Auteur/autrice : ACOLITT

  • Lancement du Réseau International des Promoteurs Littéraires (RIPLI)

    Lorsque nous avons pris l’initiative du Salon du Promoteur Littéraire Online – SAPLO l’an dernier, nous avons pensé qu’il serait utile que les promoteurs littéraires se constituent en réseau, afin que les initiatives voyagent encore plus et mieux.

    Le Réseau International des Promoteurs littéraires (RIPLI) sera aussi l’occasion de créer une communauté littéraire précise, peu importe l’espace géographique, afin de favoriser des collaborations autres que celles que favorisera le RIPLI.

    La première réunion de coordination se tiendra en janvier 2025. Le lien, la date et l’heure seront partagés sur cette page.

    Pour plus d’informations, laissez-nous un mail à acolitterature@gmail.com

    Acolitt, pour une littérature dynamique…


  • Il a été lu… Les chansons d’Angongué

    RÉHABILITATION DE LA BEAUTÉ DU SIMPLE ET CARTOGRAPHIE DE L’AMITIÉ.

    La nomenclature générale de l’écriture des temps actuels met en scène les écrits de vie et de guerres de toutes sortes, qui consacrent l’ego et les tendances hégémoniques multiples. Je peux me permettre d’appeler cela l’écriture du complexe et je me refuse d’en citer les auteurs (aujourd’hui nous nous focalisons sur les auteurs du jour). Ma lecture du recueil de poèmes collectif Les chansons d’Angongué a été saisie par l’inscription, presqu’aux antipodes du tableau sculptural sus-mentionné, de la communication poétique sur la réhabilitation de la beauté du simple et la cartographie de l’amitié. Ce sera, il me semble, le leg perpétuel de Anne cillon Perri, mis en valeur par sa co-présence à Ele Memvouta, dans le texte qui nous rassemble ici en ce moment. Trois stations dessinent l’itinéraire sémantique du recueil à mon avis : un procès de la modernité, une inscription de l’enracinement-détachement et un manichéisme ontologique vitalisant.

    I- Du procès de la modernité.

    L’unité sémantique d’ensemble du texte se construit autour du voyage. Elle donne l’impression d’un appareillage à la modernité, simplement admise ici comme l’actuel, ou comme phénomène de mode. Mais c’est pour en montrer un pan de construction inactuel. Le voyage est doublement endogène. Il désacralise la ville comme haut lieu de l’épanouissement, et consacre le bourg – le village – espace de rencontre avec soi et soit même et avec les autres. Le texte dit: « Nous sommes venus/ Rincer nos âmes polluées par la ville/ Et coudre nos corps sur la tranquillité/ Qui ourle la calebasse que tendent les ancêtres » ; « Ce soir les tam-tams/ les tambours/ en forêt/ sur les bordures/ de la verdure toussent leur dictature/ contre la vénalité taillée sur la modernité ». PP42, 44. La ville est ici image de la désintégration, de la claustration jusqu’à la castration de l’être.

    Conséquemment, le poème souffle un vent de (re)connexion au minéral et de (re)trouvaille(s) de soi et de(s) l’autre(s), tant le texte proclame la terre native et l’essentialité de la fraternité, sans faux semblant! Angongué est une terre de surgissement du bonheur, un lieu mythique d’aspiration à la joie, une carte postale offerte au monde. C’est le lien qui résiste au péremptoire de l’individualisme : « En cette contrée de douceurs sauvages,/ Le murmure du fleuve se fait ordalie/ De l’appel à l’attouchement./ La Lobo énonce la mystique du métissage./ Ville et campagne/ Roche-bijoux et pique-nique de béatitude/ Ont choisi de s’accoupler. » P100. Les sens sont appelés au banquet. La vue, le toucher, le goût se font porte d’entrée dans l’essentiel, loin de l’hyperactivité et du caractère cérébral qu’impose la vie citadine. Ici ce n’est plus je pense donc je suis; c’est je sens donc je suis; donc je vis !

    Et pour incruster cet être-au-monde renouvelé, les poèmes de Les chansons d’Angongué disent le dépit de l’ici (la ville) et le désir du là-bas (l’ailleurs qu’est Angongué le village), en transmutant le support du poème de la page à l’espace géographique concret. Désormais Angongué est un poème apéritif : « Angongué,/ À la simple évocation de ton nom (…)/ Mon corps s’emplit de sensations (…)/ Et mon cœur danse la transe [des] émotions. » P117, une métaphore du dépaysement merveilleux : « Et comme une irrépressible pulsion,/ Seule s’ouvrait la soupape, L’équerre des vents/ Je pris la route de l’évasion/ Le long de la sente ferrugineuse d’Angongué/ Dessus sa cuirasse, palpitait le pouls du rêve.» P29. C’est un exotisme de la fascination pour le terroir qui se dessine ainsi, avec pour horizon probable une idée de fixation ontologique.

