Auteur/autrice : ACOLITT

  • RECOMPENSE : Meilleure association littéraire du Cameroun

    Aux Étoiles de l’Édition 2023, la soirée s’est ouverte avec ACOLITT

    Pauline Ongono et Ginette Danielle Ekobo… deux femmes dont le quotidien consiste à organiser les succès des autres et faire rayonner de la Littérature camerounaise et africaine, par une communication encore inégalée…

    Quelqu’un m’a soufflé : << On reprend cent fois, et cent une fois Acolitt gagne >>…
    Nous n’irons pas alors citer

    • les interminables nuits de travail..
    • les coûts permettant à n’importe qui de voir son nom, son œuvre ou son activité inonder le quotidien des passionnés…
    • les campagnes menées parfois malgré les auteurs et les promoteurs eux-mêmes…
    • la gestion des opportunités pour les auteurs débutants…
    • le renforcement du potentiel…
    • l’organisation d’événements autour du Livre…
    • l’encadrement des jeunes auteurs et artistes slameurs (j’en suis moi-même encore surpris)…

    Non, nous ne préciserons pas que Pauline Ongono, tout particulièrement…

    • a tout quitté pour devenir Affranchie, la classe des esprits qui veillent pour que leur domaine puisse rêver librement…
    • a le Livre comme seul outil de travail…
    • revient sur ses pas quand un objectif n’est pas atteint…
    • donne la priorité aux autres, même quand la place lui est réservée…
    • sait écouter, apprendre, essayer, perdre et gagner en passion…

    Nul besoin, non plus, de rappeler combien Acolitt est aussi une partie forte de…

    • ÇA DAY-LIVRE
    • LES ASTUCES DE RAY
    • Ônoan LIVE
    • le SALAFEY-Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé
    • APERO SLAM
    • LES ACCROS DU LIVRE
    • SOUL’ART
    • Ghosts Universe – Vers le livre de qualité
    • LES CAFÉS LITTÉRAIRES DE LA La CENE littéraire dans la région du Centre (Cameroun)
    • Divers Instituts et établissements culturels où s’épanouissent le Livre et la Lecture…

    Je dirai tout simplement que LIRE DES LIVRES DÉLIVRE est la voie de cette Association de Consulting Littéraire qui ne s’impose aucune limite, quand il faut faire connaître une page ou une action menée pour une page…Je veux que tous ces textes que personne ne connaît, surtout ceux que personne ne risque de connaître, ait une chance, quitte à la gâcher eux-mêmes »… Pauline Ongono, Monatélé, Septembre 2020…

    « Je veux que tous ces textes que personne ne connaît, surtout ceux que personne ne risque de connaître, ait une chance, quitte à la gâcher eux-mêmes »… Pauline Ongono, Monatélé, Septembre 2020…

  • BIOLITT : Balima Lazare, promoteur culturel Burkinabè

    Né à Tenkodogo dans la province du Boulgou au Burkina Faso, Lazare BALIMA est auteur et enseignant burkinabè. Il participe à plusieurs compétitions littéraires avec des prix tels que le trophée de la meilleure révélation littéraire de la région du Centre-Est avec son roman intitulé L’amour parfait (édition Plum’Afrik 2021) en 2017, la 7ème place dans la catégorie nouvelle en littérature à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) avec son recueil de nouvelles intitulé La fin de l’espoir d’Espoir (Édition œil collection 2019).

    En 2019 et 2020, il est successivement nominé au prix international Jacques Prosper BAZIE du Centre International de Recherche et de Création Artistique (CIRC’ART) en poésie et en 2021, il participe à la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) en théâtre avec son texte intitulé « Le sacrifice du Président » (inédit). En 2024, il participe à l’appel à candidature Plumes Africaines des Éditions Plum’Afrik et est retenu avec son recueil de nouvelles Secret de famille (en cours d’édition aux Éditions Plum’Afrik).


    Toujours engagé pour la cause du livre et de la lecture, il crée en 2019 l’Association Des Alliés du Livre ADAL qui deviendra plus tard Association Des Alliés du Livre et de l’Éducation (ADALE), où il œuvre dans la promotion de la culture et des livres, de l’éducation et des droits humains.

