Les 5 questions posées à Giraud MBARGA, auteur camerounais

Qui est Giraud MBARGA ?

En me réveillant, la mission c’est : A.L.I. Ce sigle qui se répète sans cesse, dans mes pensées, chaque matin, chaque jour, sans cesse : A.L.I, A.L.I, A.L.I … C’est une alarme qui me rappelle d’abord que je vis pour A (améliorer le quotidien de tous ceux que je rencontre. Ces personnes doivent se dire et clamer « lire du Giraud MBARGA a changé ma vie. Grâce à sa plume, je vois la vie différemment, je la vois en mieux ».) ; cette alarme me rappelle ensuite que je me bats pour L (laisser mes empreintes dans les cœurs et les esprits. Autrement dit, je dois imprimer mes messages, mes émotions, mais surtout ma singularité dans sa complexité au plus profond des humains ; enfin, ladite alarme me rappelle que je me prive pour I (Inspirer le monde entier. C’est-à-dire donner à des personnes de tous les coins du monde, peu importe la couleur, la tribu ou la langue, des raisons d’y croire. La démarche finale étant de faire naître des vocations et même des plagiats dans les subconscients d’horizons divers.)

Je suis un écrivain déterminé, qu’on qualifie parfois d’engagé, qui surtout aime les mots pour narrer les maux et pas que, à travers le mélange discours terre-à-terre / exposé subliminal. Aussi, j’embrasse fièrement mes origines en les mariant publiquement à d’autres cultures, d’où l’usage décomplexé du camfranglais, aux côtés de certaines expressions prises dans des langues officielles ou non.

Vous êtes l’auteur de Inspection de trop, un recueil de poésie écrit en prose et en vers et qui a paru chez Edilivre. Giraud MBARGA, pourquoi ce livre ?

Il était indispensable de laisser exploser ce que j’avais pendant des années conçu et fabriqué. Il était venu le moment d’imposer ma façon atypique d’écrire, sans m’embrigader dans les geôles de la poésie classique. J’avais des choses à partager et je l’ai fait sans me soucier de savoir si c’est ainsi que faisaient les autres ou si c’était poétiquement correct. Inspection de trop se situe entre l’introspection et l’inspection. C’est une analyse du moi, d’autrui, pour pousser le « nous » à sortir de la léthargie, en bref, à agir. En d’autres termes, j’ai savamment écrit pour encourager les lecteurs à ne plus être de simples spectateurs mais des acteurs.

En tant que jeune auteur camerounais, quelles observations faites-vous de l’espace littéraire camerounais ?

Nombreux sont les passionnés qui essaient à leur manière de vulgariser la littérature et d’universaliser les travaux de bons nombres d’auteurs camerounais, souvent bénévolement. C’est grandement louable et hautement encourageant. A côté, Le principal frein que je déplore est la mystification existante pour se faire éditer, jumelée à la légèreté technico-graphique appliquée sur la majorité des réalisations littéraires disponibles. C’est ce principal paradoxe qui me chagrine. Au Cameroun, il y a de bonnes choses qui sont faites, mais demeurent à parfaire.

Edilivre, un choix ou le choix ?

C’était un choix parmi d’autres. Ils ont été francs dans leur proposition, j’ai respecté, ça m’a intéressé. Satisfait, oui, parce que mon art n’a pas été tronqué. J’ai pu librement m’exprimer. Chaque ligne, soigneusement élaborée, a pu atteindre sa cible en conservant toute sa vigueur, sa vitalité et sa virtuosité.

Quels jeunes auteurs lisez-vous et recommandez-vous aux lecteurs africains ?

Il est vrai que je lis un peu de tous les siècles et de tous les continents… Et j’aime beaucoup le fait que l’écriture évolue tout en restant éternelle dans sa façon de transmettre des émotions. C’est difficile de choisir juste quelques auteurs de la jeune garde et de les recommander… Toutefois, je recommande, sans hésiter, BIDJO Edward Nelson et Cyrille SOFEU.


Concernant BIDJO, il a une belle façon d’être sûr de lui et de sa plume, à travers ses expressions recherchées, notamment quand il parle de l’art de séduire. Cyrille SOFEU quant à lui, est un passionné qui se livre complètement dans chacune de ses phrases, sa candeur évidente apaise.

LineLitt

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