Étiquette : Vie livresque

  • HOW I MET BOOKS : Angélique LEROY, poétesse française

    « Enfant timide, j’ai appris à sortir les mots des lignes, à les vivre. »

    Je suis née avec des troubles Dys. Ce sont des difficultés d’apprentissages pour l’acquisition du langage, de la lecture, de l’écriture, du calcul, de la planification… Je les cumule tous avec d’autres neuroatypies. J’ai dû apprendre à être persévérante en oubliant que cela générerait plus de fatigue.

    J’ai adoré lire les livres de Babar. Les mots étaient liés à des images. C’est un jeu qui consiste à deviner le mot mais aussi à décrire l’image entière en face qui reprend cette banque d’images. Babar était installé sur le canapé à raconter des histoires. Ce qui exprime l’envie de se poser et de découvrir. Qui n’a pas rêvé d’entrer dans le livre comme dans le film d’une histoire sans fin ?

    J’ai adoré aller à la bibliothèque. Sentir cette odeur particulière, découvrir les nouveautés, écouter les contes. D’ailleurs, je rêve d’en avoir une gigantesque.

    Puis, j’ai été sélectionnée à l’école pour faire du théâtre. Enfant timide, j’ai appris à sortir les mots des lignes, à les vivre. Je me souviens de mon rôle de « Mère louve » dans la comédie musicale « Le livre de la jungle » joué en CM2. Et puis on chantait aussi, comme « Kumbaya my love ». Oui le Gospel, le chant poétique qui vous prend par les tripes.


    J’ai adoré les livres de la collection « Bibliothèque rose » et « verte ». Je les regrette d’ailleurs, car il y avait des illustrations et j’aimais la texture vieillit du papier.

    Au collège, j’ai participé à un concours de poésie où j’ai déclamé « la Cigale et la Fourmi » de Jean de la Fontaine. Cela m’a plongé davantage à poursuivre le théâtre.

    J’ai adoré lire des livres à l’eau de rose comme ceux de science-fiction. C’était aussi la mode des chairs de poule.

    Et puis en 2020, je me suis mise à écrire sur mes plaies listes de musique. Play : jouer, plaisir, et blessures. Le langage des oiseaux a sifflé mon inspiration pour devenir du slam, rap, théâtre, poétique art thérapeutique. Tout ce que j’ai appris en mix média, même dans l’imagerie des mots, est devenue mon abécédaire.

    Je suis devenue la Marianne Joconde, dramaturge de ma vie. Je compose, je mixe. Je m’inspire de références et je vais plus loin.

    Il y a le passé, le présent, et le futur. Je navigue entre nostalgies et ma vision du monde. Je défends la culture pour tous avec un aspect art thérapeutique. Quand je lis, je dois vivre l’histoire visuellement, auditivement et de façon kinesthésique. Tout passe en sl’âme. Je me nourris chaque jour de l’intelligence collective.

    Je tiens à l’édition du livre en papier, avec des illustrations, des couleurs, des textures, tout ce qui donne envie de lire et de vibrer. Je vais reprendre mes études en licence Art et Spectacles pour nourrir davantage mon expérience de vie avec les livres. Ainsi je deviendrai une artiste et art thérapeute accomplie, car je rêve de monter mes spectacles de type « Muppets Show ». D’ailleurs, les personnages de la rue sésame (Sesame Street) avec Bart et Ernest sont d’excellent vecteur d’apprentissage qui donne le goût d’apprendre et de s’en souvenir. Car aujourd’hui, avec persévérance, j’ai pu débloquer de nombreux freins d’apprentissage. Je suis née dys, je mourrai dys, mais j’ai su comment m’en servir et en faire une force.

    J’ai écris mes recueils sans tricher sur ma personnalité ni mon schéma de pensée neuroatypique. Je suis authentique et livresque.




  • HOW I MET BOOKS : Djaïli Amadou Amal, Goncourt des lycéens 2020, nous raconte.