    II- De l’enracinement et du détachement.

    La (re)considération du lieu natal, dans le recueil de poèmes Les chansons d’Angongué se configure en trois mouvements. Le pouvoir de suggestion du lieu ombilical dont la stature relève de la fécondité : Angongué est source, les lecteurs et les actants dans le texte s’y «  sont trémoussés/ Frappant la terre séculaire/ De pur nectar patrimonial ». P110 ; Angongué est cathartique, « Angongué a posé sur mon âme en peine ses langes/ Dans les contreforts de ses arbres/ Je me suis vautré tel un enfant éperdu/ Puisant dans sa main, l’eau sombre de la Lobo ». Angongué est leg et héritage : « Je suis inséminé par toutes les fécondités du large/ toutes les germinations ont pris possession de mon corps » ; « Angongué a donné une main ferme à Guientsing/ Et le pays retrouve le chemin perdu des étoiles/ Je suis maintenu à hauteur incorruptible de l’héritage » PP 59-60. Les textes inspirés de l’ouvrage dans le méridionale comme lieu foetale poétisent les instabilités nombreuses que sont la fragilité de l’être ( son insoutenable légèreté pour emprunter à Milan Kundera la belle formulation), l’instabilité émotionnelle qui l’entraîne au mal de vivre et au vague à l’âme et le tragique qui ballote entre les innombrables inadéquations à lui-même, à la société et au divin.

    D’où le recours des poèmes à une spiritualité, aux figures tutélaires incantées et à la liturgie jubilatoire. Les célébrants dans le texte tissent des passerelles humaines à l’aide de la musique, de la danse, pour conjurer le mal et assiéger l’immortalité : « Il est temps de puiser sa portion de l’éternité/(…) Je brise le cœur de pierre/ Que l’engeance malsaine s’évertue/À substituer à ton cœur en d’or », PP50-51. Le tam-tam et les tambours jonchent les prises de paroles d’auteurs le long du texte.

    En même temps que se fait l’enracinement dans le limon patrimonial, le vent du large se détache de chaque prise de parole, à une discontinuité féconde du lien entre les actants dans le texte, pour dire l’imprenable solitude de l’être. C’est une solitude nécessaire au renouvellement des voeux et à l’attachement métaphysique, pour atteindre la totalité si cher au caractère intégral de l’homme: « Je fantasme l’éternité/ près du brasier de mes ancêtres angonguéens/ Là où l’imaginaire conjoint le plausible et l’impossible/ Par le féerique alliage des utopies » P74. Le poète reste ainsi acquis à la bipolarité essentielle pour habiter le monde avec Hölderin, de façon poétique: « À l’intersection du visible et de l’invisible/ Du clair et de l’obscur du sacré et du profane/ Du mythe et de la réalité/[parce qu’] il y a un espace trouble qu’habite le poète », nécessairement tragique pour qu’enracinement et détachement deviennent éléments structurants du beau et du simple.

    lll- Du substrat d’un manichéisme (re)vitalisant.

    En lisant Les chansons d’Angongué, il est difficile de passer outre les éléments oppositionnels, en surface, que sont le jour et la nuit. En y appliquant une lecture déconstructiviste, on peut lire une survalorisation de l’élément le moins attractif de cette binarité: la nuit. Tandis que le jour écrase les paysages humains, « le soleil était à son zénith/ Le vent des sylves n’en était/ Que plus intense et l’injure/ plus blessante ». P34, « la nuit luit de l’inoui/ Et brille de la mutité des galets » P17, c’est-à-dire que la nuit est lieu de visitation de la mémoire torturé de l’être et en même temps le lieu de l’épandage du don.

    Cette dualité de la nuit noire et blanche, c’est-à-dire sans ou avec astre, s’ouvre sur la blessure (la balafre) de l’être : « j’habite le chemin de sa mémoire/ Et toute la clarté ésotérique de ses nuances/ La nuit agite le silence sous l’arbre/ D’une diaspora vaguement occulte/ Il y a dans cette foule un je ne sais quoi de moi » P87. La nuit, les poèmes exhortent à s’ouvrir à elle, pour éviter un nombrilisme malsain : « Entendre, pressentir seulement de loin,/ La nuit du chaos,/ Vibration de la chose innombrable./ S’ouvrir de partout,/ Au double acte de pénétration et de résistance » P22. Parce que la nuit est propice à la rencontre de l’essentiel et du vrai de soi, sa « mythologie » P49 est semaille de la créativité, gage de l’immortalité de l’être.

