Auteur/autrice : ACOLITT

  • Les contes de fey du continent, le nouveau livre de Joseph MBARGA

    Joseph MBARGA dit ⤵️⤵️⤵️

    𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗣𝗟E𝗢𝗡𝗘𝗫𝗜𝗘, 𝗗𝗘 𝗹’𝗛𝗨𝗕𝗥𝗜𝗦 𝗘𝗧 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗧𝗢𝗣𝗢𝗡𝗬𝗠𝗜𝗘 𝗼𝘂 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀

    • 𝐏𝐋𝐄́𝐎𝐍𝐄𝐗𝐈𝐄

    La pléonexie est le désir d’avoir toujours plus. La feymania correspond donc à la forme actuelle et locale de cette avidité sans frein. À partir du moment où un individu cherche à avoir plus que ce qui lui revient, c’est la porte ouverte à toutes les formes de fi_lou_terie, de ca_nail_lerie et finalement de dis_ruption négative au sein de la cité.

    Le feyman use en effet de faux-semblants sur le dos d’autres individus pour capter ce qui leur appartient. Cela a pour corollaire dans certaines circonstances l’accaparement du bien commun. L‘avidité effrénée peut avoir pour origine la réification en archétypes absolus de réussite de certains modèles questionnables
    dans notre société aujourd’hui, car au final, chacun peut observer que ces dérèglements mènent à des impasses.

    • 𝐇𝐔𝐁𝐑𝐈𝐒

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les personnages du recueil de nouvelles « 𝑪𝒐𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒆𝒚 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒏𝒕 » sont habités par le syndrome de l’hubris, c’est-à-dire à cette démesure qui a pour soubassement l’égoïsme. Par conséquent, le regard qu’il porte sur eux-mêmes et sur la réalité environnante
    est déformé. Voilà comment il est possible de passer assez vite du rationnel à l’irrationnel et du « comique au cosmique » selon la formule de Vladimir Nabokov.
    Les attitudes excessives : arrogance, prétention, manipulation, abus de pouvoir ou transgression deviennent le lot commun de la vie dans la cité. Avec cela, la citation de Dostoïevski ci-après est plus que jamais d’actualité : « C’est en réfléchissant sur les réalités actuelles les plus insignifiantes en apparence qu’on se fait une opinion sur les tendances de son temps, sur les dangers à combattre et sur les infinies complications de la nature humaine. »

    • 𝐓𝐎𝐏𝐎𝐍𝐘𝐌𝐈𝐄

    Parlant de réalités apparemment insignifiantes, s’il y en a une sur laquelle on peut s’attarder, ce sont les noms que l’on donne spontanément aux lieux dans nos villes. En suivant les faits divers dans nos quartiers, l’on en vient parfois à se demander s’il n’y a pas une prédestination ou alors une espèce de fatalité à ce que certaines histoires se déroulent précisément à certains endroits.
    Par exemple, qu’est-ce qui peut bien se passer à « Trois Vøleurs » ou au « Carrefour J’ai raté ma vie » ? Mais là aussi, certains noms populaires attribués de manière informelle à des lieux de nos cités montrent en réalité une admiration ou une sacralisation de certaines anti valeurs, quand cela ne correspond pas à des variations de défaitisme intériorisé.

    Le recueil « 𝑪𝒐𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒆𝒚 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒏𝒕 » est ainsi constitué d’histoires qui se déroulent à des endroits singuliers ; c’est une petite promenade dans certains coins de la ville de Douala où l’on trouve des histoires comiques à foison.


