Étiquette : Entrepreneur

  • BIOLITT : Ibrahim BANGOURA, auteur et éditeur guinéen

    Ingénieur et entrepreneur, Ibrahima BANGOURA est aujourd’hui le Manager des Éditions Wakaran.


    Auteur de trois (3) livres dont deux ont été publiés en France et un, en Guinée :
    – Le chemin de l’espoir, mars 2020, Harmattan (Guinée)
    – Kourandi ou les gènes de la poésie, novembre 2018, EDILIVRE (France)
    – De l’altruisme aux larmes, mai 2016, EDILIVRE (France)


    Diplômé de l’École Supérieure d’Informatique de Rabat en Ingénierie Informatique, il a eu l’opportunité de travailler sur plusieurs projets d’envergure nationale pour la dématérialisation des procédures administratives de l’État guinéen. Il a travaillé aussi au Togo et au Bénin avec le Programme CLÉ (COMPÉTENCES-LEADERSHIP-ÉDUCATION) comme consultant en digitalisation et applications.


    Il a enseigné pendant 7 ans dans les universités de Guinée en développement d’applications et réseaux informatiques.


    Il est le président de l’ONG Groupe Horizon vert (A consulter ici : https://ong-ghv.org/) qui est une organisation à but non lucratif ayant pour objectif d’améliorer le bien-être économique et social des personnes les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles, par une éducation de qualité. Elle intervient aussi dans l’agroécologie et l’environnement. L’ONG GHV a réalisé plusieurs projets à ce jour :
    – Décembre 2021 – Mars 2022 : Formation des Femmes & Filles entrepreneures en communication numérique sur leurs activités économiques (produits & services) à Dubréka.
    – Avril 2022 – Octobre 2022 : Sensibilisation des hommes mariés sur la masculinité positive (La responsabilité des hommes dans la lutte contre les VBG envers leurs femmes dans les zones de Dubréka et Boffa.
    – Mai 2023-Juin 2024 : Campagnes d’éducation de la couche juvénile (Garçons & Filles) sur la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire dans les zones de Boké et Boffa.
    – Juillet 2024 – Octobre 2024 : Formations dispensées à 100 jeunes filles entrepreneures avec le cabinet HDMS
    Entrepreneuriat.


    Il est le Fondateur et CEO de E2IC TECHNOLOGY (A consulter ici : https://e2ictechnology.com/) qui est une entreprise de conception de solutions informatiques, leader dans les projets à impact, notamment dans les secteurs de l’agrobusiness, du changement climatique et de la e-santé. Elle a développé des prototypes suivants :

    • FARÉ : Plateforme numérique d’agriculture alimentée par l’IA et l’observation de la Terre.
    • YALAN : Application mobile qui assiste les patients d’Alzheimer via l’IA et par la reconnaissance faciale.
      Aujourd’hui, il est un acteur clé dans la résolution des problèmes sociaux dans sa communauté, dans son pays et voire en Afrique pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).


  • BIOLITT : Kely MOTUE SIMEU, auteure camerounaise

    Kely Motue Simeu est Camerounaise. Elle est experte en arbre de décision (comme modèle de prédiction) et chercheure en datamining. En plus d’être diplômée de l’Université de Yaoundé I, elle est la major de la première promotion de la Business Excellence Academy de la PKFOkam Institute of Excellence. Kely MOTUE SIMEU, certifiée à la fois en Risk Management et en Quality Management, exerce à la tête de la Direction de la Qualité et de l’Organisation de la première banque du pays.

    Après deux ans dans le développement informatique, elle a embrassé le monde de la finance, il y a onze ans.

    Consciente de ce que le développement de l’Afrique ne se fera que par les Africain(e)s eux-elles-mêmes, elle a fondé en 2017 le Ladie’s Club for Leadership où elle s’attelle à sa manière à promouvoir l’autonomisation financière de la femme africaine.

    Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain a paru aux Éditions IFRIKIYA au début 2024 et est disponible ici.




  • BIOLITT… Kathy Noëlle SAMBAH, actrice culturelle camerounaise

    Kathy Noëlle Sambah de son vrai nom Nsizoa Samba Catherine Noëlle est née le 25 décembre 1998 à Mbalmayo. Son père est alors photographe et sa mère, plasticienne de formation.

    Elle fait ses études secondaires à Mbalmayo et à Garoua et revient à Yaoundé après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, pour embrasser des études supérieures en lettres germaniques à l’Université de Yaoundé I
    Après l’obtention de sa licence, elle se tourne vers la communication digitale et met sur pied son projet « Une folle des langues » dont le but est la revalorisation des langues en général et des langues bantoues en particulier.
    Kathy Noëlle SAMBAH suit donc une formation en community management et mobile vidéo making.

    En juillet 2021, elle met sur pied « Le camp Retour Ô Sources ». Il s’agit ici d’une colonie de vacances dont le but est de familiariser les enfants à leurs origines, à travers différentes activités (ateliers de langue, de danse, de cuisine, de conte… autour du feu et autres).

    Kathy Noëlle SAMBAH est passionnée par tout ce qui touche à la culture en général : expositions, peinture, photographie, lecture, tourisme…

    Suivez ses pages sur Facebook ⤵️
    Une folle des langues :
    https://www.facebook.com/catherine.nsizoa.73?mibextid=ZbWKwL

    Camp Retour Ô Sources :
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100086023043762&mibextid=ZbWKwL

    Contacts pour toute collaboration avec Kathy Noelle Sambah ⤵️

    campretourosources@gmail.com / kathysambah98@gmail.com

    +237657314645 / +237655410022

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    Pauline ONGONO




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  • BIOLITT… QUI EST LE CAMEROUNAIS SERGE BILLO EBANGA ?

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour. 

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.

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  • Il a été lu… J’apprends, j’entreprends de Stéphanie TCHOUA, auteure et entrepreneuse camerounaise

    L’entrepreneuriat selon Stéphanie Tchoua

    « Contrairement à ce qu’on peut penser, n’attendez pas qu’un quelconque gouvernement vous donne des emplois, un véhicule (…) C’est une tâche qui incombe à toute personne sérieuse et soucieuse du développement, plus encore aux personnes courages ».

    Stéphanie Tchoua ne tarde pas à installer le lecteur dans son univers où se croisent courage, patience et persévérance, ces vitamines de l’esprit sans lesquels toute ambition entrepreneuriale est vouée d’office à l’échec. Les 9 chapitres de « J’apprends, j’entreprends », essai de 86 pages paru aux Editions de Midi, constituent le bréviaire à la lecture duquel s’opère une dissection de l’entreprenariat, ce plafond de verre inaccessible pour beaucoup dans un écosystème national où la fonction publique reste à date l’antre où sont forgées les réussites sociales.

    Stéphanie Tchoua apporte donc un éclairage nouveau qui aide à mieux cerner les arcanes de ce qui n’est pas qu’entreprendre, mais aussi ce pouvoir de faire ce que l’on aime tout en y tirant une marge bénéficiaire et une capacité à disposer de son temps.
    Dans une écriture à la limpidité avérée, Stéphanie Tchoua escorte son lecteur, une page après une autre, dans les dédales de ce tortueux labyrinthe que constitue l’entreprenariat en le munissant dès le départ des termes qui en structurent le jargon. « L’abécédaire de l’entreprenariat », le quick-off d’une lecture qui s’achève au pied de « Enseigner l’entreprenariat », le dernier chapitre d’un livre dans les pages duquel s’amoncellent des réflexions portant notamment sur le leadership et la reconversion professionnelle, thèmes des chapitres II et VI.