    C’est la raison pour laquelle ses contours s’aplanissent sous les plumes en présence, en une splendeur vespérale propice à une joute vivifiante : « Il fallait le faire [affronter la nuit] pour redonner/ Au palmier la splendeur vespérale de ses causeries/ Avec la lune avant que/ N’arrive l’horizon avec/ Sa toile dentelée de suie ». Le manichéisme duel s’effrite ainsi pour laisser place au soir, au lieu de (re)conciliation de soi avec soi-même et avec les autres, musique en fond sonore, amitié en bandoulière et paix intérieure acquise : « Ce soir les tam-tams/ les tambours d’Angongué/ réconcilient l’homme avec lui-même/ tracent la trajectoire nouvelle indélébile/ le regard vierge/ devant structurer désormais l’avenir », P45. C’est l’unique passerelle de l’amitié.

    Dr. Anne Rachel ABOYOYO ABOYOYO


  • LIVRE DE QUALITÉ : Qu’est-ce que c’est…

    Que sais-je du contenu d’un livre quand je l’ai moi-même relu ou produit… Une question que devrait se poser chacun, éditeur ou auteur…

    La valeur du Livre réside dans la disposition finale que propose son texte, et celle-ci renseigne amplement sur les aptitudes de l’auteur et de son entourage…
    Parfois, pour exprimer un soutien ou une affinité, l’on dit à un auteur combien son texte est génial… En soi, ce n’est pas grave, c’est même juste quand les lignes le sont… Mais il arrive qu’on décide de s’y intéresser, pour découvrir que le texte en question en est encore à sa phase primaire…

    Pour aider l’auteur, il faut que l’on puisse identifier l’irrégularité que son texte suggère… Ne sait-il pas ou ne voit-il pas… Ces mêmes questions reviennent vers l’éditeur…

    Ce qu’on ignore se reproduit tout au long du texte… les mêmes fautes, les mêmes incohérences, les mêmes disproportions… peu importent les formules, on obtient les mêmes résultats… Écrire ou lire un nouveau texte dans les mêmes conditions, c’est multiplier les mêmes insuffisances… On ne peut pas les voir… Tout simplement… C’est un fait…
    Il y a une faute d’un autre rythme, isolée dans un texte… partout la forme est correcte sauf à un endroit… L’auteur ne la voit pas, parce qu’il lit ce qui est correct, parce qu’il sait ce qui est correct… On peut alors parler ici de fatigue ou d’autre état suivant un labeur appliqué… C’est au relecteur de prendre le relais et voir ce petit point noir, lui qui est lucide et pas lié au texte par le cœur… S’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’y est pas et a besoin de se préparer à ce travail qui apparaît comme l’étape la plus exigeante de réalisation d’un livre…

    Et le livre doit pouvoir rassurer son public de plus en plus ouvert à la petite édition… Il veut tellement la porter haut afin qu’elle devienne à son tour grande…

    Il est très simple de venir à bout d’une mauvaise qualité… ON APPREND… Même les plus grands amis se fatiguent, quand à leur patience on n’offre que de l’embarras…

    Il n’est demandé à personne d’avoir un livre parfait, un livre lisible suffit…

    Ray NDÉBI



  • ACOLITT A 03 ANS !!!

    𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒 𝐀𝐍𝐒 𝐒𝐄𝐔𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?

    La semaine passée, lors de la première rencontre avec The Society of Authors pour préparer la semaine de la célébration de la Littérature francophone d’Afrique, une question m’a été posée : << Comment faites-vous pour accomplir tout ce qu’on voit depuis des années ? >>
    J’ai commencé par leur dire que ce qui apparaît, n’est même pas le dixième de ce qui est…

    Et la réponse, la même depuis des décennies que je suis là, demeure : 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒆… 𝑶𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒊𝒓𝒂𝒏𝒕…

    Chez Acolitt, on ne se réveille pas pour se demander ce qu’on fera… On ne connaît ni adversaire ni frustration… On ne se mesure pas, si ce n’est à soi-même… On ne cherche pas les opportunités, on les devient… On n’est pas seigneurs, mais serviteurs… On ne se tient pas par complaisance, mais de race… On n’aime pas le livre, la Littérature est notre souffle…

    Mais 𝐴𝐶𝑂𝐿𝐼𝑇𝑇 c’est 𝑳𝒂 𝑹𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆… l’instant où tout reprend vie et se déploie vers l’infini…
    C’est 𝑳’𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒖𝒓𝒆… l’univers libre où il n’est ni plus grand ni plus petit…
    C’est 𝑳𝒂 𝑳𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́… le siège de l’épanouissement propre à chaque potentiel…

    ACOLITT c’est aussi 𝐴pprendre et 𝐶𝑂mprendre la 𝐿𝐼𝑇𝑇érature… Questionner sans arrêt pour trouver l’élan, la perspective, la posture… puis questionner le produit de la quête pour anticiper sur les nouveaux défis… La quête sans fin…

    Mais 𝐀𝐂𝐎𝐋𝐈𝐓𝐓 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐕𝐎𝐔𝐒… C’est vous qui faites de cette initiative un souffle de vie… Sans vous, Acolitt n’est qu’une association devant écumer certains fonds pour un peu de visibilité… Sans vous. Acolitt nous appartient…
    Merci d’avoir fait d’Acolitt une 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐇𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞… Vous faites notre dignité…

    Pour cette année, nous vous proposerons de nouvelles expériences… Mais pour l’heure, levons le verre du Temps et célébrons ces trois petits pas que vous pouvez suivre sans crainte d’un quelconque heurt…

    Et seulement en trois ans ?

