Étiquette : Vie livresque

  • BIOLITT : Safi Chantal B., écrivaine rwandaise

     
    L’écrivaine Safi Chantal B., de nationalité rwandaise, est née en République Démocratique du Congo. En exil forcé en Europe, elle observe avec étonnement l’Eldorado dans sa béatitude et ses délires quotidiens. Très choquée, elle refuse d’en demeurer simple spectatrice.

    En 2013, après 11 ans de mélancolie et de nostalgie, elle décide de rentrer définitivement en Afrique et se paie un billet d’entrée dans le monde de la littérature.  Avec sa plume, elle décrète de prendre désormais la défense de l’Afrique et de revendiquer les droits de ses fils à travers ses œuvres.

    En 2016, elle publie à Brazzaville son premier récit : Le Ras-le-bol d’une Immigrée ; en 2017, elle le publie à nouveau à Abidjan avec six autres nouveaux titres, dont Voir l’Europe à tout prix ! ; Le Désarroi de la petite  »évoluée »  ; Sagy, la petite réfugiée écologique ; Dans les entrailles des marécages ; Le cœur de la rose ; Le Bébé magnétique sur le dos du vent.

    Ensuite, elle s’impose une mission difficile, celle de sillonner l’Afrique afin de sensibiliser toute la jeunesse africaine, sans distinction, contre l’émigration clandestine vers les ailleurs incertains ; de combattre ce fléau qui n’honore pas l’Afrique ; d’exhorter la jeunesse, cette première ressource du continent, au patriotisme ; de la conscientiser à son apport au progrès de son pays et de son continent, au lieu de brader sa vie pour des rêves utopiques. 

    Son long cursus littéraire, sa formation en science de l’information et de la communication, son passage à la Radio comme speakerine et animatrice l’ont prédisposée à l’accomplissement de cette noble mission. 


    L’année 2023 a été marqué par deux Festivals du livre et des Arts organisés en Afrique, auxquels Safi Chantal a participé. En premier, le FILIGA (Festival International du Livre Gabonais et des Arts) à Libreville, qui s’est tenu en mai 2023 à Libreville. Ensuite, le FILAB(Festival International du Livre et des Arts assimilés du Bénin) qui a fait sa part en août 2023 à Cotonou.

    Décembre fut encore plus attrayant pour Safi Chantal B. Elle a bouclé l’année 2023 par une Caravane Civique en Guinée /Conakry, sous l’égide de Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, à travers des établissements académiques : primaires, secondaires et universitaires de la capitale et des autres villes de la Guinée : Kindia, Mamou, Faranah, Boké, où elle a eu l’opportunité d’exhorter la jeunesse au patriotisme et au civisme, seuls moyens d’éradiquer l’incivisme, la délinquance et l’exode clandestin de la jeunesse guinéenne et africaine vers des horizons utopiques. Satisfaite, elle continue à échanger sur différents thèmes à travers les réseaux sociaux avec la jeunesse guinéenne et autres.


    L’année 2024 s’ouvre à elle telle une fleur qui éclot à l’aube, avec son huitième ouvrage qui sera publié début mars  2024 et qui s’intitule : LE DILEMME DU PRÉLAT !, sous-titré : COUPABLE AMOUR ! Un roman inspiré d’une histoire vraie. Il  sera suivi d’un autre, que notre auteure est encore en train de concocter, sous un titre très osé et qui verra aussi le jour au cours de cette même année.

    Pour le SIFLO (SALON INTERNATIONAL FÉMININ DU LIVRE DE OUAGADOUGOU), elle posera sa valise à Ouagadougou en  mi-avril 2024, pour communier avec des écrivaines venant de plusieurs pays d’Afrique,  répondant ainsi à l’invitation de l’initiatrice, la jeune écrivaine Dédé Rose Kouevi du Burkina-Faso et des Pionnières du livre de Ouagadougou ! 

    L’année 2024 s’annonce littérairement généreuse pour notre auteure. Une belle motivation pour cette panafricaine, panafricaniste, féministe, écologiste, humaniste… dont la source d’inspiration et la plume sont portées vers la littérature et les actions culturelles engagées.




    ACOLITT, c’est :



  • D-Livre : Marie Nicaise EBANGA, auteure camerounaise


    La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel.


    Marie Nicaise EBANGA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Marie Nicaise EBANGA, je suis née et j’ai grandi dans la région du Centre. J’ai une licence en philosophie. Après une formation professionnelle en marketing et en communication digitale, j’ai commencé à travailler comme responsable marketing et communication digitale dans une entreprise de la ville. Ma passion pour la littérature est née dans mon enfance, mais ce n’est qu’en 2012 que j’ai rédigé ma première production littéraire. Et depuis, je n’ai cessé d’écrire.

    En tant qu’auteure de roman, avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Bien évidemment, j’ai mon petit rituel : j’aime écrire très tôt le matin, après la prière de 05h, ou tard dans la nuit. J’aime bien le calme ; les idées viennent sans se faire prier.

    Vous êtes, avec le roman « Les fantômes du passé », l’une des lauréates de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ promue par les Editions Eclosion. « Les fantômes du passé », de quoi s’agit-il ?


