Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…
Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?
Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.
Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain. Et Jasmine chemine seule…
Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…
Danielle EYANGO, auteure
Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer… Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…
Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule. Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.
Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…
Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…
Le Pr Assana Brahim est Chargé de Cours à l’Université de Ngaoundéré et enseigne les Sciences du langage et les Arts du Spectacle au Département de Français de cette l’Université. Il a soutenu une thèse de doctorat Ph.D sur la réception des messages de prévention du VIH dans la ville de Ngaoundéré en étudiant les affiches, les spots publicitaires et les films radiophoniques.
Assana BRAHIM est auteur de plusieurs articles dont « Le recours aux artistes dans les stratégies d’implication de Protectiv’ : une approche argumentative et sociosémiotique d’un spot télévisé », in Annales de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, vol. XVI- 2015, Paris, L’Harmattan, 2015., et « Deux affiches dans la ville de Ngaoundéré », in Tourneux H. et Metangmo-Tatou L., Parler du sida au Nord-Cameroun, Paris, Karthala, 2010. Ses axes de recherche tournent autour de l’Analyse du discours, plus spécifiquement des problèmes de réception des messages liés à la communication sociale et publicitaire. Ces axes mettent un accent sur l’ancrage socioculturel des discours sociaux étudiés.
Le Pr Assana BRAHIM a une plume qui ne tarit pas d’encre. Sa bibliographie, avec des genres littéraires diversifiés, s’agrandit à une vitesse qui pousse à l’admiration :
Poésie
– L’Éclipse du Désespoir, poèmes-chants, 2012, Éditions Ifrikiya – Amour de la Sagesse et Sagesse de l’Amour, poèmes-chants et maximes, 2016, Éditions Ifrikiya
Roman
– Les Blancs arrivent !, 2018, Éditions Proximité – Silence, le Diable passe !, 2019, Éditions Ifrikiya – L’enfant au paradis perdu, 2020, Éditions Ifrikiya – Le fœtus meurtrier, 2022, Éditions Ifrikiya
Épopée
– Les Sao, la chute de la civilisation de la terre cuite, 2020, Éditions Proximité – Toumaï. Le premier monde, 2021, Éditions Ifrikiya
Théâtre
– Halima. Dans le bureau fermé du patron, 2020, Éditions Ifrikiya – Alim. Dans la prison enchantée de la passion, 2021, Éditions Ifrikiya
Nouvelle
Couples sous le couvert du kongossa. Neuf mystérieuses enquêtes du commissaire Gambo, 2021, Éditions Ifrikiya
Essai
– L’Arabe du Cameroun, entre l’histoire des mots et les mots de l’Histoire, 2019, Éditions Ifrikiya – Panorama de la poésie orale et écrite du Nord-Cameroun, 2019, Éditions Ifrikiya – Les Présidents Ahmadou Ahidjo et Paul Biya face au défi linguistique de l’unité nationale, 2020, Éditions Ifrikiya – Aphorismes pour comprendre l’Amour de A à Z, 2020, Éditions de Midi – L’art dramatique du Nord-Cameroun, entre les discours de la théâtralité et la théâtralisation des discours, 2021, Éditions Ifrikiya
La bibliographie du Pr Assana BRAHIM en images
Suivez le Pr Assana BRAHIM ici : https://www.facebook.com/assana.brahim.92?mibextid=ZbWKwL
Almoyan est un roman de 139 pages publié aux éditions Ifrikiya en juin 2022 dans la collection Sanaga. Son auteure, Anicette BILE SEMBO, est une plume camerounaise, Docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, et dont plusieurs textes peuvent être retrouvés dans divers ouvrages collectifs. Almoyan est son tout premier roman.
Contexte d’écriture
Almoyan présente un Cameroun actuel où se mettent en scène des jeunes au passé rempli d’espoirs presque enterrés, au futur incertain, mais dont le présent porte encore un espoir de se réaliser malgré tous les obstacles liés au manque d’opportunités de s’exprimer malgré leurs diplômes. Ainsi, Joël Nima nous balade dans un centre urbain de Yaoundé grouillant de mille activités, où l’on se retrouve plongé dans une effervescence qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit. La nuit, justement, une autre vie prend forme, animée par des gens aux origines et aux motivations diverses ; surtout portée par des enfants dont parfois la classe sociale est surprenante. C’est le cas de Jeffe, issu d’une famille fortunée, à qui les parents n’accordent quasiment pas d’attention. De jour, ces enfants font partie de cette ville qui se faufile, porte, pousse, extirpe parfois, sillonne sans arrêt, court, s’arrête peu, rêve beaucoup… mais surtout chargée d’histoires.
