Vous êtes auteure et chroniqueuse littéraire. Que pouvons-nous, sur le plan de la littérature, savoir de plus sur vous ?
En tant qu’amoureuse de la littérature, je suis une fanatique du 7e art. L’écriture du scénario me passionne et je me vois très prochainement m’engager dans ce domaine. Ma vision future est celle de produire des romans qui seront adaptés au cinéma.
Votre dernier livre, Pour le meilleur et les coups, a paru il y a quelques jours. Quel court résumé en faites-vous ?
L’histoire «Pour le meilleur et les coups» retrace la vie de TONGA, jeune femme mariée qui doit silencieusement subir les sévices de son mari dans cette prison dorée qu’est le mariage. Elle donnera sa liberté à la femme la plus redoutée et combattue par les femmes mariées, la maîtresse de son mari.
Lire le livre sur Youscribe : https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/pour-le-meilleur-et-les-coups-3483886https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/pour-le-meilleur-et-les-coups-3483886
Le concours international organisé par APEL Éditions vise à primer le résumé des trois meilleurs lecteurs de Pour le meilleur et les coups. Nous avons pensé à récompenser ceux qui nous soutiennent au quotidien, c’est-à-dire, les consommateurs finaux.
Le règlement du concours ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02w3aGtcPq4BiYVncCWFRkMPHLcUxf8KQZphacrsq3G1CDMv1NhCDxjDyeffJgzK9Hl&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Y’a-t-il un après concours prévu pour ces lauréats ?
On a prévu une tournée médiatique pour ces lauréats. Un suivi pour les former à l’écriture et une proposition à être des ambassadeurs de l’APEL.
Vous êtes à la base chroniqueuse littéraire. Le passage au livre proprement dit a-t-il été un travail de longue haleine ou une évidence pour vous ?
Le passage de chroniqueuse au livre a été une évidence, car en tant que chroniqueuse, j’avais déjà acquis quelques notions de l’écriture d’un roman; avec l’appui de monsieur Serthy AYISSI, j’ai pu combler certaines lacunes pour embrasser le roman. Je sais que j’ai encore du chemin à faire et je continuerai d’apprendre.
Vous êtes l’auteur de plusieurs livres et le promoteur des Éditions APEL. Nous nous languissons d’en apprendre un peu plus.
J’ai publié trois œuvres officiellement : Sublimisme ou poésie de l’étincelle (poésie) , publiée en 2020 aux éditions La jeune plume; Les bijoux précieux de Dillan (nouvelles) en 2022 en version numérique uniquement, et enfin, après mon prix national jeune auteur, j’ai publié en fin 2022, Le sort des hiboux boiteux . Actuellement, je poursuis ma carrière de professeur du secondaire et je prépare un nouveau roman.
Vous êtes l’éditeur de »Pour le meilleur et les coups » de Nathalie Flore. Quel est votre avis sur ce texte ?
Ce texte, c’est de la dynamite (rires). Je suis séduit par le style de l’autrice et je nourris beaucoup de présages prestigieux pour ce roman d’actualité.
Vous avez lancé récemment le Prix International APEL Éditions pour le compte rendu avec ce livre de Nathalie Flore comme »livre cible ». Quelle est la plus value de ce concours sous le prisme de l’éditeur que vous êtes ?
Je me suis dit, en accord avec l’auteure, qu’il serait judicieux que les nombreux lecteurs qui nous suivent soient récompensés. Quoi de mieux qu’un concours où plusieurs auront le privilège d’être célébrés. C’est le moindre qu’on puisse faire pour leur soutien indéfectible.
Lien Youscribe pour lire «Pour le meilleur et les coups»: https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/pour-le-meilleur-et-les-coups-3483886
Vous êtes par ailleurs le président de jury de ce concours. Vu que pour vous, l’éditeur, ce livre est »une dynamite », les comptes rendus portés sous la critique dite négative ont-ils une chance de voir leurs rédacteurs primés ? Nous rappelons à nos abonné.e.s qu’à l’issue de ce concours, trois lauréats se verront primés.
