Étiquette : Entrepreneuriat

  • 31 juillet – Journée Internationale de la Femme Africaine : La femme est un remède pour la femme

    La Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) est instituée en 1962 lors de la première Conférence des Femmes Africaines à Dar es Salaam (Tanzanie), qui a conduit à la création de la PAWO, l’Organisation Panafricaine des Femmes.

    Les objectifs de cette journée sont :

    • Promouvoir, mettre en lumière les initiatives de la femme africaine pour le développement du continent
    • Célébrer les femmes africaines et les aider à réaffirmer l’engagement en faveur de leur autonomisation et de l’égalité des sexes
    • Discuter sur des sujets divers (politique, économie, culture, etc.) pour le développement de la femme en Afrique

    📌 En bref, c’est une journée pour célébrer la femme africaine et la booster encore plus.
    ACOLITT a choisi de célébrer six femmes de la littérature qui, au quotidien, posent des actions autour de la femme.

    Que ce soit chez la fille ou l’adulte, elles sont au taquet pour une jeunesse féminine intelligente. Voilà une belle proposition que fait Carmen Toudonou, écrivaine béninoise, chaque deux ans, avec le concours Miss Litterature. Un concours qui regroupent des jeunes dames de différents pays et qui fait l’éloge de la beauté intellectuelle. En outre, dans plusieurs anthologies, elles regroupent des écrits de femmes, suscitant ainsi un réseau de femmes ouvert au monde.

    Dans le groupe Facebook Ecrivaines du Cameroun, vous aurez le loisir de voir le formidable engagement de Jeanne Louise Djanga. Sortie de livres, événements autour des livres de femmes… elle n’hésite pas à en parler. Et un plus à cette initiative est la mise sur pied l’Union des écrivaines africaines par Cylia Lateb. Une belle manière de fédérer les efforts et les compétences de chacune, créant ainsi un réseau solidifié d’écrivaines africaines à travers le monde.

    Qui dit écrivaine, dit livre, dit découverte, dit chaleur humaine… Pour faire la différence sur les promotions déjà en place, Amina Seck (Sénégal) et Pulchérie Abeme Nkoghe (Gabon) ont institué des salons littéraires pour valoriser les écrits de femmes. D’aucun penseront à un féminisme de haut grade, il convient de les rassurer sur le bien fondé d’un rassemblement de femmes autour de leurs livres, discutant de techniques d’écriture, de défis lorsqu’on est femmes (épouses, mères…) et écrivaines et d’autres sujets pour développer la scène littéraire. Vous pourrez alors assister, à loisir, au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon et au Salon du livre féminin de Dakar.

    En Afrique, on déplore le manque de bibliothèques, surtout des bibliothèques avec des fonds africains. Edwige DRO l’a compris et a décidé de mettre sa pierre à l’édifice : elle a mis sur pied 1949 à Yopougon (Abidjan, Côte d’Ivoire). Il s’agit d’une bibliothèque dont le fond est constitué uniquement de livres de femmes d’Afrique et du monde noir.

    Planter la graine comme Carmen Toudonou, créer des réseaux comme Jeanne Louise DJANGA et Cylia LATEB, organiser des salons comme Amina SECK et Pulcherie ABEME, investir et s’investir pour la mise sur pied d’une bibliothèque spécialisée, autant d’actions qui valorisent la femme, ses actions et ses projets en littérature. Des actions à féliciter et à encourager.

    📢📢📢 𝐎𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐥’𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞𝐫 : 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐦𝐞̀𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞.

    Cette journée est aussi l’occasion pour nous de féliciter et remercier toutes ces personnes et associations qui se démarquent et qui donnent du leur pour le développement de l’Afrique ; l’autonomisation, le bien-être, l’éducation de la femme africaine. De manière non exhaustive : Djaïli Amadou Amal, Association des Femmes Entrepreneures du Cameroun, Rafdel, Andaal, Griote, L’orchidée Moulengui, LaDika, Régine Nadège Ekodo Ndjoana, Arielle Dnoutcheu, Yémélé Rosine, Armelle Touko, Nadine C. Mekougoum, Nadine Gérard, Carine Andela, Cynthia Nikeze, Christelle Noah DG, Danielle Eyango Ecrivaine et la liste est loin d’être exhaustive.