Anicette BILE SEMBO
Sujet
Joël Nima est un jeune étudiant brillant, tout juste lauréat d’un grand concours qui lui permet de rêver à une considération plus grande, autant dans la famille qu’en société. Face à la difficulté de convaincre par son potentiel fort récompensé, il se retrouve face à une ville qui lui ouvre, comme pour la première fois, les portes de sa réalité. Dans cette ville où tout le monde est occupé à une activité pour survivre, d’autres semblent plutôt occuper à l’observer depuis des jours, des semaines, des mois. Malgré lui, il est le sujet de leurs conversations, l’objet de leurs paris et autres choses insolites. C’est à partir de là que Joël Nima va se bâtir une nouvelle identité et, entre les illusions du jour et les réalités de la nuit, découvrir ce qu’il manquait à son potentiel pour enfin s’accomplir. Entraîné dans le quotidien d’Almoyan, Jeffe et Clarke, trois enfants de la rue, le jeune étudiant lauréat va apprendre des circonstances et des rencontres les plus inattendues.
Intérêts
– La considération humaine : Almoyan est un roman qui attire l’attention sur ces petites choses auxquelles l’on ne prête pas attention, et qui pourtant peuvent aider à réaliser les rêves les plus grands. Ces personnes regardées avec crainte ou mépris, parfois pitié, que l’on condamne sans procès, s’avèrent, au fil des pages de cette aventure, des tremplins solides pour atteindre le plus haut niveau de compréhension de soi-moi-même. Le peuple qui vit derrière la montagne démontre une solidarité que l’on croit perdue, et une organisation qui pourrait inspirer les grandes administrations dans la gestion des ressources et des espaces. L’appartenance à cette famille console et rassure cette autre société qui le jour œuvre à toutes les tâches les plus petites et, la nuit, veille sur les rues.
– La puissance du potentiel local : Anicette Bilé Sembo démontre combien la réussite peut se faire sans envisager de passer par la case Eldorado hors de l’Afrique. Avec le matériau que lui offre la rue, Joël Nima va trouver le sujet de son documentaire et, d’une rencontre à l’autre, acquérir le nécessaire pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. La persévérance, le courage et l’attention vont s’allier pour que la volonté soit l’outil inébranlable de travail. A un moment de son évolution où l’on prête à la jeunesse tous les vices et peu de vertus, Almoyan se lance le défi d’ouvrir une voie dans un chaos de désespoir.
L’écriture Quand on parle de texte accessible au premier regard, « Almoyan » est à juste titre cité. La maturité de la langue et l’attention portée au détail inscrivent ce texte parmi ceux que l’on recommande sans ciller. Le monde de l’édition étant couru par des auteurs empressé de se voir sur des couvertures, Anicette Bilé Sembo a pris le temps de soigner son écriture, afin que tous les niveaux de lecture puissent l’accueillir et la recevoir sans avoir à essayer d’en deviner les contours. La critique ne se lasse d’apprécier cette plume « simple et profonde ». Bonne lecture !
Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?
Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent… Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…
L’écrivain africain, c’est :
📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…
📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…
📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…
📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…
📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion… Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…
Ray NDÉBI « The Ghost »
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Vous pouvez encore réserver votre stand au village du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Les contacts sont disponibles sur cette affiche
Ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.
Bonjour, Léopold NGODJI et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?
Cest bien vrai que cest toujours difficile de se présenter soi-même… Disons que je suis un Camerounais qui pense que tout projet de développement dans notre contexte est voué à léchec si la culture, l’art et les métiers de la création ne tracent pas leur chemin. Cest pourquoi je me considère comme quelqu’un de très attentif à la chose culturelle et artistique. Je suis également un partisan de Edgar Morin dans sa pensée complexe. Je suis ainsi et je sais que tout est rythmé et structuré par l’incertain et l’imprévu. Au quotidien, mes expertises professionnelles et recherches scientifiques portent sur les sciences du langage (sémiotique), le marketing et la communication.