    Elle-même opératrice économique et cheffe d’entreprises, Stéphanie Tchoua n’a pas éludé les aspérités auxquelles les femmes sont confrontées dans le secteur de l’entrepreneuriat et propose des solutions inspirées de son vécu personnel. « J’apprends, j’entreprends » n’est pas qu’un vade-mecum où sont figés les secrets que doivent s’approprier les businessmen futés et sans scrupule. C’est aussi un plaidoyer pour une prise en compte des personnes vivant avec un handicap, grandes oubliées des projets de développement et êtres radioactifs à qui les capitaux sont ostensiblement refusés.

    Partisante irréductible du développement des ressources humaine, Stéphanie Tchoua réitère aux entrepreneurs autant dans son livre que sur les différentes plateformes auxquelles elle est conviée, ce message dont elle se fait la proclamatrice : « Cherchez la connaissance, n’arrêtez pas d’apprendre avant d’entreprendre ».

    Jean Marie MBIDA, journaliste


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  • CAMEROUN – PMEXCHANGE : Le Forum International de la PME


    Les artisans du Made in Cameroon dans les filières transport, agro-industrie, économie numérique, Finances se donnent rendez-vous à Douala à l’hôtel Sawa du 11 au 15 Mars 2023, pour la 5ème édition du Forum International de la PME : PMEXCHANGE.

    Cette édition est placée sous le Haut  Patronage du Premier Ministre, chef du Gouvernement, avec la présence du ministre des petites et moyennes entreprises et de l’economie sociale et de l’artisanat.


    PMEXCHANGE 5ème édition est une plateforme d’affaires 100% hybride pour renforcer le tissu industriel camerounais grâce à des PME/PMI plus innovantes, mieux structurées et des accompagnements ciblés.
    Les entrepreneurs de la Diaspora peuvent souscrire au PMEXCHANGE VIRTUAL ACCESS par le lien www.pmexchange.cm pour valoriser le savoir-faire camerounais et réserver des rendez-vous B to B en ligne avec des futurs partenaires basés au Cameroun.

    Au programme, des journées thématiques avec des pannels d’experts, des expositions et des rencontres BtoB.  Il est encore temps de réserver son stand. Contacts : 697059099 / 651611318



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  • Les 5 questions posées à Waly NDOUR, promoteur des Éditions SEGUIMA (Sénégal)

    Nous commençons l’année 2023 avec une grande figure de la littérature actuelle au Sénégal et en Afrique, monsieur Waly Ndour.

    Qui est-il ? Pourquoi a-t-il mis SEGUIMA sur pied? Ses conseils à l’endroit des jeunes éditeurs et ses propositions pour la littérature en Afrique. Un zoom sur la librairie qui porte le même nom. Et en bonus, un tour sur le dernier appel à textes. Waly NDOUR se confie à notre équipe.

    Partie 1
    Partie 2

    Partie 3
    Partie 4
    Partie 5
    Partie 6
    Partie 7


    Vous souhaitez un espace publicitaire comme celle à la fin de cette vidéo (partie 7)? Contactez-nous par mail à acolitterature@gmail.com



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  • Il a été lu : Anthiou: Destin de femme de Peh de Geo, auteur sénégalais.



    Anthiou, l’héroïne de Séguima

    Victime de l’amour…

    Si on avait dit à Anthiou NADO que sa vie serait un virage abrupt de 180°, elle en aurait ri, j’en suis sûre. Elle n’avait commis qu’une seule erreur : celle d’avoir aimé.
    Une bastonnade infligée par Yuusu, son mari, deux, dix, des fois incomptables, et c’en était trop ! Elle n’en pouvait plus. Mais Témédi devait comprendre, plus grande, ce qui avait été son parcours. Oui, les enfants aiment juger leurs parents parfois, n’est-ce pas ? Témédi, saura… Il fallait qu’elle sache.

