Fondatrice du Centre Juniors qui regroupe une crèche, une bibliothèque et propose plusieurs activités ludiques.
Présidente fondatrice de l’association Light Up œuvrant dans la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation de handicap et de leurs familles.
Coach parental dans l’accompagnement des familles vers une Parentalité Positive et Épanouie (PPE).
Prince Arnie MATOKO est né à Pointe-Noire, le 05 juin 1982, d’un père congolais et d’une mère congolaise d’origine angolaise. Orphelin très tôt de père, il fait son cycle primaire et secondaire dans sa ville natale. Après l’obtention, en 2005, de son Baccalauréat série A4 Lettres, il s’inscrit à Brazzaville, la même année, à la Faculté de droit de l’université Marien-Ngouabi. Titulaire en 2009 d’un Master en droit public en Etudes Internationales et communautaires, il est sélectionné la même année Major par le CICR Congo, parmi quatre lauréats, pour représenter son pays à Niamey, à la troisième édition du Concours régional francophone de plaidoirie sur le Droit International Humanitaire. En 2011, il réussit, en tant que Major de la promotion, au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), filière magistrature.
Depuis 2014, il exerce ses fonctions de magistrat. Père de trois enfants, il est juriste de formation, magistrat, Procureur de la République près le Tribunal Administratif de Brazzaville, Enseignant à l’Université Marien Ngouabi (Faculté de droit), à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, à l’Université Henri Lopes, et dans d’autres Instituts privés d’enseignement supérieur.
Passionné de littérature depuis les bancs du collège, il est l’auteur d’une production importante. Il est poète, moraliste, nouvelliste et romancier. Son œuvre est très souvent saluée par la critique.
Depuis 2016, Prince Arnie MATOKO se consacre à la littérature. Il écrit des livres et participe à plusieurs anthologies de littérature. Il est actif dans plusieurs festivals littéraires tant sur le plan national qu’international. Il est lauréat de plusieurs prix et distinctions littéraires. Selon Noël Kodia-Ramata, écrivain et critique littéraire, Prince Arnie Matoko est : « l’un des grands noms de la nouvelle génération des écrivains congolais ».
PRIX ET DISTINCTIONS
Prix MONGO BETI, décerné pour l’ensemble de son œuvre, par l’Association des Jeunes Écrivains et Artistes du Congo, 2018.
Prix Mila du livre francophone, mention spéciale 2022, décerné par le MILA pour son livre intitulé « Entre les lignes du silence ».
Prix Tchicaya U’Tamsi de l’espoir poétique, décerné par l’Association internationale TCHICAYA UTAMSI, 2023.
Médaille d’honneur du Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.
Médaille d’honneur du Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.
Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie décernée par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, 2019.
Grand Prix SIILY, décerné par l’Association des Professionnels de l’Industrie du Livre, pour son dévouement au livre dans plusieurs pays, 2024
Grand prix international Johannh Brand, 2024 ;
Prix de l’Ambassadeur des Éditions Renaissance Africaine, pour son dévouement, son savoir-faire et surtout pour son rayonnement sur la scène littéraire, Brazzaville, 2024 ;
Prix Mila d’honneur 2024, décerné par le MILA, au Grand-Bassam, 2024.
Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie, décerné par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, Paris, 2019.
Grand Prix PlumArt-Z Est 2024, décerné par les Editions PlumArt-Z pour l’ensemble de son œuvre et pour la reconnaissance de son influence dans la littérature congolaise d’expression française, Brazzaville, 2024.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
– POÉSIE
Mélodie des larmes, Chapitre.com, Paris, 2016.
Sous les ailes de l’aurore, Les Éditions du Net, Paris, 2016.
L’enfant de l’or noir et du sel, Edilivre, Paris, 2016.
Lettres de sang, Renaissance Africaine, Paris, 2018.
Entre les lignes du silence, Le Lys Bleu, Paris, 2020.
Et si je t’aime, Renaissance Africaine, Paris, 2023.
Entre les lignes du silence (réédition), Saint Graal, Abidjan, 2024.
– NOUVELLES
Un voyage à New-York, L’Harmattan Congo, 2016.
La colère du fleuve, Renaissance africaine, Paris, 2018.
– MAXIME
Ces fruits de mon jardin intérieur, Edilivre, Paris, 2016.
– ROMAN
Le livre de ma grand-mère, Renaissance Africaine, Paris, 2023.
Participation aux anthologies
Anthologie des Nouvelles Africaines, Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles, Collectif, Parangon Editions, Abomey-Calavi, 2023.
La Poésie congolaise en mouvement, analyse de 20 auteurs, de Noël Kodia-Ramata, Cécile Langlois, Paris, 2022.
Anthologie de la poésie sénégalaise-congolaise, 2020.
Plumes fécondes, la beauté de la littérature congolaise et dailleurs, d’Aubin BANZOUZI, 2019.
Elégies pour le Prince de MBeti, hommage à Ernest Bopoma, de Jessy Loemba, 2019.
Anthologie analytique de la nouvelle génération des écrivains congolais de Noel Kodia-Ramata, 2018.
PARTICIPATION À DIFFÉRENTS FESTIVALS ET SALONS DU LIVRE
Journées du Livre organisées par la Grande Bibliothèque Universitaire de l’Université Marien Ngouabi, 2024.
Salon International des Industries du Livre de Yaoundé, Yaoundé, 2024.
Journées portes ouvertes organisées par les Editions Harmattan-Congo à l’honneur de l’Ecrivain Prince Arnie MATOKO, 2023.
Festival International des Fous du livre, Yaoundé, 2023.
Salon du Livre Africain de Paris, Paris, 2023.
Festival International du livre et des arts assimilés du béninois (FILAB), Cotonou, 2023.
Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.
Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.
Forum des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY), Yaoundé, 2022.
Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO), salon en ligne organisé par l’association littéraire camerounaise ACOLITT, 2024
Participation aux différents jurys de prix littéraires
Membre du jury du Grand Prix littéraire de la jeunesse décerné par l’Harmattan-Congo, République du Congo, 2024.
Président du jury du Prix Francis Bebey décerné par le Festival International des Fous du livre, Yaoundé, Cameroun, 2023.
S’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.
Bonjour, Nincemon FALLE et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes, depuis le 20 février 2024, le Prix Voix D’Afriques, ce prix promu par RFI et Les Editions JC Lattès en partenariat avec La Cité Internationale des Arts à Paris. Ces soleils ardents est votre roman qui vous a valu ce sacre. Vous êtes un Ivoirien de 22 ans, vous vivez à Yopougon et vous êtes Graphic designer. Vous êtes passionné de bandes dessinées, mais vous avez choisi la fiction pour vous exprimer.
Nincemon Fallé, qu’est-ce que cela fait d’être le Prix Voix d’Afriques 2024 par le roman ?
Vous imaginez bien que je suis très heureux et fier de recevoir ce prix, qui représente à la fois un billet d’entrée non négligeable dans la sphère littéraire et un premier gage de légitimité. C’est tout simplement un rêve éveillé. Je regarde tout cela d’un œil amusé et avec une certaine distance, comme si je ne réalisais pas encore complètement qu’il s’agit bien de moi.
« Ces soleils ardents » met en exergue l’amitié entre deux Ivoiriens, leurs attentes… Nincemon Fallé, racontez-nous les contours de « Ces soleils ardents ».
Ce roman est d’abord une conversation que j’ai initiée avec moi-même, confrontant à la fois mes plus grandes insécurités et celles que j’observais chez les jeunes de ma génération. J’avais le sentiment qu’ici on ne parlait pas réellement de ce moment de flou, cette ligne trouble entre l’enfant et l’adulte. C’est devenu une sorte d’obsession de créer des personnages qui surmontent cette période d’incertitude et se construisent en tant qu’adultes, sans trahir leurs rêves. Iro et Thierry sont les deux faces d’une même pièce, et cette amitié parfois difficile est aussi ce qui les aide à avancer, car justement ils se renvoient leurs propres expériences comme des miroirs.
Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez ?
J’en ai tellement, un peu comme tout écrivain, je pense. Je peux citer le fait que je trouve toujours le titre du livre avant même d’avoir réellement l’histoire. Je n’écris jamais sans avoir quelque chose de sucré et de doux à côté, un petit gâteau, un jus de fruits. Je lis aussi beaucoup quand j’écris, car cela fait du bien de sortir de ses propres mots pour se plonger dans ceux d’un autre auteur ou autrice.
Comment décrivez-vous la littérature en Côte d’Ivoire ?
Florissante. Pendant longtemps, je n’ai lu que des livres ivoiriens avant de m’ouvrir radicalement à la littérature étrangère. Après, rien n’est parfait. Le milieu de l’édition se développe lentement, peut-être trop lentement. Le public ne suit pas forcément, car on associe encore trop la littérature à l’école, à une corvée. Je dirais que s’il y a bien une chose qui manque à la littérature ivoirienne, c’est le marketing.
Lisez-vous les jeunes auteurs d’autres pays d’Afrique ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?
Beaucoup d’auteurs du côté du Nigeria. Le plus récent que j’ai lu, c’est Chigozie Obioma. Son premier roman, « Les Pécheurs », m’a bouleversé comme rarement un livre ne m’a bouleversé.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et aux auteurs en herbe ?
Lisez beaucoup. Notez toujours vos idées, la moindre étincelle d’intrigue peut donner lieu à de grandes histoires. Ne sacrifiez jamais l’écriture pour rien au monde. Certains écrivains aiment planifier tout dans le détail, et d’autres se laissent porter par leurs personnages, mais quelle que soit la catégorie dans laquelle vous vous trouvez, il est important d’apprendre les bases de l’écriture, et pour ça, Google est votre meilleur ami.
Quelles sont vos attentes en tant que Prix Voix d’Afrique ?
C’est le début d’une grande aventure, je l’espère. Comme j’espère que les lecteurs se reconnaîtront en mes personnages.
Votre dernier mot pour le jury du Prix Voix d’Afrique 2024, pour les promoteurs et les acteurs du livre en général ?
Merci de m’avoir lu. Merci de donner la chance à de nouvelles voix d’éclore et de continuer de croire en la littérature africaine. Ce n’est que le premier roman.
Karolyn KOUAKAP est éprise de mots depuis le Lycée. Elle fait ses premiers pas au sein du Club poésie du Lycée de Mballa 2 à Yaoundé, où elle remporte des prix scolaires (2006/2007).
En 2015, elle publie son premier recueil de poèmes, « Cogito ». Elle est coautrice de plusieurs anthologies dont « Ce soir quand tu verras Patrice », sous la direction de Josué GUEBO et « La chaleur des mots », sous la direction d’André NGOAH.
En 2018, elle fait la rencontre de Lydol, la célèbre slameuse, et participe à plusieurs ateliers et spectacles.
Karolyn KOUAKAP est membre du collectif 237 paroles. Demi-finaliste au Concours National de Slam Poésie (2020), elle organise depuis lors divers spectacles de slam, participe à des festivals (Festival International Slameroun, Festival PluriElles, Festival International du Livre Gabonais et des Arts, etc.) et anime des ateliers sur la poésie et le slam.