    Ma mère m’avait dit : << L’Ombre ne marche pas devant, car elle masque la lumière et crée des conflits… Reste en retrait et, non seulement il n’y aura pas de guerre, mais toutes les lumières s’épanouiront >>…

    Ray NDÉBI


  • BIOLITT : Idrissa SOW, écrivain, promoteur culturel et éditeur sénégalais

    Idrissa SOW est né le 18 février 1964 à Vélingara, un département de la région de Kolda et frontalier à la Gambie, et aux deux Guinées. Professeur de Collège d’enseignement moyen à la retraite, il est l’administrateur des Éditions Aminata Sow Fall, membre du Cercle des Écrivains de Kolda au Sénégal, Administrateur Principal de la Plate-forme culturelle dénommée Calebasse ancestrale, membre du Conseil d’administration de la SODAV dans le collège des éditeurs section littéraire. Il est le chef de Pôle de l’Association des Fous du Livre de Yaoundé au Cameroun, Responsable du point focal du FILAB (Festival International du Livre et des Arts Assimilés du BENIN).

    Idrissa SOW a enseigné les Lettres, l’Histoire et la Géographie.


    Il a à son actif, de 2009 à 2024, plusieurs publications d’œuvres littéraires

    1- EMMA, recueil de poèmes publié aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara 

    2- LE SECRET D’UNE PLUME, un livre de poésie publié aux éditions L’Harmattan Dakar (Sénégal)

    3- RACINES, livres de poésie publié aux éditions Diéylani (Sénégal)

    4- LES PETITS CONTES DE MAAMABOBO, un livre de contes publié par les éditions Diéylani Dakar (Sénégal)

    5- BESSEL OU LE RÊVE BRISÉ, nouvelle publiée à Ibis éditions Dakar (Sénégal)

    6- NAANGE L’ASTRE DE LA RENAISSANCE, pièce de théâtre publiée aux éditions L’Harmattan de Dakar

    7- LE NID DE LA TORTURE, roman publié par les éditions Aminata Sow Fall de Vélingara

    8- SACRÉ FEU, pièce de théâtre publiée aux éditions Aminata Sow Fall de Vélingara

    9- SCÈNE EN SCÈNE, pièce de théâtre publiée aux éditions Diéylani Dakar (Sénégal) 

    10- Humanitas, recueil de poèmes publié en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall 

    11- Le GUIDE du Futur Écrivain, didactique publiée aux éditions Aminata Sow Fall 

    12- Younoussa M’BALLO, biographie publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall 

    13- Le silence du pilon, nouvelle publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    14- La gourmandise de l’hyène, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    15- Manama et la tête de mort, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    16- La famine chez les animaux, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    17- Devoirs et droits de l’enfant en poèmes, recueil de poèmes publié en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    Participation aux œuvres collectives

    18- Anthologie de la littérature Casamançaise, publiée en 2022 aux éditions Aminata Sow Fall 

    19- L’Appel de Rabat pour un Sénégal de Paix et de Prospérité, paru en 2023 aux éditions Aminata Sow Fall 

    20- La dissertation littéraire, clé de la réussite, didactique publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    21- Le spectre vert, pièce de théâtre publiée en 2024 aux éditions Aminata Sow Fall 

    22- Un petit livre raconte sa grande histoire, conte publié en 2024 aux éditions Aminata Sow. 

    DISTINCTIONS 

    2003 – Médaille d’or en tant qu’entraineur titulaire au festival national de l’UASSU

    2006 – Diplôme d’honneur du Ministère de l’éducation nationale pour services rendus à l’école Sénégalaise 

    2015 – Prix International TEHAN Éditions du concours d’expression écrite sur le thème de la solidarité

    2O20 – Prix International de poésie organisé par les éditions IFRIKIYA et La Ronde des Poètes du Cameroun

    2021 – Concours d’excellence : Premier prix du meilleur écrivain de l’année avec le roman : LE NID DE LA TORTURE à Kolda Sénégal

    – Lauréat du prix de l’intégration africaine décerné par l’association Camerounaise pour l’amitié entre les peuples d’Afrique ACAPA.