    Ce recueil de nouvelles est disponible ⤵️

    • Griot Bookshop : www.griotbookshop.com / WhatsApp (livraison à domicile) : +237 654 438 883
    • Yaoundé :
      Librairie des peuples noirs (face SNI) ; EDITIONS CLE
    • Douala :
      LIPACAM (Akwa) ; Librairie professionnelle (face SOMMATEL Bali) ; Maison du livre (Immeuble HOGMENI Bali) ;
    • Maison du livre et de la presse : Douala, Yaoundé, Bafoussam, Dschang, Maroua, Bertoua 📖📖📖📖

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  • Danielle EYANGO : Quand les racines chantent – Dédicace au Goethe-Institut Kamerun

    En rentrant d’Azem il y a quelques jours, Assu Zo’o Albert Thierry Nkili Abou nous montre, au cœur d’Ebolowa, un arbre centenaire planté par son grand-père, le puissant Kéza Evina Minko… Un arbre debout sur ses racines, et surtout debout sur un rocher… Une voix me dit : « Voilà ce qui vous attend… Aucune gloire n’aura meilleur visage »…

    Jasmine Yondo, tu as vu de ta nuit la splendeur de Yaoundé, comme elle t’a été promise… Nyambé lui-même a fait dérouler le tapis vert pour ta commise qui, en ton nom, s’est parée de Nuit pour s’offrir à ta communauté… Parce que c’est ta communauté… N’est-ce pas… Et qu’elle était immense la petite salle du Goethe-Institut, quelle était fière et conviviale…

    J’aimerais dire ce que ACOLITT et Ghosts Universe – Vers le livre de qualité produisent comme énergie pour aligner les planètes… J’ai bien envie de conter leurs insomnies, leurs tourments, leurs interminables échanges et observations pour améliorer la condition du Livre… Oui, je veux exposer combien Danielle s’abandonne à la Nature pour produire ses textes… Dois-je rappeler combien Mme Josée Ambadiang Meli, mon Iyo à moi, nous a offert une performance d’expérience littéraire d’une autre dimension… Ma critique préférée a su accroître, encore, ma préférence d’elle… Et Bernard Bekoa, quelle émotion dans un slam qu’on sent inspire par Kotto Bass en personne… Et les ventes, faut-il rappeler que le coût du livre n’est jamais élevé pour ses lecteurs… 12.500FCFA… et les commandes s’accumulent…

    Tout cela, le Temps ne le sait que trop bien…

    Alors nous saluons la vraie passion, celle qui fait vivre le livre par une présence qui toujours nous surprend… Ces étudiants de l’ESSTIC, stagiaires chez l’éditeur Thanks, Les autres, de l’Université de Yaoundé 1… Les Professeurs qui, eux aussi, ont partagé leurs perspectives et expériences… Les ministères représentés… Les personnalités administratives… Les journalistes culturels… Le pôle littéraire… Les analystes littéraires… Les éditeurs… Et… les écrivains et autres artistes, venus nombreux vivre cet autre nkumbé de la maudite…

    La gloire est un nombre… Oui, un nombre infini de passionnés… La marche continue…

    Et il fit Nuit…

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !

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    Contacts :
    +237690195126 / acolitterature@gmail.com




  • TRADUCTION LITTERAIRE : LA VOIE DE L’EMANCIPATION – Par Ray NDEBI

    Longtemps pratiquée avec des directives visant à n’en faire qu’une conversion de mots dans une autre langue, la traduction littéraire est aujourd’hui l’un des terrains où les valeurs et les identités se cultivent et se protègent. La fierté d’avoir son texte traduit est aujourd’hui moins importante pour un auteur, que celle de voir son expression traduite.
    Au cours de plusieurs échanges avec divers auteurs, nous avons noté une certaine frustration due au résultat proposé par certains traducteurs ; l’insatisfaction continue de grandir et, de moins en moins, l’on veut voir son texte juste converti dans une autre langue. Dans un souci de récupération ou de restauration de leur identité, plusieurs auteurs et éditeurs confient leurs textes à des logiciels qui, eux aussi engendrent une nouvelle insatisfaction ; celle des lecteurs qui n’y voient en rien de la Littérature.
    Il est temps de se poser les questions les plus simples.

    POURQUOI FAIRE TRADUIRE UN LIVRE ?


