Acolitt et l’auteure Stéphanie Tchoua-Officiel ont parlé entrepreneuriat avec les Auxiliaires de Vie Sociale (AVS) au Centre de Promotion de la Femme et de la famille de Tsinga à Yaoundé. Le livre «J’apprends, j’entreprends» était au centre de cet échange, le 12 octobre 2022.
Merci à l’auteure Yémélé Rosine pour la facilitation.
MICHAEL NENBA est né un 15 décembre au Cameroun, dans la ville de Garoua où il a obtenu son baccalauréat et développé sa passion pour le journalisme à la CRTV Nord. Il est étudiant en Master 2 dans la filière géographie physique à l’université de Douala.
Passionné de la littérature depuis le lycée, il a su trouver sa voie dans la littérature en se lançant dans l’écriture et la lecture. Michael NENBA est l’auteur de deux ouvrages et il est connu comme un écrivain engagé à travers les thématiques qu’il aborde dans ses livres. « Le livre n’est rien d’autre qu’une image de la société qu’un écrivain a décrit à travers les mots » est une citation tirée de son livre « Hécatombe ».
Il est connu du public sous le pseudonyme La plume de Michael Nenba avec ses milliers d’abonnés sur sa page Facebook qui porte le même pseudonyme. Il y partage sa passion et rédige des chroniques avec des thématiques variées pour ses lecteurs.
Passionné de la littérature et désireux de transmettre son savoir aux enfants, il forme les enfants en organisant des ateliers d’écriture et de lecture gratuitement à la Bibliothèque Djaïli Amadou Amal à Douala.
Il est lauréat de la deuxime édition de JUDECA AWARDS JEUNE dans la catégorie « ECRIVAIN DE L’ANNEE » avec Hécatombe.
Michael NENBA est actuellement président de APEL ASSOCIATION antenne de Douala, une association qui promeut la littérature avec des jeunes dynamiques sous la houlette de la maison d’édition APEL EDITIONS, en organisant des activités littéraires à Douala.
A PROPOS DE « Hécatombe »
Les histoires qui fâchent dans notre société contraignent les écrivains à prendre leurs plumes pour écrire et dénoncer. C’est le cas de Michael NENBA et sa pièce de théâtre « Hécatombe ». Il nous montre le calvaire d’un écrivain, d’un journaliste et de tous ceux qui œuvrent pour le développement de leurs terroirs et le changement de la société en exerçant avec noblesse leurs métiers en proie à la machine écrasante du système. La version physique du livre coûte 3500 FCFA, il est disponible chez l’éditeur APEL Éditions et MICHAEL NENBA.
Après un mois de communication par ACOLITT, le 17 août 2022, Dominique BUENDE, auteur et entrepreneur camerounais vivant au Canada, a choisi le Quartier Mozart pour échanger avec les acteurs du livre, les entrepreneurs, les jeunes aspirant à l’entrepreneuriat et bien d’autres sur son livre »LivreMentaire d’un entrepreneur À ÉCHECS » et sur sa QuickDo-BookBox, la première bibliothèque numérique pour les universités et les lieux de savoir en Afrique.
Il s’agit d’une solution de diffusion de livres récents et appropriés dans les universités et lieux de savoir. Plus de 5.000 livres disponibles dans une borne QuickDo et consultables sans connexion internet via des QuickDo-Readers, des liseuses.
C’était aussi l’occasion de découvrir les services numériques du CLAC Yaoundé
QuickDo S.A.R.L. reste disponible pour tout partenariat et pour répondre à vos questions. Contact : presse@quickdo.fr
📍 Pour bénéficier des services de ACOLITT, contactez-nous au +237690195126 et acolitterature@gmail.com
Line KAMITE a apporté sa contribution le 09 février 2022 au Collège Bilingue Sainte Famille de Nazareth de Nkozoa. Un échange suivi d’un atelier d’écriture par l’équipe ACOLITT.
»Je suis Madame Christine Elong née Tsalla Ngono, auteure camerounaise.