    «Anthiou : Destin de femmes», c’est le journal intime de la personne qui porte le même prénom – Anthiou – et qui a réveillé la muse de Peh de Geo. Une muse bien sensible. Lire un document appartenant à la reine du grand dépotoir de Boowal et en faire un livre édité et réédité même, il fallait le faire. Et heurement  d’ailleurs…


    Anthiou est une preuve des vicissitudes liées au rejet et la maltraitance familiale. Une tragédie qui, peut-être, ne serait pas arrivée si Anthiou avait connu l’amour et la compréhension des siens : Yuusu, ses parents, sa belle-famille, l’amour de sa vie… Bunka. « Tu sais, ma fille, il n’y a pas plus grand bonheur que de se trouver, « haleine pour haleine », avec la personne que l’on aime même si on ne se dit mot. Mais il n’y a pas plus atroce supplice que de devoir vivre comme narine et fesse avec qui l’on n’aime pas. » P.15. Oui, elle a aimé, mais victime de l’amour, elle a toujours été. Est-ce parce qu’elle était par essence une «forte tête» ou parce qu’elle avait connu les joies de l’entrejambe avant le mariage ? Toujours est-il que d’amour, elle en avait besoin. Et par amour, elle est partie, elle a abandonné son foyer ; Témédi allait comprendre grâce à cette longue lettre presque journalière qu’elle lui servait.

    Ce besoin d’amour va revenir à la surface chaque fois avec force et méfiance – Anthiou a horreur des gestes qui lui font se sentir comme une femme-objet. Vous voulez son cœur, allez-y à sa conquête et affrontez avec elle ses peurs et ses joies.
    Dans sa quête du bonheur, elle rencontre Naamusoo, une femme âgée qui cache bien son jeu et qui mène une sombre activité avec son robuste de fils, Mbay, le désormais grand frère et protecteur d’Anthiou. A Malodugu, elle vit en harmonie avec cette famille. Bulgëm n’existe plus. Finies la bastonnade, la médisance, la peur… Anthiou se sent bien. C’était sans compter sur son amour débordant et sur son besoin d’amour… Aimait-elle réellement son grand frère Mbay ? On ne saurait réellement le dire. Elle-même ne le savait pas. Et malheureusement, ce soir là où elle était juste sortie avec lui pour s’amuser, son destin a pris un autre tournant : deux aimants qui s’attirent, une Anthiou saoule et horrifiée, un aimant agacé et en colère, et la voilà écrouée sans jugement. Cet amour, Anthiou, il t’aura fait voir de toutes les couleurs!

    Anthiou aimait, oui, mais plus d’une cinquantaine de jours, c’en était trop pour son amour dans cette geôle mal famée comme la majorité des geôles en Afrique. A cause de qui était-elle d’ailleurs là ? A cause d’une personne qui jugeait Dieu de lui avoir donné cet entrejambe-là ? Qu’avait-elle fait de mal si ce n’était vouloir arracher son robuste de grand frère, Mbay, des mains de cet indécis physique ? Il fallait qu’elle sorte de là. Elle n’aimait pas cet endroit. Justice devait être rendue. A Seguima, la justice était faite pour certaines personnes et au détriment de la majorité. Une justice juste pour ceux qui la trituraient à leur manière. « Tu te rends compte ! Il y a des prisonnières qui sont là depuis des années et qui attendent d’être jugées. Ce n’est pas juste. Si la justice devient elle-même injuste, que faire ? La combattre ? L’interpeller ? La traîner devant le tribunal divin ? » P.75. Que faisait-elle là sans avoir été jugée ? Que lui reprochait-on ? Prostitution et… Non, Témédi ne devait pas penser un seul instant que sa mère fût du genre.

