Auteur/autrice : ACOLITT

  • Il a été lu… Innocence coupable de Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.


    Coupable jusqu’au bout de la passion


    « Pourquoi n’êtes-vous pas encore mariée, Véra ? 
    La jeune femme répondit très naturellement :
    Sans doute parce que je n’ai pas encore rencontré celui qui me convient. »
    Quelle peut bien être la place de la convenance face aux propositions que Dieu lui-même fait à ses brebis, quand il attend d’elles qu’elles peuplent cette terre qu’il leur a confiée. L’amour ici sait être le champ de toutes les vertus sombres, et ce texte regorge de goûts et de couleurs dont on ne saurait discuter.


    Innocence coupable, recueil de sept nouvelles présentant diverses situations dévoilant l’intimité des couples chrétiens, invite à porter un regard nouveau sur ces mariages fortement ancrés dans la Bible et entendus comme des modèles de droiture dans lesquels ni les fantasmes ni les distorsions n’ont de place.
    Ce texte franchit une frontière qui pousse à soupçonner l’indiscrétion d’une plume dévorée par les brûlantes flammes d’une « inspiration débridée ». Le crime de son innocence est d’être coupable de cette authenticité que chaque lecteur espère autant qu’il la redoute, tant elle est imprégnée de tous les parfums envoûtants et enivrants.

    Un recueil d’une liberté passionnée


    Quand Yvette Angèle Tjomb rencontre l’analyste littéraire Ray NDEBI pour lui soumettre son manuscrit, le texte a déjà la particularité de convaincre par son audace, nous confie ce dernier ; il ne fait alors aucun doute que cet ensemble de scènes conjugales où se mêlent diverses facettes de la passion, dont les sombres : violence, jalousie, adultère, humiliations, ruptures, luxure, sont exprimées sans complexe aucun ni crainte de Dieu, fondement de ces couples unis sous sa direction.

    Innocence coupable, paru aux éditions de midi en avril 2023 dans la collection Libertés, a particulièrement retenu l’attention de ce premier lecteur (Ray NDÉBI) à l’exigence réputée insubmersible, qui en a dit : « Il était temps que quelqu’un pousse cette porte… Il me tardait de voir ce que font ces couples quand la société ne les regarde pas »


    Une écriture humaine


    D’une simplicité naturelle, la plume d’Yvette Angèle Tjomb trace de son encre épaisse de détails ces émotions ordinaires qui composent la vie de tous les couples ; la foi chrétienne apparaissant comme un rappel des responsabilités à l’égard de l’intégrité de la vie. Si l’autrice reconnaît que chérir ou fouler font partie du naturel humain, de l’instinct primaire, elle accorde une place primordiale à Dieu, socle de toute expression. Il lui revient donc de démêler toutes les embrouilles que vont vivre les couples, comme Danielle et Ernest où la violence est sans mesure.


    Quelle nécessité pour la société ?


    Là où on fait le tri entre ce qu’il est bon de dire et ce qui incommode et qu’on devrait voiler le plus longtemps possible, Innocence coupable se tient comme le livre autre, celui dont on se refuse l’inspiration surtout quand on est soi-même chrétien investi dans la prière et la foi.


    Une telle lumière sur ce coin obscur indique combien la nature humaine est conditionnée par la même identité, peu importent les contextes et les conditions. Les perspectives suggérées par Yvette Angèle TJOMB au long de ses 164 pages, visent une expression de soi selon sa propre nature avec une résolution de conflits capable d’établir une sérénité avec une espérance de vie plus étendue.
    Un vrai guide de soi à explorer et exploiter sans modération.


    Xander A.



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    Les inscriptions au concours Les étoiles de l’édition camerounaise, édition 2, s’achèvent le 29 septembre 2023 à 15h30. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10230196738083059&id=1252600675&mibextid=Nif5oz



  • L’AFFAIRE MARZOUKA ET LA NOLICA… Par Pabé Mongo, écrivain camerounais


    L’AFFAIRE MARZOUKA RELANCE LA NOLICA

    Voilà bientôt quinze ans que j’ai engagé avec succès la littérature camerounaise et africaine dans la voie de son renouvellement à travers la théorie de la Nolica !
    L’objectif de cette théorie, largement atteint, était de ramener la création littéraire camerounaise et africaine, des broussailles du maquis où elle s’était réfugiée par peur des répressions coloniales et des dictatures post coloniales, à l’expression ouverte dans la cité, à la faveur des droits et libertés retrouvés dans les années 1990, afin de réconcilier la littérature avec son environnement culturel, social et politique.