    Nous adressons spécialement nos encouragements à Rose Dede KOUEVI. Vivement une tenue saine du Salon international féminin du livre de Ouagadougou.
    Des fois, les échecs sont un carburant de bonne qualité.

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com



  • Éclosion à Douala : Du 30 au 31 mai 2025, la part d’ACOLITT

    Autour de la résilience, de l’intelligence artificielle, du projet politique, de la célébration des héros nationaux, du partage d’expériences, de l’appel à la paix, de l’entrepreneuriat, des finances digitales et la liste n’est pas exhaustive, les journées du 30 et 31 mai 2025 marquant l’ouverture officielle de la maison d’édition ECLOSION à Douala, a été un miroir de l’investissement dans la littérature, de la promotion du livre et de ses acteurs, de l’appel au travail ensemble, etc.

    Douze échanges et de nombreux acteurs du livre mis en avant. L’équipe ACOLITT représentée par Ray NDEBI et Pauline ONGONO a tenu les rênes de la modération.

    Un beau parterre de passionnés et de curieux du livre, tout comme hier, première journée des activités, a rempli l’espace dédié à cet événement. Un espace qui s’est vu finalement impuissant face à la force du nombre de visiteurs.

    Le ruban est donc coupé. Nous souhaitons le meilleur des vents aux Éditions ECLOSION à Douala.
    Pour rappel, les locaux se trouvent à Akwa, face au restaurant « La petite villageoise ».



    Acolitt, pour une littérature dynamique !
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com

  • Entretien avec Juliette Doriane NGAH BIDJO, auteure camerounaise

    Pour Juliette Doriane NGAH BIDJO, qu’est-ce que la littérature ?

    La littérature est un miroir de l’âme humaine, un espace où se rencontrent les émotions, les idées et les expériences. C’est un outil puissant pour explorer la condition humaine, susciter la réflexion et inspirer le changement. Pour moi, c’est aussi un moyen de connexion profonde avec les autres, un dialogue intemporel à travers les mots.

    En considérant la scène littéraire globale, quelle importance revêt pour vous le besoin d’écrire ?

    Écrire est une nécessité vitale. C’est un besoin d’exprimer ce qui bouillonne en nous, de donner forme à nos pensées et à nos sentiments. Dans un monde en constante évolution, la littérature offre un espace de réflexion et de résistance, un moyen de préserver notre humanité.

    « Miroir », votre dernier livre, diriez-vous qu’il répond à des questions que vous vous posiez avant son écriture ? Pourquoi ?

    Absolument. « Miroir » est né d’une quête personnelle, d’un besoin de comprendre les dynamiques de l’identité et de l’acceptation de soi. Il a été un voyage introspectif, une manière de confronter mes propres doutes et de trouver des réponses universelles.

    Racontez-nous « Miroir », plus d’un an après sa parution.

    Plus d’un an après sa parution, « Miroir » continue de résonner en moi et chez mes lecteurs. Il est devenu un outil de dialogue, un point de départ pour des conversations profondes sur l’identité, la beauté et l’acceptation. Je suis touchée de voir comment il a aidé certains à se réconcilier avec eux-mêmes.

    Vous pouvez retrouver « Miroir » au prix de 5000 FCFA à ces lieux :
    – Editions de midi (+237 697449082)
    – Chez Andaal ( +237 6 56 96 41 28)
    – Bientôt à la bibliothèque du collège François Xavier VOGT.
    – Également disponible lors de mes séminaires et formations.(+237 695 16 83 87)

    Quel regard portez-vous sur la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    La scène littéraire camerounaise est en pleine effervescence, riche de voix diverses et de talents prometteurs. Il y a un besoin de plus de promotion, et de moyen de faire rayonner les auteurs camerounais, mais nous possédons un potentiel énorme.

    Pouvez-vous nous parler de quelques auteurs ou personnalités du monde du livre sur le continent qui vous marquent ? Pourquoi ?

    Je suis profondément inspirée par des auteurs comme Chimamanda Ngozi Adichie, dont la plume puissante explore les complexités de l’identité et de la culture africaine. Sa capacité à transcender les frontières et à toucher les cœurs est admirable. Une autre auteure qui me passionne est Fatou Diome. Son regard aiguisé et son courage à aborder des sujets sensibles sont une source d’inspiration.

