Étiquette : Salon littéraire

  • BANGUI : FONALL 2026, PARI TENU, PARI…

    La ville de Bangui a vibré, le samedi 7 mars 2026, au rythme de la littérature et de la lecture à l’occasion de la première édition du Forum National sur le livre et la lecture, organisée dans l’enceinte du New Tech Institut. Initié par l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains (AJEC), cet événement s’inscrivait dans le cadre du mois de la Francophonie et de la promotion de la langue française, une période dédiée à la valorisation de la culture, de la pensée et du dialogue intellectuel.

    Durant toute la journée, de 8 heures à 16 heures, des centaines de participants ont répondu présents à ce rendez-vous culturel qui a rassemblé lecteurs, écrivains, enseignants, élèves, étudiants et passionnés du livre autour d’un objectif commun : promouvoir la lecture et valoriser la production littéraire en République centrafricaine.

    De même, plus de dix (10) établissements scolaires de la capitale ont pris part à cette première édition, aux côtés de la prestigieuse Université de Bangui, témoignant de l’intérêt croissant du milieu éducatif pour les initiatives visant à encourager la culture du livre chez les jeunes. Des délégations d’élèves et d’étudiants ont activement participé aux différentes activités prévues dans le programme.

    La cérémonie a débuté par une lecture inaugurale animée par Landry OUOKO, qui a proposé une réflexion sur l’historique de la littérature centrafricaine et l’état des lieux de celle-ci à l’époque contemporaine. Dans son intervention, il a retracé les grandes étapes de l’évolution de la production littéraire en République centrafricaine, tout en soulignant les défis auxquels sont confrontés aujourd’hui les auteurs et les acteurs du livre dans le pays.

    Au cours de cette journée riche en échanges et en découvertes, plusieurs activités ont rythmé le Forum. Les participants ont assisté à des conférences littéraires, à des débats autour du rôle du livre dans la formation intellectuelle, ainsi qu’à des expositions d’ouvrages mettant en lumière les œuvres d’auteurs centrafricains. Le Forum a également été marqué par des concours de lecture et de poésie, un quiz littéraire, des séances de contes, des animations musicales, ainsi que par un vernissage littéraire et des séances de vente et de dédicaces d’ouvrages. Ces différentes activités ont permis de révéler le talent et la créativité de nombreux jeunes passionnés de littérature et de favoriser les échanges entre auteurs et lecteurs.

    Prenant la parole devant les participants, le président de l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains, Bienvenu Juvénal Rouheda Yassara, a rappelé l’importance de la lecture dans la formation de la jeunesse et dans le développement d’une société éclairée. Dans son intervention, il a souligné que le livre demeure un outil fondamental d’éducation, de réflexion et d’émancipation intellectuelle. Il a également salué la mobilisation des établissements scolaires, des étudiants et de l’ensemble des acteurs culturels ayant contribué à la réussite de cette initiative. Il a, par ailleurs, adressé ses remerciements particuliers à Serge Singha Bengba, Président Fondateur du New Tech Institut, pour son soutien et sa disponibilité ayant permis la tenue effective de cette rencontre littéraire.

    La marraine de l’événement, Portia DEYA-ABAZENE, a pour sa part encouragé l’initiative portée par l’AJEC. Dans son intervention, elle a salué l’engagement des jeunes écrivains centrafricains pour la promotion de la lecture et s’est dite disposée à accompagner les prochains projets de l’association, notamment en soutenant l’ouverture de clubs de lecture dans différentes maisons des jeunes de Bangui, afin de rapprocher davantage la jeunesse du livre et de la culture.

    La rencontre a également enregistré la présence de plusieurs personnalités du monde culturel et de la jeunesse, parmi lesquelles Poguy Aaliya, figure de la jeunesse centrafricaine, dont la participation a été saluée par les organisateurs comme un symbole de l’implication des jeunes dans les initiatives culturelles.