    « Je franchissais le mur de la paroisse catholique pour lire… »

    Ma mère et moi étions allées en visite chez l’une de ses amies. J’avais huit ans. Cette tantine avait une fille avec laquelle j’aimais jouer. Ce jour-là, à peine arrivée, j’ai vu un livre qui traînait dans un coin. Au lieu de jouer avec mon amie, je me suis jetée sur le livre. Moi qui n’étais habituée qu’à mes livres de classe, ma joie était débordante.


    De retour à la maison, je ne redescendais pas de mon nuage. Je cherchais à savoir où je pouvais trouver des livres dans une ville qui n’avait pas de bibliothèque. Une camarade de classe m’informa que la paroisse catholique en avait une.
    Je voulais y aller pour lire. Mais je suis musulmane. Mon père est Imam. Comment aurais-je pu justifier mon entrée dans cette paroisse, si mes oncles assis en face de la paroisse venaient à m’apercevoir ? Voilà une équation à plusieurs inconnues qu’il fallait résoudre.


    Je me rendis vite compte que le mur arrière de la paroisse était ma seule solution pour atteindre mon trésor. Près du mur, un arbre dépassait. J’étais frêle, mais me sous-estimer était une mauvaise idée. Je grimpai sur l’arbre, atteignis le haut du mur et me voilà dans la cour arrière de la paroisse. J’entrai dans la paroisse, puis dans la bibliothèque, après avoir répondu aux questions du prêtre visiblement étonné de me voir là. Je sentais bien les regards curieux sur moi, qu’importe, mon trésor m’appelait. Je franchissais ainsi ce mur chaque fois que j’avais l’occasion de m’échapper de la maison.


    Un soir, de retour à la maison, mon père m’attendait avec les branches du Nimier, signe que j’avais commis une faute et qu’il entendait me corriger pour cela. Il me demanda d’un ton très calme :


    – Amal, qu’est-ce que tu vas chercher à la paroisse catholique ?


    La tête baissée et prête pour l’orage, je répondis :


    – Papa, je pars à la paroisse pour lire les livres à la bibliothèque.


    Je levai légèrement la tête, pour voir venir la tempête. Il me demanda toujours aussi calme :

    – Quels types de livres ?

    Je commençai à lui réciter les titres de tous les livres que j’avais déjà lus. Mon père parut impressionné, bluffé.

    – Et pourquoi tu escalades le mur ? me coupa-t-il.


    – Parce que je suis musulmane. Je ne voulais pas qu’on me voie entrer dans la paroisse.


    Mon père soupira et secoua la tête. Il se leva lourdement et me lança :


    – Tu es trop bête ! La prochaine fois, entre par le portail.




    Espace PUB’

  • BIOLITT : Florent AÏKPE, auteur, éditeur, enseignant et graphiste professionnel béninois

    NAISSANCE ET ORIGINES

    Florent AÏKPE, né le 30 juin 1999 à Mougnon, dans la commune de Djidja, Département du Zou, en République du Bénin, est un enseignant de lettres dans les lycées et collèges du Bénin. Il est également le fondateur des Editions Essaim Plumes, une maison d’édition en pleine expansion. Polyvalent, Florent AÏKPE est aussi graphiste professionnel, et surtout écrivain, poète et romancier.

    ENFANCE ET FORMATIONS

    Issu d’une famille modeste de cinq enfants, fils de Valérie Djahounto et Basile AÏKPE, Florent Aïkpe effectue ses premières années scolaires de 2004 à 2006 à l’École Primaire Publique (EPP) d’Atchèguiguon. Par la suite, il rejoint Sèhoun Gbamè, dans la commune d’Abomey, où il poursuit sa scolarité à l’EPP de Sèhoun. En 2010, il y obtient brillamment son Certificat d’Études Primaires (CEP).
    Poursuivant ses études secondaires au Collège d’Enseignement Général d’Agbokpa (entrée en 6e en 2011), dans la commune d’Abomey, Département du Zou, il se distingue rapidement par son intelligence et sa persévérance. Sa détermination lui permet de devenir le meilleur de sa promotion de la 5e à la 1ère au Collège d’Enseignement Général de Challa-Ogoï, situé dans la commune de Ouèssè, Département des Collines. En 2017, il décroche brillamment son Baccalauréat, série A1.
    Florent AÏKPE s’inscrit ensuite à l’Université de Parakou, Bénin, où il obtient en 2021 une Licence professionnelle en Lettres Modernes, option Littérature Générale. En parallèle de sa formation universitaire, il acquiert des compétences en marketing, communication et en édition de livres. Actuellement, il poursuit un master en Lettres modernes à l’Institut Régional Supérieur des Beaux-Arts, de la Culture et de la Communication (IRSBAC.COM) de Parakou, ainsi qu’un autre en Métiers du livre et de l’édition à l’Institut Supérieur Notre-Dame d’Afrique (ISNDA) de Cotonou.

