Étiquette : Prix littéraire

  • BIOLITT : Christelle NOAH, éditrice et promotrice du prix littéraire OSÚ

    Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.

    Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.

    Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…

    Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.

    Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.

    Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.

    En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame.
    De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.

    Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »

    Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.

    Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.

    Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 :
    – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards
    – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS
    – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes

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  • BIOLITT : Carmen FIFAMÈ TOUDONOU, auteure et promotrice culturelle béninoise

    Carmen Fifamè Toudonou est titulaire d’un doctorat et d’un Diplôme d’études approfondies en sciences du langage et de la communication obtenus en 2023 et 2015. En 2012, elle soutient un Master of art en Communication option Journalisme et Médias à Madison International Research Learning Institute. En 2007, elle a soutenu une licence en journalisme à l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique de Cotonou. Également titulaire d’un diplôme de Technicien Supérieur en gestion des entreprises obtenu à l’Institut pour l’Enseignement du Développement de Porto-Novo, elle a effectué au préalable des études secondaires, ayant abouti à l’obtention en 1999 d’un Baccalauréat Série C.

    Elle est actuellement fonctionnaire internationale et elle travaille dans la communication. Elle a, avant cela, assumé plusieurs postes au Bénin : Directrice Adjointe de l’Institut parlementaire du Bénin, Point Focal Genre de l’Assemblée nationale, Chef service Télévision, Chef du projet de création de la télévision parlementaire et Chef Service Communication, toujours à l’Assemblée nationale du Bénin. Ancienne journaliste à la radio nationale du Bénin, présentatrice du journal télévisé à l’ORTB, animatrice des émissions télévisées Fiesta et Waadjo, elle a dirigé entre autres l’antenne régionale de l’ORTB à Porto-Novo.

    Carmen TOUDONOU est autrice de sept articles scientifiques et de onze ouvrages édités dans différents genres littéraires. Elle a coordonné d’importants ouvrages collectifs dont deux recueils collectifs de femmes du monde.

    En dehors de la littérature, elle se passionne pour le cinéma (elle a réalisé un court métrage et en a écrit deux autres). Point focal Bénin et membre du bureau exécutif de la West African Action Network against Small Arms, elle est membre de la commission permanente « Communication, art et culture » de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin.

    Carmen Fifamè Toudonou a créé et dirige depuis 2006 les éditions Vénus d’Ébène à Cotonou. Elle organise depuis 2016 un concours destiné à encourager les jeunes filles à lire et écrire en Afrique, qui s’intitule Miss Littérature. Elle anime le Blog « lebloglitterairedecarmen » sur WordPress.




  • BIOLITT : Alvie MOUZITA, écrivain congolais

    Alvie Mouzita est né le 18 octobre 1998 à Mindouli, dans le Département du Pool, en République du Congo. Fils d’Alban Mouzita et de Dorothée Missobo, Alvie Mouzita a fait toutes ses études à Brazzaville.

    Après l’obtention de son CEPE en 2010 à l’école primaire Joseph Ngaliéma et de son BEPC en 2014 au CEG Mfilou, il décide de poursuivre ses études secondaires en optant pour la série littéraire au Lycée Pierre Savorgnan de Brazza nonobstant sa passion pour les chiffres, à cause justement de son nouveau rêve, celui de devenir diplomate.
    Deux ans après, il se fait transférer au Lycée Chaminade pour rapprochement du domicile parental. C’est dans ce nouvel établissement scolaire que tout vacille pour le jeune Mouzita : il découvre à travers les dires incessants de ses amis, l’écrivain Alain Mabanckou, qu’il découvrira par ses livres en 2017, après l’obtention de son baccalauréat. En outre, il connaîtra une situation sentimentale éprouvante, une accointance qui sera à l’origine de ses premiers écrits émaillés de morosité. 