    – Titre honorifique du Diplôme d’honneur du Festival International du Livre et des Arts assimilés du Bénin-FILAB

    – Grand Prix littéraire Amadou Hampaté Ba pour l’intégration africaine, le 27/01/2024







  • BIOLITT : Jean-Claude AWONO, écrivain, promoteur culturel et éditeur camerounais

    Jean-Claude Awono est professeur de lettres formé à l’École Normale Supérieure de Yaoundé, après une licence en Lettres Modernes Françaises obtenue à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I. Sa passion pour la poésie lui ouvre de nombreux chemins dans le champ de la culture et de la littérature.
    Il a été directeur de collection aux Éditions CLE à Yaoundé et depuis 2011, directeur des Éditions IFRIKIYA.


    Avec des amis, il avait créé, bien avant, La Ronde des Poètes du Cameroun qui lui a servi de rampe de lancement de sa carrière littéraire. Dans le cadre de cette association, il s’est créé Le Centre culturel Francis Bebey à Yaoundé, l’Observatoire Camerounais de la Culture, Le Prix de la poésie rondine, le Festival international de Poésie des Sept Collines de Yaoundé, les Éditions de la Ronde qui deviendront, en 2007, une collection des Éditions IFRIKIYA.


    Son expérience comme éditeur et poète l’a conduit dans divers pays d’Europe (France, Suisse, Allemagne, Espagne), d’Asie (Chine), d’Amérique (Canada) et d’Afrique (Sénégal, Tchad, Maroc, Côte d’Ivoire…).

    Médaillé du mérite camerounais et Chevalier de l’ordre de la valeur, il a eu à ce jour trois principales distinctions : le Prix international de poésie de Bretagne-Réunie (2011), le Prix international de poésie David Diop décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal (2019) et le Prix international de Poésie Fernando d’Alméida décerné par la ville de Trois-Rivières au Québec (2020).

    Il a plusieurs fois assuré le rôle de membre du jury de divers prix et concours littéraires et tient de manière assurée des consultations en matière littéraire.


    Son ouvrage poétique A hauteur de sang a été inscrit cette année (2024) dans les programmes scolaires du Cameroun.


    Jean-Claude AWONO est chef traditionnel dans le Mbam et Inoubou, un département de la région du Centre au Cameroun.







  • READ ME !!! L’amant infidèle : Quand l’amour s’éteint… du Camerounais Éric Nelson EFA

    « L’amant infidèle : Quand l’amour s’éteint… » du Camerounais Éric Nelson EFA a paru en 2024. Il raconte l’histoire complexe et tragique d’une jeune femme, Claire, déchirée entre son mariage instable avec Antoine et une aventure passionnée avec Marc, un homme rencontré dans un moment de détresse.

    Au fil des chapitres, Claire traverse des doutes profonds concernant son mari, devenu de plus en plus distant et marqué par l’indifférence, ainsi que sa vie secrète avec son amant. Elle trouve réconfort auprès de sa meilleure amie et confidente, Sophie, qui l’aide à affronter cette période difficile.

    Les choses se compliquent davantage lorsque Sophie croise à son tour le chemin de Marc. Cet événement inattendu entraîne chacun des protagonistes dans un enchevêtrement de sentiments, de trahisons et de conséquences irréversibles. Entre amour et désillusion, chacun devra faire face à ses propres vérités pour échapper à ce jeu dangereux.

    Il s’agit d’un roman qui explore la fragilité des relations humaines, la tentation et les conséquences destructrices des infidélités, qu’elles soient amicales ou amoureuses.


    POUR L’AVOIR…

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    Prix : 5.000 FCFA (Yaoundé) et 6.500 FCFA (autres emplacements sur le Cameroun).

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  • « Le bal des sept collines » de Grégoire NGUEDI en dédicace à la Fondation Tandeng Muna de Yaoundé : Expérience de lecture de Pauline ONGONO

    Mesdames et messieurs, soyez les bienvenus au bal des sept collines, cette piste de 148 pages qui a paru chez L’Harmattan Cameroun en 2023.

    Grégoire NGUEDI, l’auteur du roman « Le bal des sept collines », qui nous a réunis le 29 novembre 2024 à la Fondation Tandeng Muna, était déjà l’auteur de cinq romans ; une fièvre d’écrivain qui a fait exploser le thermomètre en 2010, avec son premier roman intitulé « La destinée de Baliama ».