    « Les fantômes du passé » est un roman qui m’a été inspiré de la guerre qui s’est déroulée à l’extrême-nord Cameroun. Dans cet ouvrage, j’ai essayé de retracer à ma façon les horribles événements qui se sont déroulés de ce côté du pays. Souleymane, l’un des personnages est à la fois le bourreau et la victime. Ayant assisté au massacre de sa famille, il deviendra à son tour un bourreau, malgré lui, et certainement l’un des plus cruels jusqu’à sa rencontre avec Latifa. À partir de là sa vie ne sera plus jamais la même.

    Intéressant. Racontez-nous votre aventure avec OSÚ.


    Mon aventure avec OSÚ commence en 2021 lorsque ma jumelle, Jocelyne EBANGA, se présente à la première édition OSÚ. En effet, nous devions nous présenter toutes les deux, mais je n’étais pas satisfaite du dénouement de mon roman. Alors, j’ai préféré attendre l’année suivante pour le faire. Et l’issue du concours de l’édition suivante fut très satisfaisante pour moi.

    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ils doivent lire le genre de livres qu’ils ont envie d’écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. Ils doivent aussi lire les livres des genres qu’ils n’aiment pas forcément, ne serait ce que pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel. Nombreux auteurs camerounais attestent de l’influence de la littérature traditionnelle. L’harmonisation de l’écriture romanesque et poétique au discours traditionnel et aux réalités culturelles camerounaises permet non seulement de mieux se réaliser, de mieux s’exprimer, mais aussi de s’adresser à un public camerounais avec lequel on partage un destin, un passé commun et des valeurs communes.

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT : Dédé Rose KOUEVI, promotrice littéraire burkinabè

    KOUEVI Dédé Rose Gloria est une écrivaine burkinabè, auteure de plusieurs ouvrages dont quatre déjà édités. Elle est née le 03 septembre 1992 à bobo Dioulasso au Burkina Faso dans une famille de cinq enfants

    Enseignante de formation, elle est la présidente fondatrice de KOUEVI Production, une agence qui se déploie dans le domaine de la communication.

    Dédé Rose Gloria KOUEVI se dépeint à travers son amour pour la littérature. Son premier ouvrage,  » Le parcours d’une femme battante  », a paru aux éditions Jethro en 2013 et réédité en 2023 par les éditions Arc-en-ciel. Suivront  » Vengeance fatale  » en 2019 aux Editions Bitenbala ;  » Le Dilemme  » en 2022 aux éditions d’Hector Adam ‘s ;  » Les larmes du désir  » en 2023 aux éditions Arc-en-Ciel.

    Dede Kouevi participe à beaucoup de fora et de salons internationaux du livre.
    En 2021, elle participe à une conférence littéraire au Niger avec son œuvre « Vengeance fatale ».
    Au Togo, Mali, Sénégal, Cameroun, Abidjan en Côte d’Ivoire, elle fait du combat des femmes son champs de bataille.

    Elle est la promotrice du salon international féminin du livre de Ouagadougou (SIFLO) qui se tiendra du 17 au 20 avril 2024


    Acolitt met en lumière vos initiatives littéraires.
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  • BIOLITT : Dr NDONGO MBAYE, écrivain, enseignant d’université et promoteur culturel sénégalais

    L’ENSEIGNEMENT

    – Docteur-es-lettres
    – Sociologue et journaliste
    – Ancien enseignant en documentation et bibliothéconomie à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), à l’Ecole des Bibliothécaires Archivistes et Documentalistes (EBAD), à Dakar
    – Poète-écrivain
    – Professeur Associé à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar en communication et sociologie, et à l’Institut de Formation en Administration des Affaires (IFAA) au Sénégal.
    – Membre du Comité Scientifique de l’Institut Culturel Panafricain (ICP) et de Recherche de Yène (Sénégal)
    – Directeur des Universités d’été et du Département Lettres et Culture de l’Institut Culturel Panafricain (ICP) et de Recherche de Yène

    JOURNALISME ET LITTÉRATURE


    – Responsable de la Collection Poésie « Paroles arc-en-ciel » des éditions « Lettres de Renaissances » (France et Sénégal)
    – Partenaire et correcteur des éditions Lakalita au Burkina Faso
    – Chroniqueur, critique littéraire et conférencier
    – Membre du Comité de Lecture de la Revue Africaine des Sciences Sociales et de la Santé Publique (RASP), sous la houlette de Nianguiry Kanté, Sociologue , Directeur de Recherche, Doyen de la Faculté des Sciences Sociales de lUniversité de Ségou.
    – Membre du Comité d’Honneur du Cénacle Européen Francophone, une Association qui décerne : le Prix Cénacle européen francophone Léopold Sédar Senghor de Poésie, et le Prix Cénacle européen francophone Léopold Sédar Senghor des Arts et Lettres
    – Chroniqueur littéraire dans la célèbre émission « Impressions », animée par le talentueux journaliste et défenseur des Arts et Lettres Sada Kane, sur la Télévision 2STV (Sénégal)
    – Animateur de l’émission « Les Mots pour le dire » sur la Télévision BNEWS, à Dakar
    – Ancien Responsable à la retraite du Pôle Loisirs Retraités et Handicapés de la ville de Choisy-Le-Roi (Val De Marne) en France, depuis 1991.

    TRAVAUX UNIVERSITAIRES


    – Thèse de Doctorat-es-lettres modernes de 3ème Cycle sur : « Les mentalités dans le roman sénégalais : images et présupposés du discours » soutenue le 15 Octobre 1982 à lUniversité Nanterre Paris X.