    CRÉATION DES EDITIONS ESSAIM PLUMES

    Le 19 octobre 2019, Florent AÏKPE fonde avec neuf camarades étudiants le groupe Essaim Plumes, dédié à l’étude des textes littéraires et à l’écriture poétique. Sous sa direction, cette initiative évolue pour devenir une maison d’édition, les Editions Essaim Plumes, officiellement enregistrée en 2021, parrainée par Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO, éminent professeur d’ophtalmologie. En quelques années, Florent AÏKPE et son équipe se hissent parmi les plus jeunes éditeurs du monde, publiant un catalogue riche de titres variés.

    PARTICIPATION DE LA MAISON D’ÉDITION AUX DIFFÉRENTS SALONS ET FESTIVALS LITTÉRAIRES DU MONDE

    • 1ère édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB), Cotonou, Bénin, du 10 au 12 août 2023 ;
    • 29e édition du Salon International du Livre et de l’Edition (SIEL), Rabat, Maroc, du 09 au 19 mai 2024 ;
    • 2e édition du Salon International du Livre Enfant et Jeunesse, Casablanca, Maroc du 12 au 22 décembre 2024 ;
    • 7e édition du Festival International de Poésie d’Abidjan (FIPA), du 30 au 31 janvier 2025.

    ŒUVRES

    Individuelles

    • Les perles de sa hanche, poésie, Editions Essaim Plumes, 2022  ;
    • La face du destin, roman, réédition, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2023  ;
    • Ébullition, roman, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2023  ;
    • Se motiver pour réussir, développement personnel, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2023  ;
    • Silence d’ici, silence d’ailleurs, poésie, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2024.

    Collectives

    • Les friselis de plumes, poésie, Écriture Écrinoir, Togo, 2020  ;
    • La main noire au sommet du fleuve, poésie, coécrit avec Xavier ZATO, Parakou, Editions Essaim Plumes, 2021  ;
    • Rafale de plumes contre la COVID-19, prose et poésie, Cotonou, Bénin, Éditions ORI, 2021  ;
    • Cantilènes funèbres, poésie, Parakou, Bénin, Editions Essaim Plumes, 2022  ;
    • Top en français 6e et 5e, manuel scolaire, copublié avec Adrien AGBEGNIDO, Editions Essaim Plumes, Parakou, 2024.

    DISTINCTIONS

    • 2021 : 3e prix, Immaculée Éditions, pour son roman intitulé La face du destin  ;
    • 2022 : Lauréat, Prix Innov Guinée, pour son roman intitulé Ébullition  ;
    • 2023 : Oscar du Développeur de Parakou, décerné par l’École Supérieure des Métiers d’Arts et de Culture (ESMAC Hwendo).


  • ACOLITT A 03 ANS !!!

    𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒 𝐀𝐍𝐒 𝐒𝐄𝐔𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?

    La semaine passée, lors de la première rencontre avec The Society of Authors pour préparer la semaine de la célébration de la Littérature francophone d’Afrique, une question m’a été posée : << Comment faites-vous pour accomplir tout ce qu’on voit depuis des années ? >>
    J’ai commencé par leur dire que ce qui apparaît, n’est même pas le dixième de ce qui est…

    Et la réponse, la même depuis des décennies que je suis là, demeure : 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒆… 𝑶𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒊𝒓𝒂𝒏𝒕…