En 2022, elle prend part à une Masterclass d’écriture à Suza avec le Capitaine Alexandre, Hemley Boum, Anne Sophie Stefanini…
En 2023, elle publie « Celle qui vient de mars » dans Mozaïk 9, International magazine of the Indian Ocean ;
et son second recueil de poèmes D’amour et d’espoir, aux éditions Lupeppo à Yaoundé.
Karolyn KOUAKAP est une guerrière des mots, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots pour mots. Elle tient les rênes du Cercle Littéraire des Jeunes du Cameroun (CLIJEC) depuis 2023.
J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.
Bonjour, BEYROUK et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes, depuis le 29 février 2024, le Prix LES AFRIQUES 2023, ce prix promu par l’association littéraire La CENE Littéraire. « Saara » qui a paru en 2022 chez Elyzad est votre roman qui vous a propulsé vers ce sacre. Vous avez sept autres romans dont le premier, Et le ciel a oublié de pleuvoir, a paru en 2006 chez Dapper.
BEYROUK, qu’est-ce que ça fait d’être Le Prix LES AFRIQUES 2023 ?
Je l’ai très bien reçu, bien sûr. Certes les prix ne sont pas toujours marques de l’excellence, et on voit de grands ecrivains dépourvus de toute distinction, mais il reste qu’ils offrent toujours une certaine jouissance, égocentrique, peut-être. Cela dit, j’ai déjà reçu plusieurs prix littéraires.
Dans « Saara », vous dénoncer des inégalités en mettant en exergue la méditation, l’apport de chaque lecteur. On voit bien qu’ici, le lecteur ne subit pas vos écrits, vous écrivez en quelque sorte un livre participatif. Que signifie « Saara » pour vous et comment arrive-t-on à transcender le côté un peu égoïste de l’écrivain ?
Je ne sais si mon roman est « participatif » et je ne peux prétendre ne pas rester toujours un peu « égoïste » comme le sont toujours au fond un peu tous les ecrivains. En vérité, je m’écris, et en m’écrivant, je m’interroge et interroge donc les autres. Pour la signification de Saara, il s’agit d’un prénom, Sara ou Sarah, mais nous le prononons ici avec un fort accent sur le « a ». Sara fait penser aussi à « Sahara », cet endroit qui m’habite.
Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez vos romans ?
J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.
Comment décrivez-vous la littérature en Mauritanie ?
La littérature mauritanienne est diverse et multilingue. La majorité de nos écrivains sont arabophones, et sur ce plan, nous possédons de très bons poètes qui se sont illustrés sur la scène littéraire arabe, comme Ahmadou Abdelkader, Abu Cheja ou Mohamed ould Taleb . En Français, nous avons des auteurs comme Idoumou, Moussa Diagana, Moussa ould Ebnou ou Mariem Darwich qui sont excellents. Je n’oublie pas la poésie traditionnelle, qui mérite tous les respects.
Lisez-vous les jeunes auteurs africains ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?
Peut-être que je ne lis pas assez de jeunes auteurs africains… Merci de m’avoir secoué à cet égard. Mais à ce titre, je dirais que j’adore l’écriture de Mbougar Sarr qu’on ne présente plus et de Khalil DIALLO, tous deux Sénégalais. Mais ce n’est pas à cause du voisinage que je dis cela, pas du tout. Pour l’avenir, je ferai un effort pour découvrir plus de jeunes talents africains, je vous assure.
Quels conseils donnez-vous aux auteurs qui débutent leur carrière ?
Pour les auteurs débutants, je conseillerais d’abord de regarder autour d’eux, d’écrire leur monde, ce qu’il a été, ce qu’il est, ce qu’il devrait être ; de ne point singer les « grands écrivains » ; de lire beaucoup mais d’oublier l’écriture des autres ; de se forger une personnalité littéraire, sans fausse affectation.
Votre mot de fin pour le jury du prix les Afriques 2023, pour la CENE Littéraire et les acteurs du livre en général ?
Je ne saurais que féliciter les prestigieux membres du jury qui m’ont choisi parmi tant de talents qui auraient été pour la plupart d’excellents choix. Je félicite la CENE littéraire pour le travail immense et généreux qu’elle mène en faveur de la littérature. Je pense que les acteurs du Livre en Afrique portent sur leurs dos un immense fardeau, celui de l’avenir de nos cultures, un avenir primordial pour notre développement et l’épanouissement de nos peuples. Ils se doivent de mener beaucoup plus d’efforts.
Nous vous remercions pour votre participation. Vivement les échanges littéraires autour de Saara.
L’édition au Cameroun soufre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.
Pierre Sonore DJIOGUE, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.
Je suis Pierre Sonore DJIOGUE, né DJIOGUE TAZUFOUO Pierre Sonore, jeune camerounais originaire de Batcham dans les Bamboutos. Je suis enseignant des lettres et chercheur en Analyse du Discours à l’Université de Douala. Mon amour pour la littérature en général et l’écriture en particulier s’est développé dans l’exercice de la profession, grâce à l’analyse des textes que j’étais appelé à enseigner aux apprenants. J’aime tout ce qui est créativité, innovation. J’aime impacter positivement mon milieu. Pour le moment, l’enseignement et la recherche sont ce qui occupe le plus mon quotidien. Mais par passion, je trouve un peu de temps pour écrire.
« Les civilisés » et « Une vie, un destin » sont vos premiers romans. Ils ont paru aux Editions de midi au Cameroun. Quelle est votre expérience de l’édition au Cameroun ?
Je parlerai d’une expérience mitigée, pour ne pas dire mauvaise. J’entre dans la scène littéraire en 2020 avec deux romans à compte d’éditeur. Malheureusement, que ce soit dans mon cas ou celui des confrères publiés par d’autres éditeurs, les écrivains ne sont pas assez accompagnés par la majorité des éditeurs.