    L’affaire MARZOUKA, cette énorme levée de boucliers du peuple d’IDOOL contre une jeune autrice, accusée d’avoir écorné l’image du village et porté atteinte à l’honorabilité de ses personnalités et dignitaires, sonne, pour beaucoup, comme le glas de la littérature libre et découverte, préconisé par la NOLICA.


    MARZOUKA SERAIT-ELLE VICTIME DE LA NOLICA ?

    Ou, à tout le moins, cette histoire ne montre-t-elle pas la limite de la NOLICA ? Ne serons-nous pas bientôt obligés de regagner le maquis pour nous exprimer ? De remettre les masques sur nos visages ? De délocaliser nos espaces littéraires ? Bref, de conserver jalousement notre bonne esthétique de camouflage forgée sous les hostilités ?
    Afin de permettre à chacun de trouver la réponse à ce faisceau d’interrogations, j’invite les uns et les autres à une rapide incursion dans la NOLICA à la lumière de l’affaire Marzouka.


    A TITRE DE RAPPEL...

    Le constat de base de la NOLICA est que : du fait de sa naissance, sous la violence coloniale, et de sa confrontation subséquente avec les dictatures postcoloniales, la littérature africaine a porté pendant longtemps les stigmates de ces systèmes répressifs successifs qui s’acharnaient sur les élites politiques et intellectuelles. Contrainte de se cacher pour s’exprimer, l’art littéraire a été obligé d’emprunter l’essentiel de ses techniques à l’art de la guerre développé par les guérilleros du maquis. D’où le qualificatif de littérature du maquis que nous lui avons accolé.
    Les grands axes de ce refuge littéraire sous maquis ont été identifiés :
    L’usage des pseudonymes pour masquer les noms d’état civil des auteurs,
    Le déguisement des personnages internes du roman, allant parfois jusqu’à éviter de faire identifier l’ethnie d’origine ;
    Le brouillage spatial, technique consistant à se dissimuler à la vue de l’ennemi tout en l’observant à loisir, afin de pouvoir le frapper à l’improviste ;
    Le brouillage des repères culturels et temporels, procédé par lequel les auteurs vont volontairement déconstruire l’historicité et l’enracinement culturel des événements inspirateurs des œuvres.

    Une fois cette thèse globale posée, le théoricien de la NOLICA s’est attelé, sur plus de cent cinquante pages, à expliciter les modalités d’application de la théorie de la NOLICA en s’appuyant sur les éléments clés de la production littéraire.


    C’est ainsi que La NOLICA a abondamment traité des rapports entre La fiction et la réalité.


    Plus d’un chapitre est consacré à la question. Après des rappels historiques sur le sujet, l’essentiel du rapport entre la fiction et la réalité a été condensé dans le décryptage de la création du dragon, l’une des créatures les plus fabuleuses que l’esprit humain ait jamais conçue ! Cet animal mythique est constitué de la combinaison d’un corps de serpent, des griffes et des ailes d’aigle, d’un dos de crocodile et d’une tête de lion crachant du feu. Comme on le voit, tous les éléments qui composent le dragon sont tirés du réel, mais leur résultat (le dragon) est irréel, fictif. La combinaison qui a permis de composer cet être fabuleux c’est l’œuvre de l’imagination. «L’imagination est donc la faculté de combiner les réalités existantes pour faire apparaître une réalité nouvelle.» P 97 (NOLICA).
    Car, à proprement parler, l’artiste humain ne crée rien, il combine. Le seul vrai créateur c’est Dieu, lui qui, de sa puissance divine, peut faire surgir une réalité nouvelle à partir du néant. Les humains sont des créateurs en second, ils ne peuvent faire surgir une réalité nouvelle qu’à partir de la combinaison plus ou moins habile des réalités existantes.
    La magie littéraire fonctionne comme la magie tout court. Son procédé consiste à partir du monde familier du lecteur (lieux, personnages, événements, etc.) pour l’entraîner progressivement et subrepticement vers un monde imaginaire sans qu’il s’en aperçoive. Comme les gourous et les sorciers, les écrivains entraînent leurs lecteurs en douceur vers l’utopie.
    «Le défi aujourd’hui va consister à créer des histoires originales, audacieuses, spiritueuses, universelles, dans un contexte illusoirement familier.» P127 (NOLICA).


    La NOLICA accorde également une grande attention sur la nécessité d’acquérir le métier d’écrivain par la professionnalisation. 