    En 2021, il participe à la création d’un collectif africain dénommé Collectif d’Ecrivains Engagés pour la Libération et le Développement de l’Afrique (CEELDA) et écrit avec ledit collectif, une œuvre de collaboration intitulée JUSTE UN PAS…VERS UN MONDE DE PAIX (Editions Soleil de KAMA 2022, Nouvelles).


    Passionné de culture de façon générale, Lazare BALIMA évolue également dans le domaine du cinéma et du théâtre en tant que comédien et metteur en scène.




  • EXPÉRIENCE DE LECTURE : « Les six péchés sociaux » dans Ce soir ou jamais ! de Rose DJOUMESSI JOKENG

    Camerounaise tout comme l’emblématique maison d’édition CLE qui a permis la naissance du recueil de nouvelles Ce soir ou jamais ! Rose DJOUMESSI JOKENG est une passionnée d’écriture et de littérature. Son passage à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé lui permettra d’être un professeur de l’enseignement secondaire, jusqu’au provisorat. Elle est poétesse et nouvelliste ; l’Association des Poètes et Ecrivains du Cameroun en abrégé APEC, lui a fait confiance : elle est le point focal ouest Cameroun.


    Sa passion pour l’écriture lui a permis de remporter deux prix littéraires en Italie ; Ce soir ou jamais ! a permis cette fierté en 2011.



    Pourquoi « Ce soir ou jamais » et pas « Ce matin ou jamais » ou « Demain ou jamais » ? est la question que je me suis posé lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles. Heureusement, la bibliothécaire que je suis a très vite pris le dessus et je me suis répété la phrase du bibliothécaire averti : « Ne jamais juger un livre à son titre ou sa couverture ».


    Ce soir ou jamais ! ou les six péchés sociaux

    Lire les 143 pages qui constituent ce recueil de six nouvelles m’a donné envie de le rebaptiser en « Les six péchés sociaux dans Ce soir ou jamais ! de Rose Djoumessi »


    La jalousie


    Générée très souvent de la douleur et de la souffrance, du désir de possession de l’être aimée et étant très souvent un manque de confiance en soi, qui réveille des blessures du passé, la jalousie en amour forge son mécanisme dans le besoin d’exclusivité de la personne aimée. Ce premier péché social, vous aurez le loisir de le vivre dans la première nouvelle de ce recueil qui porte son titre, où Tomy et Jimy, deux anciens camarades de classe, l’un d’une famille riche et l’autre d’une famille pauvre, évoluent comme deux loups. Tomy est intelligent et convoité par les filles. Jimy l’est moins. Il échouera à quatre reprises à un examen de fin d’année, il sera contraint de quitter les bancs ; les familles africaines pauvres ne se disposant très souvent pas à assumer de longues études, pire des études menées au ralenti. Il saura heureusement se faire une belle vie et quelques années plus tard, reverra son vieil ami Tomy et aussi une belle sahélienne, son béguin dans ses années scolaires, la fiancée de Jimy.
    Le terrain sera désormais miné de rancœur, de désir, d’infidélité, de pleurs, de mensonge, de bonheur fugace, un réel cocktail Molotov.
    Tomy se sent désormais si supérieur que pour le démontrer, à la page 12, Rose Djoumessi qualifiera son véhicule, conduit par lui-même, de limousine. Et vous et moi savons ce que représente une limousine : le pouvoir, un chauffeur à disposition, la notoriété, la fortune et la liste n’est pas exhaustive.
    La belle Sahélienne aura-t-elle enfin un œil pour lui ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’amour