    – Mémoire de DESS en Sciences de lInformation et Communication, Option Documentation et Bibliothéconomie à lInstitut dEtudes Politiques (Sciences Po) à Paris en 1983, sur :
    « La petite entreprise dédition au Sénégal ».

    – Mémoire de DEA en Sociologie à lEcole des Hautes Etudes en Sciences Sociales(EHESS), sur une Analyse critique dune étude de léquipe de Chombard De Lauwe sur le quartier des Malassis et le Centre Socio-Culturel « Anne Franck », dans la ville de Bagnolet (France)

    – Mémoire de Maîtrise-es-lettres sur « Rousseau et la notion de Droit Naturel » en 1978 à Nanterre Paris X (France)

    ARTICLES, CONFÉRENCES ET AUTRES COMMUNICATIONS


    « Langues et Développement en Afrique » dans le N°30 de Juin 1990 de la Revue « Les Actes de Lecture »

    «  A la recherche de l’Africanité » dans le N°41 de la Revue « Africultures » sur le thème de lAfricanité.

    Différents articles sur la Littérature Africaine dans le Quotidien Sénégalais « TAKUSAAN » en 1984/85. Chroniqueur culturel


    « Principes Politiques et Pensée Philosophique : ou de la vertu thérapeutique de l’enseignement de Cheikh Anta Diop », dans la Revue « Diaspora Africaine » pour le 19ème Anniversaire de la mort de Cheikh Anta Diop en 2005


    « Les Aspects philosophiques et politiques de luvre de Cheikh Hamidou Kane à travers le prisme de l’Aventure Ambiguë », dans le cadre de la Conférence-Débat : « Quels apports dans luvre de Cheikh Hamidou Kane pour le Sénégal daujourdhui ? », organisée par l’Association Alternative Sénégalaise Internationale (ASI), le samedi 24 Avril 2004 à Paris.

    « Introduction à un débat sur les relations entre littératures négro-africaines francophones et cinéma », Communication pour la Revue « Africultures », dans le cadre d’une Conférence-Débat à la Maroquinerie.

    « Quel devrait être le contenu d’une éducation civique au-delà de la transmission dun savoir par l’instruction publique ? », dans le cadre de la Table Ronde organisée par le Centre International Francophone d’Echanges et de Réflexion (CIFER) sur le thème : « Quelles valeurs communes pour la société de demain ? », à la salle Colbert de l’Assemblée Nationale Française, le 10 Octobre 2002.

    « Problématique de la création poétique à travers la démarche individuelle » au Lycée du Val de Seine à Rouen, le lundi 12 décembre 2005, avec un Récital de Poésie.

    « Léopold Sédar Senghor, Birago Diop : deux auteurs négro-africains, pour quels apports ? », pour l’Association des Sénégalais d’Angers, dans la cadre de la commémoration de l’Indépendance du Sénégal, le 4 Avril 2006, à Angers.

    « Questions et Réponses autour de quelques problématiques sur la Poésie : partages et échanges d’expériences et de savoirs »

    Conférence-café philosophique du Jeudi 10 Mai 2007 à Bezons sur le thème : « On est toujours l’Autre de quelqu’un », avec le philosophe écrivain Français Jean Louis Sagot Duvauroux

    Introduction dun Débat pour la RADDHO DIASPORA de Lyon, le samedi 30 Juin 2007.
    Il fallait, à partir de la projection du documentaire de Bob Swain : « Lumières Noires » (relatif au 1er Congrès des Ecrivains et Artistes Noirs en Septembre 1956 à la Sorbonne), engager une Réflexion pour « prendre conscience de notre commune identité, et connaître les difficultés que nous rencontrons », et ainsi intégrer la pensée d’Aimé Césaire : « Nous ne devons pas tomber dans un racisme à l’envers, mais aspirer à une fraternité universelle. La mise en valeur de notre propre culture est importante, l’ouverture aux autres l’est également. »

    « Introduction à un débat sur Aimé Césaire et Edouard Glissant », avec Suzanne Dracius, au Salon du Livre de Châtenay Malabry, le dimanche, 29 mai 2011

    « L’intégration et l’enracinement » pour l’Association Franco-Sénégalaise SUDONOR de Nîmes le 30 Juin 2012.

    « Réflexion sur la problématique du concept du « vivre-ensemble » (ou plutôt du « vivre-bien-ensemble) le samedi 4 février 2012, pour l’Association « Clairvoyance, au cur de la Diversité ».

    « L’Ethique et la Morale dans l’éducation, la responsabilité et l’action : pour une moralisation de la Cité, et un changement de paradigme dans l’émergence d’un Nouvel Humanisme » qui se décline en deux parties :
    – « Quel devrait être le contenu d’une éducation civique, au-delà de la transmission d’un savoir, par l’instruction publique ?  Quelles valeurs communes pour la société de demain ? »
    – « Pour une éthique et une morale de conviction, d’action et de responsabilité, pour l’érection dune nouvelle gouvernance. »

    « Le livre : de la tradition à la modernité, vers la Renaissance africaine »

    « Lecture, écriture, oralité : La source du savoir », sur invitation du Dr Adja Maï Niang, Cinéaste et Professeur à l’Université, dans le cadre de son institut « Daraay Sembène » à Thiès (Sénégal), en 2017

    « L’Ecriture Poétique, un Art Majeur ; l’Oralité, une Compétence Majeure »

    « Eduquer par la littérature »

    « Littérature et éducation, le Rôle de l’Exemple, le Rôle du Modèle »

    « Les écrivaines contemporaines francophones de l’Afrique Noire »

    PREFACE D’ALBUM MUSICAL


    2005, préface de l’album musical de la chanteuse française Noëlla « Le Droit de Vivre », à partir du tableau « Au Temps d’Harmonie » de Paul SIGNAC.