    Dans les pays de vieille civilisation littéraire, les jeunes auteurs, autrefois, se faisaient la main auprès des maîtres comme les apprentis de toutes les corporations. Si aucun diplôme ne leur était exigé, les aspirants s’arrangeaient toujours pour en avoir de bien solides. La littérature enfantant la littérature, ils se faisaient d’abord grands lecteurs, dévoreurs boulimiques de livres, avant de prendre la plume. «Ils se nourrissaient bien sûr de fiction, mais aussi de critique et de théories littéraires.» P 155 (NOLICA).
    Au Cameroun, malheureusement, en dehors de quelques clubs spontanés, où les membres se corrigent mutuellement les manuscrits, les instances d’apprentissage de l’écriture de fiction sont inexistantes. «N’importe qui peut devenir écrivain du jour au lendemain…» P 156 (NOLICA).


    La NOLICA a aussi beaucoup disserté sur : La responsabilité de l’écrivain.


    C’est le dernier chapitre du livre, qui tient lieu de conclusion générale. L’écrivain a une grande responsabilité et un grand rôle à jouer. La NOLICA a mis en évidence une typologie de l’écrivain et de son rôle. Une évolution de ce rôle en fonction de l’évolution de la société.
    «Sous la colonisation, l’écrivain nationaliste.
    Sous l’autocratie et les dictatures, l’écrivain opposant.
    Sous la démocratie, l’accoucheur des valeurs nouvelles.» PP 158-160 (NOLICA)

    Au regard des quelques rappels ci-dessus, chacun est capable de mesurer l’écart qui existe entre les thèses de la NOLICA et l’œuvre querellée. On découvre en particulier que la NOLICA n’est pas, comme a tendance à la réduire une certaine opinion populiste, un simple slogan qui opposerait de façon brute et mécanique une écriture du dévoilement à une écriture du contournement. La NOLICA invite à sortir des bois et à évoluer dans la lumière de la cité avec art et professionnalisme.



    Il y a lieu de se féliciter de ce que la jeune prodige MARZOUKA, après avoir fait amande honorable avec ses parents sur leurs malentendus, est allée s’abreuver à la source de la NOLICA, auprès de son auteur, Pabé MONGO. Une visite fructueuse et pleine de promesses au cours de laquelle il lui a été offert un exemplaire authentique de la NOLICA et un exemplaire de son illustration géniale, Cœur du Sahel, dernier chef d’œuvre de Djaili Amadou Amal, sa marraine, qui a d’ailleurs remporté la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun ! MARZOUKA a également pris une adhésion à l’APEC, association littéraire prestigieuse et ancienne qui œuvre à rendre à la littérature sa place entière dans la société.


    Le malencontreux éditeur de la première version de «MON PÈRE OU MON DESTIN», le livre contesté de MARZOUKA, a tout intérêt de procéder aux mêmes démarches de professionnalisation et de réarmement technique.


    Cependant, qu’on se le dise une fois pour toutes : la littérature et les arts sont toujours le reflet de la communauté dont ils émanent ; et la réception des œuvres par la communauté sera toujours liée à la perception de ce reflet. Si le reflet envoie une image flatteuse à la communauté, elle applaudira ; si au contraire le miroir révèle quelques laideurs de ladite communauté, elle s’en offusquera ! Il appartient donc à l’auteur de bien mesurer l’effet à produire dont il doit assumer la réaction. Nous ne sommes ni des griots, ni des opposants, mais des conscientiseurs. Il faut bien que quelque chose change !


    Pour moi donc, loin de sonner le glas de la NOLICA, l’affaire MARZOUKA la relance de plus belle, en appelant les praticiens de la littérature à s’approprier cette théorie dans toute sa riche conception pour véritablement atteindre le professionnalisme de l’écriture littéraire au Cameroun !

    Pabé MONGO, écrivain camerounais



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  • D- LIVRE… Daniel ATANGANA OTTOU, auteur camerounais


    « Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États. »


    Bonjour, cher auteur et merci de participer à ce jeu de questions. En tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Je suis un auteur qui apporte un regard nouveau, une nouvelle lumière aux problématiques du sens que subit son époque, et qui attristent et ruinent l’existence de ses semblables.

    Vous êtes l’auteur de l’essai « Un Seul Dieu Pour Toutes Les Nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». Parlez-nous de votre livre.

    « UN SEUL DIEU POUR TOUTES LES NATIONS » est un essai sur la Spiritualité, la réponse aux crises dont souffre l’humanité, le repère qui garde dans la bonne voie. Ce livre s’étonne qu’à l’ère de la bonne gouvernance et du développement durable, la vie soit l’enfant pauvre du Management public et se propose de parler de l’existence humaine aussi clairement et aussi exactement que possible. Ce livre synthétise toutes les soifs que peut avoir l’humanité en mettant Dieu au centre du bonheur de l’Homme, de la Famille, et de l’État. Bonheur que l’argent et la science tardent à réaliser. De ce fait, le lecteur s’offre l’opportunité d’aller à la découverte des éléments qui, depuis toujours, fondent et structurent la vie, la réussite, et le bien-être.