    La journée s’est achevée par la remise des prix aux lauréats des différents concours, notamment en lecture, en poésie et dans d’autres catégories liées à la promotion de la littérature. Ces distinctions ont été attribuées aux participants qui se sont particulièrement illustrés par leur talent, leur engagement et leur passion pour les lettres.

    À travers ce Forum, l’Association des Jeunes Écrivains Centrafricains ambitionne de créer un cadre permanent de promotion du livre et de la lecture en République centrafricaine. Pour les organisateurs, cette première édition marque le début d’une dynamique culturelle visant à renforcer la place de la littérature dans la société et à encourager les jeunes générations à s’approprier le livre comme un outil de connaissance et d’ouverture sur le monde.


    Au regard de la mobilisation enregistrée et de l’enthousiasme des participants, le Forum National sur le livre et la lecture (FONALL) s’impose déjà comme un rendez-vous culturel majeur appelé à s’inscrire durablement dans le paysage littéraire de la République centrafricaine.

    QUELQUES IMAGES ICI

    Pauline M.N. ONGONO

  • FONALL 2026 à Bangui : Une conférence, mille maux, dix-mille solutions

    Le samedi 7 mars 2026, le paysage culturel de la République Centrafricaine a franchi un palier décisif. Dans l’enceinte du New Tech Institut à PK 4, carrefour stratégique de la modernité banguissoise, s’est tenue la première édition du Forum National sur le Livre et la Lecture (FONALL).

    Dans un pays où la tradition orale a longtemps primé, ce forum, placé sous le thème « Le livre, mémoire et gage de paix pour la RCA », a agi comme un catalyseur. Écrivains, éditeurs, diplomates et acteurs de la société civile se sont réunis autour d’un constat sans appel : après des décennies de crises, la littérature n’est plus un luxe, mais le socle de la reconstruction nationale.

    Un Panel d’Experts face aux Défis de la chaîne du Livre Centrafrique

    Sous la modération de Grâce à Dieu NZAPAOKO, la conférence a réuni des figures de proue dont les interventions ont tracé une véritable feuille de route pour la Renaissance culturelle centrafricaine.

    – Politique publique : Sortir du « Désert Documentaire » : Honoré DOUBA, poète et voix respectée des lettres centrafricaines, a posé un débat sur l’urgence d’une politique publique du livre. Rappelant que l’accès à la lecture reste encore trop centralisé dans la capitale, il a plaidé pour une décentralisation des ressources. Pour monsieur DOUBA, le livre doit cesser d’être le privilège d’une élite, pour devenir un service public, au même titre que l’éducation ou la santé, afin de structurer une véritable économie de l’édition locale capable de rivaliser avec les importations coûteuses.

    – L’écriture au féminin : De l’ombre à la lumière : il s’agissait ici, pour l’écrivaine et dramaturge Alexandrine LAO de porter une réflexion profonde sur la place de la femme. Dans le sillage de pionnières comme Yvonne Ndoumbe-Kotto, le besoin de souligner que la mémoire de la RCA s’écrit désormais au féminin reste essentiel. En outre, la mise en lumière du rôle thérapeutique de l’écriture – les récits des centrafricaines souvent axés sur la résilience et la médiation sociale, constituent des archives vivantes indispensables pour panser les traumatismes collectifs.

    – La révolution numérique : Pallier l’absence de bibliothèques : face à la carence structurelle en bibliothèques physiques et au coût élevé du papier, l’éditeur Landry OUOKO a présenté le numérique non pas comme une menace, mais comme une solution de rupture. En exploitant la pénétration croissante des smartphones, l’édition numérique et les plateformes de diffusion peuvent contourner les défis logistiques du transport en province. Son intervention a marqué les esprits par son pragmatisme : le livre de demain en RCA sera probablement hybride ou ne sera pas.

    – Jeunesse et transmission : Forger le citoyen de demain : Euphrem MOUSSA, fort de son leadership au sein des clubs de lecture (notamment à l’Ambassade des USA), a insisté sur la transmission. Il a rappelé que sans une jeunesse lectrice, le pays risque l’amnésie. Le club de lecture devient alors une solution, un espace de débat démocratique où le savoir se transmet horizontalement, préparant une génération de citoyens critiques et informés.