    Bienvenue dans l’univers de Gaby, Anta, Dorine, Paulo. Deux femmes, deux hommes, un petit ami, un potentiel fiancé, un valeureux homme de perdu.
    Si l’amour pousse toujours à réfléchir, c’est à cause de son caractère complexe et profond. L’on doit constamment méditer sur nos choix et nos émotions. Il nous confronte à nos vulnérabilités, nos désirs profonds. Mais le plus important et la finalité est de suivre un chemin qui apportera paix et bonheur. La nouvelle « Le fiancé perdu » est la parfaite illustration de ce qui précède.
    Gaby a des vues sur Anta, mais il la trouve jeune pour lui et de surcroit, elle est son employée. Elle est très travailleuse, ce qui contribue à décupler son admiration. Mais Gaby doit se contenir. Il ne doit pas se laisser aller, elle est différente de ces femmes qu’il a l’habitude de côtoyer intimement. Nonobstant, il lui fait une cour presque discrète. Il ne s’implique pas vraiment et Anta, dans sa naïveté, ne se doute pas de l’ampleur de la chose.
    Gaby décide de jeter son dévolu sur Dorine, une jeune femme qualifiée à la page 28 d’« innocemment très belle et fraîche. » Ce qu’il ne sait pas, c’est que Dorine a déjà Paulo dans sa vie, un jeune homme qui n’hésiterait pas à se donner la mort si elle venait à le quitter. 
    Il va continuer de faire une cour assidue à Dorine, et par la même, faire de temps en temps ses yeux de merlan frit à Anta. Jusqu’au jour où, à son bureau, il recevra une lettre, une très courte lettre que vous lirez à la page 33 : « Monsieur le nouveau riche, vous m’avez suffisamment importunée. Evitez de vous mettre encore sur mon chemin. Adieu. »
    Gaby, comme soulagé que la nature ait fait le choix à sa place, épouse l’autre femme et quelques années plus tard, divorcée, pauvre et aigrie, l’expéditrice de la lettre n’aura d’autre choix que de pleurer son presque fiancé perdu.
    Laquelle choisira Gaby ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’ailleurs


    On pense très souvent que le bonheur se trouve au-delà de notre quotidien, dans des lieux lointains ou des expériences extraordinaires. L’ailleurs, depuis la parution de ce recueil de Rose Djoumessi en 2015, à ce jour, reste une quête universelle, un voyage dans un vide intérieur à combler bon gré mal gré.
    Alako n’y a pas échappé. La nouvelle « Retour au village » présente Alako, happée très tôt par sa tante Melajio, en ville, car « la vie moderne a besoin de tête bien faite », dira cette dernière dans une lettre adressée aux parents d’Alako à la page 53. Même si les parents de l’heureuse élue ne se voyaient pas se séparer de leur fille, leur prunelle, les encouragements du village eurent raison de leur réticence. A la page 54, des voisines affirmeront d’ailleurs que : « désormais le bonheur se trouvait en ville. »
    Alako désormais surnommée L’éclaireur ira en ville, réussira à tous ses examens. Mais quelque chose lui manquait… Quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    Le travail


    Pourquoi travaillons-nous ? Pour améliorer notre quotidien, pour donner le meilleur à nos proches, pour avoir un sentiment de sécurité. De plus en plus, la femme doit apporter un plus dans les finances du foyer. Et ceci n’est très souvent pas sans risque pour la progéniture.
    Chancelle, personnage principal et titre de la quatrième nouvelle de ce recueil, est orpheline. A sa naissance, elle est prise sous l’aile de sa tante, Tessana. Elle va grandir heureuse sous la surveillance de sa babysitter. Au fil des ans, sa tante voit son entreprise grandir, elle n’a plus de temps pour Chancelle, malgré tout l’amour qu’elle lui porte.
    Chancelle, même si très intelligente, va se transformer en un véritable monstre pour son entourage. Sa tante, femme très respectée dans le pays, est très souvent convoquée par l’administration de l’école au coût très cher de Chancelle.
    A force de multiplier les frasques, Tessana se prend à regretter d’avoir accueilli cette enfant qui ternit la notoriété de son nom. Les rapports entre elles vont se dégrader. Malgré les efforts de changement positif de Chancelle, rien n’y faisait. Mais était-elle la fautive ? Tessana souhaitait voir partir cette fille de chez elle, elle souhaitait qu’elle disparaisse de sa vie. Son souhait sera réalisé plus tôt qu’elle ne pouvait l’espérer. Mais comment ? La lecture du livre vous en dira plus.

    La technologie


    Faut-il encore démontrer les rouages de la technologie, notamment des téléphones portables dans notre environnement ? Nous savons combien elle a influencé et influence les relations amoureuses. Les réseaux sociaux et tout ce qu’ils comportent comme communication amoureuse très souvent approximative, sextapes, rencontres et coups de folle foudre et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de bénéfices mal digérés de cette modernité que l’auteure nomme ici pour la première fois à la page 97 qui marque le début de la nouvelle « La maladresse » : « l’appareil magique de 110 numéros ».
    Ashandy n’aurait jamais pu imaginer que cette boîte magique serait l’objet de son malheur. Elle, une jeune femme intelligente et posée ; elle qui savait si bien manier tout ce qu’elle touchait. Elle était la convoitise de deux jeunes hommes, tous aussi engagés qu’un jeune soldat. Elle avait l’embarras du choix, elle prenait si et là des conseils, pour pouvoir faire le meilleur choix. « Lequel détient donc la vérité ? » se demande-t-on à la page 111. Après plusieurs consultations auprès de Dieu et des marabouts, elle avait enfin la réponse. Elle allait éconduire un. C’était sans compter sur la volonté de sa boite magique. L’irréparable s’est produit. Mais quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’argent


