Étiquette : Culture

  • 31 juillet – Journée Internationale de la Femme Africaine : La femme est un remède pour la femme

    La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) est instituée en 1962 lors de la première Conférence des Femmes Africaines à Dar es Salaam (Tanzanie), qui a conduit à la création de la PAWO, l’Organisation Panafricaine des Femmes.

    Les objectifs de cette journée sont :

    • Promouvoir, mettre en lumière les initiatives de la femme africaine pour le développement du continent
    • Célébrer les femmes africaines et les aider à réaffirmer l’engagement en faveur de leur autonomisation et de l’égalité des sexes
    • Discuter sur des sujets divers (politique, économie, culture, etc.) pour le développement de la femme en Afrique

    📌 En bref, c’est une journée pour célébrer la femme africaine et la booster encore plus.
    ACOLITT a choisi de célébrer six femmes de la littérature qui, au quotidien, posent des actions autour de la femme.

    Que ce soit chez la fille ou l’adulte, elles sont au taquet pour une jeunesse féminine intelligente. Voilà une belle proposition que fait Carmen Toudonou, écrivaine béninoise, chaque deux ans, avec le concours Miss Litterature. Un concours qui regroupent des jeunes dames de différents pays et qui fait l’éloge de la beauté intellectuelle. En outre, dans plusieurs anthologies, elles regroupent des écrits de femmes, suscitant ainsi un réseau de femmes ouvert au monde.

    Dans le groupe Facebook Ecrivaines du Cameroun, vous aurez le loisir de voir le formidable engagement de Jeanne Louise Djanga. Sortie de livres, événements autour des livres de femmes… elle n’hésite pas à en parler. Et un plus à cette initiative est la mise sur pied l’Union des écrivaines africaines par Cylia Lateb. Une belle manière de fédérer les efforts et les compétences de chacune, créant ainsi un réseau solidifié d’écrivaines africaines à travers le monde.

    Qui dit écrivaine, dit livre, dit découverte, dit chaleur humaine… Pour faire la différence sur les promotions déjà en place, Amina Seck (Sénégal) et Pulchérie Abeme Nkoghe (Gabon) ont institué des salons littéraires pour valoriser les écrits de femmes. D’aucun penseront à un féminisme de haut grade, il convient de les rassurer sur le bien fondé d’un rassemblement de femmes autour de leurs livres, discutant de techniques d’écriture, de défis lorsqu’on est femmes (épouses, mères…) et écrivaines et d’autres sujets pour développer la scène littéraire. Vous pourrez alors assister, à loisir, au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon et au Salon du livre féminin de Dakar.

    En Afrique, on déplore le manque de bibliothèques, surtout des bibliothèques avec des fonds africains. Edwige DRO l’a compris et a décidé de mettre sa pierre à l’édifice : elle a mis sur pied 1949 à Yopougon (Abidjan, Côte d’Ivoire). Il s’agit d’une bibliothèque dont le fond est constitué uniquement de livres de femmes d’Afrique et du monde noir.

    Planter la graine comme Carmen Toudonou, créer des réseaux comme Jeanne Louise DJANGA et Cylia LATEB, organiser des salons comme Amina SECK et Pulcherie ABEME, investir et s’investir pour la mise sur pied d’une bibliothèque spécialisée, autant d’actions qui valorisent la femme, ses actions et ses projets en littérature. Des actions à féliciter et à encourager.

    📢📢📢 𝐎𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐥’𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞𝐫 : 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐦𝐞̀𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞.

    Cette journée est aussi l’occasion pour nous de féliciter et remercier toutes ces personnes et associations qui se démarquent et qui donnent du leur pour le développement de l’Afrique ; l’autonomisation, le bien-être, l’éducation de la femme africaine. De manière non exhaustive : Djaïli Amadou Amal, Association des Femmes Entrepreneures du Cameroun, Rafdel, Andaal, Griote, L’orchidée Moulengui, LaDika, Régine Nadège Ekodo Ndjoana, Arielle Dnoutcheu, Yémélé Rosine, Armelle Touko, Nadine C. Mekougoum, Nadine Gérard, Carine Andela, Cynthia Nikeze, Christelle Noah DG, Danielle Eyango Ecrivaine et la liste est loin d’être exhaustive.