    Le FONALL : Un Tour de Force Fédérateur

    Pourquoi cet événement est-il historique ? Parce qu’il marque le détour majeur du livre dans l’agenda culturel centrafricain. En reliant la lecture au « gage de paix », le FONALL rappelle que le dialogue interculturel passe par le texte. Comme le souligne l’adage revisité pour l’occasion : « Un peuple qui lit est un peuple qui se souvient, et un peuple qui se souvient est un peuple qui ne répète pas les erreurs du passé. »

    Clôturée à 12h30, cette conférence et les solutions posées ne sont que la première pierre d’un édifice plus vaste. Le défi est désormais de transformer ces réflexions en actions concrètes : création de prix littéraires nationaux, soutien aux librairies de quartier, mise en place d’espaces de lecture, renforcement du dépôt légal… Le monde culturel centrafricain a prouvé, ce 7 mars, qu’il est prêt à reprendre la plume pour écrire son propre récit de paix.

    Pauline M.N. ONGONO

  • ACOLITT au Salon Africain du Livre Féminin (SALIF) édition 1

    La première édition du SALIF : Salon Africain du Livre Féminin s’est tenue à Yaoundé, du 12 au 13 décembre 2025. Pour cette entrée en matière dans la mise en valeur des femmes du Livre en Afrique, le Cameroun a réussi un véritable coup de maître, avec la participation de ce qui constitue la majorité des actrices du livre locales et de l’étranger.

    La suite et l’article de concorde-actu ICI

    QUELQUES PHOTOS

  • Du 30 Nov au 02 déc 2023 – EDITION 2 DU SALAFEY-Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé : une autre expérience pour ACOLITT

    Pour la deuxième édition du SALAFEY (Initiative de M’wina), deux activités ont été confiées à Pauline ONGONO : la modération de la conférence inaugurale et celle de la table ronde autour du thème Bibliothèques scolaires : stratégies de redynamisation et de promotion. Et à Ray NDÉBI, il a été confié un atelier sur l’écriture de livres pour des enfants à besoins spécifiques.

    La conférence inaugurale du jeudi, 30 novembre 2023 a été portée par quatre panelistes qui vivent réellement la chaîne du livre camerounaise :

    • Pascal BEKOLO BEKOLO  » Pabe Mongo  », écrivain et coordonnateur national du pôle des arts littéraires au Cameroun
    • Christelle NOAH, directrice des éditions Eclosion
    • Daniel NADJIBER, chef du pôle des professionnels de l’édition au Cameroun
    • Charles KAMDEM, directeur du CLAC Yaoundé
      Sous des thèmes liés à l’édition jeunesse, à la bibliothèque et la réussite scolaire, à la littérature jeunesse en général au Cameroun, les quatre panelistes ont, sans peine, fait montre de leurs expériences.

    Parce qu’il fallait une dose d’émotions particulières lors de cette conférence, l’administration du SALAFEY a confié cette tâche au slameur Bern’ArtDo

    Suite aux pluies qui n’ont toujours pas cessé, la table ronde n’a pas pu se tenir le vendredi, 1er décembre. Toutefois, ça a été l’occasion pour nous de (re)découvrir les autres acteurs du livre présents à cet événement.

    Spectacle de conte d’un autre genre, atelier de dessin, lecture à haute voix, divers ateliers d’écriture avec les sourds et malentendants et les élèves, concours, etc. On peut retenir une chose : si chacun y met réellement du sien, la chaîne du livre au Cameroun sera solide, professionnelle et pérenne.

    La MUNA RENCONTRE du samedi, 3 décembre… Un événement que notre équipe a particulièrement suivi et aimé. Et pas que nous d’ailleurs… Une effervescence particulière a envahi le village du SALAFEY à l’arrivée de Sarah Florence Egypte (15 ans, auteure du recueil de poésie Premiers pas) et de Uriel TSOB (11 ans, auteur du livre jeunesse All that for some Candies).