À la base, j’ai une formation scientifique – j’ai toujours eu un faible pour les mathématiques. Je ne m’étais jamais vraiment projetée dans une carrière littéraire. Pour moi, penser »Écriture » était une sorte de défi imaginaire. À force de lecture, je me disais souvent : « Il faut que j’écrive!», mais, sans pour autant pousser plus loin.
Le déclic se fait en 2015 lorsque je découvre, au travers d’une sœur, combien le parcours de vie de certaines personnes peut se révéler une très lourde croix. J’avais, en face, un cas patent d’une réalité qui allait au-delà de toute fiction.
En 2019, mon premier roman, « Piégée par mon sang », verra le jour. Un roman qui rend hommage à toutes ces mères-courage qui se battent tous les jours pour leurs familles. En 2022, suivra « Mexico » qui, lui, raconte l’exil, le voyage, l’amour. »
MANSOURI Essaid est né le 4 janvier 1991 à Souk Elkhmis dades, La vallée de dades, sud-est Maroc. Il est un poète berbère engagé, qui vit sa bohème entre les champs et les montagnes : c’est un berger des mots et aussi des maux. Dans ses poèmes, on trouve souvent cette liberté qui s’envole tel un pigeon en exprimant sa passion d’une manière poétique et pleine d’esthétique.
Il a étudié au lycée Sidi Bouyhya Souk Elkhmis dades et a obtenu son bac option sciences expérimentales en 2012 ; il obtient une licence en études françaises à l’Université kadi Ayyad Marrakech en 2019, après une rupture d’études des suites d’un accident au cours duquel sa rotule avait été fracturée. Il retourne alors à son village où il prodigue des cours de soutien aux élèves du primaire, du lycée, du collège…
Distinctions et reconnaissances
Il est nommé :
– Commissaire Maroc escuela international the arte of America – Ambassadeur de Fakan Slam Maroc. Il a obtenu son prix Simon Bolivar
Manssouri Essaid a écrit ses poèmes dans plusieurs magazines littéraires, journaux, sites, anthologies… A l’exemple de :
– « Même vieux vivons mieux » (Anthologie) – « 100 poètes pour l’union du Grand Maghreb » (Anthologie) – « Élégies des semeurs d’Afrique » (Anthologie) – « Coeur de plume », publié dans un magazine canadienne – « Recueil d’un bord à l’autre de la rose méditerranéenne », co-écrit avec la poétesse française Marine Rose.
Suivre et contacter Essaid MANSSOURI
E-mail : essaidmanssouri9@gmail.com
WhatsApp : +212 618-585182
Compte Instagram : https://www.instagram.com/essaid415/profilecard/?igsh=MTMzcm5tczcxMG1xcw==
A l’initiative du Centre de Lecture d’initiation et d’Intégration à la culture. (CLIIC), l’espace 𝐕𝐢𝐭𝐚 𝐋𝐨𝐮𝐧𝐠𝐞 situé au lieu-dit Parcours Vita à Yaoundé, a été la terre d’accueil de la deuxième sortie du programme 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐋𝐢𝐭𝐭é𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞 promu par le CLIIC.
Il s’agissait de mettre au-devant de la scène deux générations, deux femmes dont les carrières littéraires se définissent comme riches et s’espèrent encore plus riches : 𝐏𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐒𝐭𝐞𝐥𝐥𝐚 𝐄𝐍𝐆𝐀𝐌𝐀 𝐞𝐭 𝐑𝐚𝐬𝐡𝐞𝐥 𝐌𝐀𝐋𝐎𝐍𝐆𝐎.
Sous la maestria du journaliste André Achille Meka et sous l’œil des représentants du Ministère des Arts et de la Culture – MINAC, chacune a exposé son entendement de la littérature africaine, de l’écrivain africain… du pourquoi et du comment de leurs œuvres dans ce sillage.
Pour marquer le coup, le CLIIC a décerné deux attestations de félicitations :
une de l’Association des écrivaines africaines à madame ENGAMA, remise par le Conseiller Technique N°1 du MINAC
une de la Caravane des Auteurs de l’Afrique et de la Diaspora à madame MALONGO, remise par Pauline ONGONO, présidente de ACOLITT
En plus de la découverte du bel espace et la rencontre des acteurs du livre présents comme Ray Ndébi, Meyo Ayolo Aristide, Christelle Noah DG, Kamila Ndayou…, cette initiative était une autre occasion de s’interroger sur les pratiques à renforcer ou implémenter pour une littérature dynamique et une communauté littéraire consciente du »donner et du recevoir ».