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    En 2018, Alvie Mouzita débute ses études universitaires à l’École Normale Supérieure. Il y passe cinq ans et décroche tour à tour une Licence et un Master II en Enseignement Anglais. Cette formation lui donne l’opportunité d’intégrer le corps professionnel congolais. Depuis lors, il exerce la profession noble d’enseignant dans plusieurs établissements scolaires de la place.
    Épris de l’Afrique, il crée, en 2019, un mouvement estudiantin nommé « Balance » dont l’objectif consistait à dénoncer, à travers les débats houleux, les maux qui minent le continent africain sans avoir une posture victimaire. Cette résolution énergétique de rassembler les gens pour la bonne cause, une volonté constatée depuis son enfance et même au Lycée, illustre à merveille le sens profond de son nom koongo « mujita » qui renvoie à une sorte de papillote utilisable à plusieurs fins, voire gastronomique ou mystique.


    En 2020, il commence à écrire, avec plus de sérieux, les poèmes.  Alors qu’il prépare sa Licence, Alvie Mouzita lance, via les réseaux sociaux, le concours international de poésie qui portera, l’année suivante, le nom de « Prix Vendeurs d’émotions ».
    En 2021, il finalise la rédaction de l’anthologie intitulée Vendeurs d’émotions et décide de titrer son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » après une myriade de propositions. La même année, il participe au concours du meilleur manuscrit de l’année avec « Chants pour une fleur », une compétition littéraire organisée par les Éditions Renaissance Africaine, et figure parmi les dix finalistes du Prix Pierre Ntsemou.

    Dans le même sillage, il est sélectionné au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » avant de figurer dans Anthology of New Best African Poets 2021, une anthologie polyglotte parue au Zimbabwe. Par la suite, il devient membre du jury du Prix Plum’art, au Congo.


    En 2022, son manuscrit « Chants pour une fleur » remporte le Prix Pabloemma au Cameroun. Déçu par le qualificatif d’« écrivain en herbe » par la presse congolaise suite à sa distinction, Alvie Mouzita, encore étudiant en Master II, sacrifie son unique et seule bourse universitaire de sa vie pour publier son coup d’essai littéraire intitulée « Vendeurs d’émotions », une anthologie qui défend la survivance de la poésie. Il décide de travailler dur pour se faire nom au côté de ses aînés. Ainsi, suite au conseil de son confrère de plume Tristell Mouanda Moussoki, Alvie Mouzita se lance dans cette dynamique de participer à de nombreux prix littéraires.


    Cette même année, il est, tour à tour, nominé au concours international de poésie sur la protection des droits de l’enfant, au Canada, pour son poème « l’enfant noir » ; lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, au Bénin, pour son manuscrit « Chants pour une fleur » ; lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, concours international de poésie de la ville de Verquin, en France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; lauréat du concours international de poésie, catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, en Suisse, sous le thème « raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; nominé au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; et lauréat, troisième place, Les égoèmes, concours international de poésie initié par Larathure, en France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « nuit fertile ».


    L’année 2022 reste florissante pour le jeune écrivain Alvie Mouzita. Ses poèmes sont sélectionnés pour composer les anthologies à l’échelle internationale entre autres Dialoguer en poésie 2022, Baiser d’une mère et Cantilènes funèbres. Il devient membre permanant des associations comme la Ballade des Idées (France), la CENE Littéraire (Suisse) et la Société des Artistes et Poètes du Cameroun. Ses poèmes sont publiés par des grandes revues à l’instar de « Femme noire », in SPAC au Cameroun ; « Fleuve koongo » in Poesie Revelada, en France et « Chants des initiés », in SPAC, au Cameroun.

    Il soutient son mémoire de Master qui lui permet de participer à plusieurs conférences dont « Ahi Evran 2nd International Conference on Scientific Research », Kirsehir, en Turquie. En outre, il produit des articles et des communications tant en Anglais qu’en Français sous sa casquette de critique littéraire. Il met principalement l’accent sur les théories éco-critiques, géo-critiques et psycho-analytiques, examinant dans la foulée les questions de l’éco-activisme pour l’éveil de conscience environnementale sur la problématique du développement durable.