    On a pour habitude de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Un nerf très solide en amour, parait-il. L’argent et l’amour sont tout simplement deux forces qui se croisent, s’entremêlent et se heurtent sans cesse. Mais si, en fin de compte, on trouve un équilibre entre les deux, on fait partie des rares chanceux.
    Qui aurait pu croire qu’un premier salaire, normalement source de joie et de bénédictions serait la source de la destruction de plusieurs personnes ?
    La nouvelle « Le premier salaire » expose la manipulation par la femme, la mesquinerie, l’infidélité, la double paternité, l’amour… Et tout ceci, sous la toute-puissance de l’argent. Ashanty se croyait maîtresse du jeu, mal lui en a pris, car dit-on, le mensonge a de courtes jambes, et surtout, les hommes sont allergiques à l’infidélité. Comme quoi, ils font à autrui ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fit. Mais qu’est-ce qui s’est réellement passé ? La lecture du livre vous en dira plus.




    J’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles de Rose Djoumessi. Et à la fin, j’ai eu la réponse à ma question exposée au début. Pourquoi Ce soir ? Parce que les grandes décisions dans chacune des nouvelles se prennent dans la nuit. Ne dit-on pas d’ailleurs que La nuit porte conseils ?
    Rose Djoumessi est une rêveuse pleine de sagesse. Malgré les maladresses, elle trouve toujours une parade pour que le méchant, si on peut le nommer ainsi, connaisse le revers de la médaille.
    Rose Djoumessi écrit comme elle parle. Naturellement. La lire donne cette impression de lecture à haute voix par l’auteure. Vous entendrez sa voix vous raconter les hauts, les bas, les sentiers qu’elle décrit et qui vous donne l’impression d’être un personnage premier. Elle est si naturelle que par sa voix, ses personnages, peu importe leur niveau social, tiennent le même niveau de langue.
    Lire ce recueil vous maintient sur une seule vague. Peu importe combien elle est houleuse, vous vivrez chacune des nouvelles avec la même intensité. Parce que Rose Djoumessi a une réelle identité littéraire. Et cette identité, elle l’expose encore en utilisant des noms de personnages propres à son aire natale. Et comme la littérature se veut universelle, elle a pris soin de proposer un glossaire.

    Ce livre vous intéresse ? Il coûte 3500 FCFA. Contactez ACOLITT à acolitterature@gmail.com

    Par Pauline ONGONO




  • Les 5 questions à… Ève GUERRA, écrivaine française

    Ève GUERRA grandit au Congo et le fuit pendant la guerre civile. Elle est à ce jour enseignante de français, de latin et de grec ancien. Elle est chroniqueuse pour le magazine Lire et auteure de deux livres : un recueil de poésie, Corps profonds ; et un roman, Rapatriement.



    Ève GUERRA, vous êtes le Goncourt du premier roman 2024. Notre équipe vous adresse ses chaleureuses félicitations. En tant qu’auteure, que signifie ce prix pour votre future bibliographie ?

    Le Prix Goncourt permet surtout aux jeunes auteurs de se faire connaître par un plus large public en France et à l’étranger. Je suis toujours étonnée de recevoir les mots des lecteurs qui se sont procuré le livre à Athènes, à Lisbonne ou Pennsylvanie. Surtout, ce prix m’a permis d’obtenir des traductions en Amérique latine et dans quelques pays d’Europe. C’était une belle opportunité.

    Rapatriement est votre premier roman, celui-là même qui fait de vous le Goncourt du premier roman, un livre sous fond d’autobiographie qui a paru chez Grasset. Que ressent la petite Eve Guerra d’hier, vu le chemin que trace ce roman ?