De même, je pense humblement que le secteur de l’édition doit être restructuré pour répondre aux normes internationales en termes de qualité du produit, de traçabilité dans l’écoulement des livres et de droits d’auteur, pour ne citer que ceci. L’éditeur reste le seul à pouvoir déclarer les ventes. Et même pour celles déclarées, les droits d’auteur ne sont pas toujours une garantie. L’édition au Cameroun souffre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.
Votre nouveau roman, « Les hommes maudits », est sur la scène littéraire depuis quelques mois. Pierre Sonore DJIOGUE, « Les hommes maudits », de quoi s’agit-il ?
Les hommes maudits est un roman inspiré des situations variées de femmes maltraitées dans leurs foyers, malgré leurs efforts à conserver la stabilité et le développement du couple. Il peint la condition de la femme camerounaise, mais surtout de la femme en général. C’est un voyage au cœur des émotions et des sensations de ces femmes violentées, muselées, martyrisées, exploitées avec la complicité de la belle-famille, mais qui supportent par amour pour les enfants.
Il veut nourrir chez elles de l’audace, l’esprit d’éveil, mais surtout, il veut que leurs voix portent, s’élèvent contre ces violations dont elles sont victimes au quotidien mais n’en parlent pas. Le roman fait également une incursion dans le monde de la prostitution/infidélité pour explorer ses différentes formes et ses conséquences sur la vie conjugale. L’avenir des enfants nés de tels foyers est aussi au centre des récits dans cet ouvrage.
Avez-vous des manies à respecter absolument lorsque vous écrivez vos romans ? Quel est le procédé d’écriture adopté pour les trois ?
Tout commence chez moi par l’observation, une observation critique puisque la société est ce qui m’inspire le plus. Une fois qu’une situation m’inspire, je définis la finalité de ma production. En troisième lieu, je récence l’essentiel des idées et des scènes à développer pour atteindre mon objectif, puis, je les organise selon un plan détaillé en fonction de la cohérence que je veux donner au texte. Viens enfin le moment de la rédaction qui ne sera que le développement des idées. Notons qu’il arrive des moments où il est important de faire des recherches sur une question pour mieux l’élaborer.
En tant qu’auteur, que pensez-vous de l’espace littéraire camerounais ?
L’espace littéraire camerounais est un immense champ fertile plein de génies de la plume. Je me reserve de citer ces grands noms que tout le monde connaît, qui ont glané des prix à l’international ; ces grands noms qui font leurs preuves même sans prix, puisque tout le monde ne peut pas être lauréat. C’est la preuve qu’il y a de l’espace pour la littérature camerounaise sur le plan africain et même mondial. Cependant, il reste des choses à améliorer en terme d’édition pour que les auteurs vivent de leur plume ; en terme de formation, pour davantage avoir des textes finis et compétitifs ; en terme de communication, pour intéresser les lecteurs.
Avec quel acteur du livre, peu importe la nationalité, aimeriez-vous passer une journée à parler de littérature ?
Question difficile à répondre spontanément. J’apprécie la simplicité et la clarté narratologiques de Djaili Amadou Amal, j’ai découvert une stratégie narrative impressionnante à travers le dialogue chez Marc Levy, mais la grande connaissance et la pertinence de Ray Ndebi me charment encore. J’aimerais profiter de ses talents de pédagogue qui rend l’écriture évidente. J’aimerais profiter davantage de sa grande maîtrise et de sa vaste connaissance non seulement en écriture mais en littérature dans tous ses sens.
Votre mot de fin ?
Merci à ACOLITT pour l’opportunité offerte de m’exprimer à sa communauté. Les critiques constructives sur mes textes me permettront de m’améliorer et d’offrir le meilleur.
L’auteure gabonaise NSA ASSEKO Armelle est diplômée d’une Licence professionnelle en Banque-Assurance au CREFDES de l’ Université Cheikh Anta DIOP de Dakar et d’un master en Qualité- Sécurité- Environnement de l’ Institut Africain de Management ( IAM) Dakar.
Elle débute sa carrière dans le secteur privé en 2015. Actuellement et ce depuis trois ans, elle est Chef de Division Suivi et Évaluation à l’Inspection Générale des Services de Santé du Gabon.
SES PROJETS LITTÉRAIRES
Armelle NSA ASSEKO aime écrire. En plus de sa bibliographie, elle tient une page dans laquelle elle livre des chroniques littéraires, La plume d’ANA. En 2019, sa nouvelle « Mbeng » remporte le prix coup de cœur du jury à la 12e édition du concours Bicig Amie Des arts. En 2020, la même nouvelle est retravaillée et devient le roman qui portera le même titre et qui sera édité chez Edilivre.
En 2021 parait son deuxième roman, « Sombre espoir », aux Editions SEGUIMA. Ce dernier a été promu localement via diverses émissions, comme « Le livre de l’auteur » sur Gabon Culture, animée alors par Mme Marina BOUASSA, à la rentrée littéraire 2022 de l’Institut Français de Libreville… Tout cela sous la supervision des Éditions SEGUIMA.
Sur le plan international, Armelle NSA ASSEKO a collaboré plusieurs fois avec ACOLITT dont « Madame Pauline ONGONO et Monsieur Ray NDEBI sont vraiment très dynamiques et font bouger les choses au niveau du Cameroun et dans d’autres pays africains… »
En 2024, sa nouvelle, « Afane » ( la forêt), a été retenue pour figurer dans l’anthologie africaine qui sera publiée dans un futur proche par les Editions SEGUIMA du Sénégal.
En mars 2024, paraît Les contes d’ANA aux Éditions SEGUIMA, un recueil de contes qui contribue à la transmission de la culture fang.