    En 2023, Alvie Mouzita, influencé par les poètes Huppert Malanda, Tchicaya U Tam’si, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Charles Baudelaire, publie en mars, aux Éditions Essaim Plumes, son premier recueil de poèmes intitulé « Chants pour une fleur » qui connaît un succès monumental car, distingué par plusieurs prix internationaux, entre autres Prix MILA du Livre Francophone 2023, en Côte d’Ivoire. Il sied mêmement de renchérir que cet ouvrage regorge certains titres avec lesquels ce poète, ayant une exigence particulière du langage poétique, a été plusieurs fois primé, à l’instar du Grand Prix du Poème Francophone 2023 en France, un concours initié par la Société des Poètes Français. Sur le même pli, son poème « Rumeurs du fleuve » est publié dans Kapitalis, l’une des revues de Tunisie qui publie les grands poètes du monde ; et celui intitulé « Regard du fleuve » paraît chez Couleurs poésies, en France. Il publie sur YouTube la version audio-musicalisée du poème « Sukali », une stratégie qui est sienne pour gagner le maximum de lecteurs. Il continue à participer aux projets collectifs en l’occurrence Intrinsèques, Dialoguer en poésie 2023 et Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023.


    Cette même année, l’écrivain Alvie Mouzita est membre du jury du Prix Francis Bebey, au Cameroun. Il rejoint le Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (Congo) pour son engagement panafricaniste ; la Chaîne Congolaise du Cœur (Congo) pour son combat du bien-être ; le média Culture Congo pour y travailler entant que chroniqueur culturel ; et enfin, il est admis au Comité de lecture du Prix les Afriques (Suisse), l’un des prix littéraires les plus prestigieux du monde afro-caraïbéen qui distingue chaque année un écrivain africain ou afro-descendant dont l’œuvre, en lien avec l’Afrique noire ou sa diaspora, est engagée.
    Dans le cadre de ses recherches en Littérature Africaine Anglophone, et ce, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, Alvie Mouzita a également produit des travaux scientifiques sous sa casquette de critique littéraire et encadré des étudiants dans la rédaction de leurs mémoires.
    À la fin de l’année 2023, Alvie Mouzita, après sa brillante participation au Meeting International du Livre et des Arts associés qui s’est tenu à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, est désigné Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY au Cameroun, un grand festival culturel de Yaoundé. Ensuite, grâce à ses prouesses tout au long de cette année et à ses apparitions médiatiques enrichissantes, Alvie Mouzita figure sur la liste du « Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants ». 


    Au début de l’année 2024, Alvie Mouzita lance sa tournée littéraire (vente, dédicaces, cafés littéraires) autour de son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » sur toute l’étendue du territoire national. S’adonnant aux plus jeunes, pour développer en eux l’esprit critique et l’amour du livre en général.

    Il est Lauréat du prix Léopold Sedar Senghor en mai 2024 avec Chant spirituel pour Kimpa Vita


    Sa détermination à œuvrer dans le secteur culturel lui a valu le titre de « Auteur de la semaine » au Cameroun par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture. Grâce à son talent exceptionnel en poésie, Alvie Mouzita figure sur la liste des dix finalistes du Prix Léopold Sédar Senghor, en Italie, pour son poème « Chant spirituel pour Kimpa Vita. »
    Entre février et mars 2024, Alvie Mouzita participe à la cinquième édition du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY) à Mbalmayo et y obtient un « Diplôme d’honneur » pour sa contribution intellectuelle à travers ses multiples interventions. C’est à cette occasion qu’il rencontre la petite fille de Um Nyobe qui lui apprend les contours du « Hémlè » avant de visiter la tombe du grand écrivain Mongo Béti.
    Ce qui conduit à renchérir qu’Alvie Mouzita est un homme de culture sans frontières, un homme qui milite surtout pour l’africanité, c’est-à-dire la valorisation de la culture africaine en tous ses états. Il met principalement l’accent sur l’innovation, car d’elle, selon lui, viendra le progrès suivant le paradigme africain.