Vous êtes l’auteur du roman « La Troisième manquée » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit dune œuvre qui fait une narration centrée sur un personnage central, Ntouko, haut fonctionnaire et directeur d’administration centrale dans la capitale Kako, va manquer (louper) trois promotions ou nominations à des fonctions plus « juteuses » dans ce pays où le Caput, le Chef de l’État, contrôle tout à travers un système politique travesti, clientéliste avec le Grand Parti qui rythme le paysage politique national en maître.
Mais à côté de tout cela, l’œuvre est le lieu de description des maux qui minent notre société : corruption, favoritisme, abus de fonction et d’autorité, chômage des jeunes et précarité de la plupart de familles, désacralisation de l’éthique publique, iniquité, dépravation des mœurs, « belle vie » et arrogance d’une classe supérieure qui détient des pouvoirs pluriformes, etc.
Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, le lauréat du deuxième prix dans la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.
Disons que c’est par un coup de hasard que jai compétis à ce prix, OSÚ première édition en plus ! C’est parce que, la promotrice de la maison d’édition Éclosion, ma sœur Christelle, m’en avait parlé dans la foulée. J’avais déjà eu à travailler avec sa maison d’édition sur des projets de livres à caractère scientifique. Alors, ayant des tapuscrits de romans dans un tiroir, jai proposé deux pour ce concours, et finalement, un a été sélectionné par le jury. D’ailleurs, signalons qu’après cette expérience, je suis sur le point de publier deux projets de mes autres romans avec la même maison Éclosion.
Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?
La littérature camerounaise a fait ses lettres de noblesse dans le monde entier. Après le temps de la littérature postcoloniale et l’avènement de la NOLICA, quelques œuvres et des auteurs connus ont continué à tracer les belles pages de cette littérature. On peut tout de même déplorer qu’une politique du livre ainsi qu’un vrai projet d’encadrement et de soutien à la production de qualité font défaut. Comme les autres secteurs de la culture et de l’art, la littérature camerounaise est abandonnée à elle-même, malgré quelques initiatives individuelles et personnelles qui tiennent le flambeau et qui méritent des encouragements.
Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?
Un seul mot : ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.
Propos recueillis par P.O.
Espace PUB’
La troisième édition du prix littéraire OSÚ est lancée. De nouvelles possibilités, des gains revus à la hausse… Qui raterait ça ?
Né à Enyellé dans le Nord-Est du Congo en 1952, marié, Henri DJOMBO est ingénieur économiste forestier, diplômé de l’académie forestière de Leningrad (URSS) en 1976.
Activités politiques et techniques
Nommé plusieurs fois ministre (1980 – 1985 ; 1997 – 2021), il a marqué de son empreinte la gestion durable des forêts d’Afrique, l’environnement et le développement durable aux niveaux de son pays, de l’organisation africaine du bois, de la conférence des ministres africains de l’environnement, des forêts du bassin du Congo, du PNUD, de l’UNESCO, de la conférence des nations unies sur le changement climatique et des forêts des trois bassins forestiers tropicaux du monde.
Il a été déchargé de ses fonctions de ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en juin 2021. Depuis lors, il siège à l’Assemblée Nationale en qualité de député, membre des commissions économie et finances, puis environnement, développement durable et sécurité alimentaire, vice-président du groupe de la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale et président du groupe d’amitié Congo-Nations unies. Il a assumé également les fonctions d’ambassadeur du Congo en Bulgarie (1986 – 1988), de directeur général de la sucrerie du Congo (1989 – 1991), de président de la commission technique des élections législatives anticipées (1993), de Vice-Président du comité technique du recensement électoral (1996 – 1997) et de négociateur des accords de paix dans son pays en 1997 et en 2002.
HENRI DJOMBO EST DOCTEUR HONORIS CAUSA DE L’INSTITUT SUPÉRIEUR DES MÉTIERS DE L’AUDIOVISUEL (ISMA) DU BÉNIN
Activités littéraires
Romancier, dramaturge et essayiste politique, Henri DJOMBO est lauréat de nombreux prix littéraires :
– Prix de la meilleure œuvre dramatique attribué lors du festival Festivert du Sénégal
– Prix Amadou Cissé Dia du Théâtre (2018), décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal et le jury des prix littéraires internationaux, à l’occasion de la célébration de la vingt-sixième Journée internationale de l’écrivain africain
– Prix Toussaint Louverture (2019), décerné pour l’ensemble de son œuvre par l’Association pour le Développement et la Formation en Haïti
– Prix Séry Bailly (2019), décerné par l’Association des Écrivains de la Côte d’Ivoire pour l’ensemble de son œuvre
HENRI DJOMBO EST LE PRÉSIDENT DE l’UNEAC (UNION NATIONALE DES ÉCRIVAINS ET ARTISTES DU CONGO)
Ses livres…
Sur la braise, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 1990.