    Ce roman n’est pas une autobiographie. Il s’agit bel et bien d’une fiction inspirée de faits personnels, qui ont été pour beaucoup modifiés afin de servir l’intérêt de l’intrigue. Par ailleurs, Annabella est un personnage dont la personnalité, à la fois idéaliste et burlesque, est très éloignée de la mienne. Plus qu’un roman, c’est un travail sur la langue qui brouille les frontières entre prose et poésie, entre discours et fiction. La frontière entre narration (description des sentiments et des lieux) et propos rapportés (les dialogues) est volontairement confuse, pour nous plonger dans un perpétuel monologue intérieur.

    Rapatriement est-il un pont intimiste entre vos lecteurs et vous ?

    Proust écrit que les livres sont des instruments de la pensée. En cela, ils nous permettent de rendre intelligibles le monde en offrant des clés d’interprétation. J’ai écrit ce livre pour comprendre comment il était possible d’aimer un homme dont l’héritage est contestable, comment il était possible de lire des livres toute la journée et ne pas être touchée sensiblement par les œuvres littéraires que l’on lit, parce qu’on n’instrumentalise pas la littérature et que l’on ne cherche pas à avoir une connaissance intime et sensible des œuvres. Les œuvres littéraires ne sont pas des témoignages.

    Vous y mettez en exergue les relations enfants-parents, les guerres, l’expatriation, les secrets de famille, les difficultés de rapatriement des dépouilles – notamment celle du père de la narratrice… On y voit Lyon, le Cameroun, le Gabon et le Congo-Brazzaville. Vous y conduisez vos lecteurs, à la recherche des souvenirs de votre famille, de la vérité sur la mort du père de la narratrice. Quel a été votre procédé d’écriture ? Vos investigations sur le terrain pour écrire ce livre ?


    Je ne commence l’écriture d’un livre que si un problème fondamental se pose à ma conscience et à ma raison. Une fois que cette question revient, je lis des œuvres littéraires qui traitent de la question. L’écriture d’un livre naît d’une curiosité. Une fois que les premiers mots sont écrits, la suite de l’écriture est un mystère capricieux. Depuis quelque temps, je commence à apprendre la discipline et j’aime à me retrouver tous les matins devant mon manuscrit.

    Quelle leçon l’écriture de Rapatriement vous a-t-elle donnée ?

    L’écriture de Rapatriement m’a appris que le texte est souvent plus intelligent que celui qui l’écrit.

    BONUS : Après un recueil de poésie et un roman primé par l’Académie Goncourt, quels sont les cinq (05) conseils de Eve GUERRA aux jeunes auteurs en herbe ?


    – Je vous conseille de lire beaucoup (tous les auteurs, de tous les pays, de tous les siècles).
    – Je vous conseille de rester humbles, parce que l’écriture est une divinité capricieuse qui peut vous jouer des tours et reprendre toutes les grâces qu’elle vous a accordées.
    – Je vous conseille de toujours travailler.
    – Je vous conseille de rester curieux.
    – Je vous conseille de souvent douter, cela vous poussera à toujours donner le meilleur de vous-mêmes.

    Eve GUERRA, merci votre disponibilité.


    Je vous remercie pour l’intérêt porté à Rapatriement.

    Propos recueillis par

    Pauline ONGONO







  • BIOLITT : Christelle NOAH, éditrice et promotrice du prix littéraire OSÚ

    Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.

    Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.

    Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…

    Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.

    Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.

    Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.

    En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame.
    De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.

    Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »

    Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.

    Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.

    Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 :
    – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards
    – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS
    – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes

    Contacter ECLOSION ici ⤵️
     +237678704086 / +237698031502
     editioneclosion@gmail.com





  • BIOLITT : Carmen FIFAMÈ TOUDONOU, auteure et promotrice culturelle béninoise

    Carmen Fifamè Toudonou est titulaire d’un doctorat et d’un Diplôme d’études approfondies en sciences du langage et de la communication obtenus en 2023 et 2015. En 2012, elle soutient un Master of art en Communication option Journalisme et Médias à Madison International Research Learning Institute. En 2007, elle a soutenu une licence en journalisme à l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique de Cotonou. Également titulaire d’un diplôme de Technicien Supérieur en gestion des entreprises obtenu à l’Institut pour l’Enseignement du Développement de Porto-Novo, elle a effectué au préalable des études secondaires, ayant abouti à l’obtention en 1999 d’un Baccalauréat Série C.