    Nous adressons spécialement nos encouragements à Rose Dede KOUEVI. Vivement une tenue saine du Salon international féminin du livre de Ouagadougou.
    Des fois, les échecs sont un carburant de bonne qualité.

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com



  • HYMNE À LA VIE… Par Serges NGOUNGA

    « Laisse de côté, l’usage de tes cinq sens, Laisse de côté ta vision de la matière extérieure, Laisse-toi envahir par ce sens, par cette sensation, Laisse venir à toi des images, des perceptions, des idées nouvelles. […] Dans le labyrinthe de mon imagination, j’accepte volontiers de me balader sans guide, J’accepte de me perdre, je reste convaincu du fil d’ariane que je trouverai en chemin, Les déesses de l’esprit sauront me conduire au plus haut du foisonnement créatif Et m’aideront à produire à la surface mille et un délices merveilleux à partager. […] Alors ose imaginer, pour vivre pour toi et avec les autres, une parenthèse enchantée ! », extrait 𝑰𝒎𝒂𝒈𝒊𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, P.22

    Dans ce recueil d’une quarantaine de poèmes tenue sur 88 pages, Serges Ngounga met en exergue les racines qui subliment le bien, l’amour et le beau en chacun de nous et dans nos rapports avec les autres. Ces textes sont pour lui l’occasion de semer des graines dans l’univers, pour en sortir un hymne à la vie dont les mélodies partent de soi pour inonder et enchanter le monde.

    📌 Il est disponible à la FNAC, sur AMAZON, dans le réseau de distribution des Éditions L’harmattan ou en laissant un mail à ngoungaserges@gmail.com ou infoslitt@gmail.com

    Acolitt communique sur vos initiatives en littérature.
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com


  • VISION & GRANDEUR DU PEUPLE BAMOUN : DU TEMPOREL À L’INTEMPOREL de Serges NGOUNGA et Samuel PEFOURA

    A travers ses tableaux et textes, ce livre se veut une trace indélébile des gardiens intemporels de ce peuple multiséculaire. Les adeptes du beau et du bien trouveront dans cet ouvrage toute l’essence d’un peuple qui fascine le monde encore aujourd’hui par la densité de sa richesse multisectorielle.

    En examinant ces tableaux par des textes de libre inspiration, Serges NGOUNGA nous invite à la découverte de l’un des rares peuples en Afrique qui a su, qui a pu, malgré le contact avec l’Occident, maintenir son originalité, son authenticité, livrant au 21e siècle la vision de ses pères fondateurs ainsi que la grandeur de sa civilisation figée par le biais des pinceaux de Samuel PEFOURA.

    📌 Il est en vente à la librairie Tamery à Paris et par correspondance.

    📢 Il sera très bientôt disponible au Cameroun, au prix de 15.000 FCFA. Précommandes possibles à acolitterature@gmail.com ou ngoungaserges@gmail.com



  • LE DEVOIR DE TRANSMISSION AVEC Serges NGOUNGA et Le Nguon expliqué à mon fils… et présenté au monde

    Cet ouvrage est un dialogue entre un père et son fils, Bryan, qui s’interroge sur les grandes lignes de cette tradition historique, culturelle et spirituelle qui a dépassé le cercle des Bamoun, des Camerounais, et même des Africains : le Nguon.

    Les deux protagonistes s’approprient leur histoire commune, par ce dialogue, au cœur des différentes occurrences du concept Nguon, afin de le comprendre et pour mieux le présenter au monde.