Sur la braise, roman, édition revue et corrigée, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2000.
Le Mort vivant, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2000.
Lumières des temps perdus, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2002.
La Traversée, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2005.
République du Congo. Cinquante ans de vie politique 1960-2010, (en coll.), préface de Pascal Gayama, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2010.
Le Cri de la forêt (en coll. avec Osée Colins Koagné), théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
Palabre électorale au Kinango, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
Le Mal de terre/El Mal de la Tierra, théâtre en édition bilingue français et espagnol, Brazzaville/Palmira, Les Éditions Hemar/Arcano XIX, 2014.
Vous mourrez dans dix jours… roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Présence Africaine, 2014. Traduit en anglais.
Morgane, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015.
Les Bénévoles, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015. Pièce traduite en anglais.
Les Bruits de couloirs, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2015.
Sarah, ma belle-cousine, roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
Vous mourrez dans dix jours, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
L’avenir est dans ma tête, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2019.
On arrivera toujours quelque part, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2020.
Le miraculé du vol 352, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2021.
Gahi ou l’affaire autochtone, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2022.
Henri DJOMBO mène une tournée au Cameroun, du 05 au 12 novembre 2023, autour de l’ensemble de son œuvre en littérature.
Activités sportives
Henri DJOMBO est ceinture noire d’aïkido. Il a été président de la fédération congolaise d’aïkido, ainsi que de la fédération congolaise de tennis de table.
r’N naît à Douala (Cameroun) dans la décennie 80. Dès la sortie du berceau, il marque un goût prononcé pour la littérature. Ardant lecteur, ce n’est que bien plus tard que les circonstances de la vie le conduiront à l’écriture. En autodidacte, il décore les feuilles à sa façon, d’abord à la volée, puis entreprend plus sérieusement de devenir auteur. Après la sortie de son premier ouvrage « Je t’aime en Splash » en 2009, il se lance avec bonheur dans une nouvelle et merveilleuse aventure artistique : le slam.
Rodrigue NDZANA est aujourd’hui un artiste de slam « standing ovationné » au Cameroun et dans le monde, autant pour son art que pour sa démarche idéologique.
Fondateur du « Nda slam », il joue également un rôle de leader dans plusieurs autres collectifs de slam.
Le virtuose esthète cumule les récompenses dans l’art oratoire. Lauréat du « Coca-Cola Slam Academy » et de l’« African Spoken Word », finaliste du Grand Prix Mondial de la Chanson « le rêve africain » en 2014 et champion 2016 du « Grand Slam National » au Cameroun »
Il est le représentant du Cameroun et de l’Afrique centrale, respectivement, à la Coupe du monde de Slam de poésie à Paris du 23 au 29 mai 2016 ainsi qu’au championnat de la Francophonie de slam du 10 au 12 juin 2016. En tant qu’encadreur, il est présent à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Bruxelles, en 2022. Il a également été membre du jury de la finale à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Rio de Janeiro au Brésil, en 2023.
Concert à l’IFC, antenne de Yaoundé
Rodrigue NDZANA aime la scène et est réputé pour sa technique, ses aptitudes de showman, comme pour la profondeur, ainsi que la portée de ses textes. Il est également singulier par son coté militant, notamment en faveur de l’émancipation de l’Afrique, du rayonnement du continent, du soutien à l’entreprenariat jeune, etc.
Il est en outre connu pour son propre sens de l’initiative.
R’N est ambassadeur au Cameroun de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) et a été chef de délégation et artiste invité, lors des éditions N’djamena 2018 et Addis-Abeba 2022.
D’une façon plus générale, il milite en faveur de l’amour entre les humains et pour une planète où il fait bon vivre. Ses mots d’ordre sont amour, réussite et prospérité. Sa phrase culte : « Afin que nos enfants vivent mieux que nous ». Son incantation générique « Akiba Beaucoup » exprimant son état d’esprit perpétuel : la gratitude.