    Elle est actuellement fonctionnaire internationale et elle travaille dans la communication. Elle a, avant cela, assumé plusieurs postes au Bénin : Directrice Adjointe de l’Institut parlementaire du Bénin, Point Focal Genre de l’Assemblée nationale, Chef service Télévision, Chef du projet de création de la télévision parlementaire et Chef Service Communication, toujours à l’Assemblée nationale du Bénin. Ancienne journaliste à la radio nationale du Bénin, présentatrice du journal télévisé à l’ORTB, animatrice des émissions télévisées Fiesta et Waadjo, elle a dirigé entre autres l’antenne régionale de l’ORTB à Porto-Novo.

    Carmen TOUDONOU est autrice de sept articles scientifiques et de onze ouvrages édités dans différents genres littéraires. Elle a coordonné d’importants ouvrages collectifs dont deux recueils collectifs de femmes du monde.

    En dehors de la littérature, elle se passionne pour le cinéma (elle a réalisé un court métrage et en a écrit deux autres). Point focal Bénin et membre du bureau exécutif de la West African Action Network against Small Arms, elle est membre de la commission permanente « Communication, art et culture » de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin.

    Carmen Fifamè Toudonou a créé et dirige depuis 2006 les éditions Vénus d’Ébène à Cotonou. Elle organise depuis 2016 un concours destiné à encourager les jeunes filles à lire et écrire en Afrique, qui s’intitule Miss Littérature. Elle anime le Blog « lebloglitterairedecarmen » sur WordPress.




  • BIOLITT : Sadrack ESSOMO, promoteur culturel camerounais

    ESSOMO Sadrack est un acteur de cinéma, président fondateur et directeur artistique de la Compagnie De Théâtre RETRO, chargé de développement de projets (artistiques, culturels, sportifs, événementiel) à ADAPTATION AGENCY, event planer et auteur en herbe.

    Il a travaillé dans plusieurs festivals en tant que directeur artistique, chargé de la logistique : Festival corps é gestes, Festival du Mbôl, Festival RIFIC, REPACI du 237, La Rencontre, etc.

    Dans le domaine du cinéma, il intervient en tant qu’acteur dans des projets tels : Disappeared de ROMARIO TCHOUPOU, Ma face cachée de DENEUVE DJOBONG, Ewusu de FRANÇOISE ELLONG, Lost de CHRISTIAN ZILY (en post production), Malgré tout de ENAH JOHNSCOOT (en post production), et bien d’autres. 

    ESSOMO Sadrack est également un amoureux des mots. Ses genres littéraires préférés sont les romans, les pièces de théâtre et les livres pour enfants. Il aime particulièrement les livres de jeunesse parce qu’à travers ces ouvrages, il est possible d’inculquer aux enfants de bonnes idéologies. Il a un album de six textes jeunesse (UM NYOBE, BÉBÉ MANGA, THOMAS SANKARA, VODOUN, HERMINE YOLLO, LE MINTUMBA) qui ne sont pas encore edités. Soucieux de la place qu’occupe la littérature dans la société, il aimerait ainsi contribuer à son essor.






  • BIOLITT : Aristide AYOLO, promoteur littéraire camerounais

    Aristide Ayolo, également connu sous le nom d’Écrivainocturne, est un écrivain et entrepreneur du Cameroun. Né le 18 mai 1998 à Mbandjock, dans la Haute Sanaga, il a commencé son parcours académique à l’école publique, poursuivant ses études primaires avant d’intégrer le collège catholique Monseigneur Jean Joie pour son Brevet de Fin d’Études Primaires (BPC) suivi de son Collège Bilingue de Bango pour son Probatoire et son Baccalauréat.

    En 2016, alors qu’il était en terminale, Aristide a publié deux livres : « Un amour de jeunesse », un recueil de poèmes, et « Noir comme Laura », démontrant ainsi son talent littéraire précoce. Après l’obtention de son baccalauréat en 2017, il s’est inscrit en Lettres Bilingues avant de se consacrer pleinement à l’écriture et à la promotion de la culture littéraire.

    Aristide s’est rapidement impliqué dans le monde de l’édition en fondant les Éditions Afribook, une maison d’édition spécialisée dans les livres scientifiques et ceux liés au développement personnel, à la santé et à la recherche. Il a également créé Ô-Livre, un magazine littéraire, ainsi qu’une agence de communication et de distribution digitale.