    PARTENARIAT PROJET POETICO-MUSICAL


    Le Dr NDONGO MBAYE a commenté 10 poèmes chantés de L.S. Senghor dans le CD « Entre Seine et Sine » du chanteur et musicien sénégalais Meïssa MBAYE, paru en 2006, année de la Francophonie et de L.S. Senghor.

    Tournée dans ce cadre, à Alexandrie, en Egypte, pour des conférences sur Léopold Sédar Senghor, sur invitation du Ministère des Affaires Etrangères français

    MONTAGE SPECTACLE POETIQUE


    2007, spectacle poétique de lectures et récital sur un large panel de Poètes Négro-Africains et Français, avec les Griots et Virtuoses de la Kora Idrissa DIABATE et Soriba SAKHO, et Kamory KOUYATE au balafon. Le Spectacle est actuellement en tournage en France.

    BIBLIOGRAPHIE


    Recueil de poèmes : « Amours-Savanes » paru aux Editions ACORIA en Février 2005 en France.
    Recueil de poèmes « Les Lézardes du Silence » paru aux Editions ACORIA en Juin 2007
    Recueil de Nouvelles « Ombres » en Mai 2011, Acoria
    Recueil de poèmes « Les Poètes meurent aussi » Lettres de Renaissances, Avril 2016, France et Sénégal
    Un Essai littéraire co-écrit avec Isabelle Chemin, Professeure documentaliste à Paris : « Amadou Elimane Kane : réinventer la littérature africaine, c’est bâtir le récit pluriel d’une humanité sans muraille », aux éditions «  Lettres de Renaissance », France et Sénégal, Avril 2017
    Recueil de poèmes « Ecrire les silences » aux éditions « Continents » au Togo, en mai 2018
    Recueil de poèmes « Entre les silences et les bruits, les mots » aux éditions Lakalita au Burkina Faso, en mai 2018
    Recueil de poèmes-haïkus « Les fleuves dansent vers la mer » à Maîtres du Jeu éditions, au Sénégal, en 2021

    PARTICIPATIONS BIBLIOGRAPHIQUES


    Un ouvrage sur Haïti « Poètes pour Haïti ».
    Un ouvrage sur la Francophonie en 2014.
    Un ouvrage-Hommage sur l’écrivain, dramaturge, poète Alioune Badara Bèye, 2015
    Anthologie de la poésie gambienne et sénégalaise
    Anthologie de la poésie congolaise et sénégalaise
    Un livre Collectif sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) « Jusquà ce que mort s’ensuive », aux éditions Lakalita, en 2021.

    PRIX ET DISTINCTIONS 


    – Lauréat 2013 du Prix de Téham Edition France, avec un texte sur le thème des Indépendances
    – 1er Prix de l’édition 2014 de Teham Edition France, avec le texte « La Muraille Humaine », sur la thématique de l’Unité
    – Lauréat 2015 du Prix Téham Edition France sur la thématique de la solidarité

    – PRIX 2020 du Mois de l’Histoire des Noirs à Laval au Québec (Canada), décerné par OPALE MAGAZINE et le SICAA (Symposium International des Cultures Africaines et Afro descendantes )
    – Prix BAOBAB 2021 de Poésie du Cameroun
    – Prix d’Honneur du MILA (Meeting International du Livre et des Arts Associés) Abidjan (Côte dIvoire ), 2022
    – Grand Prix d’Honneur du FORALY (Forum des Acteurs de lIndustrie du Livre de Yaoundé), Cameroun, 2023
    – Grand Prix d’Honneur Le Souffle de l’Harmattan, Tchad, 2023
    – Ambassadeur du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) 2023
    – Ambassadeur du MILA 2023




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  • BIOLITT… QUI EST LE CAMEROUNAIS SERGE BILLO EBANGA ?

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour. 

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.

    Vous souhaitez avoir son contact ? Nous écrire à 6 90 19 51 26 ou acolitterature@gmail.com






  • D-LIVRE… Christopher MFOULA, auteur camerounais


    L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche.


    Bonjour, Christopher MFOULA et merci de répondre à nos questions. Vous êtes auteur depuis l’âge de 19 ans. Quel a été le déclic ?

    Bonjour et merci pour cette opportunité de partager avec vous mon parcours d’écrivain. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui.

    A l’âge de 19 ans, je me suis lancé dans l'écriture de romans, un voyage qui a débuté d’une manière improbable. Un poids mélancolique, une période de remise en question et de doutes profonds ont été le point de départ de mon cheminement littéraire. En transformant mes moments de tristesse en créations poétiques, j’ai été capable de construire des univers captivants et fictifs, qui m'ont offert du réconfort et le soutien dont j’avais besoin. À cet âge, lorsque tant de questionnements sur l’identité, le devenir et les éventuelles erreurs ou traumatismes surviennent, je me suis également autorisé à rêver, à imaginer un monde où je pourrais surmonter les obstacles qui se dressent devant moi. L'écriture est devenue mon exutoire, une thérapie salutaire qui m’a permis de trouver un sens à ma souffrance, mais aussi de communiquer avec les autres. Je suis comblé de constater que mes histoires apportent du réconfort à ceux qui me lisent.