    De reine de justice à reine des immondices

    «Le bonheur de l’homme engendre celui de la femme. Si la femme veut être indépendante, pourquoi cherche-t-elle ou accepte-t-elle qu’on la donne en mariage à un homme ? On n’a jamais donné un homme en mariage à une femme. » P.67. Malgré les sévices de son premier mari, Yuusu, Anthiou est restée femme à chouchouter son homme. L’extrême féminisme et tout ce qui s’y rapproche ne faisaient pas partie de ses aspirations. Son bonheur, elle le ressentait si son homme était heureux. Et Ansoumane, le juge qui la fera sortir de prison, l’était… Il l’était tellement qu’il l’épousa en secondes noces, malgré son premier acte sous régime monogamique.
    Il la traitait comme une reine. Il était son roi. L’union entre un homme et une femme pouvait donc être faite de quiétude, de rires, de rêves ? Le savait-on à Bulgëm ? Pourquoi d’ailleurs maltraiter l’être qu’on a juré devant Dieu et devant les hommes aimer et chérir jusqu’à la fin des temps ?

    Ansoumane était le prototype du jeune panafricain : fort dans ses idées, prêt à défendre haut et fort les intérêts des Séguimalais, prêt à sacrifier son bonheur pour la minorité… Un bel exemple d’ailleurs pour Anthiou qui, après le virage malheureux que va connaître son mariage avec Ansoumane, va devenir l’héroïne des couches dites minoritaires à travers des ONG et auprès d’autres femmes très engagées dans la lutte pour l’égalité sociale; un combat décrié par les jadis détenteurs du pouvoir ; un espoir pour ceux qui ne se sentaient plus humains.

    Que s’est-il passé ce soir-là où Anthiou n’a plus jamais écrit ? Témédi, nous aussi, nous nous posons cette question. Mais, Témédi, ta mère, Anthiou, est libre. Oui, elle est libre.



    Mon expérience de lecture

    Lire les 231 pages de «Anthiou : Destin de femme» paru aux Éditions SEGUIMA au Sénégal fait partie de ces expériences qu’on n’oublie pas. On a souvent tendance a pensé que les choses vont mal seulement chez soi ou pour soi… Voici une lecture qui remet en question. Non pas qu’il ne faut pas se plaindre, mais il faut cultiver, et c’est très important, cette résilience dont Anthiou a fait preuve dans tout son récit. Peh de Geo met en lumière, et avec une subtilité incroyable, des vices et des fléaux qui minent la majorité des pays africains ou du moins restent dans la case «TABOU» : l’absence de justice, l’homosexualité, les violences conjugales, l’insalubrité, la non reconnaissance des héros et héroïnes, les relations parents-enfants et la protection de la famille, la consommation et la vente des stupéfiants, et au-delà de tout, l’amour sous diverses formes.

    Le pouvoir de la femme est mis en exergue. On se demande même pourquoi on dit que la femme est le sexe faible… Ce texte nous montre clairement que : c’est la femme qui rend l’homme heureux; c’est la femme qui par son soutien donne une belle harmonie dans l’existence de l’homme; c’est la femme qui fait bouger à un pic supérieur les lignes à Séguima; c’est la femme qui, par sa méchanceté, met à feu et à sang un mariage (à l’exemple des belles-sœurs d’Anthiou : «Les deux sœurs de ton père avaient certainement allumé le feu qu’elles n’arrêtaient pas d’activer.» P.16); c’est la femme qui est en partie la cause de la manipulation de la justice à Séguima, etc.

    Entre quelques coquilles, j’ai accompagné Anthiou dans ses combats journaliers, j’étais avec elle chaque fois qu’elle écrivait à sa petite Témédi. J’étais son témoin, impuissante face à ce qu’elle subissait comme revers.

    Peh de Geo a certes retouché des phrases pour que tout ceci soit cohérent et mieux lisible – une belle initiative. Toutefois, et connaissant son combat panafricaniste, on ressent bien son implication personnelle dans les séquences mettant en exergue les problèmes sociaux et économiques de Séguima, de l’Afrique. J’avais donc l’impression d’être spectatrice, comme Anthiou, de cette coulée d’encre Peh de Geoenne. On pourrait peut-être imputer cela au fait qu’il flirtait pour la première fois avec la plume…

    Merci à Peh de Geo de m’avoir fait connaître Anthiou, l’héroïne de Seguima. Peut-être la verrais-je de mon œil un jour, pour l’instant, je lui souhaite de jouir de sa liberté, du haut de son trône.



