Beau spectacle slam offert le 29 décembre 2023 par Bern’ArtDo, Ndongar Théophile (champion national de slam) et plusieurs autres slameurs camerounais et tchadiens. Rémy meva’a de BOBOH HOUSE MEDIA était l’imprésario.
Acolitt est honorée d’avoir fait partie de cette aventure.
Nyangha Sandy is a writer and Spoken Word Poet who uses art as a tool for mindset transformation and advocacy for better communities.
Sandy’s literary journey has experienced remarkable growth since its beginning in 2015.
As someone who started as a storyteller and poet, then grew into a spoken word artist, Sandy considers herself a voice using art to advocate for social justice leaning more towards peace and security, environmental advocacy, social inclusion and women’s empowerment. As a spoken word poet, she has performed on almost 100 stages including Slameroun, CHAN 2021 and The African Cup of Slam Poetry in Ethiopia.
Her writing has earned her awards including The Young Cameroonian Writers Award, The Tah Protus Prize for Literature and the OSÚ Literary Prize.
Sandy attributes her growth not only to her commitment to art but also to the amazing people who have held her hand through the journey which inspired her to also be a guide to other creatives. She has worked with over 40 creatives both at individual and and organisational levels.
At Stage Life where she served between 2018 and 2022, she was charged with coaching new artists, editing written pieces and helping in developing concepts for performances.
Presently, she serves as creative coach and Programs Officer at Griot Hub, a creative organization that aims at guiding artists and giving them a stage to connect with, build an audience and also master how to earn from their art.
Apart from art, she is a sign language interpreter and skills trainer.
As an interpreter, Sandy enhances inclusiveness through speech to sign language and vice versa interpretation at conferences, seminars church events and every other necessary occasion. This skill is backed by 5 years of teaching experience at Buea School for the Deaf where her sign language was not only perfected but she had an indepth understanding of deaf culture and interpretation. Sandy believes that every skill we have is a tool that can better our society if used effectively.
Her dream is not only to have her art read and heard all over the world but to be a voice in policy making, seeing the world through the lens of an artist and using that to shape her society.
YAMALBAYE Innocent Alias King Farrah est : auteur ; artiste slameur ; ingénieur agrosociologue ; chef de zone de développement Rural / Ministère de L’agriculture /Tchad ; membres des Pionniers du Mouvement Slam au Tchad ; Ambassadeur représentant le FESTIFOUS au TCHAD ; Ambassadeur de Green Women Slam for Peace and Développement of Yaoundé ; membres et Père fondateur du collectif Tchad Slam, 2018 ; membres et l’un des pères fondateurs de l’ASEAT (Association des Auteurs et Écrivains Tchadiens) ; fondateur du collectif des Auteurs Écrivains et Poètes Slameurs Tchadiens ; membres des Pères fondateurs du festival international La GRIOTIK (Tchad, Gabon, Cameroun et Congo Brazza).
Espace PUB’
BIBLIOGRAPHIE ET PRODUCTIONS AUDIO
✓ LE MYTHE SARA, Les Éditions Continentales, 2023 (roman) ✓ LES LARMES DU SOLEIL DE N’DJAMENA, Les Éditions TOUMAI, 2019 (roman)
✓ Album audiovisuel de huit (08) titres, MAYA’S PROD
PERFORMANCES NATIONALES
✓ Ndjam s’enflamme en Slam 2015, finaliste 2016 ; ✓ participation à la coupe D’AFRIQUE de Slam édition 1 de N’djamena 2018 ; ✓ Présentation des deux Romans à BABA MOUSTAPHA.
PERFORMANCES A L’INTERNATIONAL
✓ FESTIFOUS ( Festival International les Fous du Livre), 3e Édition, Yaoundé, décembre 2022 ✓ Festival International des Arts de la MAURITANIE CASO, novembre 2023 ✓Invitation au FESTIFOUS, 4e édition, décembre 2023
PRIX REMPORTÉS
✓ PRIX LITTÉRAIRE de la GRIOTIK ESCALE de Yaoundé, août 2023, catégorie Livre et Slam ✓ Prix FESTIFOUS, 2023 pour l’engagement littéraire
⟨ Je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes. Il perdra de son authenticité. ⟩
MAIN, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes slameur, depuis peu champion national de slam et entre autres enseignant. Main, nous vous laissons nous en dire plus sur vous.
Mon véritable nom est Jeef TADADJIO, je suis un jeune passionné d’arts contemporains, ce qui m’a mené à m’aventurer dans le dessin et la danse, en plus du slam. Si je devais me décrire, je dirais que je suis une personne persévérante, sociale et reconnaissante.
Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?
Pour faire simple, le slam est un mélange de poésie et des techniques d’art oratoires. Comme on le dit couramment, c’est la poésie parlée. Cependant, ma définition propre du slam est la suivante : « Le slam, c’est l’art de donner vie aux mots. »
Que signifie être champion national de slam pour vous ? Racontez-nous les étapes jusqu’à la finale.
Être champion national de slam pour moi a une double signification. Déjà, cela m’a permis de réaliser qu’en travaillant dur, rien ne nous est impossible ; ensuite, être champion souligne la lourde tâche qui est de représenter le pays à l’échelle internationale, notamment à la coupe d’Afrique et à la coupe du monde.
La compétition a été très rude. A chaque phase, tous les candidats redoublaient d’effort et les classements étaient tout le temps imprévisible. Du coup, pour rester dans la course, il fallait être constamment sur le qui-vive.
Votre titre de champion fait de vous le candidat du Cameroun à la coupe d’Afrique de slam en Guinée cette année. Que promettez-vous au Cameroun ?
Comme pour la compétition nationale, je donnerai le meilleur de moi. Et si cela ne suffit pas, je travaillerai deux fois plus pour ramener la coupe au Cameroun.
Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes ou alors, peu importe la thématique, vous y allez ?
J’écris sur tout. Je n’ai pas de thème en particulier, car pour moi le slam, ce qui fait toute sa beauté, c’est sa diversité et sa liberté tant dans l’écriture des textes que dans les techniques de declamation.
En tant que champion, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam au Cameroun, en Afrique et dans d’autres continents ?
Vulgariser le slam et susciter de l’intérêt pour cet art auprès des autres à travers la tenue des ateliers. Telle est ma stratégie pour une plus belle émergence de cet art.
Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences ?
Je ne pourrais pas me vanter d’être très grand lecteur. Cependant, il m’arrive de lire régulièrement des livres. La plupart du temps, il s’agit des romans.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?
Un conseil : travailler, travailler et encore travailler, car c’est le travail constant qui permet une amélioration des capacités. Il faut donc toujours écrire, toujours.
Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?
L’IA a plusieurs domaines d’applications aujourd’hui, et en réalité, elle facilite même l’exécution de certaines tâches. Seulement, de plus en plus de personnes se reposent totalement dessus, ce qui contribue à cultiver l’oisiveté chez beaucoup d’individus, les jeunes en particulier. Pour ma part, je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes, parce qu’il perdra de son authenticité.
Bern’Artdo « Le voyou des voyelles », de son vrai nom BEKOA Bernard, est un artiste slameur d’origine camerounaise né le 25 décembre 2000 à Mbandjock (Centre Cameroun). Il est étudiant en droit à l’université de Yaoundé 2.
Passionné de la parole et des arts de scène depuis son jeune âge, Bern’Artdo tombe amoureux du slam suite à un choc émotionnel, le décès de son papa. Dès lors, verbaliser ses ressentis devient une nécessité, un exutoire, une culture et un mode de vie. Le slam s’impose à lui d’abord comme un moyen d’expression, mais aussi de dénonciation. Teintés d’humour et de sarcasme, ses créations dépeignent le quotidien d’une jeunesse en quête de repères, mais invitent également à la réflexion.
Lauréat de concours, membre du collectif 237 Paroles et animateur d’ateliers de slam, il intervient dans divers projets, dont « Les JO en partage » avec l’Institut Français du Cameroun. Son travail acharné fait de lui une pièce importante lors des évènements littéraires (dédicaces, salons du livre, festivals, etc.)
Bern’Artdo commence à réellement se produire en public en 2022. La même année, avec LeGriot, le champion national de slam, il met sur pied le spectacle On n’est pas fous. En 2023, toujours en collaboration avec LeGriot, il propose un nouveau concept : « SOUL’ART », qui connaîtra un franc succès lors des SOUL’ART 1 et 2
Passionné des arts et des choses nouvelles, en 2022, il est retenu pour le projet SCRIPTO SENSA, pour la scénarisation et l’adaptation cinématographique des œuvres littéraires. Bern’Artdo est aussi scénariste.
Sélectionné pour le MASA 2024, Bern’Artdo y présentera son spectacle intitulé : OTS « ON A TROP SLAMÉ ». Ce concept emprunté d’une situation liée aux enseignants au Cameroun, est une peinture de la société, mêlant performance et littérature en français et en langue locale, car l’un des buts de Bern’Artdo est de présenter le slam comme un moyen d’expression accessible à tous.