    Vous êtes, à 27 ans, l’auteur de 18 romans. Je vous avoue que je suis impressionnée. C’est vrai qu’ « Impossible n’est pas Camerounais », je m’interroge tout de même sur comment vous procédez… Entre l’écriture, la relecture et tout ce qui va avant la sortie du livre, pour avoir une telle bibliographie. Il est important aussi de signaler qu’avant 2024, deux autres paraîtront.


    Je m’en réjouis chaque jour, il est essentiel de rappeler que ma passion et ma détermination sont mes principaux moteurs. Le privilège d’avoir grandi avec des parents qui m’ont enseigné la valeur du travail acharné ainsi qu’une discipline de vie que je respecte scrupuleusement ne peut être sous-estimé. Il est indéniable que l’écriture est une tâche ardue, exigeante à bien des égards. Les recherches, les rédactions, les relectures, les corrections, les doutes incessants et cette redoutable période de page blanche qui peut s’étendre sur des mois, voire des années pour certains, demandent une résilience sans pareille. Je suis chanceux d'être doté d’une plume aisée et de bénéficier d’un précieux accompagnement, notamment grâce à mes beta-lecteurs qui m’accompagnent tout au long du processus rédactionnel. Leurs suggestions et leur précieuse aide dans les phases de correction me permettent de transmettre des manuscrits semi-fini aux éditeurs en toute confiance. Mais cela requiert avant tout une discipline sans faille. Souvent, j’établis comme objectif quotidien d’écrire au minimum 50 pages, dans les moments où l’inspiration est là et rayonne. Cependant, lorsqu’elle se fait plus discrète, limiter mes écrits à 20 pages maximum fait partie intégrante de mon approche.

    Je suis profondément reconnaissant d’exercer un métier qui éveille en moi une passion indéfectible et qui me procure un immense plaisir. L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche. Les neuf heures passées devant mon ordinateur chaque jour sont autant de précieux moments d’épanouissement que je chéris, sans échanger cela pour quoi que ce soit au monde.

    Vous êtes un Camerounais qui vit en France, vos livres ont-ils une part du Cameroun ou de l’Afrique ? Si oui, comment écrivez-vous l’Afrique ?


    Effectivement, mes livres sont fortement ancrés dans l’Afrique et plus particulièrement le Cameroun. J’attache une importance toute particulière à mettre en avant l’Afrique telle que je la perçois.

    Cependant, mon véritable intérêt réside dans la dimension humaine et psychologique. À travers mes écrits, je dépeins l'Afrique en laissant transparaître les failles, les qualités, les tourments, les manquements, les forces et la richesse culturelle qui la caractérisent. Je m’efforce de présenter certains aspects de son histoire qui la rendent unique et singulière. Il est primordial pour moi de rester fidèle à mes origines et de jouer le rôle de passeur vers d’autres cultures, de construire des ponts qui unissent et connectent. En dépeignant des personnages et des sociétés tels qu’ils sont, je refuse de maquiller le monde à travers ma plume. Au contraire, je m’efforce de rendre mes romans les plus réalistes possible, même lorsque j’explore des territoires de fiction.

    Mon objectif est de présenter l’Afrique dans toute sa richesse, sa beauté, sa complexité ainsi que ses imperfections, tout en accordant une attention particulière à l’aspect humain. C’est une conviction profonde pour moi, car en tant qu’Africain, je souhaite que mes livres résonnent auprès de tous, sans distinction de culture, de couleur de peau, de race ou d’origine.

    « Comment cuisiner son mari », un titre qui attirera plus d’un, j’en suis sûre, paraîtra en décembre 2023. Pouvons-nous déjà avoir quelques ingrédients de cette recette ?

    Ce roman représente pour moi l’apogée du captivant et du complexe dans mes écrits. Il était essentiel de mettre en lumière les femmes, tout en captivant également un public masculin.

    « COMMENT CUISINER SON MARI » est un mélange subtil où l’intelligence règn’ en maître, savamment entrelacée de nuances, de sadisme et d’effronterie. S’y ajoutent une dose de sensualité, des combats acharnés menés par des femmes fortes, l’exploration de sujets difficiles et une pointe d’humour noir. Ce sont ces ingrédients qui, de la première à la dernière page, propulseront l’histoire vers des sommets de fascination.

    Vous êtes, en 2021, lauréat du Prix du roman avec « Ce qui restera de nous ». Et si vous nous faisiez un zoom sur ce roman ?

    « Ce qui restera de nous » narre l’histoire en apparence sereine de Lily et Alex, un jeune couple dont l’amour semblait indestructible. Pourtant, leur existence se trouve brutalement ébranlée lorsque la trahison et l’infidélité frappent à leur porte.

    Au fil des pages de ce roman, nous plongerons au cœur de protagonistes écorchés, confrontés à des thèmes douloureux tels que l’infidélité au sein d’un couple, l’avortement, la peur insidieuse de l’abandon, la dépendance affective et la cruelle désillusion. Toutefois, des retournements de situation inattendus marqueront profondément les lecteurs. Le succès remarquable de ce récit était une agréable surprise pour moi.

    Vos livres traitent entre autres d’amour, de suicide, de choix sexuels, de dépression, des sujets qui touchent tous les continents et toutes les couches. Christopher MFOULA, vos livres sont vendus sur Amazon, y’a-t-il des points de vente ou une possibilité de les avoir au Cameroun et en Afrique en général ?