    Vous êtes aussi entrepreneure dans le secteur des médias. Quels sentiments vous laisse la promotion de la littérature en général aujourd’hui ?

    La promotion de la littérature est un défi constant, mais aussi une source d’espoir. Il est essentiel d’innover, d’utiliser les nouveaux médias et de créer des espaces de rencontre entre les auteurs et leur public.

    Que proposez-vous de nouveau pour faire rayonner la littérature sur le plan international ?

    Je crois en la force des collaborations internationales, des échanges culturels et de la traduction des œuvres. Il est important de créer des ponts entre les littératures du monde entier.

    Quelle est votre lecture de la montée en puissance des Intelligences Artificielles dans l’écriture des livres ?

    L’intelligence artificielle est un outil fascinant, mais elle ne remplacera jamais la sensibilité et la créativité humaines. La littérature est avant tout une expression de l’âme, une connexion profonde avec le lecteur.

    Vous travaillez aussi beaucoup dans la formation des jeunes à divers arts, notamment l’art de la parole. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    La formation des jeunes est une passion. Je crois en leur potentiel créatif et en leur capacité à changer le monde. L’art de la parole est un outil puissant pour développer leur confiance en eux et leur permettre de s’exprimer avec force et authenticité.

    Quel a été le procédé d’écriture de  »Miroir » ?

    « Miroir » est né d’un processus d’écriture introspectif et intuitif. J’ai laissé mes émotions et mes réflexions me guider, en cherchant à créer un texte authentique et personnel. Dans mon procédé d’écriture, j’essayais de me mettre au-dessus des émotions et d’avoir un regard neutre pour mieux analyser les comportements.

    La femme dans la littérature au 21e siècle. Avenir de la littérature ? Qu’en pensez-vous ?

    Les femmes jouent un rôle de plus en plus important dans la littérature du 21e siècle, apportant des perspectives nouvelles et des voix puissantes. L’avenir de la littérature est entre leurs mains, et je suis optimiste quant à leur capacité à le façonner.

    Quels sont les trois (03) conseils de Juliette Doriane NGAH BIDJO aux jeunes auteurs et auteurs en herbe ?

    – Croyez en votre voix unique et n’ayez pas peur de l’exprimer.

    – Lisez beaucoup, écrivez souvent et n’abandonnez jamais votre passion.

    – Cherchez des mentors et des communautés de soutien pour vous accompagner dans votre parcours.

    Propos recueillis par Pauline ONGONO




  • BIOLITT : Agnès DEBIAGE, auteure, libraire, éditrice française

      Agnès DEBIAGE a passé 23 ans de sa vie professionnelle sur le continent africain. Elle y a créé plusieurs librairies, vivant au quotidien les réalités et problématiques de certains pays du Sud et expérimentant l’instabilité politique, sécuritaire et monétaire.

    Auteure, éditrice, libraire, co-fondatrice d’une association internationale, elle est aujourd’hui consultante internationale spécialisée sur l’Afrique.

    Ses expériences professionnelles lui offrent une vision globale de la chaîne du livre, de ses écosystèmes et dynamiques sur le continent. Elle utilise cette expertise pour initier des actions impactantes pour la professionnalisation des acteurs du livre, le pilotage de projets professionnels et le développement des réseaux.




  • Dominique BUENDE présente la première bibliothèque numérique pour les universités et les lieux de savoirs en Afrique : la QuickDo-BookBox

    Après un mois de communication par ACOLITT, le 17 août 2022, Dominique BUENDE, auteur et entrepreneur camerounais vivant au Canada, a choisi le Quartier Mozart pour échanger avec les acteurs du livre, les entrepreneurs, les jeunes aspirant à l’entrepreneuriat et bien d’autres sur son livre  »LivreMentaire d’un entrepreneur À ÉCHECS » et sur sa QuickDo-BookBox, la première bibliothèque numérique pour les universités et les lieux de savoir en Afrique.

    Il s’agit d’une solution de diffusion de livres récents et appropriés dans les universités et lieux de savoir. Plus de 5.000 livres disponibles dans une borne QuickDo et consultables sans connexion internet via des QuickDo-Readers, des liseuses.