    Un livre porte une vie et des expériences d’un contexte que l’auteur propose à la lecture. Quand elle écrit, la plume offre son âme, en même temps qu’une trame, un fil, des émotions qui lui sont authentiques et puisées d’une observation patiente, le tout dans un contexte bien identifié. Le texte prend donc racine dans un milieu qui fera ses goûts et ses couleurs.
    L’idée de faire traduire porte alors l’idée de faire découvrir. L’auteur tient à ce que son expression soit fidèle à sa source ; qu’elle ne soit pas interprétée ou donnée selon les exigences imposées par les autres. Il veut voir traduire sa littérature. Plusieurs traducteurs (et enseignants de traduction) trouvent que des équivalents devraient être sollicités, afin de « ne pas choquer la culture et les convictions » des autres.
    Mais une traduction n’en est plus une si le texte est dénué de son essence. Les valeurs de l’auteur restent le moteur de la traduction littéraire.



    ACOLITT propose des services de traduction, de révision de traduction et des ateliers de traduction


    COMMENT TRADUIRE UN LIVRE ?


    Les traducteurs et les enseignants de traduction gagneraient à reconsidérer plusieurs points :


    – Etre bilingue, même si c’est nécessaire, ne fait pas le traducteur.


    – Parler plusieurs langues et exprimer la littérature en plusieurs sont deux potentiels d’expression bien différents. Le traducteur qui est juste bilingue ne saurait rendre l’écriture de l’auteur, car il faut aussi traduire un style, une pensée, une méthode… et on peut aller encore plus loin.


    – Comprendre les deux langues avec la même puissance est vital pour la traduction de l’expression d’un auteur.
    Il est courant et même indiqué de choisir, par exemple, un traducteur francophone pour travailler vers le français et un traducteur anglophone pour un rendu vers l’anglais ; mais l’un ou l’autre peuvent aussi bien travailler vers les deux langues, sinon on se réduit dans bien des cas à une interprétation. Si l’on comprend approximativement ce que l’on doit traduire, on livre possiblement deux niveaux de traductions : inférieure ou supérieure ; dans les deux cas, ce n’est pas le travail de l’auteur qui est rendu, mais juste l’idée qu’on en a. On devrait donc favoriser l’approfondissement des langues, et voir par-delà les nuances que maitriseraient l’un ou l’autre.


    – Le contexte intérieur du texte détermine sa traduction et non le contexte externe du commanditaire.
    C’est ici que l’on perd beaucoup en matière de traduction littéraire. S’il est couru que beaucoup de choses se perdent avec la traduction, c’est tout simplement pour disposer le traducteur à l’approximation et le limiter à un travail très contestable. En réalité, très peu de choses se perdent. L’esprit littéraire doit être inculqué à tous les traducteurs, car il est le fondement de l’écriture. On n’observe pas le confort du destinataire pour traduire, mais la littérature de l’auteur.

    QUI DOIT TRADUIRE UN LIVRE ?


    « Un traducteur littéraire ! » Voilà la réponse que nous donnons. Et qui est un traducteur littéraire ? Tout simplement ce traducteur qui :
    comprend les points énumérés et développés plus haut ;
    lit de la littérature autant dans sa langue première que dans les autres ;
    – lui-même, sans être nécessairement écrivain, s’exerce à l’écriture ;
    réalise les enjeux culturels et traditionnels ;
    – est passionné et libre dans son texte et son expression.


    La question de la race, de la tribu ou toute autre forme d’appartenance, n’est alors évoquée que si les point que l’on vient de citer posent un problème au traducteur. Parfois des traducteurs sont expérimentés et excellents, mais leur incapacité à intégrer les contextes des auteurs les rendent incompétents pour l’exercice. Nous recommandons alors de décliner la proposition plutôt que de livrer une traduction insuffisante, à cause de ses convictions.


    La traduction littéraire est avant tout de la Littérature, et la Littérature est Culture et Valeurs ! Et rien, aucune conviction, aucune politique, aucune condition, aucun capitalisme… absolument rien, n’est au-dessus des Valeurs. La traduction littéraire est un pont entre plusieurs cultures, un pont dont le matériau est l’essence de ces cultures ; plusieurs lecteurs ont été égarés en découvrant la réalité des textes sources.
    Un traducteur littéraire obéit aux valeurs d’un auteur ; c’est par ces valeurs que les terres s’exportent et se vivent, se comprennent et trouvent leur place dans ce village planétaire. C’est cette émancipation qui guérit de l’ignorance.