    Publications personnels


    2022 : Vendeurs d’émotions, Anthologie, Renaissance Africaine, Paris : France
    Résumé : À entendre certaines voix littéraires, le genre poétique serait de plus en plus délaissé, voire même éteint ; par conséquent les poètes n’existeraient plus. D’où l’urgence de publier cet ouvrage qui s’intitule Vendeurs d’émotions, puisque le poète, selon Alvie Mouzita, est un piroguier qui roule ses poèmes-pirogues sur le fleuve d’émotions. À cet effet, il est question, dans cet ouvrage, en l’occurrence l’introduction, de démentir, d’abord, l’idée de la mort supposée de la poésie ; parler, ensuite, du langage poétique en vue de différencier le vrai poète d’avec le faux – c’est-à-dire l’usurpateur qui abîme la beauté poétique ; traiter, en outre, de la question de la musique en poésie ; et aborder, enfin, le fait que certains poètes meurent sans être insérés dans un livre. Mais tout ceci se fait de façon brève avec une touche particulièrement africaine, dans la mesure où les poètes qui composent cette anthologie sont tous négro-africains.

    2023 : Chants pour une fleur, recueil de poèmes, Éditons Essaim Plumes, Parakou : Bénin
    Résumé : Comme l’indique son titre, d’ailleurs clé pour ouvrir son mystère, Chants pour une fleur est un ouvrage greffé d’une musique rythmique où chaque mot qui roucoule tantôt comme une rivière tantôt comme un tam-tam ou une kora, confère aux cœurs la merveilleuse des émotions. Ici, Alvie Mouzita, ayant su que la femme est la source intarissable où s’abreuvent les inspirations perlières, s’est donc fait griot pour la psalmodier. Ces chants, loin d’être que des offrandes pour une jubilation, s’érigent aussi comme des stèles où viennent en pèlerinage tous les sentiments du poète, à l’instar de la mélancolie. Cette œuvre, d’une poésie sacrée et sensible et d’un lyrisme aussi profond, est quête d’une spiritualité africaine perdue, dialogue avec l’être aimé, miroir pour toute femme.

    Ouvrages collectifs


    2021: Anthology of New Best African Poets 2021, Mwanaka Media and Publishing, Chitungwiza: Zimbabwe
    2022 : Dialoguer en poésie 2022, Books on Demand
    2022 : Baiser d’une mère, Edilivre, Paris : France
    2022 : Cantilènes funèbres, Éditions Essaim Plumes, Parakou : Bénin.
    2023 : Intrinsèques, Independently published
    2023 : Dialoguer en poésie 2023, Books on Demand
    2023 : Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023, Éditions des Poètes Français

    Poèmes publiés dans les revues


    2022 : « Femme noire », in SPAC, Cameroun.
    2022 : « Fleuve Koongo » in Poesie Revelada, France.
    2022 : « Chants des initiés », in SPAC, Cameroun.
    2023 : « Rumeurs du fleuve » in Kapitalis, Tunisie.
    2023 : « Regard du fleuve » in Couleurs poésies, France.

    Poèmes publiés sur Youtube


    2023 : « Sukali » : Alvie Mouzita – Sukali – (Chants pour une fleur)

    Articles scientifiques


    2022 : Oil Exploitation and Children’s Squalid Experience in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were. Cahiers Africains de Rhétorique, Vol: 001 – N°: 002 / (30/12/ 2022) pp.160-179.
    2023 : La symbolique du cœur dans l’œuvre poétique de Prince Arnie Matoko. International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE), Volume 10, Issue 9, September 2023, ISSN 2349-0373 (Print) & ISSN 2349-0381 (Online), pp. 39-48. https://doi.org/10.20431/2349-0381.1009005
    En cours : From Youth Indignation to Vandalism : An Outcry for Environmental Justice in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were and Chimeka Garriciks’ Tomorrow Died Yesterday

    Communications scientifiques :


    2022 : The Portrayal of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were (Ahi Evran 2nd International Conference On Scientific Research, 21-23 October 2022, Full texts books II, Kirsehir Ahi Evran University, Kirsehir, Türkiye, ISBN – 978-625-8246-64-3, pp.332-337).
    2022 : Comment vivre ? Une lecture sociétale de Né un mardi de Elnathan John, Mouyondzi, République du Congo.
    2022 : Regard critique sur la question de l’infertilité en Afrique. Cas d’étude de Reste avec moi de Ayobami Adebayo, Brazzaville, République du Congo.
    2023 : De la cruauté humaine à la prise de conscience : une autopsie critique de Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop, Brazzaville, République du Congo.