Je suis un amoureux du travail objectif, ce qui m’a souvent attiré des foudres. Et donc, en ce sens, les critères d’éligibilité n’ont rien à voir avec le jugement de valeur mais avec la pertinence de la rédaction.
En tant qu’éditeur dans un contexte qui en compte une bagatelle, quelle est la particularité de votre maison d’édition ?
Nous sommes l’une des rares maisons qui éditent avec la possibilité de rentrer dans ses dépenses (l’auteur) dès les trois premiers mois de la publication, grâce à une stratégie de vente dans le numérique qui, jusqu’ici, satisfait tous nos auteurs. De plus, nos prix en terme de qualité-prix sont imbattables au Cameroun. Enfin, nous sommes partenaires avec les plateformes les plus célèbres d’Afrique francophone et des chaînes de télévision. Nous formons les écrivains… Tout ceci fait de l’APEL Éditions, une révolution en terme de publication.
Linelitt’ les arts
Espace PUB’
CONCOURS DE LECTURE À VOIX HAUTE DESTINÉ AUX ENFANTS
OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées camerounais
Bonjour. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle OFFONO BELLA Yannick Cyrille mais mon nom de plume est OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées.
Votre domaine d’exercice est la Bande dessinée. Racontez-nous votre histoire d’amour avec cette branche des arts.
Mon intérêt pour la bande dessinées a commerce en 2009, j’étais en classe de CM2. Déja passionné par les dessins animés à l’époque, un camarade de classe est arrivé un beau matin avec une bande dessinée réalisée par lui. Après lecture de celle-ci, je fus conquis par son travail, et le week-end qui suivit, j’entrepris la création de ma première bande dessinée dont le nom me revient encore “FRÈRE CONTRE FRÈRE”. Je l’ai dessinée jusqu’en classe de cinquième. En 2011. Malheureusement, j’ai perdu les dessins de cette bande dessinée.
Cette même année, j’avais aussi dessiné une BD intitulée “ROBOT NUL”. Mon inspiration à cette période était principalement “DRAGON BALL”, “DRAGON BALL Z” et “DRAGON BALL GT” de Akira TORIYAMA, qui axait mes histoires plus sur le combat. Le déclic se produisit en 2013, en classe de troisième, quand la chaîne de télévision Manga diffusa pour la première fois l’anime “CODE GEASS”, réalisation du studio CLAMP. Après deux saisons et 50 épisodes, CODE GEASS m’a fait découvrir un autre univers, par le travail et la profondeur de son scenario, la psychologie de ses personnages si louables et attachants, des idéologies auxquelles qu’on serait prêt à defendre, car on s’y retrouve tous d’une certaine manière; le tout dans un environnement vivant et captivant mais aussi stressant, car tout pouvait y arriver en bien comme en mal. Dès lors, je me suis remis au travail, non seulement pour travailler mon dessin mais aussi mon scénario.
En 2014, alors que j’étais en classe de seconde C, j’ai fait la rencontre de mon partenaire de dessin et grand ami ASSONNA NGUIMGO Jean René, année qui verra germé de mon esprit une histoire que j’avais alors intitulée “EURAPHONE”. Cette BD racontait l’histoire «des Hommes qui avaient reçu divers pouvoirs d’un séraphin s’étant sacrifié pour les sauver d’un démon». J’y ai travaillé jusqu’en classe de terminale en 2016 où après mon Bac, Jean René et moi avons pris la décision de créer un collectif d’auteurs : BDSTARS 237.
En décembre 2016, je m’étais rendu pour la première fois au »Mboa BD Festival ». J’ai montré mon travail à de grands noms de la BD au Cameroun. Je me suis fait violement refoulé. De retour chez moi, totalement déprimé, je me suis remis au travail pour parfaire mon dessin. Cette décision a été un vrai parcours du combattant, car subissant les pressions familiales.
En 2017, mon travail sur mon dessin continua, et pour satisfaire ma famille, un accord a été »signé » : «Peu importe l’école où vous me mettrez, peu importe la formation que je devrai faire, je vous assure que je vous apporterai le diplôme ou la certification. En échange, laissez-moi dessiner autant que je le désire.» Et c’est ainsi que j’ai intégré l’institut universitaire Siantou en cycle BTS, travaux publics. La première année, j’ai mis sur pied un projet de BD dont je suis fier encore aujourd’hui : « LES APPRENTIS DE LA MORT » issu de mon précèdent projet « EURAPHONE », et qui donna naissance aussi à mon œuvre principale « NDULU ».