    Traducteurs du monde entier, TRADUISEZ !

    Ray « The Ghost » NDEBI, traducteur littéraire (Fr-Ang-Fr), auteur, coach littéraire




  • BIOLITT : Marina BOUASSA, journaliste et communicatrice gabonaise

    Journaliste-présentatrice du groupe Gabon télévision, la chaîne nationale du Gabon, Marina BOUASSA s’investit dans la promotion du livre depuis plusieurs années à travers la diffusion des émissions littéraires telles que « Autour du livre » proposée sur la chaîne d’information Gabon 24 en 2017, et depuis près 4 ans, sur Gabon culture, elle présente l’émission « Le livre de l’auteur », une émission récupérée par la chaîne nationale Gabon 1ère.

    Depuis février 2024, elle est en détachement au cabinet du Ministre du Commerce des PME-PMI chargé des activités génératrices de revenus en qualité de Conseiller en communication.

    Marina BOUASSA est une amoureuse des lettres depuis le banc de l’école, elle a suivi un parcours scolaire et universitaire littéraire. Elle est détentrice d’un bac A1, d’une licence ES lettre et d’un niveau Master 2 en littératures africaines.


    Un rendez-vous du mois d’octobre 2024




  • BIOLITT : Chédrack DEGBE, promoteur Tous Pour le Livre (TPL)

    Chédrack DEGBE est Béninois. Il est le président de l’ONG Tous Pour le Livre (TPL) créée en 2021. C’est une association culturelle certifiée Club UNESCO depuis 2022.

    À travers l’ONG TPL, Chédrack DEGBE fait  la promotion du livre et de la lecture en milieu scolaire. A propos, il a assisté les municipalités du département du Zou au Bénin dans la relance des bibliothèques communales du Zou et collecte chaque année des milliers de livres pour le renforcement du fonds documentaire de ces bibliothèques. Quant à l’animation de ces bibliothèques, Chédrack et son équipe de vingt volontaires dévoués à la tâche exécutent trois projets par rentrée scolaire – soit un projet par trimestre :

    1- Campagne Jeunesse en Lecture (CAJEL) : elle se déroule chaque premier trimestre de rentrée. C’est une série de cafés littéraires avec des auteurs invités dans les sept bibliothèques communales du Zou pendant sept semaines.

    2- Programme Samedi des Livres (PROSAL) : il se déroule chaque deuxième trimestre de rentrée. C’est également une série de cafés littéraires avec des auteurs invités dans les sept bibliothèques communales du Zou pendant sept semaines.

    3- Festival Zou Livres : il se déroule chaque troisième trimestre de rentrée. C’est une série de causeries littéraires avec des auteurs invités dans une bibliothèque communale du Zou pendant trois jours.

    Chédrack et sa team projettent la création d’une chaîne de bibliothèques communautaires et de librairies solidaires dans le département du Zou, pour un accès suffisamment facile des livres à leur communauté.




  • BIOLITT : Yacinthe Maeva GUEDJEU NGAMELEU

    Yacinthe Maeva GUEDJEU NGAMELEU est née au Cameroun un 16 février. Elle a un master 1 en littérature négro-africaine à l’université de Douala.
    Elle réside au Canada où elle est étudiante dans le programme Bachelor en Travail Social à l’Université d’Ottawa.

    Elle est passionnée de littérature, culture et des questions de communauté et d’humanité ; des passions qui lui ont permis d’être membre de la Mosaïque Interculturelle, une association s’intéressant à la littérature des afrodescendants basés en Ontario au Canada, des cultures afrodescendantes et des minorités francophones.

    Avec ACOLITT, elle parcourt l’aventure vers la valorisation de l’empreinte de la littérature africaine.

    Amatrice de littérature, elle est :

    • deuxième au concours de nouvelle de La jeune plume 2023
    • troisième au concours de poésie ASBED 2023.

    Elle partage des bouts de son univers littéraire sur sa page « Les voyages intérieures de Guedjeu Maeva ».