    « Ignorants que vous êtes (…) le cameroun ne remportera jamais la Coupe d’Afrique des Nations à domicile, que ce soit dans le nouveau stade d’Olembé ou dans le grand stade qui jusqu’à ce jour, souffre d’avoir un nom variant. Des fois, on l’appelle stade de Mfandena ou stade Omnisport, d’autres fois, c’est le stade Ahmadou Ahidjo, encore d’autres fois, c’est le stade Paul Biya. Quel est finalement le nom de ce stade ? » P.16

    Lewis-Henry, le personnage principal de ce roman, était stupéfait lorsqu’il entendît cette phrase, cette nuit-là, alors que le Cameroun, et Yaoundé en particulier, était excité à l’idée d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Et comment ne pas être pris de stupeur, quand une telle affirmation était lancée là, au Bar des champions, cet espace de réjouissance implanté face au stade sans nom fixe et dans lequel l’effervescence de la Coupe d’Afrique des Nations à venir était particulière ? Comment ne pas l’être, quand celle-ci était dite par cette vieille femme, Iwam Minga, cette centenaire dans son expression française soutenue, cette femme que la vie avait rendue acariâtre, cette femme qui était en colère contre tous, cette femme qui réclamait justice à la suite de son père, pour sa famille, depuis des décennies ? Comment ne pas l’être quand chaque férue de football espérait que la coupe porte le nom du Cameroun afin de laver la honte de l’édition de 1972 ?


    Ce soir-là, Lewis-Henry, jeune et bel homme, ne voulait que deux choses à son arrivée au Bar des champions : se saouler la gueule et convaincre une belle de partager sa nuit. Il était le mouton noir de sa famille et avait l’impression qu’il n’était à sa place nulle part. Il repéra une belle, mais avait l’impression d’essayer d’attraper un silure. Les minutes qui passèrent lui donnèrent l’impression que les énergies réunies n’étaient pas d’humeur à la rigolade. Iwam Minga confirma ses appréhensions assez vite : le stade sans nom fixe est sous le joug d’une malédiction ancestrale et le pays n’y remportera jamais une competition majeure, sauf réparation. Cette déclaration et l’explication des faits que vous lirez de la page 16 à la page 24, troublera Lewis-Henry au plus haut point. Il décide d’en savoir plus le lendemain.

    Le lendemain, malheureusement, il ne retrouve pas Iwam Minga ; heureusement, il revoit son silure de la veille, sa belle à la « cambrure insolente », comme vous le lirez à la page 13.
    Sa Belle s’appelle Afiri Amvoue, elle est doctorante en histoire et ses travaux l’obligent à étudier l’histoire de Yaoundé, obligation qui l’a conduite à côtoyer Iwam Minga.

    Par la force de la conspiration et l’espièglerie de la vieille femme, les destins de Lewis-Henry et de sa Belle seront scellés. Leur amitié va peu à peu se construire et attiser l’intérêt des parents de Lewis-Henry, lui qui n’avait toujours comme amies que des filles à la tête vide.

    Au-delà des recherches académiques d’Afiri, ils vont se lancer à la quête de la vérité sur le courroux d’Iwam Minga ; d’autant plus que l’organisation de la CAN 2019 avait été effectivement reportée et que des menaces d’annulation planait comme de milliers d’épées de Damoclès.



    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on appelle la capitale politique « Ongola » ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on l’appelle « La ville aux sept collines », quand on sait qu’elle en compte plus de sept ? Connaissez-vous l’histoire des noms de ses quartiers ? Connaissez-vous la provenance du nom « Yaoundé » ? Rassurez-vous, ces mêmes questions, notre couple d’enquêteurs les avaient à bout de cervelle.


    Aidés de la documentation en leur possession, ils entameront leur enquête au quartier Briqueterie, lieu d’habitation de Afiri, où se mêlent grande pauvreté et grande richesse, où le « vivre ensemble », tant clamé aujourd’hui, est un mode de vie. « Dans ce quartier, tout le monde jonglait entre les différents patois ou langues ; ainsi, on passait souvent et sans transition du bamoun à l’ewondo, du Wolof au Haoussa (…) Le vivre ensemble était une réalité. », lira-t-on à la page 83.

    Du quartier dit Mvolyé à Olembe, ils n’auront de cesse d’être étonnés face aux révélations des Anciens. Yaoundé prendra une autre couleur à leurs yeux et des évidences de diversités selon les quartiers seront comme des lumières au bout de leurs nez. Leurs esprits seront éclairés sur les combats des pionniers de la cité politique comme TSOUNG MBALLA ou encore OMGBWA BISSOGO ; sur le nom originel de Yaoundé que vous découvrirez à la page 47 ; sur la véritable influence de la colonisation dans le changement des dénominations ; sur la chronologie des constructions des premiers édifices majeurs ; sur l’attribution des noms de quartiers ; sur le pourquoi « Ongola » – qui signifie en français la barrière ou la clôture – dont vous lirez la symbolique à la page 64 ; et la liste n’est pas exhaustive. Mesdames et messieurs, Je meurs d’envie de vous révéler toutes ces belles découvertes que j’ai faites en lisant « Le bal  des sept collines », mais alors, le bal s’arrêtera là… La lecture vous en dira donc plus.