    Chez Acolitt, on ne se réveille pas pour se demander ce qu’on fera… On ne connaît ni adversaire ni frustration… On ne se mesure pas, si ce n’est à soi-même… On ne cherche pas les opportunités, on les devient… On n’est pas seigneurs, mais serviteurs… On ne se tient pas par complaisance, mais de race… On n’aime pas le livre, la Littérature est notre souffle…

    Mais 𝐴𝐶𝑂𝐿𝐼𝑇𝑇 c’est 𝑳𝒂 𝑹𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆… l’instant où tout reprend vie et se déploie vers l’infini…
    C’est 𝑳’𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒖𝒓𝒆… l’univers libre où il n’est ni plus grand ni plus petit…
    C’est 𝑳𝒂 𝑳𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́… le siège de l’épanouissement propre à chaque potentiel…

    ACOLITT c’est aussi 𝐴pprendre et 𝐶𝑂mprendre la 𝐿𝐼𝑇𝑇érature… Questionner sans arrêt pour trouver l’élan, la perspective, la posture… puis questionner le produit de la quête pour anticiper sur les nouveaux défis… La quête sans fin…

    Mais 𝐀𝐂𝐎𝐋𝐈𝐓𝐓 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐕𝐎𝐔𝐒… C’est vous qui faites de cette initiative un souffle de vie… Sans vous, Acolitt n’est qu’une association devant écumer certains fonds pour un peu de visibilité… Sans vous. Acolitt nous appartient…
    Merci d’avoir fait d’Acolitt une 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐇𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞… Vous faites notre dignité…

    Pour cette année, nous vous proposerons de nouvelles expériences… Mais pour l’heure, levons le verre du Temps et célébrons ces trois petits pas que vous pouvez suivre sans crainte d’un quelconque heurt…

    Et seulement en trois ans ?

    Ma mère m’avait dit : << L’Ombre ne marche pas devant, car elle masque la lumière et crée des conflits… Reste en retrait et, non seulement il n’y aura pas de guerre, mais toutes les lumières s’épanouiront >>…

    Ray NDÉBI


  • Journée internationale du livre et du droit d’auteur 2024 – La part de ACOLITT

    LE 20 AVRIL 2024 – DE 15H À 17H30 – A La Galerie

    Sous le thème Livre et rallye informatique : Intelligence artificielle et…, les panelistes ont fait le tour de la question selon leurs expériences, leur vu et su, leurs attentes.

    Organisé en prélude à la Journée du livre et du droit d’auteur (23 avril), ce débat a soulevé celui des droits d’auteur en cas d’utilisation d’une IA pour l’écriture de tout ou partie d’un livre ; sur ce qui est prévu par la loi camerounaise à ce sujet ; sur l’avenir et les fondements de l’édition numérique en Afrique ; etc. La première question à se poser étant : qu’est-ce que l’intelligence artificielle.

    Accusés d’être froids par les participants à ce débat, les  » textes IA  » peuvent-ils être reconnus par le commun des lecteurs ? Une question à laquelle le doyen Guillaume NANA a répondu :  » Quand on veut se prévaloir auteur, on écrit.  », et le Dr JC Emane Auteur a renchéri :  » Si on utilise l’intelligence artificielle pour écrire un livre, ça signifie qu’on n’est d’aucune manière inspiré (…).  »

    Ce ÇA DAY-LIVRE était un débat captivant duquel il est ressortit à l’unanimité qu’une IA devrait être utilisée après une formation à la chose, en lui consacrant la fonction d’assistant, pas de producteur littéraire intégral.

    🙏 Nous tenons à dire MERCI aux panelistes qui ont suivi la gamme musicale de Ray Ndébi :

    • Guillaume NANA, auteur
    • Christelle Noah DG Eclosion
    • Serthy Ayissi, auteur et DG APEL Editions.
    • JC Bob, auteur et promoteur du Centre de Lecture d’initiation et d’Intégration à la culture.
    • Aristide Ayolo, auteur et DP de Ô-livre
    • NNANE NTUBE Official, auteure et promotrice du prix littéraire YECWA



    Le retour de la chaîne nationale : https://youtu.be/TaoRTlO3LR0?si=8pWqbj7YU2MM1XdF

    Contacts ACOLITT : +237690195126 / acolitterature@gmail.com




  • BIOLITT : Serthy AYISSI, auteur et éditeur camerounais

    Serthy AYISSI est né à Douala. Après son baccalauréat obtenu au lycée général de Loum dans le Moungo, en 2011, il s’inscrit à l’université de Douala, et quelques temps après, à l’université de Yaoundé. Sa passion pour la littérature est née en classe de CEI, par la découverte de la bande dessinée, qui le passionne encore aujourd’hui.