  • BIOLITT : Nadine MEKOUGOUM, promotrice de M’wina Initiatives et du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY)

    Nadine Mekougoum découvre le pouvoir de la lecture dès ses premiers pas à l’université lorsqu’elle décide de rejoindre une bibliothèque gérée par les étudiants ; elle se distinguera par son dynamisme et la volonté de booster l’émulation intellectuelle de ces derniers. Après son expérience en tant que première femme présidente de cette bibliothèque depuis 35 ans d’existence, son plus grand rêve devient de participer à donner cette chance aux enfants avant l’âge de 12 ans.


    En 2018, Nadine met sur pied M’wina Initiatives, un organisme jeunesse qui promeut la lecture-plaisir et les livres africains pour enfants afin de participer à bâtir une génération d’enfants africains avec une identité culturelle positive.
    Depuis lors, elle a développé plusieurs programmes tels que les Ateliers Read ‘arts qui deviendront un festival de lecture en 2025 (The Read’arts Children’s Reading Festival),

    les lectures à domicile et clubs de lecture qui ont permis d’initier près de 1000 enfants et jeunes à la lecture-plaisir, la connaissance et la confiance en soi. Bien plus, à travers les projets de boîtes à livres pour les camps de réfugiés et le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) lancés respectivement en 2021 et 2022, son travail a touché près de 15 000 personnes, enfants et jeunes. L’association a également une web librairie jeunesse (M’wina Kids Bookshop), spécialisée dans les livres afrodescendants et afrobilingues.


    Nadine est diplomée de sociologie, boursière du programme Techwomen Factory by CAYSTI et passionnée d’éducation. Ses initiatives et son engagement lui ont permis, en 2023, d’être reconnue Dignitaire honoris causa lors de la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun pour sa contribution déterminante à la promotion de la littérature camerounaise ; et d’être sélectionnée pour le prestigieux programme du département d’Etat américain pour les jeunes leaders africains, le Mandela Washington Fellowship.




  • BIOLITT : Edgard KAPTUE, auteur camerounais et consultant senior en cybernétique

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est de nationalité camerounaise. Il est un consultant senior en Cybersécurité qui nourrit un vif intérêt pour l’histoire, la mythologie et l’anthropologie depuis son plus jeune âge ; un intérêt qui l’a amené à se questionner sur le sens de son héritage. Pour apporter et recevoir des questions, il va créer le groupe Facebook 𝐂𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥𝐞́𝐤𝐞́, le blog « 𝐂𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐁𝐚𝐤𝐚 », et écrire son premier ouvrage intitulé 𝐋𝐞𝐬 𝐀𝐧𝐜𝐞̂𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐂𝐲𝐛𝐞𝐫𝐧𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, Œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐍𝐨𝐢𝐫.

    Dans ses écrits, il utilise son bagage scientifique afin d’aborder d’un angle nouveau l’étude des rites des sociétés dites primitives et faire comprendre que 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐢𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 » 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬 » 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭.

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est également membre du bureau de l’association Les Enfants de Brigitte qui promeut l’aide aux personnes en difficulté en leur apportant, nourriture et accompagnement social visant leur insertion ou re-insertion, logements…

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 a exercé en tant que formateur à l’Ecole Politique Africaine et il est membre du Cercle Africain de Cybersécurité dont le but est de réunir des experts en cybersécurité motivés d’apporter leur savoir et aides aux pays d’Afrique autour de la sécurité du numérique.

    https://www.facebook.com/share/p/7o7jcPjMd2ct4mbP/?mibextid=qi2Omg

  • BIOLITT : Dominique GNINTELAP, auteur, Voix off et communicatrice camerounaise

    PARCOURS ACADÉMIQUE – UNIVERSITÉ DE DSCHANG

    2019-2021 : Licence en trilingue allemand (Français-Anglais-Allemand)
    2024 : Master en Littérature et civilisation africaines (en cours)
    2023 : Licence professionnelle en communication des organisations pour la gouvernance et le développement local
    Elle a écrit un mémoire intitulé : La promotion du patrimoine culturel comme facteur développement des Collectivités Territoriales Décentralisées : le rôle de la cellule de communication au sein de la route des chefferies.