  • SEBICA Semaine des Bibliothèques du Cameroun / CALIWE Cameroon Library Week, 𝗘𝗱.𝟮 – 𝗱𝘂 𝟭𝟯 𝗮𝘂 𝟭𝟱 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟰 – 𝗟𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗦𝗦𝗔𝗚𝗘𝗦 𝗗𝗘 ACOLITT

    A l’initiative de l’Apidca- L’Information documentaire, les bibliothécaires du Cameroun disposent désormais d’un cadre où échanger, suivre des formations continues, créer des réseaux, se frotter aux autres acteurs du livre…

    Sous le thème « 𝐌𝐚 𝐛𝐢𝐛𝐥𝐢𝐨𝐭𝐡𝐞̀𝐪𝐮𝐞, 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 », la deuxième édition qui s’est tenue au Musée National du Cameroun à Yaoundé, a connu la participation des acteurs de la bibliothéconomie de diverses régions : Littoral, Sud-ouest, Adamaoua, Nord, Sud, Ouest et bien sûr, Centre.
    Concours de lecture dans quatre langues du pays organisé par la SIL, ateliers de formation, conférence, séances de dédicaces, exposition… ont meublé cette édition.

    ACOLITT, par son volet « Gestion des bibliothèques et coaching en bibliothéconomie », était présente à ce rendez-vous.

    Le premier jour, sous la modération de Ray Ndébi, Pauline Ongono littérature, Yogolipaka MATCHADJE, Dr Valère MAPTO, SM Imhotep SIELINOU ont débattu autour de l’état des lieux des bibliothèques au Cameroun, le rapport étudiants et bibliothèque, les associations et leurs apports, l’édition et le livre à apporter aux lecteurs.

    Le deuxième jour, Pauline ONGONO tenait les rênes de l’instant dédicace accordé au jeune poète, Alex Fopa, autour de son recueil de poèmes « Rhapsodie d’un esprit tourmenté ».

    Le troisième jour dès 08h30, Pauline ONGONO assurait un atelier de formation autour du thème : « 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 ».


    La soirée était le moment de la réception des attestations témoignant de notre passage à la SEBICA 2, tout comme à la première édition.

    📍 Notre équipe est toujours ravie de participer à des projets innovants. Nous souhaitons plein succès aux prochaines éditions de la SEBICA.


    📍 Vous avez en projet de mettre sur pied une bibliothèque ? ACOLITT se veut votre partenaire/prestataire. Nous contacter : acolitterature@gmail.com

  • Les échanges du Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO) – Ed.1, sur Youtube

    41 panelistes et 09 échanges du 21 au 27 octobre 2024… Une première expérience qui a drainé des internautes et qui sommes toutes a été porteuse de nombreux enseignements.

    Les revivre sur Youtube :

    Suivre ici : https://youtu.be/cjtxeHCkKw0?si=PZtlQZogFMSjhVbi

    Suivre ici : https://youtu.be/vK-yaUwIBfc?si=oooJr-01F75wTEkD

    Suivre ici : https://youtu.be/7GjcXztXWEg?si=fK0Qz5vLSk79XJu8

    Suivre ici : https://youtu.be/V8IQXqBT7lA?si=rGICW6EJLmKz7dgN

    Suivre ici : https://youtu.be/xpLheO4lnQs?si=rch1LbT_7e7k97aJ

    Suivre ici : https://youtu.be/yTJVvh069ss?si=C8paPGssXKenFI_F

    Suivre ici : https://youtu.be/e_GbmH1Ltb0?si=Ifl5uYee-HmtmF9a

    Suivre ici : https://youtu.be/cvQ8XZFmEyI?si=f1QBXadoUHN_C36o

    Suivre ici : https://youtu.be/HaUwx6X8azM?si=mX2-sMI6lHyP555e




  • SAPLO, Ed.1 : Zoom de tract.sn

    A lire ici : https://tract.sn/interview-pauline-ongono-le-digital-offre-des-plateformes-pour-faire-voyager-le-livre/