    Au Cameroun, mes romans peuvent être trouvés principalement à la librairie Saint Paul à Yaoundé, ainsi qu’à la FNAC à Douala. Pour l’instant, ma distribution n’est pas encore étendue à travers toute l’Afrique, mais mon aspiration future serait que mes livres soient accessibles dans la plupart des pays d’Afrique francophone.

    Merci, Christopher MFOULA. Nous ne manquerons pas de les lire très bientôt.

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT – Diane-Annie TJOMB, auteure camerounaise


    Diane-Annie TJOMB est née à Bengbis, dans le département du Dja et Lobo. Après des études supérieures en communication des organisations et en gestion des ressources humaines, elle est promue responsable des programmes et de l’information dans une radio communautaire à Ndoungué, dans le Moungo.

    Plusieurs années plus tard, elle réalise qu’écrire, voyager et photographier le paysage ne sont pas ses seules passions. C’est ainsi qu’elle renonce à tous ses acquis et ses privilèges pour s’engager à suivre une formation paramédicale, à l’issue de laquelle elle exerce une profession d’Assistante en Cabinet Médical. Participer au soulagement des souffrances de l’autre s’impose à elle comme un devoir, et pour cette raison, elle définit sa plume comme un vulnéraire qui apaise des maux redoutables, comme ceux qui détruisent l’estime de soi.
    Elle est Lauréate de la première édition du concours littéraire «  Matila ô Duala » avec sa nouvelle « Un avenir strangulé ». Elle commet son deuxième roman TUBA B. celle qui possède la force, après un premier intitulé LIAA, rencontre avec l’étrange.

    Diane-Annie TJOMB fait partie de ces femmes qui mettent la littérature sur un piédestal par son travail acharné, son besoin de toujours mieux faire, son besoin d’attaquer la racine et jamais le tronc. Diane-Annie TJOMB peint la femme telle qu’elle la perçoit : comme une super héroïne qui sait que rien n’est acquis ; que le combat sera tantôt perdu tantôt gagné. Des victoires fugaces ou des victoires qui l’élèveront.

    Suivez Diane-Annie TJOMB ici : https://www.facebook.com/dianeannie.aantjomb?mibextid=ZbWKwL



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    L’appel à textes de nouvelles lancé par les Éditions SEGUIMA au Sénégal sera clos le dimanche 15 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=618649787052858&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Les inscriptions au concours littéraire Francis BEBEY seront closes le 13 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz



  • L’AFFAIRE MARZOUKA ET LA NOLICA… Par Pabé Mongo, écrivain camerounais


    L’AFFAIRE MARZOUKA RELANCE LA NOLICA

    Voilà bientôt quinze ans que j’ai engagé avec succès la littérature camerounaise et africaine dans la voie de son renouvellement à travers la théorie de la Nolica !
    L’objectif de cette théorie, largement atteint, était de ramener la création littéraire camerounaise et africaine, des broussailles du maquis où elle s’était réfugiée par peur des répressions coloniales et des dictatures post coloniales, à l’expression ouverte dans la cité, à la faveur des droits et libertés retrouvés dans les années 1990, afin de réconcilier la littérature avec son environnement culturel, social et politique.


    L’affaire MARZOUKA, cette énorme levée de boucliers du peuple d’IDOOL contre une jeune autrice, accusée d’avoir écorné l’image du village et porté atteinte à l’honorabilité de ses personnalités et dignitaires, sonne, pour beaucoup, comme le glas de la littérature libre et découverte, préconisé par la NOLICA.


    MARZOUKA SERAIT-ELLE VICTIME DE LA NOLICA ?

    Ou, à tout le moins, cette histoire ne montre-t-elle pas la limite de la NOLICA ? Ne serons-nous pas bientôt obligés de regagner le maquis pour nous exprimer ? De remettre les masques sur nos visages ? De délocaliser nos espaces littéraires ? Bref, de conserver jalousement notre bonne esthétique de camouflage forgée sous les hostilités ?
    Afin de permettre à chacun de trouver la réponse à ce faisceau d’interrogations, j’invite les uns et les autres à une rapide incursion dans la NOLICA à la lumière de l’affaire Marzouka.


    A TITRE DE RAPPEL...

    Le constat de base de la NOLICA est que : du fait de sa naissance, sous la violence coloniale, et de sa confrontation subséquente avec les dictatures postcoloniales, la littérature africaine a porté pendant longtemps les stigmates de ces systèmes répressifs successifs qui s’acharnaient sur les élites politiques et intellectuelles. Contrainte de se cacher pour s’exprimer, l’art littéraire a été obligé d’emprunter l’essentiel de ses techniques à l’art de la guerre développé par les guérilleros du maquis. D’où le qualificatif de littérature du maquis que nous lui avons accolé.
    Les grands axes de ce refuge littéraire sous maquis ont été identifiés :
    L’usage des pseudonymes pour masquer les noms d’état civil des auteurs,
    Le déguisement des personnages internes du roman, allant parfois jusqu’à éviter de faire identifier l’ethnie d’origine ;
    Le brouillage spatial, technique consistant à se dissimuler à la vue de l’ennemi tout en l’observant à loisir, afin de pouvoir le frapper à l’improviste ;
    Le brouillage des repères culturels et temporels, procédé par lequel les auteurs vont volontairement déconstruire l’historicité et l’enracinement culturel des événements inspirateurs des œuvres.