    STATUT ARTISTICO-PROFESSIONNEL


    Dominique GNINTELAP est actuellement en service à La Route des Chefferies en tant qu’Assistante Communication-Community Manager. Une fonction qui épouse son activisme culturelle (création digitale de contenus culturels, littéraires et touristiques) qui met un intérêt particulier sur les questions de patrimoine et d’identité.

    Elle est rédactrice pour le média en ligne Affocom.

    Elle est la promotrice de DG Com Services, une agence spécialisée dans la Voix off, la présentation et la modération d’évènements culturels, les reportages…

    Dominique GNINTELAP est auteure, poétesse et slameuse. Elle fait partie des lauréats de l’appel à textes panafricain lancé en 2023 par les Éditions SEGUIMA au Sénégal. Elle commence à écrire des poèmes au lycée. A l’université, elle décuple les déclamations lors des évènements culturels et garde ainsi cette fièvre.




  • La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre

    La race humaine est prétentieuse. Sa pompe la pousse à s’adjuger un attribut de Dieu, le pouvoir de créer. L’homme initie, invente, innove, construit, fabrique et se croit créateur. Alors, le CREATEUR, le Vrai, l’Unique, ouvre, insidieusement une brèche dans son œuvre de créature limitée et périssable, pour la rendre imparfaite, c’est à dire critiquable. Toute œuvre humaine est ainsi critiquable parce que, par essence, imparfaite.


    Ensemble de belles œuvres, la littérature se plie à la règle avec complaisance. Elle admet et encourage la critique qui donne aux textes toute leur vitalité. D’ailleurs, en matière littéraire, le destinataire de l’œuvre qui en est friand est souvent le premier contempteur du livre, un critique redoutable. Cela, l’auteur le sait au point qu’en écrivant, il se prête à l’art de la séduction. Malgré tout, le lecteur se fait parfois rebelle et trouve à l’œuvre beaucoup de ses failles. Heureusement d’ailleurs. Cela est bon pour tout le monde.
    Cependant, l’analyse du lecteur n’est pas extériorisée. Ça reste dans sa lecture, ses angles de vision. Il savoure, là est son plaisir.


    Dès lors, se présente une préoccupation que l’on peut formuler en plusieurs questions : « Qui pour faire un retour à l’écrivain ? Qui pour lui donner un regard autre que le sien sur son œuvre ? Qui pour lui signaler les défauts de la cuirasse ?
    Pour répondre à cette demande, un lecteur spécial entre en jeu : le critique littéraire. Pour mieux comprendre son rôle et son champ de compétence, journalistes culturels et amis du Livre ont eu l’heureuse initiative de faire intervenir des sachants sur la question. C’était le Samedi 11 Novembre 2023 au Musée des Civilisations noires, à Dakar, au Sénégal. Un parterre d’intellectuels bien au fait de l’affaire nous a servi une production intellectuelle d’une rare qualité.


    PANELISTES :

    André Marie Diagne (Formatrice FASTEF, impériale sur le sujet qu’elle a traité avec aisance, à travers faits historiques et anecdotes croustillantes) ; Abdoulaye Racine Senghor (Critique littéraire PCA Musée des Civilisations Noires, la réflexion profonde, l’expression lumineuse, l’humour des grandes intelligences) ; Abdoulaye Diallo (Editeur Maitre dans son domaine, il s’insurge contre ceux qui tirent le métier d’éditeur vers le bas) ; Anna Sow Oulho Ardo (Professeure de lettres, très didactique, elle nous a présenté, de façon appréciable les desiderata de la critique littéraire.) ; Alassane Cissé Journaliste culturel, l’air formé et bien informé, semble en avoir dit moins qu’il n’en sait réellement


    INTERVENANTS :