    En parallèle, Aristide s’est engagé dans des projets innovants, tels que Lissongo Corporated SARL, une entreprise axée sur une bibliothèque numérique participative. Malgré des défis personnels, il a continué à travailler sur des initiatives novatrices, telles qu’une future application de lecture de livres audio.
    En tant qu’ambassadeur de la Banque Mondiale via le programme Youth Voices Cameroon et membre de l’association des personnes atteintes de Myasthénie au Cameroun, Aristide s’est distingué par son engagement social et son implication dans la promotion de la lecture. Enrichi par une formation en artisanat numérique et en conception de robots, ainsi que par plusieurs certifications en communication digitale et marketing, il continue de se perfectionner en tant qu’autodidacte passionné.

    Actuellement étudiant en communication des organisations à l’Institut Supérieur de Traduction, Interprétariat et Communication (ISTIC), Aristide Ayolo incarne la créativité, l’innovation et l’engagement communautaire dans le paysage culturel du Cameroun.






  • BIOLITT : L’orchidée MOULENGUI, blogueuse littéraire gabonaise

    L’orchidée MOULENGUI est une lectrice gabonaise très engagée. Sa passion pour la lecture l’a conduite à explorer divers genres littéraires. Ce zèle pour la lecture et l’écriture est devenu le fil conducteur de sa vie, la propulsant sur la scène littéraire en tant que lectrice engagée, promotrice et chroniqueuse littéraire. Elle est membre de l’association La lecture JE contribue (Cameroun) et du Club Lyre (Gabon).

    Passionnée par la découverte de nouveaux talents littéraires, elle organise des événements, des clubs de lecture et des émissions littéraires pour encourager les auteurs et les lecteurs à s’engager avec la littérature de manière significative.
    Sa vision dynamique de la littérature en tant que force unificatrice l’a amenée à promouvoir un large éventail de voix littéraires, à travers sa librairie virtuelle, La Librairie du Mapane.

    Elle a lancé son propre blog Mon univers livresque, offrant aux lecteurs des analyses des dernières parutions, ainsi que des recommandations de lectures variées. Sur sa chaîne YouTube (Mon univers livresque), vous aurez le plaisir de déguster son émission littéraire « Portrait livresque »

    Elle a participé à l’écriture de trois recueils de nouvelles : « Boupendza n’était pas hors-jeu » (Symphonia 2022) ; « Chroniques du Gabon » (Sépia 2022) ; « Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles » (Parangon Éditions, 2023)

    DISTINCTIONS :

    ✓ Prix d’encouragement littéraire en 2024 au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon.

    ✓ Femme blogueuse de l’année aux Digiewomen_Awards 2024


  • BIOLITT : Fatoumata CISSE, blogueuse littéraire et créatrice de web émission littéraire

    Fatoumata CISSE est blogueuse littéraire et créatrice de l’émission littéraire Afro « La Biblio de Fatim » disponible sur YouTube, Instagram et Tik Tok.

    Elle s’engage sur cette voie en janvier 2023. Elle commence par la recommandation littéraire : elle lisait des œuvres d’auteurs/autrices afro et faisait des vidéos dans lesquelles elle partageait ses expériences de lecture.

    Parallèlement, elle fait des « Directs Instagram » avec les auteurs/autrices qui le désirent, histoire qu’ils viennent parler d’eux et de leurs écrits pendant quelques minutes et également répondre aux questions du public.

    Par ailleurs, sa dernière concrétisation, toujours dans ce but de valorisation de la littérature africaine ainsi que de ces écrivains/écrivaines, a été le lancement d’une émission littéraire africaine sur YouTube. C’est une émission qui a pour objectif de donner un espace privilégié d’échange aux auteurs/autrices et tout autre acteur/actrice littéraire Afro afin qu’ils aient la latitude de partager leur passion, leurs projets, leurs visions et bien plus encore. L’émission est ouverte à tous ceux et toutes celles qui écrivent des livrent et qui sont issus du continent ou en sont descendants ; sans oublier les maisons éditions ou librairies Afro-centrées.

    En outre, de toutes ces activités, il lui arrive de couvrir des événements littéraires Afro qui mettent en lumière les talents et la culture du continent.

    La Biblio de Fatim, avant d’être une page ou encore une émission, c’est un engagement qu’elle a choisi de porter vis-à-vis de cet art que les écrivains et écrivaines du continent font briller chacun et chacune avec sa plume.