    L’amour, les guerres tribales, la colonisation, la tradition, l’abus de pouvoir… sont autant de thèmes exposés dans les 21 chapitres de ce roman. Mais surtout, l’auteur met en exergue la déculturation chronique qui anime les populations de la cité politique et même du Cameroun en général. Car, en réalité, Iwan Minga n’en avait cure du football, elle désespérait de voir des jeunes qui s’intéressent à leur passé, pour mieux appréhender le présent.

    Lire ce roman rend son lecteur privilégié. Privilégié d’apprendre des notions enseignées dans aucun livre d’histoire scolaire.


    Loin du formalisme des essais, l’auteur nous a offert deux personnages jeunes, deux personnages prêts à être ce Fer de lance de la nation, des jeunes qui comprennent que connaitre son histoire est le commencement de la vraie vie, pour paraphraser l’auteur. D’ailleurs, le nom ewondo Afiri Amwoue qui signifie littéralement « l’amitié de confiance / l’amitié sûre », caractérise bien la jeune dame qui ne ménage aucun effort pour instaurer confiance et assurance auprès de Lewis-Henry, au cours de leurs enquêtes à travers les sept collines.


    Lewis-Henry, autrefois fier de ce prénom d’anthropologue célèbre, qui lui donnait une certaine importance, lui, l’enfant des beaux quartiers, a désormais honte de le porter, même si ses origines à lui sont à des centaines de kilomètres de Yaoundé. Il se sent un autre homme, il se sent utile, il se sent désormais réellement porteur de la mission de reconciliation d’Iwan Minga et porte parole auprès des jeunes, pour qu’ils s’imprègnent de leur histoire et soient plus respectueux des éléments qui les entourent.

    Nous ne pouvons que saluer le travail de recherche de l’auteur et le glossaire qu’il a offert tout au long du roman, permettant ainsi de rendre à la littérature son authenticité, sa diversité, son ouverture au champ des possibles des lecteurs. Et puisque « Qui dit merci en redemande », nous espérons, à travers ses prochains livres, en apprendre des autres villes.


    Pour arriver à ce changement chez Lewis-Henry, la femme joue un très grand rôle. La vieille Iwam Minga qui le choisit malgré lui pour participer à cette mission, sa mère qui resserre ses liens avec Afiri, qui, elle-même, le pousse dans tous ses retranchements en faisant éclore en lui le fils que la société attendait. On a l’habitude de dire que « La femme est la mère de l’humanité » : il ne s’agit donc pas seulement de maternité, mais de grandes influences et grandes décisions dans le monde, depuis la nuit des temps.

    La page 18 nous dit : « Pour construire votre présent et rêver d’un avenir digne, faites, de temps en temps, un tour dans le passé et essayez de le comprendre. » Mesdames et messieurs, acheter ce livre constituera, j’en suis sûre, l’un des meilleurs investissements que vous ferez cette fin d’année, car la culture n’a pas de prix ; encore plus en ce siècle qui va vite, trop vite.

    L’auteur a pensé à tous les publics. Pour les plus jeunes – et même les adultes, une bande dessinée de 53 pages découlant du livre est disponible : « Le trésor des sept collines » ; pour apporter des éléments qui ne figurent pas dans le livre, il a produit une frise chronologique de la ville ; et pour resserrer les liens familiaux ou amicaux, un jeu de société portant le nom originel de Yaoundé. Il s’agit donc d’un projet dynamique d’apprentissage par le loisir. Et ça tombe bien, les fêtes de fin d’année approchent, achetez des exemplaires auprès de toutes les librairies L’Harmattan et offrez-les à vos proches, car la lecture de  ce livre délivre.

    Pauline ONGONO



  • QUESTIONS – ANSWERS : Lavoyel, championne régionale de slam – Centre (Cameroun) 2024

    Lavoyel, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes la championne régionale de slam – Centre (2024) et chanteuse-musicienne. Nous vous laissons nous en dire un peu plus sur vous.


    Bonjour ! C’est un honneur pour moi de répondre à vos questions. Alors, Lavoyel est une jeune femme passionnée d’écriture, de musique, de chants et même de comedie. J’ai découvert le slam il y a quatre ans, en écoutant Myname le slamaster. Tout de suite, c’est apparu comme une évidence. Depuis lors, j’essaye le plus possible de mettre en valeur le don que j’ai.


    Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?

    Le slam, c’est le Carrefour des Arts, mais avant tout, c’est la Liberté.

    Vous êtes la toute première femme à gagner ce tournoi régional de slam dans le centre. Nous rappelons à nos abonnés que ce tournoi est organisé par le collectif 237 Paroles. Pour vous, que signifie être championne ?