La particularité des écrits de Armelle NSA ASSEKO repose sur l’emploi du français et de la langue maternelle (le fang du Gabon). Elle valorise beaucoup son appartenance culturelle.
I. De l’écrivain à l’écrivaintologue : des éléments d’un manifeste littéraire
L’écrivaintologie s’évertue à se faire cerner à travers l’univers riche des approches de la littérature. Elle se positionne comme une étude qui pose le problème du paradoxe de la production textuelle et se définit comme une approche conceptuelle de la dis-parution de l’écrivain, autrement dit du questionnement de son effacement dans son essence créative. Science ou art de l’écriture – du point de vue littéraire et linguistique, dans un esprit proche de l’analyse du discours littéraire –, elle est une démarche qui pose la question de la fin de l’écrivain, ou tout au moins de son gommage dans le texte, et partant dans le champ social à travers son statut du faiseur d’œuvres de fiction et sa fonction sociale, voire sa créativité qui ne devient une création qu’avec le concours du personnage (qui est l’objet principal de l’analyse critique du texte) et de la réception (qui est l’instance susceptible de faire et/ou de défaire l’auteur). Quant à l’écrivaintologue, il désigne toute personne (scientifique ou pas) qui étudie ou applique la théorie écrivaintologique (il est donc un critique littéraire qu’on peut également qualifier d’écrivaintologiste). En outre, il peut s’agir d’un auteur (écrivain-tologue) qui inscrit ses problématiques d’écriture (de fiction ou de réflexions) dans la perspective de l’écrivaintologie (considérée, dans ce cas, comme un mouvement littéraire ou tout simplement un art d’écrire).
L’écrivaintologie peut avoir sa place dans plusieurs domaines scientifiques, notamment dans les champs des sciences sociales et humaines. C’est le cas des sciences littéraires elles-mêmes. En posant la problématique de la dis-parution, l’écrivaintologie étudie l’écriture comme des traces dans le temps et dans l’espace. Par exemple, seul dans sa chambre, l’écrivain qui lit les phrases de son manuscrit pour en jauger la résonnance, ou l’enseignant qui raconte des romans à ses apprenants, bref toute personne qui oralise l’écrit dans un dessein littéraire, est peut être considérée comme un oravain. Ainsi, l’oravaintologie peut s’étendre à l’étude de la littérature audiovisuelle, à la traduction automatique, à la lecture automatique des textes numériques qui annoncent un futur « holocauste littéraire ». Au fond, de plus en plus, le monde de l’écriture s’oralise et se vocalise. Il s’agit d’un retour aux sources. Une grande partie des sociétés africaines n’avaient pas d’écriture, car elles étaient monolingues. En effet, l’écriture nait et se développe dans une aire linguistique plurilingue. Elle sert plus à la traduction qu’à la transmission des connaissances. L’écriture n’est qu’un support informatif, c’est l’oralité qui est le socle du savoir.
Dans la perspective narratologique, par exemple, la création fictive des dialogues des personnes ou des personnages disparus pour expliquer le passé, ou pour donner des points de vue prospectifs sur l’actualité ou le futur, notamment au moyen de nouvelles technologies, peut faire (re)naitre le personnage fictif, romancé, réinventé. C’est le cas de l’auteur Giuliano Da Empoli dans Le Mage du Kremlin. Il est bien de noter l’émergence de la « littérature de la rumeur » qui substitue le vrai par le vraisemblable. Bien souvent, il y a transposition du réel dans l’univers fictionnel. Parfois, d’un point de vue du droit, les plaintes contre les auteurs ou les soupçons sur la disparition d’un écrivain (comme Pablo Neruda) font du personnage d’écrivain une personne juridique.
En plus de la géographie ou de la géologie imaginaires des mondes disparus et engloutis, l’étude des textes et des écrits, où des récits comme des contes ou des fables racontent les histoires des ogres et autres monstres (présentés généralement comme imaginaires et fictifs), peut faire appel à la biologie de la résurrection (qui s’intéresse à la dé-extinction) pour mieux prendre les œuvres littéraires comme des fossiles préhistoriques.
Il y a quelque chose de « sacré » chez l’écrivain avec son paradoxe d’absence et d’omniscience. La célébrité posthume de l’écrivain ou la construction de son image de marque se profilent autour des visées économiques du marketing. Dans un presque sens théologique, on rapporte que certains vers de Victor Hugo sont pris pour des versets et que les trouvailles des traces d’Antoine de Saint-Exupéry sont en quelque sorte des reliques. On peut également évoquer le cas de la panthéonisation des écrivains illustres « immortalisés ». D’un point de vue sociologique ou anthropologique, il est nécessaire de se pencher également sur les questions des croyances non basées sur l’écriture, ou sur les textes ésotériques d’initiation dans les rites africains. Fait réel ou imaginaire, l’absurde phénomène de l’écrivain réincarné, qui fait de l’inspiration une métempsychose, permet la « résurrection » d’un auteur dans un autre. Par ailleurs, la question des inspirateurs ou des précurseurs comme les préromantiques peut aider à éclairer des zones d’ombre. A cet effet, est illustratif l’exemple de la martiniquaise Paulette Nardal qui est le précurseur du mouvement de la Négritude de Césaire, de Senghor et de Damas, en créant dans les années 30, à Paris, La revue du monde noir.