Entre 2020 et 2023, il est l’artiste slameur invité au concert en hommage au Prix Goncourt des Lycéens 2020 à Douala, et fait partie des artistes performant lors de plusieurs évènements d’envergure tels que le FLUP (Brésil), Coupe du Tchad de Slam, Festival International Slameroun, SlamUp, Time of The Writer en Afrique du Sud, etc.
Bonjour, madame et merci de vous livrer à ce jeu de questions. Vous êtes enseignante et auteure d’un roman depuis 2022. Comment vous qualifiez-vous en tant qu’auteure ?
C’est toujours difficile de se qualifier soi-même. Je dirais que ça part d’abord d’un besoin d’écrire, puis d’inviter le lecteur à regarder, avec mes personnages, un ensemble de petites choses qui nous entourent.
« Almoyan » est votre premier livre. C’est un roman de 139 pages et dix chapitres au cours desquels des chemins se suivent, se croisent, s’entremêlent… Au-delà de la fiction, quel est l’envers du décor de ce livre ?
L’envers du décor, c’est nous-mêmes, la manière dont nous regardons les autres, la manière dont nous nous regardons nous-mêmes, avec nos prétentions et nos faiblesses, quelques fois.
Un building au sommet infini qui semble vouloir engloutir des enfants noirs constitue l’essentiel de la première de couverture. Une manière de présenter en image les défis et les difficultés des jeunes africains à accéder aux sommets ?
Effectivement. Le roman vit /vibre au rythme de la jeunesse. Une jeunesse dynamique et optimiste, qui réussit grâce à l’empathie des uns et des autres. «Almoyan», c’est le triomphe de la solidarité. Et la jeunesse a tant à donner.
En cinq points, pourquoi lire « Almoyan » ?
– Pour lire un livre optimiste. – Pour lire un roman qui parle de nous. – Pour voir comment la fiction et la réalité se mêlent au point de nous donner l’impression de reconnaître des lieux, des personnages, des situations, etc. – Pour poser un regard sur les «enfants de la rue», et sur des lieux abandonnés ou ignorés. – Pour le plaisir de lire un roman intense et qui nous tient en haleine.
Vous avez récemment mené un échange avec trois jeunes lecteurs, à Yaoundé, autour de « Almoyan ». Au lendemain de cet échange, avez-vous l’impression que vos objectifs d’écriture les aient atteints ?
Je dirais oui, parce que leurs questions et leurs remarques ont montré que le roman est accessible, même aux jeunes lecteurs. Ils ont même dit qu’ils auraient préféré un autre titre au roman, au lieu de «Almoyan». C’est la preuve qu’ils ont trouvé ce roman intéressant.
Votre dernier mot ?
«Almoyan» est un roman qui doit être lu par tous. La jeunesse, les hommes d’affaires, les petits vendeurs de tout et de rien, les parents, les gouvernants… Tout le monde se sentira concerné. Je vous remercie.
L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche.
Bonjour, Christopher MFOULA et merci de répondre à nos questions. Vous êtes auteur depuis l’âge de 19 ans. Quel a été le déclic ?
Bonjour et merci pour cette opportunité de partager avec vous mon parcours d’écrivain. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui.
A l’âge de 19 ans, je me suis lancé dans l'écriture de romans, un voyage qui a débuté d’une manière improbable. Un poids mélancolique, une période de remise en question et de doutes profonds ont été le point de départ de mon cheminement littéraire. En transformant mes moments de tristesse en créations poétiques, j’ai été capable de construire des univers captivants et fictifs, qui m'ont offert du réconfort et le soutien dont j’avais besoin. À cet âge, lorsque tant de questionnements sur l’identité, le devenir et les éventuelles erreurs ou traumatismes surviennent, je me suis également autorisé à rêver, à imaginer un monde où je pourrais surmonter les obstacles qui se dressent devant moi. L'écriture est devenue mon exutoire, une thérapie salutaire qui m’a permis de trouver un sens à ma souffrance, mais aussi de communiquer avec les autres. Je suis comblé de constater que mes histoires apportent du réconfort à ceux qui me lisent.
Vous êtes, à 27 ans, l’auteur de 18 romans. Je vous avoue que je suis impressionnée. C’est vrai qu’ « Impossible n’est pas Camerounais », je m’interroge tout de même sur comment vous procédez… Entre l’écriture, la relecture et tout ce qui va avant la sortie du livre, pour avoir une telle bibliographie. Il est important aussi de signaler qu’avant 2024, deux autres paraîtront.