    📌 A cette ère où la déculturation fait de grands bonds toutes les minutes, ce livre illustré et écrit en 12 séquences, est indiqué pour sauver la culture, la coutume.
    En 213 pages, Serges Ngounga met en exergue, pour la population mondiale, cette « tradition de communion et de gouvernance traditionnelle dans la société bamoun. », S.M. Mouhammad-Nabil MFORIFOUM MBOMBO NJOYA, XXe roi du peuple Bamoun.

    📌 Il est disponible à la Fnac, sur Amazon.com

    Il sera très bientôt disponible au Cameroun, au prix de 10.000 FCFA.
    📖 Précommandes possibles à acolitterature@gmail.com ou ngoungaserges@gmail.com

  • HOW I MET BOOKS | Ray NDÉBI, auteur, coach creative writing & reading, traducteur camerounais

    Les livres, je suis né avec. Le paquet minimum apprêté pour ma naissance comportait un livre. je le sais, parce que ma mère lisait, peu importe la situation… J’ai donc rencontré très tôt la Littérature…
    Ma mère et ses sœurs étaient des lectrices insatiables qui se racontaient leurs pages, et moi j’appréciais la qualité de leur verbe. Je les admirais, espérant dans le plus grand secret que je serais un jour à même de construire un discours aussi riche et raffiné… Notre bibliothèque avait un ordre bien particulier, dont je ne peux que me souvenir pour l’avoir consultée dans un sens puis dans l’autre. A l’entrée, les livres de cuisine de ma mère, puis ceux sur la réussite du mariage près des ouvrages de Jacques Attali et quelques essais sur la politique et l’économie du Cameroun ; plus bas, Mongo Beti et Main basse sur le Cameroun, Dikongué Pipa, Amadou Diallo et son douloureux La mort de Diallo Telli qui m’a filé des cauchemars dans l’adolescence. Il m’a fallu aller à Conakry pour guérir du Camp Boileau. D’autres livres sur Amadou Ahidjo étaient adossés au Libéralisme communautaire de Paul Biya…


    Et en face de la porte principale, dans la salle de séjour, d’autres livres, de la Littérature pure… Le coin favori de ma mère pour les romans, et de mon père pour le whisky. Ma grande passion pour les deux vient de là. A chaque fois que je me rapprochais des livres, je me rapprochais du whisky… D’un côté, la poésie classique anglaise avec la traduction de chaque texte (ainsi j’apprendrai la traduction, observant chaque lettre avec soin), et de l’autre côté le premier livre que j’aie jamais lu… Black boy de Richard Wright… revenant vers ma mère avec mes critiques de 10 ans… En comparant le contexte du roman avec Shanghaï, le quartier dans lequel j’ai grandi à Douala, je lui ai dit que même avec son bâton, ce gamin ne s’en serait jamais sorti. Elle en avait ri. Puis, j’ai rencontré Ville Cruelle de Mongo Beti. L’adolescent que j’étais n’avait pas aimé.

    Alors j’ai poursuivi vers Hemingway, Verlaine, Ousmane, St-Exupéry, Dumas, Duras, Tutuola, Soyinka, Achebe, Sartre, Kafka que j’ai aussi peu aimé, Bebey, dont ma mère m’avait particulièrement parlé sous un sourire que je ne me décris toujours pas ; et tous mes camarades métis eurent pour mère Agatha Moudio.
    Plus tard, entre 17 et 21 ans, je revins vers tous ces livres. Je les relus avec le cœur passionné de ma mère et l’âme curieuse de l’enfant que j’étais à mes premières lectures. C’est durant ces quatre années que j’ai compris ce qu’est la Littérature. Les histoires s’étaient évaporées pour laisser place à l’esprit des auteurs. Et j’ai commencé une exploration approfondie des lettres.


    Mais il est toujours un livre que je refuse de lire. Le tout dernier que ma mère avait abandonné à son chevet, peu avant sa mort… Voyage au bout de la nuit de Céline. Elle ne l’a pas terminé, alors je ne le commencerai pas.


    Avoir été allaité et bercé entre deux pages, c’est ce qu’il pouvait m’arriver de plus magique. J’ai reçu des livres leur plus belle intimité… le secret de l’encre. Aujourd’hui je suis toujours cet enfant qui porte le cœur de sa mère.