    C’était aussi l’occasion de découvrir les services numériques du CLAC Yaoundé

    QuickDo S.A.R.L. reste disponible pour tout partenariat et pour répondre à vos questions. Contact : presse@quickdo.fr

    📍 Pour bénéficier des services de ACOLITT, contactez-nous au +237690195126 et acolitterature@gmail.com

  • Découverte : Anlu Bibliothèque

    La ANLU bibliothèque est un lieu d’empowerment et d’engagement dans le quartier qui offre un accès exclusif à plus de 1000 livres africains. C’est un projet de l’association Initiative de Changement de Perspective (ICP).

    Les ouvrages contenus dans la Bibliothèque ANLU traitent des sujets sur :
    La philosophie ;
    La religion ;
    Les sciences sociales ;
    Les langues ;
    L’art ;
    L’histoire et la géographie de l’Afrique et du Cameroun en particulier ;
    Les biographies ;
    Les contes ;
    Les romans pour enfants et adultes.

    Pour l’initiation des jeunes à lecture, nous avons une série de bandes dessinées.
    Accompagnement scolaire.
    Les manuels scolaires pour toutes les classes d’examen sont mis à la disposition des élèves.

    En plus d’une documentation riche et variée, la ANLU Bibliothèque offre à son public :
    Des activités extra-scolaires à savoir :
    L’atelier sur la citoyenneté ;
    L’atelier sur la découverte du Cameroun : son histoire, ses ressources naturelles, ses procédés d’exploitation et de transformation ;
    L’atelier sur le dessin, de coloriage et de modélisation;
    L’atelier de conte ;
    L’atelier de lecture ;
    Des rencontres et échanges avec des auteur(e)s Africain(e)s;
    des puzzles éducatifs et thématiques.
    Notre mission est d’initier et de cultiver notre public
    À la littérature africaine ;
    À la découverte du Cameroun et ses ressources naturelles.

    La Anlu bibliothèque est située à Douala au quartier Oyack, non loin du lieu-dit Carrefour Nyango.

    L’accès à la bibliothèque est libre et gratuite.
    Horaires : Lundi à vendredi : 14h – 21h / Samedi et dimanche : 11h – 19h
    Contacts : +237 652-077-445 /  i.changement2perspective@gmail.com




  • BIOLITT : Omar Massaly, entrepreneur culturel sénégalais

    EL Hadji Omar MASSALY est le président fondateur du groupe d’édition et de communication panafricaine ELMA.

    Littéraire, communicant et, de surcroît, journaliste collaborateur de Jeune Afrique, sa passion tient dans trois choses : lire, réfléchir, écrire.

    Entrepreneur innovant dans le secteur de l’édition et stratège en communication, il a été rédacteur web freelance pendant trois ans pour des sites et blogs français. Au compteur, plus de 3500 articles SEO rédigés.

    Communicant talentueux, qui a le flair et la passion du domaine, il a conduit plusieurs missions ponctuelles pour des particuliers et entreprises. En plus de Jeune Afrique, où il écrit, il fait des fiches et analyses stratégiques (politique, économie, société) pour le groupe Eramet

    Les éditions ELMA du groupe panafricain ont publié plus d’une cinquantaine de titres d’auteurs africains. Sa vision, avec une équipe dynamique et cosmopolite, c’est de créer des éditions transfrontalières pour faire du secteur du livre la plus grande industrie culturelle africaine. Ceci se tient avec de la méthode, de l’innovation, de la rigueur et de l’abnégation.

    Suivez la page Facebook ⤵️
    https://www.facebook.com/ELMAGROUPSN?mibextid=ZbWKwL

    📧 fatou.thiam@elmagroupe.com




  • BIOLITT : Nadine MEKOUGOUM, promotrice de M’wina Initiatives et du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY)

    Nadine Mekougoum découvre le pouvoir de la lecture dès ses premiers pas à l’université lorsqu’elle décide de rejoindre une bibliothèque gérée par les étudiants ; elle se distinguera par son dynamisme et la volonté de booster l’émulation intellectuelle de ces derniers. Après son expérience en tant que première femme présidente de cette bibliothèque depuis 35 ans d’existence, son plus grand rêve devient de participer à donner cette chance aux enfants avant l’âge de 12 ans.