    Premièrement, c’est un honneur pour moi. J’ai longtemps rêvé et regardé cette compétition de loin qu’aujourd’hui, braver la région du centre, c’est véritablement cher à mes yeux. Cependant, c’est également un lourd fardeau de porter une région telle que le centre. Je reste optimiste et je sais que je pourrai compter sur les grands frères dans le milieu et même en dehors. En définitive, ça signifie avoir la chance de porter haut ma vision du slam.

    Finale région du centre – 23 novembre 2024



    Votre titre de championne fait de vous une candidate du grand concours slam Cameroun – toujours organisé par le collectif 237 Paroles – l’an prochain. Que promettez-vous au Cameroun ?


    Avant tout, de faire disparaitre l’idée qui voudrait que le slam ne soit que compétition. Ensuite, pouvoir impacter les mentalités pour amener le plus grand nombre d’adeptes de cet art à penser carrière et à porter le slam comme un précieux fardeau dans le monde entier.

    Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes (est-il engagé ?) ou alors les textes vous viennent, et peu importe la thématique, vous y allez ?


    Comme je l’ai dit plus haut, pour moi, le slam, c’est la liberté. Mes textes me viennent toujours de l’intérieur. Peu importe la thématique, je la ramène toujours vers moi. Il arrive presque toujours que je fasse des textes engagés, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Toutefois, je ne saurais circonscrire mon art dans l’engagement. Même si je pense que, finalement, que ce soit pour soi ou pour la société, on est toujours engagé dans une cause.

    En tant que championne de la région du centre, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam dans la région et même au-delà ?


    Déscolariser le slam. Le slam, c’est de l’art ! C’est bien de chercher à avoir des bases, mais avoir de la personnalité, c’est mieux ! Le slam n’est pas une matière où il faut avoir une moyenne objective ou non pour se sentir slameur. C’est plus que ça ! Et je commencerai mon combat par là. Ensuite, il faut créer des plateformes d’expressions. Les ateliers, c’est bien, mais une fois encore, le slam n’est pas figé comme la mathématique ! C’est la scène qui nous mène à nous-mêmes. J’essaierai d’agir dans ce sens.

    Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences et les auteurs qui ont marqué vos expériences de lecture ?

    Absolument ! Je préfère les romans. J’aime le voyage qu’ils procurent, mais surtout les leçons qu’on peut en tirer. Mon auteur préférée et qui m’inspire énormément est Djaili AMADOU Amal. Sa plume est particulière et ses romans arrivent particulièrement à me toucher.

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?


    SLAMEZ ! C’est peut-être facile dit ainsi, mais cet exercice sera l’une des choses qui vous apparaitront difficiles. Mais surtout, SOYEZ VOUS ! La plus belle des beautés, c’est d’assumer son identité !

    Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?


    Je pense que les nouvelles technologies améliorent notre quotidien. Toutefois, je n’utiliserai jamais aucune d’elles pour mes textes. Le slam, c’est la liberté. Le slam, c’est le cœur qui apprend à voler. C’est impossible qu’une machine, peu importe son niveau de programmation, puisse mener à bien cet exercice.

    Votre mot de fin ?


    J’ai été honorée de répondre à toutes ces questions. Etre championne régionale du centre, c’est une immense responsabilité, mais c’est avant tout l’occasion de porter le slam camerounais là où je veux qu’il soit, en travaillant sur les projets que je nourris dans ce sens.

    Entretien mené par Pauline ONGONO




  • 22 novembre 2023, CAFÉ LITTÉRAIRE AU CES D’AZEM ESSAKOE (Ebolowa)

    « Reste avec moi »
    « Reste avec moi »
    « Reste avec moi »

    Un titre, une association littéraire, trente-et-un élèves…
    Lorsque nous avons proposé le thème « Le prix de l’amour », nous espérions un bel échange, nous avons reçu de belles bombes colorées, qui vous transpercent l’âme et étalent la délivrance qu’offrent les livres.

    Et Isaac, cet élève de la classe de 5e qui aime lire Shakespeare et qui aime écrire et qui aime lire, lire, lire…

    Et ces élèves des classes de 6e en 3e réunis pour la littérature…

    Et Diane-Annie TJOMB, auteure de Liaa et Tuba B, celle qui possède la force, partie de Douala à ses frais, pour assister à ce café littéraire. La passion…

    Et le patriarche et auteur, Albert Thierry NKILI ABOU et son bel accueil légendaire…

    Nous repartons d’Azem encore plus affamés de revenir.

    Merci de nouveau à La CENE littéraire pour le don des 25 exemplaires du roman « Reste avec moi » d’Ayobami Adebayo.  Une action de chacun changera les caricatures.

    Merci, AZEM ESSAKOE 🙏


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