  • 64e journée mondiale du Théâtre : Théâtre, entre drame et tragédie, par Ray NDÉBI

    Il y a 64 ans, l’International Theatre Institute (ITI) décidait du 27 mars comme de la journée durant laquelle le théâtre serait célébré à travers le monde. Un message international est alors écrit par une figure forte de ce genre, singulier et si commun à la routine d’une société, sans autre forme dissimulation que l’expression simple de ce qui se joue sur la scène des hommes, traduit et diffusé dans une bonne cinquantaine de langues.


    Si le tout premier message a été écrit en 1962 par le célèbre Jean Cocteau, cette année, l’Afrique sera représentée par Wérê Wérê Liking, la fondatrice du village artistique Ki Yi M’bock à Abidjan. Et le message, comme les fois précédentes, sera centré sur Le théâtre et la culture de la paix. Dans le même temps, le Président du Conseil Régional Africain, Vangdar Dorsuma depuis N’djamena, a délivré un message rappelant combien le théâtre contribue au développement de la personne, à l’éveil des consciences et surtout à la promotion du vivre-ensemble.
    Ce qui continue de souligner l’engagement de la Littérature pour une société agréable et solidaire.

    QUELQUES CÉLÉBRATIONS AUJOURD’HUI

    L’ITI a annoncé, pour cette année, que la célébration principale de la Journée Mondiale du Théâtre verra sa célébration principale du 27 au 30 mars à Rio de Janeiro, au Brésil. Des tables rondes, des ateliers, des échanges sur l’héritage artistique, le patrimoine culturel, les opportunités d’emploi dans l’univers du théâtre et l’importance des collaborations internationales dans le développement des sociétés, sont prévus, avec des artistes et spectacles venus de tous les continents.
    Parallèlement, à travers le monde, le théâtre va connaître cette effervescence qui donnera encore plus de couleurs et de vie aux planches, et l’Afrique aura ses propres réalités à exposer dans son contexte qui ne manque pas de sujets et d’intérêts.


    Tunis Théâtres du Monde, Tunisie
    Théatre en Folie, Cameroun
    Association Avant/Scène, Cameroun
    Acte Sept, Mali
    CLAC, Cameroun (29 mars)
    Et bien d’autres…

    RÉALITÉS QUOTIDIENNES

    Le théâtre, s’il est grandement célébré ce jour (27 mars), connaît une courbe plutôt décroissante en termes d’intérêt autant du grand public que des professionnels de ce genre aux multiples scènes. Il n’est pourtant pas possible de lire un roman, un poème, une nouvelle, un conte, un récit sans y vivre le théâtre qui les soutient. Fondu dans les autres genres, il trouve une place essentielle ; c’est quand il est exprimé dans son individualité qu’il ne rencontre pas l’épanouissement qu’on lui dirait naturel, inné.


    Du côté des lecteurs sur le continent africain, il est courant d’entendre dire qu’on ne lit pas le théâtre, c’est ennuyeux ; il faut plutôt le vivre pour en savourer l’expression authentique. On ne va que très rarement dans une bibliothèque pour solliciter une pièce de théâtre écrite ; il faudrait que l’ouvrage soit au programme scolaire pour voir les élèves et étudiants s’en procurer dans des libraires. La lecture quant à elle n’est pas garantie.


    Parmi les auteurs, les dramaturges sont ceux que l’on rencontre le moins, et ce genre voit de moins en moins de passionnés s’y intéresser ; les éditeurs contribuent à accroître l’hésitation dans la perspective de cette écriture, puisque le marché n’est pas réceptif. On rencontre de moins en moins de pièces de théâtre dans les bibliothèques domestiques, à cause d’une importante insuffisance de communication et de promotion dans ce sens.