    • Ibrahima Lô (Directeur du Livre et de la Lecture, représentant le Ministre de la Culture et du Patrimoine historique. Comme à son habitude, il a ouvert généreusement la voie de la réflexion, a suscité l’expression des idées avant de donner sa bénédiction qui toujours rassure.
    • Baba Diop (journaliste, cinéaste, critique d’art, un dandy des temps modernes qui aborde le sujet qu’il semble bien maîtriser dans un phrasé très plaisant.)
    • Aboubacar Demba Cissokho (journaliste culturel, grand lecteur, militant invétéré du Livre dont il défend la cause Urbi et Orbi)

    Thème : La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre

    Après avoir suivis les conférenciers avec beaucoup d’attention, d’après l’inspiration que je leur dois, en guise de chronique, « je mets ça ici » :

    S’il est entendu que la critique est une réflexion portée sur une œuvre, pour en faire voir les tours et les contours, question de la faire mieux comprendre, elle n’en est pas moins une évaluation de celle-ci à l’aune de critères spécifiques préalablement établis. Dès lors, il s’est agi de répondre à deux questions fondamentales :

    Qui peut être critique littéraire ?

    Comment faire une critique littéraire ?



    1- Qui peut être critique littéraire ?


    Tout le monde peut être critique littéraire : journaliste, écrivain, lecteur et autres à la condition d’être formé et informé. Ce qui veut dire que le critique doit à la fois, avoir la formation académique nécessaire à la maîtrise des critères d’évaluation de chaque genre littéraire, et être au fait des contextes (géographique, historique, ambiance intellectuelle du moment …) de l’œuvre. Une bonne culture générale est plus que nécessaire à celui qui ambitionne de critiquer une œuvre littéraire. Bien maîtriser les intertextes et les éléments para textuels. En outre, le critique littéraire doit inspirer confiance, de par son intégrité morale et intellectuelle. Le profil n’est pas très commun, mais si chacun exerce son métier, les vaches seront bien gardées.


    2- Comment faire une critique littéraire ?


    Emettre une idée appréciative ou dépréciative sur une production littéraire requiert une grande responsabilité. Le sujet est sensible. On peut encenser un ouvrage comme on peut détruire un auteur. La critique frontale hargneuse et haineuse comme on en voit parfois à la télé, est contreproductive. Eric Zemmour en a massacrés plus d’un. Que de talents sont brisés par des critiques tendancieuses. Alors qu’une critique doit être accompagnatrice comme le tuteur d’une jeune plante.


    Cela dit, il est certes aisé d’évaluer une œuvre en fonction des critères fondamentaux :

    – Pour le roman, la concrétion, la multiplicité des personnages, les descriptions…

    – Pour la nouvelle, le récit comme le roman, la compression, la concision, la force expressive…

    – Pour le théâtre, l’histoire au présent, les règles du dialogue, les didascalies…

    – Pour l’essai, l’argumentation, l’effort de persuasion basé sur des références …

    Mais n’est-il pas plus difficile d’accorder une valeur ou non à une œuvre selon son intime conviction basée sur son propre background de connaissances ou de compétences en divers domaines ? Autrement dit est-il facile de procéder à l’objectivation de sa propre subjectivité pour juger l’œuvre d’autrui ? On lit avec ses pré-acquis et ses propres sentiments de départ. Comment se décentrer, faire un pas de côté, par rapport à ses propres préjugés, ses partis pris, ses dénis face à un texte ?


    Le racisme peut être à la base d’une critique, dès lors tendancieuse. Le roman Batouala a été amplement cité. Pour avoir été le premier noir à gagner le Goncourt avec un livre pas tendre pour la politique coloniale de l’époque, René Maran a souffert de critiques sévères qui ont fini par l’affecter profondément.

    Les convictions politico philosophiques peuvent imprimer leur marque dans une critique. Senghor, grammairien francisé jusqu’à la moelle dont l’esprit était sans cesse tourné vers son royaume d’enfance, ne pouvait qu’être de connivence avec un Camara Laye qui opérait par un texte d’une littéralité exceptionnelle, un retour sur son enfance à Kouroussa en Guinée. Tous deux semblant ignorer les affres de la colonisation et les effets néfastes d’une décolonisation mal réussie. Le premier défend le second à qui, des intellectuels africains comme Mongo Béti reprochent son silence dans son roman L’enfant noir sur la situation politique africaine de l’époque.
    Senghor lui-même est attaqué par Wole Soyinka, très applaudi par l’intelligentsia africaine d’alors, qui lui reprochait la non combativité de son courant littéraire, la Négritude du reste contemplative chez le poète.