Dans la même perspective de célébration de l’écrivain africain, le 10 novembre 2024, notre programme ÇA 𝐃𝐀𝐘-𝐋𝐈𝐕𝐑𝐄 recevra deux écrivains et enseignants, dont les mots en matière de littérature – et littérature africaine – ont été et sont des quitus pour de nombreuses générations d’étudiants : Pr. Pangop Kameni ALAIN CYR et Pr Abessolo Piere Martial Rendez-vous sur la page Facebook ACOLITT, dès 15h du Cameroun.
Bonjour, Marie-Françoise IBOVI et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.
Eh bien «bonjour », ou « Mboté » comme on dit chez moi au Congo. Je m’appelle donc Marie-françoise IBOVI ( « Macha » pour les intimes), j’ai 44 ans, maman d’un grand gaillard de 14 ans. Je suis née en Russie ( les parents étaient étudiants là-bas !) et j’ai grandi dans mon pays d’origine le Congo Brazzaville. Actuellement, je vis en France dans une région qu’on appelle le Poitou Charentes.
Vous avez commis un polar en 2023 et il a pour titre « Le cadavre du fleuve » paru aux Éditions Les Lettres Mouchetées. Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, quelle est son intrigue ?
« Le cadavre du fleuve » parle d’un voyou qui s’est reconverti dans le business avec succès. Son corps mutilé va être retrouvé au bord du fleuve Congo.
Le commandant de police Magali Foundou et son équipe vont mener l’enquête pour découvrir le meurtrier. Est-ce son ex femme ? Son ami et collaborateur ? Son concurrent ? Tout en menant cette enquête, le commandant Foundou va devoir gérer son traumatisme dû à des violences conjugales qu’elle aurait subies.
Parlant de ce commandant, nous avons remarqué que dans vos textes, la femme a une place de choix. Quel message souhaitez-vous passer à vos lecteurs ?
Qu’une femme ça se respecte, se vénère, se chérie, s’élève, se dorlote, s’honore… et surtout qu’elle a des droits qui ne sont pas toujours respecter (le droit de vivre libre de toute violence et discrimination, le droit au meilleur état de santé physique et mentale, le droit à l’éducation, le droit à la propriété, le droit à un salaire égal, etc.)
Votre écriture du polar… Imagination toute seule et simple, ou investigations et recherches sur le terrain ?
C’est un savant mélange des deux. Il suffit de tendre l’oreille ( et les yeux !) aux multiples faits divers à la télé, dans les journaux, dans nos quartiers. Faire quelques recherches et investigations puis saupoudrer le tout d’une bonne dose d’imagination et d’une petite pincée d’humour.
Vous vivez en France. Quelles observations faites-vous entre le polar « français » et le polar « africain », en dehors bien sûr des noms des personnages et des lieux, par exemple ?
Le rapport à la langue, au patois, à l’emploi du l’argot n’est pas le même. Dans le polar, nous, Africains, travaillons davantage sur la langue en la colonisant. Je dirais même plus en malaxant le français ( comme la banane !) avec nos patois et ça donne un florilège de mots et d’expressions assez particulière et captivante, à l’instar de mes mentors Florent Couao-Zotti ou encore mieux Janis Otsiemi.
Lisez-vous les jeunes auteurs de polar de l’Afrique en général ? Des coups de cœur ou pas encore ?
Un grand coup de coeur pour « Brigade 14 : l’affaire Cathy Nkeng » de l’écrivaine camerounaise Lois Irène Nwaha que j’ai lu sur Youscribe. Ce roman policier est un pur régal. La particularité de l’autrice, Lois Irène Nwaha, c’est qu’elle a créé une maison d’édition, TILA AFRICA, qui est spécialisée dans le polar et le thriller 100% africain.
Où peut-on trouver « Le cadavre du fleuve » ?
Sur toutes les plateformes en ligne entre autres Amazon, la Fnac, etc. Ou directement chez mon éditrice : leslettresmouchetées.com
Votre mot de fin ?