    Serthy AYISSI a cofondé l’association littéraire La jeune plume avec Thierry  »The Prince » Toukam. Il publie son premier recueil de poésie en 2020 : Sublimisme. Deux ans plus tard, sort son roman Le Sort des Hiboux Boiteux chez APEL Éditions, sa maison d’édition.

    Il a publié plusieurs articles, pensées libres et nouvelles dont celle qui sera fera partie des primées lors du Prix National Jeune Auteur en 2021.

    En 2023, il initie le CIAPEL (Concours International compte rendu de lecture), et récemment, les Awards des chroniqueurs littéraires Facebook, le tout auréolé par la nouvelle application APEL Reader. 

    A ce jour, il est éditeur, critique littéraire, designer digital, entrepreneur et enseignant de français.






  • BIOLITT : Prince Arnie MATOKO, écrivain congolais

    Prince Arnie MATOKO est né à Pointe-Noire, le 05 juin 1982, d’un père congolais et d’une mère congolaise d’origine angolaise. Orphelin très tôt de père, il fait son cycle primaire et secondaire dans sa ville natale. Après l’obtention, en 2005, de son Baccalauréat série A4 Lettres, il s’inscrit à Brazzaville, la même année, à la Faculté de droit de l’université Marien-Ngouabi. Titulaire en 2009 d’un Master en droit public en Etudes Internationales et communautaires, il est sélectionné la même année Major par le CICR Congo, parmi quatre lauréats, pour représenter son pays à Niamey, à la troisième édition du Concours régional francophone de plaidoirie sur le Droit International Humanitaire. En 2011, il réussit, en tant que Major de la promotion, au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), filière magistrature.

    Depuis 2014, il exerce ses fonctions de magistrat. Père de trois enfants, il est juriste de formation, magistrat, Procureur de la République près le Tribunal Administratif de Brazzaville, Enseignant à l’Université Marien Ngouabi (Faculté de droit), à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, à l’Université Henri Lopes, et dans d’autres Instituts privés d’enseignement supérieur.

    Passionné de littérature depuis les bancs du collège, il est l’auteur d’une production importante. Il est poète, moraliste, nouvelliste et romancier. Son œuvre est très souvent saluée par la critique.

    Depuis 2016, Prince Arnie MATOKO se consacre à la littérature. Il écrit des livres et participe à plusieurs anthologies de littérature. Il est actif dans plusieurs festivals littéraires tant sur le plan national qu’international. Il est lauréat de plusieurs prix et distinctions littéraires. Selon Noël Kodia-Ramata, écrivain et critique littéraire, Prince Arnie Matoko est : « l’un des grands noms de la nouvelle génération des écrivains congolais ».

    PRIX ET DISTINCTIONS

    Prix MONGO BETI, décerné pour l’ensemble de son œuvre, par l’Association des Jeunes Écrivains et Artistes du Congo, 2018.

    Prix Mila du livre francophone, mention spéciale 2022, décerné par le MILA pour son livre intitulé « Entre les lignes du silence ».

    Prix Tchicaya U’Tamsi de l’espoir poétique, décerné par l’Association internationale TCHICAYA UTAMSI, 2023.

    Médaille d’honneur du Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.

    Médaille d’honneur du Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.

    Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie décernée par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, 2019.

    Grand Prix SIILY, décerné par l’Association des Professionnels de l’Industrie du Livre, pour son dévouement au livre dans plusieurs pays, 2024

    Grand prix international Johannh Brand, 2024 ;

    Prix de l’Ambassadeur des Éditions Renaissance Africaine, pour son dévouement, son savoir-faire et surtout pour son rayonnement sur la scène littéraire, Brazzaville, 2024 ;



    Prix Mila d’honneur 2024, décerné par le MILA, au Grand-Bassam, 2024.

    Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie, décerné par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, Paris, 2019.

    Grand Prix PlumArt-Z Est 2024, décerné par les Editions PlumArt-Z pour l’ensemble de son œuvre et pour la reconnaissance de son influence dans la littérature congolaise d’expression française, Brazzaville, 2024.

    NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

    – POÉSIE

    Mélodie des larmes, Chapitre.com, Paris, 2016.

    Sous les ailes de l’aurore, Les Éditions du Net, Paris, 2016.

    L’enfant de l’or noir et du sel, Edilivre, Paris, 2016.

    Lettres de sang, Renaissance Africaine, Paris, 2018.

    Entre les lignes du silence, Le Lys Bleu, Paris, 2020.

    Et si je t’aime, Renaissance Africaine, Paris, 2023.

    Entre les lignes du silence (réédition),
    Saint Graal, Abidjan, 2024.

    – NOUVELLES

    Un voyage à New-York, L’Harmattan Congo, 2016.

    La colère du fleuve, Renaissance africaine, Paris, 2018.

    – MAXIME

    Ces fruits de mon jardin intérieur, Edilivre, Paris, 2016.

    – ROMAN

    Le livre de ma grand-mère, Renaissance Africaine, Paris, 2023.

    Participation aux anthologies

    Anthologie des Nouvelles Africaines, Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles, Collectif, Parangon Editions, Abomey-Calavi, 2023.

    La Poésie congolaise en mouvement, analyse de 20 auteurs, de Noël Kodia-Ramata, Cécile Langlois, Paris, 2022.

    Anthologie de la poésie sénégalaise-congolaise, 2020.

    Plumes fécondes, la beauté de la littérature congolaise et dailleurs, d’Aubin BANZOUZI, 2019.

    Elégies pour le Prince de MBeti, hommage à Ernest Bopoma, de Jessy Loemba, 2019.

    Anthologie analytique de la nouvelle génération des écrivains congolais de Noel Kodia-Ramata, 2018.

    PARTICIPATION À DIFFÉRENTS FESTIVALS ET SALONS DU LIVRE

    Journées du Livre organisées par la Grande Bibliothèque Universitaire de l’Université Marien Ngouabi, 2024.

    Salon International des Industries du Livre de Yaoundé, Yaoundé, 2024.

    Journées portes ouvertes organisées par les Editions Harmattan-Congo à l’honneur de l’Ecrivain Prince Arnie MATOKO, 2023.

    Festival International des Fous du livre, Yaoundé, 2023.

    Salon du Livre Africain de Paris, Paris, 2023.

    Festival International du livre et des arts assimilés du béninois (FILAB), Cotonou, 2023.

    Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.

    Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.

    Forum des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY), Yaoundé, 2022.

    Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO), salon en ligne organisé par l’association littéraire camerounaise ACOLITT, 2024

    Participation aux différents jurys de prix littéraires

    Membre du jury du Grand Prix littéraire de la jeunesse décerné par l’Harmattan-Congo, République du Congo, 2024.

    Président du jury du Prix Francis Bebey décerné par le Festival International des Fous du livre, Yaoundé, Cameroun, 2023.




  • D-LIVRE : Entretien avec Nincemon FALLE, auteur ivoirien, Prix Voix d’Afriques 2024



    S’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.



    Bonjour, Nincemon FALLE et merci de vous prêter à ce jeu de questions.
    Vous êtes, depuis le 20 février 2024, le Prix Voix D’Afriques, ce prix promu par RFI et Les Editions JC Lattès en partenariat avec La Cité Internationale des Arts à Paris. Ces soleils ardents est votre roman qui vous a valu ce sacre. Vous êtes un Ivoirien de 22 ans, vous vivez à Yopougon et vous êtes Graphic designer. Vous êtes passionné de bandes dessinées, mais vous avez choisi la fiction pour vous exprimer.


    Nincemon Fallé, qu’est-ce que cela fait d’être le Prix Voix d’Afriques 2024 par le roman ?