    Nous remarquons que dans ce livre, vous étayez vos propos avec des livres de la Bible. Faut-il donc penser que les autres religions devraient revenir au christianisme ou alors que seul le christianisme est la religion qui comprend Dieu ?

    Notons que la religion n’est pas un être humain. Tous les humains ont des besoins spécifiques à leur espèce ; le plus grand étant le questionnement sur leur origine et leur destinée. Savoir d’où on vient, par qui on est, et où on va, est, pour l’homme, aussi vital que manger et boire. Il s’agit donc de préoccupations majeures qui méritent des réponses claires et exactes aux fins de rassurer l’être agité en quête d’épanouissement véritable. C’est dire que toute approximation à ce sujet serait, pour le moins, préjudiciable à la vie. Et si toutes les religions affirment conduire l’homme à Dieu, leurs querelles sanglantes donnent cependant l’impression que Dieu ne sait pas ce qu’Il veut par trop de mystères et de contradictions quant à son existence, son utilité, et sa capacité à aider l’âme désabusée. L’urgence de la réflexion obligerait donc l’humanité à revisiter tous ses textes sacrés pour en extraire la substantifique Doctrine qui sauve réellement l’homme et élève Dieu à ses yeux ; quitte à ce que Celle-ci soit le Christianisme.

    Daniel ATANGANA OTTOU, qui doit lire ce livre et pourquoi ?

    Ce livre s’adresse à l’humanité et aux États ; aux hommes, aux femmes, aux jeunes, et à tous ceux qui pensent appartenir à l’espèce humaine. Dans un monde qui a perdu sa boussole morale, où le terrorisme, l’incohérence et le mal-être font rage, tout être humain devrait lire ce livre, l’étudier, le comprendre, et s’atteler au quotidien à la pratique des préceptes qui gouvernent l’existence humaine, pour un vivre ensemble harmonieux et paisible ; bien loin du machisme, du sexisme, des racismes, des intégrismes, des extrémismes, des fanatismes, et des concepts défaillants qui rendent la vie impraticable. Un livre que tout dirigeant et toute personne qui se respecte devraient s’offrir et offrir.

    Vous êtes désormais auteur. Vous avez sûrement un avis sur la littérature au Cameroun.

    La Littérature de la connaissance, vecteur par excellence du savoir et des idées, a produit de grands écrivains au Cameroun ; preuve, s’il en fallait, que la nation camerounaise pense, réfléchit, et pourrait même apporter à l’humanité des concepts viables et fédérateurs à l’instar de la THÉODÉMOCRATIE, l’alternative à la Démocratie, que nous recommandons dans ce livre. Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États.



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    A l’occasion de la sortie du recueil de poésie « Made in my heart » de Nadouche chez APEL Editions, le concours International KITENGO SANAA ( unité dans l’art ) offre la possibilité à tous les artistes ( slameur, musicien, cinéaste et peintre ) de s’inspirer dudit recueil et d’en faire une œuvre dans son domaine de compétence.

    Ce concours est ouvert à tous du 18 septembre 2023 au 01 novembre 2023.
    Trois lauréats dans chaque catégorie seront retenus
    1er : 100 000 FCFA + accompagnement + lots
    2ème : Attestation + accompagnement + lots
    3 ème : Attestation + accompagnement

    Le règlement du concours s’obtient sur les pages Facebook @APEL Editions et @𝐍𝐚𝐝𝐢𝐧𝐞 𝐆𝐚ë𝐥 𝐀𝐡𝐚𝐧𝐝𝐚 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐮𝐩𝐡𝐢𝐧𝐞 𝐌𝐢𝐬𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐮𝐬𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟑 ; par mail : Kitengosanaa@gmail.com ou par WhatsApp au +237 620232266

    Le livre est disponible ici ⤵️⤵️ https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0RTRa3W4j7bUGCtTTmeCVeBZ6AQETifydXuXT4xSC7ENXbNVvr7AFX2zudqndAPYHl&id=100087000610140&sfnsn=mo&mibextid=RUbZ1f

    A VOUS !



  • D-LIVRE… Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts.


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Qui est Yvette Angèle TJOMB ?

    Yvette Angèle est cadre d’administration du corps des Conseillers de Jeunesse et Animation. Je suis une passionnée de sport, de danse, de la musique que j’exerce en tant qu’artiste musicienne chanteuse gospel auteur compositeur du groupe TYAAL. J’adore aussi la littérature et tout ce qui tourne autour.