    Les promoteurs littéraires, surtout ceux spécialisés dans le théâtre, ne rencontrent pas suffisamment le public, et n’aident pas à déconstruire la marginalité établie et transmise de génération en génération ; il semble même que le théâtre lui-même en est arrivé à l’intégrer comme une composante majeure de son état. Les ateliers, les cafés littéraires, les échanges critiques, les concours et les Prix littéraires intègrent peu le théâtre, quand bien même ce sont des initiatives d’ordre général. Il faut un prix réservé au théâtre pour qu’on rencontre le théâtre, tout comme il faut cette journée pour qu’on se rappelle son existence.


    Les espaces dédiés au théâtre sont encore plus rares, et ceux dont on entend parler ne sont localisés en majorité que par ceux qui les tiennent. Ce sont surtout des espaces ouverts à tout type de rencontres scéniques, comme les centres et foyers culturels, les instituts occidentaux qui prêtent souvent leurs cadres. Et parfois, le coût de location, surtout pour les espaces locaux, est lui seul une raison suffisante de se tourner vers un autre genre littéraire un peu moins demandant financièrement. Quand il s’agit de représentation. Parfois, l’âge et la renommée excluent bien des passionnés.

    DES VOIES VERS UN RETOUR EN GRÂCE


    Les auteurs de pièces de théâtre sont pourtant présents, mais il faut être quasiment initié en Littérature pour les reconnaître lors des rencontres autour du Livre. romanciers, poètes et autres sont quant à eux plus fréquents et moins mal lotis. Des éléments simples sont donc à considérer, car les réalités diffèrent en fonction des contextes ; certains pays en Afrique voient tout de même leur théâtre bénéficier d’une certaine attention de leur public.


    Il apparaît donc nécessaire de :
    Populariser le théâtre.
    Par exemple, auprès des jeunes, dans les écoles et les centres d’accueil qu’ils fréquentent, proposer des activités régulières dont ils sont les acteurs ; car ils ne comprendront et n’accepteront que ce qu’ils vivront, ce que leur expérience aura savouré.


    Préparer les auteurs par des ateliers.
    La méconnaissance de ce qu’est le théâtre est aussi l’une des plus grandes source d’hésitation chez le public. Si en s’intéressant à ce genre, il est plus facile de se tourner vers les œuvres des anciens, c’est parce que les conditions ne sont que peu remplies par les jeunes ou nouveaux auteurs. Comme pour les autres genres, la lecture n’est pas facile dans la plupart des cas. Le théâtre ne reçoit que peu de tolérance à cause de sa nature. On veut le voir ; donc s’il faut le lire, il doit rejoindre l’excellence.


    – Considérer les candidatures des dramaturges.
    Si les romans sont plus sollicités, c’est aussi parce qu’ils reçoivent une attention supérieure. Bien que certains auteurs excellent dans d’autres genres, il est attendu d’eux aujourd’hui le roman qui les consacrera. En accordant un grand intérêt au théâtre, notamment chez les auteurs accessibles à la jeunesse, des auteurs qu’elle pourra prendre pour modèle, il est bien plus facile de susciter leur adhésion. Le théâtre souffre grandement de l’indifférence, devenue naturelle, des promoteurs. Encourager des personnes comme Grimo, Germain Djel, Alain 5 Ba’aba, Essomo Sadrack, Hervé Keedi et bien d’autres au Cameroun ; leurs efforts pour faire vivre cet art, avec des moyens précaires, sont à saluer.


    – Créer des espaces réservés au théâtre et à son apprentissage.
    C’est aussi là un réel challenge. Où est le théâtre ? Cette question, posée à cent personnes, ne voit même pas cinq y répondre ici. Tant qu’il ne devient pas une habitude aux yeux, il restera dans ses épaisses ombres. Ses principaux acteurs non plus ne présentent pas un visage qui est reconnu au quotidien. Les associations existent-elles ? Quelles sont leurs activités ? Des lieux sont-ils indiqués ? Souvent, il faut être dans le secret, à croire que le théâtre est un genre interdit au grand jour.