Lisez le roman policier encore et encore, car il offre un type d’évasion rapide que la « vraie » littérature ne permet pas… ou plus.
Il semble de plus en plus complexe, voire risqué, de définir ou identifier l’écrivain africain… Le siège subi par le récent Goncourt et la suggestion de lui préférer le récipiendaire du Renaudot laissent dubitatif, quant à la capacité d’une certaine Afrique littéraire à se reconnaître…
Chacun parle de l’Afrique comme d’une valeur, martelant que seules les plumes qui la portent sont dignes d’être célébrées, dignes de ce continent aux ressources littéraires intarissables de cette planète… Pourtant, l’unanimité n’est pas acquise pour ce qui est de 𝑞𝑢𝑖 e𝑠𝑡 𝐴𝑓𝑟𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛… Allons explorer quelques points, pour mieux comprendre…
𝑪𝒐𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑜𝑛 é𝑐𝑟𝑖𝑡 𝑙’𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒…
Qui n’a pas son idée à lui de cet eldorado… Certains en écrivent les opportunités, d’autres les heurts, et on en voit de plus en plus écrire leur rêve de cette terre qu’ils veulent pour leurs enfants… Tout cela se mélange et construit des perspectives qui accroissent autant le talent présent que le génie à venir… Le génie n’est-il pas un produit de talents… Cependant, le discours va-t-il dans le sens de l’Afrique, ou le texte vise-t-il à offrir du continent-mère une image terne ou flétrie… À analyser…
D’où 𝑜𝑛 é𝑐𝑟𝑖𝑡 𝑙’𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒…
Voici ce qui inspire le plus de noms autres qu’élogieux… « collabo » « vendu » « lèche-botte » « bounty » » de service »… quand on n’écrit pas depuis le continent ou quand l’éditeur n’en est point… Et les Prix littéraires ne savent qu’empirer les choses, tant ils se distinguent eux-mêmes par l’inconstance de leurs chartes… Mais là est vraiment peu de chose, puisqu’en définitive chaque promoteur fait ce qu’il veut… Le public n’a qu’à ignorer ce qui lui est absurde… s’il en est arrivé là…
𝑸𝒖𝒊 é𝑐𝑟𝑖𝑡 𝑙’𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒…
Depuis, l’Afrique voit courir, dans ses bibliothèques et librairies, de la Littérature africaine proposée par d’autres races… Parfois des textes qui disent si bien le continent-source, bien souvent mieux que ceux qui en sont les enfants… L’Afrique, dans cette configuration, n’est-elle pas aussi la mère de ces enfants qui l’adoptent… Toute plume qui apporte son soutien à l’Afrique en l’écrivant dans son authenticité n’est-elle donc pas elle aussi une plume africaine… Et l’Afrique, notre mère, s’enorgueillit de ces plumes qui œuvrent à faire éclore d’autres plumes 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝐿𝑖ttérature 𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒…
𝑪𝒐𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑜𝑛 𝑙𝑖𝑡 𝑙’𝐴𝑓𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒…
Aucune forme d’extrémisme ne construit l’épanouissement… Ce n’est pas en Littérature que le miracle se produira… Il faut tenir le livre par lui-même et non par ce qu’on pense de son auteur, de son origine, de son éditeur ou de son exil… Si on accepte chaque Afrique portée par chaque Africain, il n’y aura plus un seul livre crédible sur le continent… Alors allons à la rencontre de nous-même quand on va vers le Livre, loin de l’idée d’aller révéler à l’auteur qui il est… Il ne le sait que trop bien… Aujourd’hui, on ne lit plus l’auteur, on cherche le défaut ou la qualité de l’individu…
Alors, quel auteur africain es-tu… Que cette question s’éteigne en toi pour te faire le reflet, l’action de ta pensée…
Aujourd’hui, plus que jamais, je célèbre l’encre d’Afrique… Plus celle qui s’y enracine et fièrement la porte que celle qui en naît et tristement la déporte…
La présidente de ACOLITT, Pauline ONGONO, a répondu aux questions de Ô-livre sur les contours de la promotion/communication littéraire au Cameroun ⤵️⤵️⤵️