    La morale n’est pas toujours absente. Le lauréat du Goncourt 2021 en a fait les frais.




    On le voit donc, la critique est difficilement neutre…

    Faut-il se départir de ses croyances, de ses préférences, de ses convictions idéologiques, de sa vision de l’art, pour analyser froidement une œuvre, simplement d’un point de vue objectif ? La crédibilité du critique qui légitime son intervention dépend de son comportement non suspect par rapport à l’œuvre analysée.
    En tout cas, quand elle est faite dans les règles de l’art, la critique est bénéfique, autant pour l’auteur que pour le lecteur qui, du reste peut devenir écrivain. La critique aide l’auteur à faire une descente sur son œuvre scrutée par un autre regard. Le lecteur est guidé par l’éclairage de l’étude critique et le futur écrivain acquiert à l’occasion des outils nécessaires à la production de textes à publier. Pour l’éditeur, le diffuseur et le distributeur, la critique aide à la promotion du livre et à sa commercialisation.

    Enfin, puisqu’une critique, nous ont dit les panelistes, peut être faite oralement ou par écrit, il serait injuste d’oublier la critique émise par le public.
    Le livre de Mbougar Sarr, dont beaucoup ignorent jusqu’au titre, a été accroché par un public souvent non lecteur.
    Attention ! Ne nous y trompons pas, car dans le cas d’espèce, la critique du public était motivée moins par le contenu du livre que par l’arrière-pensée promotionnelle d’une vision du monde occidentale contraire à nos valeurs africaines.


    On le voit bien, la critique littéraire est ouverte. Tout le monde peut critiquer un livre.


    Voilà pourquoi nos auteurs s’astreignent à une autocensure que l’on comprend bien. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Je me pose la question et la pose à vous.
    De même, l’on peut se demander si, pour nous Africains, le moment n’est pas venu de reprendre notre indépendance sur tous les plans ? Ne devons-nous pas faire valoir notre souveraineté éditoriale ? Mieux, ne devons-nous pas faire le deuil de beaucoup de nos remplis pour nous libérer du joug de la pensée occidentale qui nous indique encore ce qui est bon et ce qui est mauvais pour nous ?
    Il est heureux de constater qu’une nouvelle génération s’investit dans l’écriture avec beaucoup d’engagement. Malheureusement, elle peine à émerger parce que l’on est encore englué dans un passé qui ne séduit plus mais qui s’impose par son cachet officiel qui le rend indétrônable. Ces jeunes auteurs se sentent mal à l’aise dans les carcans surannés qui retiennent le nouvel albatros sur le plancher, l’empêchant de voler de ses ailes régénérées. Leur nouvelle trouvaille, le Slam, leur fait pousser des ailes d’ange, naguère réservées au poète adoubé. Le vieux sérail les ignore ou les néglige.

    Devons-nous garder les mêmes normes en voie de désuétude pour apprécier les nouvelles œuvres ou devons-nous reconsidérer nos jugements de valeur par rapport à la nouvelle production qui va avec l’ère du temps suivant les nouvelles réalités issues de l’éveil de l’Africain ?

    Devons-nous continuer à apprécier les œuvres de nos artistes sous le prisme occidental de leur vision du monde ?

    La critique actuelle ne doit-elle pas orienter les auteurs et les lecteurs vers des horizons constructifs et valorisants pour l’Afrique et l’Africain ?


    Merci aux organisateurs de l’évènement, aux panélistes, aux intervenants ainsi qu’au modérateur. Cela valait vraiment le détour.
    Plus que toute œuvre, mon article est fort critiquable. Mais puisque selon un proverbe pulaar « Chacun peut un peu », c’est juste mon peu du peu. Excusez du peu. Bonne lecture.

    Mbegaan Koddu – Novembre 2023