    Pauline M.N. ONGONO



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    Le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) se déroulera du 16 au 18 décembre 2022. Vous pouvez encore rejoindre ce projet comme partenaires ou sponsors. Contacts pour plus d’informations : +237690195126 | acolitterature@gmail.com



  • BIOLITT : PABE MONGO : 50 ans au service de l’écriture



    Pabé MONGO, de son vrai nom Pascal BEKOLO BEKOLO, est né en 1948 à Doumé, à l’est du Cameroun. Très tôt, il flirte avec l’encre et la plume. Après l’obtention de son Brevet d’Etudes Primaires (B.E.P.) en 1967, il nourrit des envies de reconversion religieuse. Pascal BEKOLO BEKOLO va passer deux années de noviciat pour devenir Frère des Ecoles Chrétiennes. Après ces deux ans, il décide de revenir à sa vie civile et reprend ses études en classe de seconde, au collège de la retraite, à Yaoundé.

    Son retour à sa vie civile va marquer son entrain pour l’écriture. Pabe Mongo commence à naître en le jeune Pascal BEKOLO BEKOLO. Il écrit des textes à la volée, les présente sans grande ambition au public, et en 1971, alors qu’il est en classe de terminale A4, son premier texte, un recueil de nouvelles, « Un enfant comme les autres », parait aux Editions CLE. Pabe Mongo va donc désormais exister et être parmi ceux-là qui vont marquer le monde de la litttérature.


    Pabé MONGO mène des études essentiellement orientées vers l’écriture et l’enseignement :

    Il obtient une Licence ès Lettres Modernes Françaises ; une Maîtrise en Philosophie ; un Doctorat de 3è Cycle en Littérature Négro Africaine, avec une thèse sur Le Nouveau Roman Africain, dirigée par le mythique Pr. Bernard FONLON de l’Université de Yaoundé, codirigée par le professeur Mohamadou KANE de l’Université de Dakar.

    Pabé MONGO est dès lors bien armé pour mener de front sa double carrière d’universitaire et d’écrivain. Il est d’ailleurs l’initiateur du programme d’enseignement de la création littéraire à l’université de Yaoundé I et de l’encyclopédie générale du Cameroun.


    Bien que l’on ne cite parmi ses œuvres, généralement, que « Père inconnu » et « La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cite », Pabe Mongo a une vaste bibliographie variée. Cette bibliographie est riche de trente-cinq (35) œuvres achevées et publiées et de dix-sept (17) manuscrits que notre illustre homme de culture espère voir paraitre un jour. A la question de savoir pourquoi ils n’ont pas encore paru, sa réponse est : « J’ai arrêté de publier quand on m’a demandé de payer. »