    Une fois cette thèse globale posée, le théoricien de la NOLICA s’est attelé, sur plus de cent cinquante pages, à expliciter les modalités d’application de la théorie de la NOLICA en s’appuyant sur les éléments clés de la production littéraire.


    C’est ainsi que La NOLICA a abondamment traité des rapports entre La fiction et la réalité.


    Plus d’un chapitre est consacré à la question. Après des rappels historiques sur le sujet, l’essentiel du rapport entre la fiction et la réalité a été condensé dans le décryptage de la création du dragon, l’une des créatures les plus fabuleuses que l’esprit humain ait jamais conçue ! Cet animal mythique est constitué de la combinaison d’un corps de serpent, des griffes et des ailes d’aigle, d’un dos de crocodile et d’une tête de lion crachant du feu. Comme on le voit, tous les éléments qui composent le dragon sont tirés du réel, mais leur résultat (le dragon) est irréel, fictif. La combinaison qui a permis de composer cet être fabuleux c’est l’œuvre de l’imagination. «L’imagination est donc la faculté de combiner les réalités existantes pour faire apparaître une réalité nouvelle.» P 97 (NOLICA).
    Car, à proprement parler, l’artiste humain ne crée rien, il combine. Le seul vrai créateur c’est Dieu, lui qui, de sa puissance divine, peut faire surgir une réalité nouvelle à partir du néant. Les humains sont des créateurs en second, ils ne peuvent faire surgir une réalité nouvelle qu’à partir de la combinaison plus ou moins habile des réalités existantes.
    La magie littéraire fonctionne comme la magie tout court. Son procédé consiste à partir du monde familier du lecteur (lieux, personnages, événements, etc.) pour l’entraîner progressivement et subrepticement vers un monde imaginaire sans qu’il s’en aperçoive. Comme les gourous et les sorciers, les écrivains entraînent leurs lecteurs en douceur vers l’utopie.
    «Le défi aujourd’hui va consister à créer des histoires originales, audacieuses, spiritueuses, universelles, dans un contexte illusoirement familier.» P127 (NOLICA).


    La NOLICA accorde également une grande attention sur la nécessité d’acquérir le métier d’écrivain par la professionnalisation. 


    Dans les pays de vieille civilisation littéraire, les jeunes auteurs, autrefois, se faisaient la main auprès des maîtres comme les apprentis de toutes les corporations. Si aucun diplôme ne leur était exigé, les aspirants s’arrangeaient toujours pour en avoir de bien solides. La littérature enfantant la littérature, ils se faisaient d’abord grands lecteurs, dévoreurs boulimiques de livres, avant de prendre la plume. «Ils se nourrissaient bien sûr de fiction, mais aussi de critique et de théories littéraires.» P 155 (NOLICA).
    Au Cameroun, malheureusement, en dehors de quelques clubs spontanés, où les membres se corrigent mutuellement les manuscrits, les instances d’apprentissage de l’écriture de fiction sont inexistantes. «N’importe qui peut devenir écrivain du jour au lendemain…» P 156 (NOLICA).


    La NOLICA a aussi beaucoup disserté sur : La responsabilité de l’écrivain.


    C’est le dernier chapitre du livre, qui tient lieu de conclusion générale. L’écrivain a une grande responsabilité et un grand rôle à jouer. La NOLICA a mis en évidence une typologie de l’écrivain et de son rôle. Une évolution de ce rôle en fonction de l’évolution de la société.
    «Sous la colonisation, l’écrivain nationaliste.
    Sous l’autocratie et les dictatures, l’écrivain opposant.
    Sous la démocratie, l’accoucheur des valeurs nouvelles.» PP 158-160 (NOLICA)

    Au regard des quelques rappels ci-dessus, chacun est capable de mesurer l’écart qui existe entre les thèses de la NOLICA et l’œuvre querellée. On découvre en particulier que la NOLICA n’est pas, comme a tendance à la réduire une certaine opinion populiste, un simple slogan qui opposerait de façon brute et mécanique une écriture du dévoilement à une écriture du contournement. La NOLICA invite à sortir des bois et à évoluer dans la lumière de la cité avec art et professionnalisme.



    Il y a lieu de se féliciter de ce que la jeune prodige MARZOUKA, après avoir fait amande honorable avec ses parents sur leurs malentendus, est allée s’abreuver à la source de la NOLICA, auprès de son auteur, Pabé MONGO. Une visite fructueuse et pleine de promesses au cours de laquelle il lui a été offert un exemplaire authentique de la NOLICA et un exemplaire de son illustration géniale, Cœur du Sahel, dernier chef d’œuvre de Djaili Amadou Amal, sa marraine, qui a d’ailleurs remporté la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun ! MARZOUKA a également pris une adhésion à l’APEC, association littéraire prestigieuse et ancienne qui œuvre à rendre à la littérature sa place entière dans la société.


    Le malencontreux éditeur de la première version de «MON PÈRE OU MON DESTIN», le livre contesté de MARZOUKA, a tout intérêt de procéder aux mêmes démarches de professionnalisation et de réarmement technique.


    Cependant, qu’on se le dise une fois pour toutes : la littérature et les arts sont toujours le reflet de la communauté dont ils émanent ; et la réception des œuvres par la communauté sera toujours liée à la perception de ce reflet. Si le reflet envoie une image flatteuse à la communauté, elle applaudira ; si au contraire le miroir révèle quelques laideurs de ladite communauté, elle s’en offusquera ! Il appartient donc à l’auteur de bien mesurer l’effet à produire dont il doit assumer la réaction. Nous ne sommes ni des griots, ni des opposants, mais des conscientiseurs. Il faut bien que quelque chose change !