    Pour cette journée, que le théâtre soit le visage des ambitions qu’on lui prête. Ne nous limitons pas à des spectacles qui attendront d’autres grandes journées ; allons au cœur des difficultés à faire rayonner le théâtre dans nos sociétés. Que les échanges soient faits sur la base de l’ouverture, et non sur d’autres interminables sessions qui ne voient intervenir que des personnes, spécialistes peut-être, mais qui ne vivent pas la réalité du théâtre aujourd’hui.


    Que revienne le théâtre !




  • BIOLITT : BILOA AGOUA Rodrigue, auteur camerounais

    BILOA AGOUA Rodrigue est Docteur en droit des affaires et de l’entreprise de l’Université de Dschang. Né le 20 janvier 1993 à Sa’a, il fait ses classes secondaires au Petit Séminaire Saint Joseph d’Efok où il obtient un Baccalauréat A4 Allemand.

    Très tôt, dès son arrivée à l’université, il embrasse le monde associatif et devient en 2013, le plus jeune Président de la Communauté Estudiantine de la Lékié à Dschang, association culturelle et académique regroupant les jeunes ressortissants de la Lékié et les sympathisants de la culture Eton, Menguissa et Batchenga. La même année, il rejoint les rangs d’Horizon Jeune, organisation de la société civile qui favorise le développement des communautés et des jeunes en particulier par le renforcement de la participation active et la résilience des couches les plus vulnérables.

    Après deux années en qualité de volontaire assurant la pair éducation sur les questions de leadership responsable, de santé de reproduction chez les adolescents, de participation citoyenne et de lutte contre les violences basées sur le genre, il est nommé Secrétaire permanent en août 2015. Cette fonction lui permet d’apprendre les rouages de la gestion administrative, tout en lui permettant de diversifier le contenu de son assiette juridique.


    Il participe à plusieurs concours d’éloquence notamment celui organisé par la Cameroon Debate Association et RIPAO Cameroun en décembre 2019, dont il obtient le deuxième prix. Il se distingue également aux éditions 2016 et 2017 du Forum des Jeunes du Cameroun organisé par le Zenü Network, respectivement à Buea et à Bertoua, par la qualité de ses interventions dans le cadre de la Commission scientifique.


    Très concerné par des questions de sciences juridiques, il est l’auteur de plusieurs travaux juridiques en destination d’entreprises et organisations de la place. Ce qui lui a donné l’idée de constituer un cabinet d’expertise et d’accompagnement juridique à l’adresse des entreprises et des particuliers.


    Conseiller juridique associé au sein de l’Organisation Patronale des Syndicats de Transporteurs et Auxiliaires du Cameroun (OPSTAC) dès décembre 2022, il a le privilège de participer aux négociations relatives à l’augmentation du prix du carburant et des tarifs de transport en qualité d’expert.

    En mai 2023, il devient Coordonnateur des activités de transport au sein de la Plateforme multimodale d’Olembé. Il a alors pour mission de structurer et d’organiser le fonctionnement de cette entité qui ouvrira finalement ses portes le 12 novembre 2023.


    « La Dame à la fenêtre » publié aux Editions Ifrikiya, est son premier roman.


  • BIOLITT : Pierre-Manau NGOULA, artiste et critique d’art congolaise

    Pierre-Manau Ngoula dite Pierre-Man’s est une artiste pluridisciplinaire internationale née en 1993 en République du Congo. Pierre-Man’s vit et travaille entre le Congo et la France.


    Vacillant entre la médiation culturelle pour la Micro-folie du Val d’Oise et sa pratique d’artiste plasticienne, Pierre-Man’s compte à son actif plusieurs expositions individuelles et de groupe.


    Elle commence par étudier l’audiovisuel à Dakar où elle se découvre une réelle passion pour le cinéma. En 2013, elle commence des études supérieures de cinéma à la Sorbonne Nouvelle à Paris, qui se concrétisent par l’obtention d’un Master en Cinéma et Audiovisuel.