En 2019, « WA MANON » vit le jour. Elle met en scène une mythologie de mon invention. Et en 2020, les premières planches revisitées de « NDULU » virent le jour. En 2021, je commence le projet le plus ambitieux que j’ai initié, avec l’aide d’une amie dessinatrice du nom de MISREL. Il est assez long et foisonnant de personnages haut en couleur, mélangeant mythologie BETI, récit biblique et même faits historiques. C’est un projet que j’avais premièrement nommé «LE ROI ETERNEL» puis «l’EMPEREUR ETERNEL» après relecture de l’histoire.
En 2022, après de nombreux conseils, j’ai pris la décision de segmenter mon œuvre principale «NDULU», car elle-même est assez long, et le premier de ses segments est l’histoire que je dessine actuellement. Elle a pour nom «NDULU : LA SEPTIEME PERLE», puis suivra «NDULU : LES GLORIEUX», «NDULU : LES TRESORS DE L’ESCLAVAGE» et enfin «NDULU» .
Vous faites partie du collectif BDSTARS 237. Comment fonctionne-t-il et quelles sont vos productions à ce jour ?
Le collectif BDSTARS 237 rassemble des auteurs avant tout passionnés par le 9e art, car sans cette passion, il nous est impossible de surmonter les obstacles auxquels nous sommes amenés à faire face. BDSTARS 237 perçoit des cotisations de ses auteurs et tout auteur qui nous présentera des projets que nous jugerons potables après étude, et dès lors, nous pourrons envisager un format physique.
Parmi nos productions, nous pouvons citer : ✓ «MAGICAL WORLD» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000FCFA ;
✓ «ANITA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «LA MARMITONE» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «MBAK ET YEBA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;
✓ «NDULU: LA SEPTIEME PERLE » par OBYC à 1300 FCFA;
Quand on sait qu’illustrer un livre, et en couleur de surcroît, au Cameroun, n’est pas chose aisée, atteignez-vous vos objectifs financiers en proposant les vôtres à de tels prix?
Il faut d’abord comprendre que la BD ne bénéficie pas de la même communication que la musique, le cinéma, la littérature ou d’autres formes d’arts, car la BD, pour certains, c’est pour les enfants; très souvent, on n’en voit pas l’intérêt. Bien sûr, certains apprécient l’initiative et sont même de grands adeptes de la BD. BDSTARS 237 a été créé avec un but premier de vulgarisation de cet art. Pour rentrer dans nos frais, nous n’hésitons pas à communiquer auprès des jeunes, des adultes et même auprès des établissements scolaires – c’est généralement ces derniers qui constituent notre clientèle vu que les prix sont abordables.
Quelles sont pour vous les 05 caractéristiques principales d’une bonne BD ?
Aucun travail n’est facile; encore plus celui d’un auteur, car même si l’on a une idée générale, il faudra encore la développer, choisir le contexte, des thématiques à traiter, des sujets à aborder, le genre à utiliser, la création des personnages, établir les liens avec les personnages, décrire les origines de tous les personnages passés, présents et à venir. Et connaitre tout de ses personnages jusqu’à leur avenir revient à devenir le dieu de son univers. Pour une bonne BD, l’auteur doit tenir compte de ces paramètres scénaristiques primaires. Une bonne BD c’est d’abord:
– La qualité du scenario; – Les sujets et thématiques exploités; – La beauté et qualité du dessin (pas obligatoire), car l’art c’est avant tout la variété et la diversité, à mon humble avis; – La profondeur et la psychologie des personnages; – Et enfin, l’originalité qui est propre à chaque BD.
Contacts et points vente : Yaoundé (Cameroun) : Terminus Mimboman (en face de l’hôtel); nouvelle route nkoabang, entrée OPEP (après Auberge lune bleue) Contacts utiles: +237698056816, +237696640922, +237650047822