la clé.

    ——————

    Suivez nos ateliers d’écriture, de lecture, de relecture, de traduction et de communication littéraire en ligne et en présentiel.

    Contacts : acolitterature@gmail.com




  • ACOLITT et les basketteurs de Odza Basketball Academy

    Depuis le début des vacances scolaires, ACOLITT tient des ateliers de lecture, une fois par semaine, auprès des apprenants de Odza Basket-ball Academy.

    Cette académie ayant une vision « Sports – Études », souhaite (re)connecter ses apprenants avec les mots, car savoir lire, c’est la base pour la majorité des apprentissages, voire tous.

    Sous la coordination de Liza Pierrette de l’équipe ACOLITT, ce 23 juillet 2024, les apprenants dont les âges varient entre 04 et 18 ans ont lu Ma passion perdue de la Camerounaise Line Kamite et la dernière sortie de La savane à fables du Guinéo-Malien Solo Niaré.

    Qui a dit que les jeunes n’aiment plus lire ?
    La lecture a besoin qu’on la porte vers les cibles. Essayez… et vivez la magie !

    📍 ACOLITT reste disponible pour des ateliers de lecture, d’écriture, de relecture, de communication littéraire et de traduction littéraire.
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com