
En plus d’être une scientifique et une amoureuse de belles lettres, qui est Sara TIMB ?
En plus d’être une scientifique et une amoureuse des lettres, je suis doctorante à l’université de Yaoundé 1, option biotechnologies végétales ; auteure de l’œuvre « Les confidences d’une muse », finaliste pour le prix international de poésie Léopold Sédar SENGHOR 2021, U-reporter et représentante nationale de l’OJA (Organisation des Jeunes Africains) au Cameroun.
Moins de 25 ans et un aussi beau parcours ! Félicitations ! Vous êtes, effectivement, finaliste de la 8e édition du prix international de poésie Léopard Sédar Senghor. Nous vous souhaitons d’en être la lauréate. Que représente l’écriture, la poésie, pour vous ?
Pour moi, l’écriture et la poésie sont une sorte de lumière que l’on cueille. Ce sont un ponceau solide vers la transformation, la nouveauté ; un moyen d’aller vers l’autre sans faire un pas, une corde qui nous lie à ceux que l’on connaît ou que l’on ne connaît pas ; une voix : Celle des autres en nous et que l’on porte haut sur le toit du monde. En somme, l’écriture et la poésie, pour moi, sont le lieu de dire : « Assez ! Stop ! », le lieu de dire « demain.»

Vous êtes sûrement une grande lectrice des œuvres écrites par les Camerounais. Que pensez-vous de la qualité de ces œuvres en général ?
Je pense qu’en terme de qualité, il y a de quoi se vanter. Le Cameroun regorge de nombreux talents en matière de littérature, et je suis contente de savoir que dans un contexte où la lecture est une exception, il germe des auteurs à la plume exceptionnelle.
Hamidou Okaba, poète gabonais, disait dans une interview : «Il n’y a pas de poésie de la joie.» Qu’en pensez-vous ?
Je pense, dans un premier temps, qu’il a raison en ce sens que la poésie usée pour une dénonciation, un appel à la conscience collective ou à l’humanisme collectif suscite l’émoi en relatant ces choses qui déplaisent et dont on aimerait se défaire du souvenir. Mais ceci change lorsque l’on use de la poésie pour rendre un vibrant hommage aux lettres, à la nature… Je pense que cette poésie-là, est une poésie de la joie.

Vous gagnez un voyage littéraire et vous pouvez y aller avec un acteur du livre africain. Qui choisissez-vous ?
Je choisirai Madame Léonora MIANO parce que, au cours du voyage, je lui demanderai quelques astuces pour une carrière d’écrivaine si épicée de succès.

Merci et bon vent, Sara TIMB.
Linelitt’
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