
Bonjour, Emadange ! Nous vous laissons décliner vos casquettes.
Je suis Emmanuel Yada à l`état civil et « Emadange » c’est mon nom de plume. Raconteur, poète et slameur, j’ai à mon actif plusieurs textes oraux disponibles sur YouTube, et mon tout premier récit, Maurelle et Flora, publié en fin 2020. En bref, je suis passionné des lettres et étudiant en cycle de master à l’université de Buea au Cameroun.
Poète, slameur, auteur d’un récit… Que représentent l’écriture et les Mots pour vous ?

L'écriture… L’écriture est ma compagne, celle-là qui m’épargne de commettre un certain nombre de bêtises… Figurez-vous, lorsque je suis en colère, la chose qui m'apaise le mieux, c’est l'écriture; c’est elle qui sait me toucher. Ce que j’écris à ce moment-là n'a pas besoin d’être propre ou beau, tout ce qui compte, c`est me libérer le cœur, le débarrasser de cette gangrène-là, de cette colère qui l’empoisonne.
Les mots, l’écriture, la poésie, le racontage… tous soignent mes maux et m’aident à dire tout ce que de vive voix, je n’oserai proférer.
Le récit Maurelle et Flora est une réédition de Amour versus réalité, et il parait en 2020. Quelle est votre analyse de l’édition en Afrique ?

Oui, Maurelle et Flora est une réédition de Amour versus réalité. Je ne sais pas si j’ai un mot à dire, je n'en connais pas beaucoup. En ce qui concerne l'édition en Afrique, japprécie beaucoup le travail abattu par des maisons d’édition sénégalaises. De celles que je connais, la production est impeccable… Quant aux éditeurs camerounais, mon expérience n’a pas été bonne. Oui, il y a quelque part de l’engagement, mais jusqu’ici, je peux décrier un manque de communication, d’abord avec leurs auteurs et ensuite avec le public. Il n’est pas agréable que des éditeurs jettent des fleurs aux auteurs au début de l’édition et qu’après la parution du livre, tout tombe aux oubliettes. Il existe des éditeurs au Cameroun qui ne se donnent pas à fond dans ce que je peux appeler le marketing et la valorisation des auteurs. Ils ne sont que des commerçants en fait.

Plusieurs se plaignent du fait que les livres ne se lisent pas. En tant qu’auteur, qu’en pensez-vous et quelles initiatives prenez-vous pour »recruter » des lecteurs pour vos productions ?
Les livres ne se lisent peut- être pas assez mais les textes se lisent sur Wattpad et sur Facebook entre autres. Nous comptons de nombreux lecteurs assoiffés sur la page Facebook d’Ernestine Nadia et sur celles de bien d’autres auteurs… Nous sommes à une ère technologique où tout – ou presque – se passe et passe sur les réseaux sociaux. Plusieurs lecteurs attendent le livre sur leurs smartphones, d’où le problème d’accessibilité du livre pour tous à revoir.
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Dans la région où je vis, on compte très peu de bibliothèques; on a plutôt des archives, sans exagérer! il n’y a pas du neuf et on compte environ 90% de littérature française, langue que plusieurs ne consomment pas.
Avant de « recruter » des lecteurs, il faudrait que les promoteurs du livre, les éditeurs y compris, soient en symbiose avec les médias et les bibliothèques. Pour sortir du placard, le livre doit être promu comme les oeuvres musicales. Le livre est un produit qui a besoin de publicité, tout comme la brosse à dents, par exemple !
En tant qu’auteur, je me rapproche des lecteurs afin de susciter en eux l`envie de lire, en publiant quelques fois des extraits de textes pour capter leur attention…
Quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?
Je Nous conseille d’écrire, écrire, écrire et écrire encore et encore sur ce qui nous ressemble; écrire pour peindre nos différentes sociétés. Et surtout, beaucoup lire, découvrir les autres. Sans oublier : «Practice makes perfect».
Emadange, merci de nous avoir accordé votre temps.
Linelitt’
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Contacts: acolitt_communicationlitteraire@outlook.com
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