    Vous imaginez bien que je suis très heureux et fier de recevoir ce prix, qui représente à la fois un billet d’entrée non négligeable dans la sphère littéraire et un premier gage de légitimité. C’est tout simplement un rêve éveillé. Je regarde tout cela d’un œil amusé et avec une certaine distance, comme si je ne réalisais pas encore complètement qu’il s’agit bien de moi.

    « Ces soleils ardents » met en exergue l’amitié entre deux Ivoiriens, leurs attentes… Nincemon Fallé, racontez-nous les contours de « Ces soleils ardents ».


    Ce roman est d’abord une conversation que j’ai initiée avec moi-même, confrontant à la fois mes plus grandes insécurités et celles que j’observais chez les jeunes de ma génération. J’avais le sentiment qu’ici on ne parlait pas réellement de ce moment de flou, cette ligne trouble entre l’enfant et l’adulte. C’est devenu une sorte d’obsession de créer des personnages qui surmontent cette période d’incertitude et se construisent en tant qu’adultes, sans trahir leurs rêves. Iro et Thierry sont les deux faces d’une même pièce, et cette amitié parfois difficile est aussi ce qui les aide à avancer, car justement ils se renvoient leurs propres expériences comme des miroirs.

    Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez ?


    J’en ai tellement, un peu comme tout écrivain, je pense. Je peux citer le fait que je trouve toujours le titre du livre avant même d’avoir réellement l’histoire. Je n’écris jamais sans avoir quelque chose de sucré et de doux à côté, un petit gâteau, un jus de fruits. Je lis aussi beaucoup quand j’écris, car cela fait du bien de sortir de ses propres mots pour se plonger dans ceux d’un autre auteur ou autrice.

    Comment décrivez-vous la littérature en Côte d’Ivoire ?


    Florissante. Pendant longtemps, je n’ai lu que des livres ivoiriens avant de m’ouvrir radicalement à la littérature étrangère. Après, rien n’est parfait. Le milieu de l’édition se développe lentement, peut-être trop lentement. Le public ne suit pas forcément, car on associe encore trop la littérature à l’école, à une corvée. Je dirais que s’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.

    Lisez-vous les jeunes auteurs d’autres pays d’Afrique ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?


    Beaucoup d’auteurs du côté du Nigeria. Le plus récent que j’ai lu, c’est Chigozie Obioma. Son premier roman, « Les Pécheurs », m’a bouleversé comme rarement un livre ne m’a bouleversé.

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et aux auteurs en herbe ?


    Lisez beaucoup. Notez toujours vos idées, la moindre étincelle d’intrigue peut donner lieu à de grandes histoires. Ne sacrifiez jamais l’écriture pour rien au monde. Certains écrivains aiment planifier tout dans le détail, et d’autres se laissent porter par leurs personnages, mais quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous trouvez, il est important d’apprendre les bases de l’écriture, et pour ça, Google est votre meilleur ami.

    Quelles sont vos attentes en tant que Prix Voix d’Afrique ?


    C’est le début d’une grande aventure, je l’espère. Comme j’espère que les lecteurs se reconnaîtront en mes personnages.

    Votre dernier mot pour le jury du Prix Voix d’Afrique 2024, pour les promoteurs et les acteurs du livre en général ?


    Merci de m’avoir lu. Merci de donner la chance à de nouvelles voix d’éclore et de continuer de croire en la littérature africaine. Ce n’est que le premier roman.

    Nous vous remercions pour votre participation.

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT : Armelle NSA ASSEKO, auteure gabonaise

    L’auteure gabonaise NSA ASSEKO Armelle est diplômée d’une Licence professionnelle en Banque-Assurance au CREFDES de l’ Université Cheikh Anta DIOP de Dakar et d’un master en Qualité- Sécurité- Environnement de l’ Institut Africain de Management ( IAM) Dakar.

    Elle débute sa carrière dans le secteur privé en 2015. Actuellement et ce depuis trois ans, elle est Chef de Division Suivi et Évaluation à l’Inspection Générale des Services de Santé du Gabon.

