
Que sais-je du contenu d’un livre quand je l’ai moi-même relu ou produit… Une question que devrait se poser chacun, éditeur ou auteur…
La valeur du Livre réside dans la disposition finale que propose son texte, et celle-ci renseigne amplement sur les aptitudes de l’auteur et de son entourage…
Parfois, pour exprimer un soutien ou une affinité, l’on dit à un auteur combien son texte est génial… En soi, ce n’est pas grave, c’est même juste quand les lignes le sont… Mais il arrive qu’on décide de s’y intéresser, pour découvrir que le texte en question en est encore à sa phase primaire…
Pour aider l’auteur, il faut que l’on puisse identifier l’irrégularité que son texte suggère… Ne sait-il pas ou ne voit-il pas… Ces mêmes questions reviennent vers l’éditeur…
Ce qu’on ignore se reproduit tout au long du texte… les mêmes fautes, les mêmes incohérences, les mêmes disproportions… peu importent les formules, on obtient les mêmes résultats… Écrire ou lire un nouveau texte dans les mêmes conditions, c’est multiplier les mêmes insuffisances… On ne peut pas les voir… Tout simplement… C’est un fait…
Il y a une faute d’un autre rythme, isolée dans un texte… partout la forme est correcte sauf à un endroit… L’auteur ne la voit pas, parce qu’il lit ce qui est correct, parce qu’il sait ce qui est correct… On peut alors parler ici de fatigue ou d’autre état suivant un labeur appliqué… C’est au relecteur de prendre le relais et voir ce petit point noir, lui qui est lucide et pas lié au texte par le cœur… S’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’y est pas et a besoin de se préparer à ce travail qui apparaît comme l’étape la plus exigeante de réalisation d’un livre…
Et le livre doit pouvoir rassurer son public de plus en plus ouvert à la petite édition… Il veut tellement la porter haut afin qu’elle devienne à son tour grande…
Il est très simple de venir à bout d’une mauvaise qualité… ON APPREND… Même les plus grands amis se fatiguent, quand à leur patience on n’offre que de l’embarras…
Il n’est demandé à personne d’avoir un livre parfait, un livre lisible suffit…
Ray NDÉBI
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