Le récit pariétal contenu dans l’art rupestre est un patrimoine qui traduit des sociétés disparues. Il revêt un grand intérêt historique, archéologique, paléontologique ou philologique. Des textes anonymes ou écrits par des pseudonymes ou dans des langues mortes peuvent être d’une importance capitale. A l’inverse, la technologie de la fictionnalisation (à l’image des romans-fiction de Jules Verne) apporte son concours en étudiant des passages illisibles ou détériorés par l’usure du temps. Certains anciens manuscrits font l’objet de l’exégèse et de la linguistique, en plus de l’étude des langues mortes. Dans les domaines des sciences du langage, l’écrivaintologie s’inscrit dans le champ de l’analyse du discours, mais aussi de la stylistique, de la rhétorique. Elle porte un intérêt linguistique de la transcatégorisation grammaticale comme « pantalon », « polichinelle », « tartuffe », « dulcinée», « pimbêche ». En outre, on note que « rocambolesque » vient de Rocambole, « gargantuesque » de Gargantua, ou « ubuesque » d’Ubu. Les mathématiques peuvent démontrer des problèmes écrivaintologiques. Aussi, le plagiat (ou encore : la fausse citation, les mots abusivement attribués à un auteur, les extraits subversifs ou parodiques, l’invention d’un auteur inexistant) peut s’expliquer avec l’équation : + 1+ – 1 = 0, autrement les deux auteurs s’annulent. L’équation des textes oraux peut être : X x 0 = 0, autrement, un texte appartenant à la communauté n’est pas la propriété du griot. On peut se pencher sur la vive polémique du prix Goncourt de 1919 qu’a remporté le roman de A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust avec 6 point sur 4 contre Roland Dorgelès, auteur de Les Croix de bois. Que penser du paradoxal écrivain Emile Zola qui a raté le baccalauréat et l’entrée à l’Académie française, mais qui était un auteur prolixe en lettres, alors qu’il était un arithmomane ? La problématique arithmétique de la littérature, à côté du roman fleuve, s’invite à la curiosité du nombre de livres écrits par un seul auteur en interrogeant la routine d’écriture. A cet effet, que penser d’Honoré de Balzac qui écrit trois livres par ans à coup de plusieurs dizaines de tasses de café pour « honorer » ses dettes ?
Au demeurant, l’écrivaintologie peut convoquer plusieurs disciplines scientifiques. Au fond, cette question shakespearienne « Etre ou ne pas être ?» n’a pas pris de ride dans ce monde contemporain où le paraitre se substitue bien souvent à l’être. Etudier un écrivain, c’est poser la question de la conscience qui accompagne son essence et son existence. La conceptualisation devrait être aussi courante que nécessaire. Il serait mirifique d’imaginer l’avènement d’un concept comme suit : L’écrit vint tôt, l’eau gît, l’écrivaintologie vise à faire de cette eau une encre noircie et le bois du feu de la veillée littéraire du soir devient les feuilles de papier qui portent des idées et des biens A côté de ce quatrain aux traits humoristiques, l’écrivaintologie possède un lexique assez rébarbatif : anamorphose littéraire, ancrage discursif, autaire, corps scriptural, dépersonnage, dis-cours, dis-parution, ublier, écrivaintologie renversée, écrivain raté, encre, encrologie écréature, écrivance, littérance, lettrature, intelliture, interlittérarité, oravain, vivain, négriturance, agorature, manuscrature, profiliture, techte, featuring littéraire, miroiture, personatialité, personnaire, personnage écrivain, personnage-écrivain raté, écriveur, scriptologie, syllogorrhée, tété-scripturalité, trans-écriture, nécritologie. Cependant, avec des textes d’applications, chaque concept peut trouver sa place dans l’édifice de la critique de la littérature.
II. La problématisation de l’écrivain contemporain : la place de l’écrivaintologie dans les sciences modernes
La réflexion critique et satirique, la transmission des connaissances, l’expression artistique, l’influence sur l’opinion publique, etc. sont, entre autres : les fonctions régaliennes de l’écriture et des écrivains. La prolifération des possibilités éditoriales donne naissance à plusieurs écrivains de plus en plus prolifiques, ce qui fait surgir sur la scène littéraire des écriveurs qui, à travers leurs écritures, jouent un rôle crucial et essentiel dans la société. Ils nourrissent l’âme et l’intellect, ils stimulent la réflexion critique à travers la cogitation, ils enrichissent la culture et l’ouverture d’esprit, ils produisent des effets très puissants sur la société. C’est la raison pour laquelle, Abdellah Taïa pense : « L’écriture est le gardien de la mémoire de l’humanité ». Victor Hugo estime qu’un poète est un monde enfermé dans un homme. En effet, avec l’avènement du numérique, le monde connait de profonds bouleversements. Les moyens de communication à l’ère numérique ont chamboulé les tendances sociales sur tous les plans. Des changements importants ont affecté la manière dont l’écriture est pratiquée, diffusée et perçue. L’avènement des médias socio-numériques, des blogs et des plateformes en ligne est devenu un offertoire de nouvelles possibilités d’expression et de publication pour les écrivains. Toutefois, cette révolution a également posé des défis majeurs en termes de qualité, de légitimité et de visibilité. Il en est de même de l’autoédition, par exemple, qui remet en cause les mécanismes et les techniques traditionnels de publication et de diffusion des ouvrages. Ce qui précède permet ainsi d’interroger la place de l’écrivain dans la société contemporaine émaillée par l’hyper technologie. Allant dans la même veine, la prolifération des supports de lecture et d’écriture, tels que les smartphones, les tablettes et les liseuses, a modifié les pratiques de lecture et a eu un impact sur la façon dont les textes sont conçus et perçus. L’écriture hyper et intertextuelle, la publication collaborative et la viralité des contenus ont transformé la nature de l’écriture et de l’écrivain. Cela a également permis l’émergence de nouvelles formes de littérature, d’écriture et de créativité scripturale.
