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  • Analyse approfondie et détaillée du revêtement de « Le magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » d’Oscar ELIMBY


    IMPRESSION GÉNÉRALE

    La couverture de « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » s’impose du premier regard comme un manifeste intellectuel et politique. Elle adopte un style solennel, monumental et provocateur, qui renvoie autant à l’essai critique qu’au pamphlet philosophique. Rien n’est laissé au hasard : la typographie, les couleurs, les symboles et la structure visuelle concourent à un même objectif : questionner la domination occidentale et déconstruire la suprématie blanche.
    C’est un livre qui se présente clairement comme un texte de rupture, destiné à déranger, à provoquer une réflexion radicale sur l’histoire, la civilisation et le pouvoir.


    UNE IRONIE PUISSANTE : LE TITRE

    « Le Magnificat de la pensée blanche »…
    Le mot Magnificat, d’origine biblique, renvoie à un chant de louange, de glorification divine. Son emploi ici est hautement ironique. Il suggère :
    – Une auto-célébration de la pensée blanche
    – Une idéologie qui se glorifie elle-même
    – Un discours hégémonique sacralisé, quasi religieux…


    Oscar Elimby détourne volontairement ce terme spirituel, « Magnificat », pour dénoncer une pensée qui s’est imposée comme norme universelle, se présentant comme civilisatrice, morale et supérieure.
    Le contraste entre le caractère sacré du Magnificat et la critique qu’il introduit crée une tension intellectuelle immédiate.

    « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » est donc un acte d’accusation, une plaidoirie visuelle,
    un renversement du regard. L’Occident, longtemps juge de l’histoire, devient ici objet de jugement.

    Cet essai ne cherche pas la séduction douce, mais l’impact intellectuel, la déconstruction des mentalités.


    LE SOUS-TITRE

    « La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » fonctionne comme une thèse qui vient renverser le récit dominant où l’Occident se présente comme le pôle de la civilisation.
    Il associe explicitement la suprématie occidentale à une forme de barbarie, annonçant de ce fait une fin historique.
    Le lecteur comprend immédiatement que le livre s’inscrit dans une logique de déconstruction postcoloniale, de critique historique et de réécriture du récit mondial.


    LA CHARTE GRAPHIQUE : NOIR ET OR

    La couverture repose presque exclusivement sur deux couleurs :
    – le noir, dominant, qui, pour nous,  symbolise la gravité, la profondeur, le deuil, mais aussi la vérité brute ; elle évoque les ténèbres de l’histoire, les violences occultées, la mémoire enfouie…

    – L’or, symbolisant le pouvoir, la richesse, l’empire, référence directe à la splendeur des civilisations dominantes. Et toujours dans une dynamique ironique visuelle, ce qui brille est aussi ce qui dénoncé. L’or devient ici l’ornement de la domination, loin d’une célébration naïve.

    Les SYMBOLES ARCHITECTURAUX

    Au centre de la première de couverture, on observe une série de formes monumentales rappelant :
    – l’arc de Triomphe
    – des colonnes antiques
    – l’empire romain,                                                – les fondements architecturaux de la civilisation occidentale,                                     – les monuments de la conquête et de la domination

    Malgré la puissance qu’ils revêtent, leur position renversée suggère :
    – La chute
    – La fin d’un ordre ancien
    – L’effritement d’un récit impérial dans son déclin symbolique.

    LA TYPOGRAPHIE

    La typographie est épurée, stable. Elle confère au livre une légitimité académique, tout en renforçant la dimension de manifeste. Le contraste entre le mot « BLANCHE », visuellement mis en évidence, accentue la focalisation sur l’objet de la critique.


    LE DOS ET LA QUATRIÈME DE COUVERTURE : L’AUTEUR ENGAGÉ

    Sur la quatrième de couverture, le texte est dense, argumenté, presque combatif. Il met en exergue la violence coloniale, les massacres, les pillages, les viols…

    Sa lecture confirme, comme dit plus haut, que l’auteur ne cherche pas la neutralité. Il s’inscrit dans une tradition de l’intellectuel engagé, qui écrit pour éveiller, dénoncer et prévenir.

    La photographie d’Oscar ELIMBY, vêtu d’un boubou traditionnel africain richement orné, joue un rôle symbolique et fort : l’affirmation identitaire, la réappropriation culturelle, le refus de l’effacement ou de l’assimilation. Un cri pour demeurer des citoyens autonomes, enracinés et conscients de l’histoire.

    PUBLIC CIBLE ET IMPACT PROBABLE

    « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » s’adresse à tous, car il peut
    susciter un débat intense où chacun jouera sa partition. Pour cela, il lui fallait une couverture qui va avec…

    Et celle-ci, c’est une couverture qui ne se contente pas d’illustrer un livre : elle en est déjà un discours.



    INFORMATIONS SUR LE LIVRE…

    Paru aux Éditions de Midi au Cameroun, Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, 439 pages, coûte 25.000 FCFA et Hors Afrique, 40 euros.

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala).


    Contact utile (WhatsApp) : +237 697449082


    Pauline M.N. ONGONO, ACOLITT

    ✉️ ongonopauline18@gmail.com / acolitterature@gmail.com

  • Journée du livre et du droit d’auteur 2024

    ET SI NOUS PARLIONS DU DROIT DU LECTEUR

    Quand il s’agit de droit d’auteur, plusieurs questions se soulèvent et toujours nous tournons autour des mêmes préoccupations : Quand vais-je toucher mes droits ? A combien s’élèvent-ils ?
    Si ces questions sont légitimes, arrêtons-nous un instant, quittons l’auteur, rejoignons le livre et posons-nous une seule question : Quel livre mérite-t-il ce droit ?

    Le livre, nous le rappelons, est un outil d’apprentissage autant pour l’auteur que pour le lecteur qui doit voir son droit à la lecture respecté avant toute chose.
    La plupart des livres publiés actuellement sont d’une qualité à revoir et les observations au niveau de l’édition ne semblent pas conduire vers l’amélioration des productions.

    L’éditeur a le devoir de verser à son auteur des droits, peu importe la qualité de ses textes, puisqu’il a accepté de les publier comme ils se présentent ; mais plus loin, il faut se demander si cet éditeur a respecté le lecteur. Devrait-il seulement être présenté comme éditeur ?

    L’auteur qui confie son travail à l’édition s’attend, dans la majorité des cas, à un professionnalisme qu’il pourra porter avec fierté en public. Bien entendu, il est des auteurs qui se jugent au-dessus de toute relecture et imposent leurs manuscrits que les éditeurs transmettent directement à l’impression.

    Un jour, une dame a dit qu’on n’avait pas à respecter le droit de quelqu’un qui n’a pas respecter celui d’un autre. Et si on appliquait aussi cela au livre ? Qu’en est-il du droit du lecteur ? Ne devrait-on pas commencer par recommander aux éditeurs de respecter le Livre ?

    Nous méritons le must pour le travail de créativité que nous réalisons, à condition que cela ne nuise pas, dans sa forme la plus élémentaire, au lecteur qui ne demande qu’à apprendre. Les sujets et les thèmes sont libres ; mais le respect de l’écriture, pour le bien de nos enfants et des lecteurs en général, doit être garanti.  

    Ray NDEBI