Je m’en réjouis chaque jour, il est essentiel de rappeler que ma passion et ma détermination sont mes principaux moteurs. Le privilège d’avoir grandi avec des parents qui m’ont enseigné la valeur du travail acharné ainsi qu’une discipline de vie que je respecte scrupuleusement ne peut être sous-estimé. Il est indéniable que l’écriture est une tâche ardue, exigeante à bien des égards. Les recherches, les rédactions, les relectures, les corrections, les doutes incessants et cette redoutable période de page blanche qui peut s’étendre sur des mois, voire des années pour certains, demandent une résilience sans pareille. Je suis chanceux d'être doté d’une plume aisée et de bénéficier d’un précieux accompagnement, notamment grâce à mes beta-lecteurs qui m’accompagnent tout au long du processus rédactionnel. Leurs suggestions et leur précieuse aide dans les phases de correction me permettent de transmettre des manuscrits semi-fini aux éditeurs en toute confiance. Mais cela requiert avant tout une discipline sans faille. Souvent, j’établis comme objectif quotidien d’écrire au minimum 50 pages, dans les moments où l’inspiration est là et rayonne. Cependant, lorsqu’elle se fait plus discrète, limiter mes écrits à 20 pages maximum fait partie intégrante de mon approche.
Parution : novembre 2023
Je suis profondément reconnaissant d’exercer un métier qui éveille en moi une passion indéfectible et qui me procure un immense plaisir. L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche. Les neuf heures passées devant mon ordinateur chaque jour sont autant de précieux moments d’épanouissement que je chéris, sans échanger cela pour quoi que ce soit au monde.
Vous êtes un Camerounais qui vit en France, vos livres ont-ils une part du Cameroun ou de l’Afrique ? Si oui, comment écrivez-vous l’Afrique ?
Effectivement, mes livres sont fortement ancrés dans l’Afrique et plus particulièrement le Cameroun. J’attache une importance toute particulière à mettre en avant l’Afrique telle que je la perçois.
Cependant, mon véritable intérêt réside dans la dimension humaine et psychologique. À travers mes écrits, je dépeins l'Afrique en laissant transparaître les failles, les qualités, les tourments, les manquements, les forces et la richesse culturelle qui la caractérisent. Je m’efforce de présenter certains aspects de son histoire qui la rendent unique et singulière. Il est primordial pour moi de rester fidèle à mes origines et de jouer le rôle de passeur vers d’autres cultures, de construire des ponts qui unissent et connectent. En dépeignant des personnages et des sociétés tels qu’ils sont, je refuse de maquiller le monde à travers ma plume. Au contraire, je m’efforce de rendre mes romans les plus réalistes possible, même lorsque j’explore des territoires de fiction.
Mon objectif est de présenter l’Afrique dans toute sa richesse, sa beauté, sa complexité ainsi que ses imperfections, tout en accordant une attention particulière à l’aspect humain. C’est une conviction profonde pour moi, car en tant qu’Africain, je souhaite que mes livres résonnent auprès de tous, sans distinction de culture, de couleur de peau, de race ou d’origine.
« Comment cuisiner son mari », un titre qui attirera plus d’un, j’en suis sûre, paraîtra en décembre 2023. Pouvons-nous déjà avoir quelques ingrédients de cette recette ?
Ce roman représente pour moi l’apogée du captivant et du complexe dans mes écrits. Il était essentiel de mettre en lumière les femmes, tout en captivant également un public masculin.
« COMMENT CUISINER SON MARI » est un mélange subtil où l’intelligence règn’ en maître, savamment entrelacée de nuances, de sadisme et d’effronterie. S’y ajoutent une dose de sensualité, des combats acharnés menés par des femmes fortes, l’exploration de sujets difficiles et une pointe d’humour noir. Ce sont ces ingrédients qui, de la première à la dernière page, propulseront l’histoire vers des sommets de fascination.
Vous êtes, en 2021, lauréat du Prix du roman avec « Ce qui restera de nous ». Et si vous nous faisiez un zoom sur ce roman ?
« Ce qui restera de nous » narre l’histoire en apparence sereine de Lily et Alex, un jeune couple dont l’amour semblait indestructible. Pourtant, leur existence se trouve brutalement ébranlée lorsque la trahison et l’infidélité frappent à leur porte.