Le concept de « l’écrivaintologie » est également mis à l’épicentre de la réflexion de nouvelles problématiques de la création littéraire. En effet, l’écrivaintologie est la science de l’écriture qui s’intéresse à la problématique de la nature de l’écrivain, de son essence, de son effacement (dis-parution, c’est-à-dire à la fois sa parution et sa disparition), de son positionnement énonciatif. Cette approche discursive du texte littéraire interroge « l’authenticité », « l’identité », « la créativité », le statut » de l’écrivain. Il s’agit en effet de la reconnaissance de l’importance de la dimension introspective et réflexive dans le processus de création littéraire. En réalité, écrire c’est aussi se questionner sur soi-même en tant qu’écrivain ou écriveur, sur sa place dans le monde et sur le sens et l’essence de son existence. L’écrivaintologie propose ainsi d’explorer les différentes dimensions identitaires de l’écrivain.
Cette conceptualisation de l’écrivain est ainsi une perspective pluridisciplinaire qui met en lumière le lien étroit entre la vie de l’écrivain et son œuvre avec prédilection sur l’importance de l’auto-analyse, de l’extra analyse, et de l’introspection dans le processus de création littéraire. Le point focal des préoccupations écrivaintologiques est la place de l’écrivain dans la société, sa position par rapport à son public et sa contribution à la construction, à la reconstruction et à la co-construction de l’identité culturelle et artistique.
La problématique de l’écriture sous toutes ses formes mettrait en relief tous les domaines gnoséologiques. Cette thématique concerne la littérature, les sciences du langage, la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les sciences du patrimoine, l’art, l’archéologie, l’histoire, la philosophie, l’épistémologie, le droit, etc. Les axes suivants, non exhaustifs, peuvent fédérer des études conduites dans cette perspective.
Axe 1 : l’écriture littéraire et l’écrivaintologie – l’effacement, la substitution et le renouvellement de l’écrivain, du livre et du lecteur ; – les représentations sociales dans l’écriture littéraire, la construction des personnages et des univers fictionnels ; – la dis-parution : le livre à titre posthume, les textes anonymes, le plagiat en littérature, les pastiches, la pseudonymie ; – l’intertexte, la citation, l’intertextualité et la polyphonie énonciative face au marquage idéologique et idiosyncrasique ; – les influences culturelles et socio-historiques sur la production littéraire ; – l’impact des nouvelles technologies sur l’écriture littéraire : l’étude de l’utilisation des réseaux sociaux, des blogs et de l’auto-édition sur la création littéraire ; – les enjeux sociologiques, politiques et linguistiques liés à l’écriture inclusive dans la littérature contemporaine ; – l’écriture et le genre à partir d’un regard sur les différentes formes d’écriture et de narration utilisées par les écrivains pour questionner et déconstruire les normes de genre ; – l’écriveur et son public, du pacte scripturaire à l’horizon d’attente : l’analyse des stratégies d’écriture mises en place par les écrivains pour s’adresser à un public diversifié et pour créer un lien avec celui-ci ; – le personnage-écrivain et l’écrivain-personnage ; – la problématique de l’auteur dans la littérature orale ; – la littérature numérique et la littérature numérisée : les enjeux et les perspectives ; – la littérature numérique et les problématiques écologiques, etc.
Axe 2 : l’écrivain comme objet et sujet des sciences et technologies – la vulgarisation scientifique, la compréhension des connaissances scientifiques, l’accessibilité, la diffusion et l’exploitation des résultats et les découvertes scientifiques dans les universités camerounaises ; – le discours et les représentations autour de la science ; – l’écriture collaborative en sciences : l’analyse des dynamiques d’écriture collaborative dans le cadre de la rédaction d’articles scientifiques, en s’intéressant aux nouveaux outils et modes de collaboration ; – les enjeux de la publication scientifique : l’étude des enjeux liés à la publication d’articles scientifiques, en particulier en ce qui concerne l’évaluation par les pairs, l’accès ouvert aux publications et l’impact de la publication sur la carrière des chercheurs ; – l’écriveur scientifique et l’engagement : analyse de l’engagement des écrivains scientifiques dans la transmission des connaissances, la défense de la recherche et la sensibilisation aux enjeux scientifiques contemporains ; – l’écriture scientifique comme écriture normative ; – la problématique de l’éthique dans la science : la question du plagiat ; – la problématique de l’auto plagiat et du plagiat IA ; – la problématique des théories scientifiques nées en Afrique : la perception universelle et perception par les Africains, états des lieux ; – la science et la justice cognitive ; – l’auteur traducteur et sa posture scientifique ; – l’écrivain machine, la machine écrivain : un regard sur l’intelligence artificielle ; – l’exploration des pratiques d’écriture digitale et multimodale : les blogs, les podcasts ou les productions transmédias ; – l’analyse des dimensions thérapeutiques de l’écriture expressive : développement personnel, coaching et soin psychologique ; – les enjeux sociopolitiques de l’écriture engagée et les formes d’expression militante et militantiste : discours contestataires et pratiques de résistance à travers l’écriture ; – l’écriture et les neurosciences : les processus d’écriture, de lecture et de création littéraire, rapport entre la science et la création littéraire.