    Sites à consulter pour plus d’informations :


    Adiac, CultureCongo, LireàDouala, AllAfrica, Lhorizonafricain, Cultura, Amazon, Le courier de Kinshasa, Les Dépêches de Brazzaville, Kapitalis, Africa poésie, Workplace from Meta, ACOLITT Difference.christinagoh, Lecteurs.com, Decitre, www.acolitt.com/, ResearchGate, Africapress, Editions Essaim Plumes, Books.google.cg, Gale, Wook, Laboutiqueafricavivre.com, Preface.ma, L’intranquille, Furet du Nord, Fnac, Librairie du premier film, News day FR, Place des librairies, Calaméo, art collector saint mitre, La Rathure, Ceneo, Perlego, Kinokuniya, Youscribe, Poesie revelada.

    Soutenance mémoire


    2022 : The Analysis of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.

    Encadrement de mémoires


    2023 : From Expectations to Reality: Chronicle of Unfortunate Immigration in Imbolo Mbue’s Behold the Dreamers, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
    2024 : From Life Experience to Creative Writing : An analysis of Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.

    Adhésions professionnelles :


    Association des Artistes et Poètes du Cameroun : Cameroun
    Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (CREA) : République du Congo
    La Ballade des Idées : France
    La CENE Littéraire : Suisse
    La Chaîne Congolaise du Cœur : République du Congo

    Distinctions et Prix littéraires :


    2021 : Finaliste Prix Pierre Ntsemou, pour le meilleur manuscrit de l’année, initié par les Éditions Renaissance Africaine, Congo, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2021 : Lauréat du Prix Littéraire Pabloemma, Cameroun, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2021 : Sélectionné au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » ;
    2022 : Nominé au Concours International de Poésie sur la protection des droits de l’enfant, Canada, pour son poème « L’enfant noir » ;
    2022 : Lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ;
    2022 : Lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ;
    2022 : Nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie Poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, Bénin, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2022 : Lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, Concours International de Poésie de la ville de Verquin, France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ;
    2022 : Lauréat du Concours International de Poésie, Catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, Suisse, sous le thème « Raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ;
    2022 : Nominé au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Les larmes fragiles » ;
    2022 : Lauréat, troisième place, Les égoèmes, Concours International de Poésie initié par Larathure, France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « Nuit fertile » ;
    2023 : Lauréat du Grand Prix du Poème Francophone, Concours International de Poésie Jeunesse, organisé par la Société des Poètes Français et soutenu par le Ministère de Culture de France, pour ses trois compositions poétiques « Chants des initiés », « Regard du fleuve » et « Mémoire d’amour » ;
    2023 : Lauréat Prix MILA du livre francophone, Côte d’Ivoire, pour son recueil de poèmes Chants pour une fleur ;
    2023 : Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants, Congo ;
    2023 : Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY, Cameroun ;
    2024 : « Auteur de la semaine » désigné par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture, Cameroun ;
    2024 : Finaliste Prix Léopold Sédar Senghor, Concours International de Poésie, Italie, pour son poème « chant spirituel pour Kimpa Vita » ;
    2024 : « Diplôme d’honneur » délivré par le Président du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre (FORALY), Cameroun.

    2024 : Prix Léopold Sedar SENGHOR avec « Chant spirituel pour Kimpa Vita »




  • D-LIVRE : DIBAKANA MANKESSI, écrivain congolais, Grand Prix Afrique 2023


    « C’est un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité. »


    DIBAKANA MANKESSI, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Une question que nous posons à tous nos invités d’entrée de jeu : comment vous définissez-vous ?


    Essayiste et romancier.

    Vous êtes Docteur en sociologie. Quel est l’avis du sociologue que vous êtes sur la scène littéraire au Congo ?