    Liste non exhaustive des oeuvres de Pabe Mongo

    – Un enfant comme les autres : nouvelles, CLE, Yaoundé, 1971
    – La Guerre des calebasses, DAEC Coopération, Paris, 1973 (pièce radiophonique)
    – Innocente Assimba : comédie en quatre actes, CLE, Yaoundé, 197?
    – Le Philosophe et le sorcier, Radio-France internationale, Paris, 1979
    – Bogam Woup : allégorie de la mutation, CLE, Yaoundé, 1980
    – Tel père, quel fils, Nouvelles éditions africaines, Abidjan, Édicef, Paris, 1984 (littérature jeunesse)
    – La Guerre des calebasses : ou Le dixième fiancé de Miriam, Édition Le Flambeau, Yaoundé, 1982 (pièce en trois actes)
    – Un totem de plus, Radio-France internationale, Paris, 1985 (pièce radiophonique, 14e concours théâtral interafricain)
    – Père inconnu, Nouvelles éditions africaines, Paris, 1985 (littérature jeunesse)
    – L’homme de la rue : roman, Hatier, Paris, 1987
    – Le roi des manchots, 1993 (théâtre)
    – Nos ancêtres les baobabs : roman, L’Harmattan, Paris, 1994
    – Le Substitut, Radio-France Internationale, Paris, 1989
    – «La disqualification de la nouvelle de l’arsenal littéraire africain pour cause d’inefficacité», Mots pluriels, n° 9, février 1999
    – Le livre du monde (voyage en Chine), Édi’-Action, Yaoundé, 2001
    – «L’Université des Mutants: une utopie universaliste récupérable ?», Université de Yaoundé 1, Actes du colloque sur Senghor 10 janvier 2002, 2003, PP. 75-82. (ISBN 2-911541-89-8)
    – La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cité : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2005
    – Jojo la star du kwat : La nouvelle œuvre littéraire camerounaise : Du kwat au palace : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2009

    Pabe Mongo est à ce jour le président de l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais (APEC) ; membre de la Panafrican Writers Association (PAWA), initiatrice de la journée internationale de l’écrivain africain ; coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun ; etc.

    Véritable bibliothèque, du 15 au 17 novembre 2022, nous aurons la chance de célébrer l’immensité de son encre… en sa compagnie.


    Sur le plan professionnel

    Pabé MONGO occupera tour à tour les responsabilités de :
    – Délégué régional de l’information et la Culture de l’Est,
    – Directeur Adjoint de la Culture,
    – Secrétaire Général du Centre Universitaire de Ngaoundéré,
    – Directeur des Affaires administratives et Financières de l’Université de Ngaoundéré,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de l’Université de Yaoundé 1,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Yaoundé 2,
    – Secrétaire Général de l’Université Catholique de Bertoua.

    Et à chaque poste, il a enseigné la création et la théorie littéraire.

    Cette disposition socioculturelle lui a permis des distinctions honoriques : la médaille d’Officier du Mérite Camerounais et la médaille de Chevalier de l’Ordre de la valeur.



    Quelques témoignages





    N’hésitez pas à laisser vos témoignages dans les commentaires.



    L’écrivain Pabe Mongo est un bel exemple de passion. Et les années n’ont pas pu ternir cette passion. Aujourd’hui encore, il se soucie de la littérature en Afrique et au Cameroun en particulier. Ayant traversé des décennies de littérature, il est clairement à même de parler de la littérature en Afrique dans son fond et dans sa forme, et d’apporter ou proposer des solutions adéquates, pour une belle émergence de cette dernière au Cameroun et en Afrique.



    Pauline M.N. ONGONO, Promotrice de ACOLITT (Association de Consulting Littéraire)




  • Stéphanie TCHOUA : Une entrepreneuse camerounaise qui écrit.



    Paru en 2020 aux Éditions de Midi, «J’apprends, j’entreprends» de Stéphanie TCHOUA est une sorte de Bible pour le jeune entrepreneur et pour toutes ces personnes, peu importe l’âge, qui sont intéressées par le secteur de l’entrepreneuriat.

    Dans ce livre, Stéphanie TCHOUA parle non seulement de son expérience, mais aussi de différents pans de l’entrepreneuriat. Les femmes, les hommes, les jeunes, les retraités sont tou.te.s concerné.e.s.

    Nanti de neuf (09) chapitres, «J’apprends, j’entreprends» va au-delà de la théorie, il pose par écrit la pratique de la chose entrepreneuriale; l’auteure a d’ailleurs, en première partie, fait une mise en bouche par son expérience personnelle. Une expérience jalonnée d’embûches, d’échecs, de réussites… de résilience.

    «J’apprends, j’entreprends» est disponible auprès de l’Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) au +237 690195126 ou acolitterature@gmail.com



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