    Pour moi donc, loin de sonner le glas de la NOLICA, l’affaire MARZOUKA la relance de plus belle, en appelant les praticiens de la littérature à s’approprier cette théorie dans toute sa riche conception pour véritablement atteindre le professionnalisme de l’écriture littéraire au Cameroun !

    Pabé MONGO, écrivain camerounais



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    Pour une littérature dynamique et de qualité, contactez ACOLITT. Appels et WhatsApp : +237690195126 / E-mail : acolitterature@gmail.com



  • BIOLITT :  Laurest Franck KEMAJOU, auteur camerounais

    Laurest Franck KEMAJOU est un jeune d’une polyvalence remarquable.

    Étudiant en bibliothéconomie et documentation, il réussit à allier études, écriture et vie active.

    C’est donc un entrepreneur et un promoteur culturel. Il est le directeur de publication d’un magazine bilingue spécialisé dans l’entrepreneuriat, et à travers lequel il promeut également la littérature.

    Il est co-auteur de plusieurs ouvrages collectifs, entre autres :

    • Notre révérence aux héros de la paix et de la stabilité
    • Les Lions Indomptables, ensemble pour la sixième étoile
    • Bon vent, Samuel Éto’o !

    Et de deux livres à son nom :

    • Sous les Cieux de Notre Mère-Patrie
    • Dans le Pénitencier de la Conscience

    Ce deuxième livre, paru en avril dernier aux Éditions de Midi, sera l’objet d’une cérémonie de dedicace ce 26 août à Yaoundé.


    Jeune acteur de la société civile, il est volontaire à la DYNAMIQUE MONDIALE DES JEUNES, un mouvement à but caritatif.


    ACOLITT



    Nos services :

  • Les 5 questions posées à Christine TSALLA ELONG, auteure camerounaise

    Bonjour, chère auteure et merci de répondre à nos questions. Qui est Christine TSALLA ELONG ?

    Christine Tsalla ELONG, c’est une passionnée des belles lettres. Christine, c’est une personne curieuse. Christine, c’est une grande lectrice. Christine, c’est une grande admiratrice de toutes nos icônes qui se font et se démarquent pour lever au plus haut rang la littérature africaine, sans oublier tous ces combattants qui se battent pour la libération de l’Afrique. Christine rêve d’une Afrique forte, debout, libérée, fière.

    Mexico est votre dernier livre. Une invitation à ne plus craindre cette partie du monde ou autre chose ?

    Ne vous méprenez pas, il existe dans ce pays une réalité qui, de très loin peut, de façon vertigineuse, dépasser la fiction. En ce qui me concerne, j’ai fait un choix, celui de raconter le beau. En toute chose, il y a du beau. Même le tableau le plus sombre a quelque chose d’exceptionnel, d’extraordinaire.

    Mexico est le titre de mon dernier livre. Loin d’être l’histoire de ce Mexique englué dans le sang de ses enfants, je raconte cette partie humaine du Mexique, ces ruelles tranquilles, ces paysans qui vaquent tranquillement à leurs occupations, ces enfants insouciants qui jouent, cet accueil très chaleureux réservé aux étrangers, l’amour à la mexicaine. Bref… la normalité.

    En tant qu’autoeditée, nous imaginons que vous faites face à plusieurs difficultés. Faites-vous confiance à votre seul regard après la relecture de vos textes pour dire  »OK ! Publions-le » ?

    Impossible. Personne ne saurait se faire confiance à cent pour cent, même si vous êtes le gagnant du plus grand prix littéraire. Si les machines se trompent, à plus forte raison un homme. Personnellement, la tâche la plus complexe pour moi est de me relire. L’auto-edition tout comme l’édition classique a besoin d’accompagnement à tous les niveaux. Les avis, les appréciations ou dépréciations sont autant de choses qui accompagnent toute œuvre tout au long de sa vie. L’auto-edition nécessite plus de sérieux, de détermination. Il faut à la limite être jusqu’au boutiste, avoir une grande foi et confiance en son produit. Ce n’est donc pas facile. Et de plus, vous investissez de votre argent.

    Vous étiez récemment au Cameroun et avez mené plusieurs activités. Quelle a été votre impression sur l’espace littéraire camerounais ?

    Avant de répondre, j’aimerais profiter de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui m’ont gentiment accompagnée et qui ont travaillé d’arrache-pied pour mener à bien la promotion de mon dernier livre, Mexico. Je pense particulièrement à ACOLITT et aux différentes équipes de la CRTV, de InfosTV, de Mo’Radio.


    Le Cameroun est un pays d’intellectuels. Ils savent ce que c’est que de produire une œuvre littéraire. En plus, les gens sont curieux. Ils savent apprécier et reconnaître à sa juste valeur un travail fait avec ardeur. Chaque pays ayant ses limites, beaucoup reste à faire. Il faut, par exemple, rendre les livres accessibles, proposer des activités autour du livre, vulgariser le livre et così via.

    Si vous gagnez deux places dans un parc d’attraction. Avec quel acteur de la littérature iriez-vous ?

    Mon coup de cœur, Imbolo Mbue.

    Merci, chère auteure, pour votre disponibilité.

    C’est plutôt moi qui vous remercie.

    Linelitt et les arts



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