    Si vous faites allusion à la « littérature au Congo », je dirais qu’elle donne l’air d’être dynamique. Car je vois, notamment sur les réseaux sociaux, les nombreuses manifestations qu’elle suscite. Il ne s’y passe pas un mois sans un événement autour du livre. C’est plutôt bon signe… Ensuite, il y a la littérature produite par les Congolais vivant à l’étranger : celle-ci aussi se porte plutôt bien, me semble-t-il, si l’on s’en tient à l’actualité récente : sur les six Finalistes du « Grand Prix Afrique 2023 », ex- « Grand prix littéraire d’Afrique noire », remis le 16 mars dernier à Paris, il y avait trois Congolais vivant tous à l’étranger… On constate aussi le renouvellement des générations d’écrivains, tout comme le renouvellement des thématiques…

    Vous êtes justement l’auteur de Le psychanalyste de Brazzaville, un roman qui met en exergue le docteur KAYA, à l’écoute de différentes personnes et personnalités, de divers horizons, et en proie à diverses questions. J’ai envie de vous poser une question basique : pourquoi ce roman ?


    Pour tenter de comprendre le fondement et le déroulé de certains événements relatifs à cette période où naissaient les Etats africains, le Congo en particulier, c’est-à-dire la première décennie des années 1960. Par exemple quelles étaient les motivations de ces élites (que le vocabulaire colonial nommait « Les évolués ») qui prenaient alors les manettes du pays (en remplacement des Occidentaux) ? D’où le personnage du docteur Kaya, le psychanalyste, qui, par sa fonction, permet la libération de la parole dans un lieu où ses patients se sentent en toute confiance.

    Ce roman, qui est votre troisième, ne serait-il pas aussi une façon de crier la valorisation des métiers de la santé mentale en Afrique ?


    Chaque lecteur a sa lecture, son interprétation du livre qu’il lit. Celle que vous évoquez en est une. Mais en écrivant, ce n’était pas le but visé… Je vous rassure que d’autres retours de lecture m’ont également fait toucher du doigt des aspects, des points, des interprétations du livre que je n’avais pas moi-même. Et à chaque fois, je me dis : « Tiens, mais c’est vrai… » Lorsqu’un livre est publié, il n’appartient plus à son auteur, chaque lecteur se l’approprie en fonction de sa sensibilité. Tant mieux qu’il en soit ainsi. En l’occurrence, si ce livre peut permettre de souligner l’importance des métiers de la santé mentale en Afrique (des métiers qui y sont peu valorisés), j’en serais heureux.

    Avec ce roman, vous êtes le lauréat du Grand Prix Afrique 2023. Que vaut ce prix pour vous ?

    Un immense honneur, bien évidemment, de compter désormais sur la prestigieuse liste des écrivains qui l’ont remporté depuis 1961 : Hamadou Hampâté Bâ, Mongo Beti, Ake Loba, Henri Lopes, Birago Diop, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, Sony Labou Tansi, Tierno Monenembo, etc.
    C’est aussi un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité.

    Lisez-vous des livres de jeunes auteurs africains publiés et vivant sur le continent ? Lequel/lesquels vous a/ont marqué ?

    Oui, bien sûr. Mais très peu, je dois l’avouer. La faute à la difficile circulation des livres publiés sur le continent. Je pense que Ernis, Fann Attiki, ou encore Elnathan John peuvent être cités comme de bons espoirs de la littéraire africaine. En même temps, vous constatez que je vous cite là des auteurs qui, bien qu’habitant en Afrique, sont publiés par de grandes maisons d’édition occidentales et ont bénéficié d’une couverture médiatique importante. Ce qui n’est pas un péché, bien sûr. Simplement, cela pose la question de la circulation des œuvres éditées sur le continent dont je parlais plus haut…

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et auteurs en herbe africains ?

    Être vrai, être authentique. Ne pas surjouer. Ne pas se censurer. Et surtout beaucoup travailler.

    Parlons des textes écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, un tueur pour la littérature ou un sauveur, à votre avis ?