    En 2018, Nadine met sur pied M’wina Initiatives, un organisme jeunesse qui promeut la lecture-plaisir et les livres africains pour enfants afin de participer à bâtir une génération d’enfants africains avec une identité culturelle positive.
    Depuis lors, elle a développé plusieurs programmes tels que les Ateliers Read ‘arts qui deviendront un festival de lecture en 2025 (The Read’arts Children’s Reading Festival),

    les lectures à domicile et clubs de lecture qui ont permis d’initier près de 1000 enfants et jeunes à la lecture-plaisir, la connaissance et la confiance en soi. Bien plus, à travers les projets de boîtes à livres pour les camps de réfugiés et le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) lancés respectivement en 2021 et 2022, son travail a touché près de 15 000 personnes, enfants et jeunes. L’association a également une web librairie jeunesse (M’wina Kids Bookshop), spécialisée dans les livres afrodescendants et afrobilingues.


    Nadine est diplomée de sociologie, boursière du programme Techwomen Factory by CAYSTI et passionnée d’éducation. Ses initiatives et son engagement lui ont permis, en 2023, d’être reconnue Dignitaire honoris causa lors de la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun pour sa contribution déterminante à la promotion de la littérature camerounaise ; et d’être sélectionnée pour le prestigieux programme du département d’Etat américain pour les jeunes leaders africains, le Mandela Washington Fellowship.




  • BIOLITT : Christelle NOAH, éditrice et promotrice du prix littéraire OSÚ

    Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.

    Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.

    Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…

    Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.

    Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.

    Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.

    En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame.
    De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.

    Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »

    Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.

    Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.

    Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 :
    – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards
    – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS
    – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes

    Contacter ECLOSION ici ⤵️
     +237678704086 / +237698031502
     editioneclosion@gmail.com





  • BIOLITT : Aristide AYOLO, promoteur littéraire camerounais

    Aristide Ayolo, également connu sous le nom d’Écrivainocturne, est un écrivain et entrepreneur du Cameroun. Né le 18 mai 1998 à Mbandjock, dans la Haute Sanaga, il a commencé son parcours académique à l’école publique, poursuivant ses études primaires avant d’intégrer le collège catholique Monseigneur Jean Joie pour son Brevet de Fin d’Études Primaires (BPC) suivi de son Collège Bilingue de Bango pour son Probatoire et son Baccalauréat.

    En 2016, alors qu’il était en terminale, Aristide a publié deux livres : « Un amour de jeunesse », un recueil de poèmes, et « Noir comme Laura », démontrant ainsi son talent littéraire précoce. Après l’obtention de son baccalauréat en 2017, il s’est inscrit en Lettres Bilingues avant de se consacrer pleinement à l’écriture et à la promotion de la culture littéraire.

    Aristide s’est rapidement impliqué dans le monde de l’édition en fondant les Éditions Afribook, une maison d’édition spécialisée dans les livres scientifiques et ceux liés au développement personnel, à la santé et à la recherche. Il a également créé Ô-Livre, un magazine littéraire, ainsi qu’une agence de communication et de distribution digitale.

    En parallèle, Aristide s’est engagé dans des projets innovants, tels que Lissongo Corporated SARL, une entreprise axée sur une bibliothèque numérique participative. Malgré des défis personnels, il a continué à travailler sur des initiatives novatrices, telles qu’une future application de lecture de livres audio.
    En tant qu’ambassadeur de la Banque Mondiale via le programme Youth Voices Cameroon et membre de l’association des personnes atteintes de Myasthénie au Cameroun, Aristide s’est distingué par son engagement social et son implication dans la promotion de la lecture. Enrichi par une formation en artisanat numérique et en conception de robots, ainsi que par plusieurs certifications en communication digitale et marketing, il continue de se perfectionner en tant qu’autodidacte passionné.

    Actuellement étudiant en communication des organisations à l’Institut Supérieur de Traduction, Interprétariat et Communication (ISTIC), Aristide Ayolo incarne la créativité, l’innovation et l’engagement communautaire dans le paysage culturel du Cameroun.