Au fil des pages de ce roman, nous plongerons au cœur de protagonistes écorchés, confrontés à des thèmes douloureux tels que l’infidélité au sein d’un couple, l’avortement, la peur insidieuse de l’abandon, la dépendance affective et la cruelle désillusion. Toutefois, des retournements de situation inattendus marqueront profondément les lecteurs. Le succès remarquable de ce récit était une agréable surprise pour moi.
Vos livres traitent entre autres d’amour, de suicide, de choix sexuels, de dépression, des sujets qui touchent tous les continents et toutes les couches. Christopher MFOULA, vos livres sont vendus sur Amazon, y’a-t-il des points de vente ou une possibilité de les avoir au Cameroun et en Afrique en général ?
Au Cameroun, mes romans peuvent être trouvés principalement à la librairie Saint Paul à Yaoundé, ainsi qu’à la FNAC à Douala. Pour l’instant, ma distribution n’est pas encore étendue à travers toute l’Afrique, mais mon aspiration future serait que mes livres soient accessibles dans la plupart des pays d’Afrique francophone.
Merci, Christopher MFOULA. Nous ne manquerons pas de les lire très bientôt.
Pendant que je lisais le roman de Christine T. Elong, j’ai repensé plus d’une fois à quelques romans anciens du Cameroun. Banda, dans « Ville cruelle » de Mongo Beti, évolue, je pense, entre son village et le chef-lieu de la région nommée Tanga qui n’est pas bien éloigné puisque Banda et les siens s’y rendent pour y écouler leurs récoltes de cacao. J’ai oublié le nom du personnage dans « Chemin d’Europe » de Ferdinand OYONO, mais il me semble (ma lecture date de plus de 45 ans, eh oui !) que celui-ci vit au Cameroun avec le rêve obsédant de partir pour l’Europe – la France. Ah ! Comme l’horizon littéraire africain s’est élargi depuis !
Dans « Mexico », Alex est aussi un jeune camerounais (la quarantaine, à la fin du roman), mais il évolue, lui, entre son Cameroun natal et le Mexique (et aussi un peu le Texas, aux États-Unis).
C’est simple, si j’ose dire : malgré ses efforts et son fort désir de réussite, une existence satisfaisante est quasiment impossible pour Alex au Cameroun. Il émigre au Mexique, pays où il parvient à faire de bonnes études et à acquérir de bons diplômes universitaires. Il y fait la connaissance de la belle Aline, une compatriote, qu’il épouse. Pour Aline aussi, la vie au pays a été une horreur à la suite de… (au lecteur de découvrir). Je ne sais pas si l’auteure a voulu la conclusion que l’on peut tirer de ces deux cas choisis, mais le schéma qui s’impose est bien le suivant : vie et perspective d’avenir impossibles au Cameroun, espoirs accomplis (et guérison pour Aline) au Mexique. Toutefois, et cela m’est agréable, une fois qu’ils se sont accomplis l’un et l’autre, ils décident de rentrer au pays avec leurs deux enfants. Le roman pose donc (aussi) le sujet du don de vie que se doivent les Africains chez eux, entre eux-mêmes.
Christine TSALLA
Le séjour d’Alex au Mexique est fait d’aides fécondes et de soutiens opportuns et appropriés que lui apportent ceux qu’il rencontre (Africains et Mexicains) ; alors que de son pays, il ne se souvient que de trahisons et d’absence de secours, même au sein de sa famille. Il est un peu étonnant que les deux personnages subissent des agressions violentes chez eux et rien de ce genre dans ce qu’il me semble être le royaume des narcotrafiquants…
Le roman s’ouvre par la fin de leur histoire au Mexique et rembobine progressivement le cours de la vie des deux personnages, celle d’Alex principalement. Christine Elong est une romancière qui a de l’imagination. Les personnages vivent sous les yeux du lecteur, plongés dans des situations variées et concrètes. Le récit est prenant, et le contexte mexicain est bien exposé. Au passage, et je reviens ici à mes souvenirs d’anciens romans africains, on est surpris (mais c’est peut-être moi et mon manque d’informations en l’occurrence) de découvrir que tant d’Africains vivent, étudient et travaillent au Mexique. Oui, l’espace de l’imaginaire littéraire africain est devenu mondial.
« Mexico » a paru en mars 2022. On peut l’acheter sur Amazon au prix de 12,55 euros et au Cameroun à 5000 FCFA en écrivant au +237690195126. Il est aussi possible d’acheter le premier roman de l’auteure intitulé « Piégée par mon sang ».