Axe 3 : l’écrivaintologie et les sciences de la communication et de l’information – l’impact des nouvelles technologies sur le journalisme du marketing du livre : les nouveaux formats de narration, l’utilisation des réseaux sociaux ou les défis éthiques liés à l’information en ligne, les stratégies de construction du discours médiatique ; – l’étude des processus de professionnalisation et de déontologie : les normes, les pratiques et les évolutions de la profession à l’ère du livre numérique ; – l’éthique de l’écriture journalistique : étude des dilemmes éthiques rencontrés par les journalistes lors de la rédaction d’articles, en particulier dans un contexte de désinformation et de fausses nouvelles ; – les nouvelles formes d’écriture journalistique immersive : le reportage en réalité virtuelle, journalisme narratif, etc. et impact sur l’expérience du lecteur ; – les nouvelles contraintes de l’écriture journalistique et les nouvelles modalités de l’écriture littéraire : l’étude des contraintes liées à la rédaction d’articles pour les médias en ligne, notamment en termes de formats, de délais et de production de contenus multiformats ; – le rôle de l’écriveur journaliste dans la construction de l’information : les journalistes citoyens et la communication individuelle de masse ; – l’écriveur journaliste : « entre gombo et chantage médiatique ». – l’écriture et l’identité : l’écriture des écrivains issus de minorités, affirmation de l’identité culturelle, et lutte contre les stéréotypes.
Les propositions des articles de jeunes chercheurs et des chercheurs en quête d’innovations euristiques sont largement sollicitées. – Date limite des propositions : 25 mars 2024. – Journée d’étude : 27 mars 2024. – Publication des articles : juin 2024.
COMITÉ SCIENTIFIQUE : Pr Joseph Ndinda, Pr Hamadou Adama, Pr Pare Daouda, Pr Mamoudou, Pr Martin Mbengue Nguimè, Pr Abdouramane Halirou, Pr Kaïmangui Mathias, Pr Assana Brahim, Pr Falna Taubic, Pr Guemdjom Candice, Pr Ngo Eloma, Pr Amina Goron. Comité de lecture : Dr Amadou Farikou, Dr Lucien Bindi Ngouté, Dr Paul Yadji, Dr Moussa Adamou, Dr Abdias Mabard, Dr Landry Ngaouri, Dr Marcel Taibé, M. Bertrand Ayissi, M. Clément Maïoua.
Kely Motue Simeu est Camerounaise. Elle est experte en arbre de décision (comme modèle de prédiction) et chercheure en datamining. En plus d’être diplômée de l’Université de Yaoundé I, elle est la major de la première promotion de la Business Excellence Academy de la PKFOkam Institute of Excellence. Kely MOTUE SIMEU, certifiée à la fois en Risk Management et en Quality Management, exerce à la tête de la Direction de la Qualité et de l’Organisation de la première banque du pays.
Après deux ans dans le développement informatique, elle a embrassé le monde de la finance, il y a onze ans.
Consciente de ce que le développement de l’Afrique ne se fera que par les Africain(e)s eux-elles-mêmes, elle a fondé en 2017 le Ladie’s Club for Leadership où elle s’attelle à sa manière à promouvoir l’autonomisation financière de la femme africaine.
Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain a paru aux Éditions IFRIKIYA au début 2024 et est disponible ici.
Journaliste de Formation et Consultante en Communication, Assia Boucary MAIGA est née un 27 avril à Baguinéda au Mali, d’un père Administrateur Civil et d’une mère Enseignante.
Habituée des débats, des interviews, des tables rondes ; formée à plus d’un titre dans la prise de parole en public, Assia est reconnue pour son langage tranchant et sa plume singulière.
Son père va lui inculquer le goût des lettres, mais surtout celui de l’écriture, à travers les dictées et la rédaction. Quant à sa mère, elle lui donnera une base solide en suivant tout son parcours scolaire avec la plus grande fermeté.
Au lycée, elle était passionnée par la poésie engagée en général, et par les Pères de la Négritude en particulier. Son idole, Aimé Césaire, a eu un impact assez grand dans sa vie, mais aussi dans sa pensée. Les Black Leaders comme Rosa Parks, Malcolm X, Martin Luther King Jr., Marcus Garvey, Harriet Tubman, Langston Hugues… qu’elle a lus avec bonheur à l’université, ont fait d’elle une déchaînée contre toutes sortes de discrimination.
C’était le déclic : Écrire !
Ecrire au nom de la justice et de la liberté ! Écrire pour ceux qui sont lésés ! Ecrire pour ceux qui ne savent ni riposter ni rétorquer ! Écrire pour l’Afrique, ses déboires, ses mauvais dirigeants et fils…
Sa toute première œuvre, certainement la plus rebelle de sa carrière, l’œuvre qui pendant 10 ans a fait peur à certains éditeurs, l’essai qui sera sans doute le plus cru de son palmarès, celui qui a eu un succès remarquable auprès des médias au Mali : « Quand la Pureté Engendre l’ordure » aux Édition la Sahélienne du brave Ismaïla Samba Traoré. C’est un livre qui regorge d’émotions ; un univers dans lequel la colère, la détresse, le désespoir, la révolte, l’amour et la compassion s’embrassent et s’embrasent.
En décembre 2023, elle a participé à un ouvrage collectif sur la Paix et la Réconciliation Nationale. Cet ouvrage aussi bien que le Catalogue des Femmes Ecrivains du Mali et de la Diaspora paru en 2022 et dans lequel elle figure, ont été financés par la Délégation de l’Union Européenne au Mali.
Chargée des Relations Extérieures et de la Diaspora de l’Association des Ecrivains du Mali et sa Diaspora « AEMD », Assia est également très présente dans les Organisations Internationales et plus précisément auprès des Partenaires Techniques et Financiers de la Santé. Sa ligne de mire est axée sur l’autonomisation des Femmes afin de réduire considérablement le Féminicide, la violence financière ainsi que toutes sortes de maltraitance. Elle combat la mendicité des enfants et la traque des albinos avec sa dernière énergie.
Pour mener à bien ses différentes missions, Assia BOUCARY MAIGA s’adonne à l’apprentissage de diverses langues. À ce jour, elle s’exprime en songhoï, en bambara, en français et en anglais.