    SES PROJETS LITTÉRAIRES

    Armelle NSA ASSEKO aime écrire. En plus de sa bibliographie, elle tient une page dans laquelle elle livre des chroniques littéraires, La plume d’ANA. En 2019, sa nouvelle « Mbeng » remporte le prix coup de cœur du jury à la 12e édition du concours Bicig Amie Des arts. En 2020, la même nouvelle est retravaillée et devient le roman qui portera le même titre et qui sera édité chez Edilivre.

    En 2021 parait son deuxième roman, «  Sombre espoir », aux Editions SEGUIMA.
    Ce dernier a été promu localement via diverses émissions, comme « Le livre de l’auteur » sur Gabon Culture, animée alors par Mme Marina BOUASSA, à la rentrée littéraire 2022 de l’Institut Français de Libreville… Tout cela sous la supervision des Éditions SEGUIMA.

    Sur le plan international, Armelle NSA ASSEKO a collaboré plusieurs fois avec ACOLITT dont « Madame Pauline ONGONO et Monsieur Ray NDEBI sont vraiment très dynamiques et font bouger les choses au niveau du Cameroun et dans d’autres pays africains… »

    En 2024, sa nouvelle, « Afane » ( la forêt), a été retenue pour figurer dans l’anthologie africaine qui sera publiée dans un futur proche par les Editions SEGUIMA du Sénégal.

    En mars 2024, paraît Les contes d’ANA aux Éditions SEGUIMA, un recueil de contes qui contribue à la transmission de la culture fang.

    La particularité des écrits de Armelle NSA ASSEKO repose sur l’emploi du français et de la langue maternelle (le fang du Gabon). Elle valorise beaucoup son appartenance culturelle.




  • BIOLITT : Nadine NKENGUE, auteure camerounaise

    Née un 18 juillet à Yaoundé, Nadine NKENGUE est Camerounaise. Après un Baccalauréat littéraire au lycée Général Leclerc, elle va intégrer l’Université de Yaoundé, où elle obtiendra une licence en droit public, une maîtrise et un DEA en sciences politiques.

    Elle sera plus tard chargée de clientèle et de recouvrement dans diverses institutions bancaires ; consultante ONG, chargée de l’encadrement des femmes rurales ; actuellement expert – pour l’Afrique Centrale, membre du Groupe Travail Ecosoc au sein de la Commission Africaine des Droits de l’homme et des Peuples.

    Nadine NKENGUE est promotrice d’une structure d’encadrement de la petite enfance, l’école d’Amelie, située au quartier Oyomabang à Yaoundé.

    📖📖 VIE LITTÉRAIRE

    📌 Poésie :
    Melodies, À fleur de peau, Editions Proximité

    Carnets de soleil, Éditions les fous du livre

    Bouquets de cendres, Des vers au bout du canon, (collectif), Éditions Ifrikiya

    Paroles de femmes, maux de femmes (collectif), Editions L’Harmattan

    L’ appel de Rabat (collectif), Les édition aminata sow fall -Easf-

    Celle qui allait danser avec les morts, Parangon Éditions

    📌 Roman :
    Une vie d’étudiant, Éditions PROXIMITÉ

    📌 Nouvelle :
    Au royaume des petits heureux et autres nouvelles, Editions IFRIKIYA

    📖📖 PARTICIPATION AUX FESTIVALS LITTÉRAIRES – HONNEURS & DISTINCTIONS :

    • Festival International du Livre Gabonais et des Arts – Filiga, 2022, Libreville – Gabon. Diplôme d’honneur
    • FESTIFOUS, 2022, Yaoundé – Cameroun. Présidente du jury du prix Francis bebey
    • FORALY, 2023, Yaoundé – Cameroun
    • Salon International de l’Industrie du Livre de Yaounde – SIILY, 2023, Yaoundé – Cameroun
    • FILAB, 2023, Cotonou – Benin. Prix FILAB pour la promotion de l’éducation en afrique 📌 CONCOURS LITTÉRAIRES :
    • Concours du HCR, 2022 – 3e prix
    • Concours Assimba poésie, 2023 – 1er prix

    Acolitt communique sur vos initiatives en littérature.