    En 2015, lors d’un atelier de critique cinématographique, elle s’intéresse de plus en plus à l’écriture. Pierre Man’s s’oriente pas à pas vers la critique d’art et devient rapidement rédactrice des ATELIERS SAHM, un centre d’art congolais au coeur de la ville de Brazzaville. En plus de cela, elle anime des ateliers d’écriture cinématographique et accompagne plusieurs artistes dans l’écriture et l’analyse de leurs œuvres.


    Depuis 2017, elle accompagne des artistes du Congo et d’ailleurs à la biennale d’art
    contemporain Dak’Art en tant que critique d’art pour le projet bi-annuel des ATELIERS SAHM, Esthétiques en partage au-delà des géographies. La même année, LES ATELIERS SAHM lui décernent une bourse de travail Gästeatelier Krone octroyée aux femmes artistes congolaises.

    En 2017, elle reçoit aussi le Prix de La Fondation Blachère, une fondation d’entreprise pour l’art africain.


    En 2021, elle signe pour Africa 2020 avec le Centre d’art marseillais Montévideo en collaboration avec LES ATELIERS SAHM, en tant que critique d’art pour l’exposition
    collective Réinventer le monde à l’aube des traversées. La même année, elle a été lauréate du programme de résidence In Situ de la Fondation Daniel et Nina Carasso & Cité internationale des arts de Paris.


    En 2023, elle a été lauréate du Prix de la critique d’art décerné durant la Rencontre
    Internationale de l’Art Contemporain (RIAC) à Brazzaville en partenariat avec le média culturel No’ocultures, en République du Congo.


    En 2025, elle signe avec la Banque Mondiale en tant que critique d’art pour une exposition qui aura lieu au mois d’avril de la même année, à Brazzaville.



  • AMICALE DES AUTEURS CAMEROUNAIS DE LA DIASPORA (AMACAD) : Une initiative qui changera la donne

    Vous êtes un.e auteur.e camerounais.e ? Vous vivez hors du Cameroun ? Vous pratiquez un tout autre art ? Voici une belle opportunité pour vous !!!

    « Ensemble, on est plus fort ! » Un secret de polichinelle, n’est-ce pas ? Oui, mais combien s’en rendent compte ?
    L’AMACAD voit le jour pour consolider les liens entre auteurs camerounais hors du pays ; pour permettre les liens et affirmer les réseaux avec d’autres nationalités ; pour permettre des avantages lors des salons et festivals du livre dans le monde ; et la liste n’est pas exhaustive.

    Mise sur pied récemment, elle sera déjà présente au prochain Salon du livre africain de Paris. Vous y serez ? N’hésitez pas, faites un tour dans le stand de l’AMACAD et découvrez les productions littéraires camerounaises et leurs auteur.e.s de la Diaspora.

    Cette initiative vous intéresse ? Peu importe le continent, une fois que vous êtes hors du Cameroun, prenez attache avec l’AMACAD par les contacts disponibles sur les images.

  • BIOLITT : Julie ILONDO NGUINI, auteure congolaise de livres jeunesse

    Julie ILONDO NGUINI vit actuellement aux États-Unis d’Amérique. Elle a poursuivi ses études en journalisme à Johannesburg, en Afrique du Sud. Julie est profondément passionnée par l’éducation, surtout des groupes issus des milieux défavorisés. Pendant son séjour en Afrique du Sud, elle a écrit plusieurs articles.

    Elle s’est engagée dans la littérature jeunesse en 2021 pour aider les enfants à travers le monde à connaître son pays d’origine, le Congo, à travers la collection « All about Congo ». Elle a écrit « À la rencontre de l’okapi », « À la rencontre du bonobo » et « À la rencontre du gorille des montagnes » avec Sylvie MUNANGA.

    Elle travaille actuellement sur plusieurs autres livres jeunesse à paraître cette année (2025).

    Julie est présentement active dans plusieurs projets littéraires en RDC. Son rêve est de voir les enfants, surtout ceux vivant dans les camps de réfugiés, avoir accès aux livres.