    Bien que je n’aie ni le recul ni la connaissance nécessaires sur cette thématique, j’ai tendance à ne pas m’en inquiéter plus que ça : il y a eu tellement de nouveautés techniques/scientifiques qui ont fait prédire la mort de la littérature ! Et pourtant, elle est toujours là. Je ne pense pas que la machine soit capable de remplacer le génie humain dans la production du beau, de l’émotion, de l’amour, de la fraternité, etc.

    Votre mot de fin ?

    Je vous encourage vivement dans votre intérêt pour la chose littéraire. En effet, la littérature est peut-être encore le seul lieu d’« échange sincère » entre les Humains, le seul lieu où l’on rencontre l’autre dans sa pureté. Un auteur ne feint pas ce qu’il écrit (tout au moins la plupart du temps), de même, un lecteur ne feint pas les émotions que lui procure un texte. Ainsi on peut être ému par des écrits couchés sur du papier par quelqu’un qu’on n’a jamais vu ou qu’on a aucune chance de rencontrer. Je suis attaché à Kourouma, à Dostoïevski, à Jean d’Ormesson, à Mongo Beti, à Zola ou encore à Toni Morrison comme si c’était mes parents, alors qu’à part leurs mots, je ne sais pas grand-chose d’eux, et surtout eux ne savent rien (ne sauront jamais rien) de moi ; mieux : je suis conscient que je ne les croiserai jamais (vous avez constaté que je n’ai cité que des écrivains disparus que je n’ai jamais rencontrés. C’est fait à dessein pour mieux saisir l’idée que j’exprime plus haut : la littérature unit les Humains. La littérature permet de faire humanité. Autrement dit, elle aide à nous rappeler notre condition commune première : Humain, quels que soient notre origine, notre couleur, notre statut, notre grade, etc.

    Propos recueillis par Pauline ONGONO




    Rendez-vous…




  • Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun : Les équipes finales de la deuxième édition sont installées

    Le 04 avril 2024 restera gravé dans les annales de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (APEC). Association organisatrice du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC), elle a tenu à allier des acteurs du livre dont la disponibilité, la science, le savoir et l’expérience serviront à la réussite de cette édition.

    C’est à la faveur d’une réunion présidée par Pascal BEKOLO BEKOLO « Pabe Mongo », à la salle des convivialités VIP du Musée National, que trois équipes ont été dévoilées : le super jury, le comité adhoc chargé des distinctions et le comité d’organisation.

    Pour manifester et souligner solennellement le soutien du Ministère des Arts et de la Culture, Mme ESSANGUI, Sous-Directeur du Livre à la Direction du Livre et de la Lecture, a fait honneur de sa présence.

    Avec des grandes figures comme David ABOUEM A TCHOYI, Evelyne MPOUDI NGOLLE, Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Faustin MVOGO, Albert Thierry NKILI ABOU, NKONO ATEBA…, cet événement qui se veut gage du multilinguisme, du multiculturalisme et bassin pour tous les genres littéraires, voit à l’horizon tous les paris de cette édition gagnés.

    QUELQUES PLUS DE LA DEUXIÈME ÉDITION

    Les distinctions :

    De moins de dix à l’édition dernière, cette édition a reçu plus d’une vingtaine de propositions. Rappelons que ces distinctions sont de deux catégories : les dignitaires de la plume et les dignitaires Honoris Causa. Pour une dizaine de distingués à la dernière édition, seuls cinq acteurs du livre le seront cette fois.

    Les participations :

    Ouvert uniquement aux auteurs édités au Cameroun à la première édition, le GPLMC a ouvert ses bras aux auteurs de la Diaspora. Pascal BEKOLO BEKOLO confiera d’ailleurs que plusieurs textes dans ce sillage ont été enregistrés.

    Un mois d’attente, voici ce qui nous reste pour vivre le grand moment qui dévoilera le deuxième GPLMC – Djaili Amadou Amal étant l’auteure primée à la première édition, les cinq dignitaires et le cocktail littéraire qui sera bu le 09 mai 2024, à la salle des convivialités du Musée National.

    Pauline ONGONO