    Une belle vie artistique… Vous êtes l’auteure du récent recueil de nouvelles « Innocence coupable ». Le titre, deux antonymes ; l’image de couverture, un symbole de piété et un autre de « débauche ». Dites-nous en plus.

    « Innocence coupable » est un titre oxymorique qui force l’attention. Il traduit tout simplement la réalité des interactions humaines et plus particulièrement celle des couples.
    Pour ce qui est de la première de couverture, elle est une conjugaison d’indices qui vous orientent sur le contenu du recueil. La femme ici est symbole non de débauche ni de luxure, mais d’amour et de sensualité qui sont des dons divins qu’elle exprime et vit en s’appuyant sur la croix qui elle, est symbole des principes divins.

    Sept nouvelles et sept cas de difficultés dans les couples. Et les lire montre surtout que vivre pleinement sa chrétienté – le volet phare de ce recueil – n’empêche pas d’être violent ou d’avoir des désirs sexuels prononcés ; toutes ces choses qui sont généralement qualifiées de péjoratifs. Que signifie donc vivre pleinement sa chrétienté ?

    En effet, il s’agit bien de sept nouvelles et de sept expériences différentes. Les principes véhiculés dans chacune des nouvelles, bien que bibliques, sont universels, applicables à toute religion sérieuse. L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts. Par contre, vivre pleinement sa foi nous équipe pour les gérer, les surmonter et pourquoi pas nous y soustraire. Et c’est toute la différence entre l’adhésion intellectuelle à une religion et un engagement de cœur à se soumettre à Dieu. Ainsi, vivre pleinement sa foi ramène à la quête permanente d’atteindre le standard de Dieu dans tous les aspects de sa vie, notamment son caractère, ses principes de vie, sa sexualité puisque nous parlons de couple, etc.

    Permettez que je vous propose mon bref aperçu de la couverture de « Innocence coupable ».
    Une pomme rouge portée à la bouche d’une femme moderne vêtue d’une robe courte rouge, qui tourne le dos à la croix. Un symbole de relâche, de déception, d’un témoignage de ras-le-bol des nombreux préceptes religieux qui ne protègent pas toujours du malheur. Derrière elle, des collines de couleur rouge : la vie, c’est une succession de hauts et de bas aussi fugaces que ces nuages de la même couleur. Une étendue rose qui symbolise peut-être la beauté primaire du mariage qui ne demande qu’à être foulée ? Et le soleil, une lumière, une main tendue, pour sortir le jadis innocent des ténèbres de la culpabilité ?
    Rejoignez-vous cette brève analyse de la couverture ?

    Il est vrai que l’on peut lire 9 ou 6 selon le repère qu’on a. Du bon côté du chiffre, on voit une femme sensuelle savourant un plaisir qui va au-delà de la pomme qu’elle mord, avec une liberté qui lui est offerte par les principes divins sur lesquelles elle s’appuie ; symbole de confiance et d’harmonie avec le Créateur. Le soleil, un horizon d’espoirs. A ces quelques détails près, je suis d’accord avec le reste.

    Yvette Angèle TJOMB, quel est votre dernier mot ?

    « Innocence coupable » est un recueil riche en opportunités d’usages pour le lecteur. Il réconcilie en l’homme le corps, l’âme et l’esprit pour son équilibre et son épanouissement. Je le recommande à tous les acteurs de la promotion du bien-être des couples, à tous les consommateurs et futurs consommateurs de l’amour en couple et à tous ceux qui peuvent être exposés à un niveau d’informations considérable sur l’intimité sexuelle. Bonne lecture à tous !



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    Découvrez le livre de Daniel ATANGANA OTTOU. Il est disponible sur le site de Edilivre et chez le distributeur Cameroun Livres à 15.000 FCFA



  • Les 5 questions posées à Arthur BILOUNGA, auteur camerounais et premier prix catégorie roman du prix littéraire OSÚ, édition 1


    C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quelle ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable...


    Bonjour, Arthur Bilounga et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez vous ?


    Bonjour à vous. De mon nom complet, je suis Bilounga Arthur Nathan, jeune Camerounais né dans la ville de Yaoundé, capitale de mon pays. Je suis un passionné de littérature depuis ma plus tendre enfance, car, entouré de personnes qui lisaient énormément. Malgré des études dans le domaine de la finance, ma plume n’a jamais été bien loin, me permettant ainsi de mieux exprimer ce que je pense du monde qui m’entoure.

    Vous êtes l’auteur du roman « Bozayeur » paru aux éditions ECLOSION. De quoi s’agit-il ?


    « Bozayeur » est un roman réaliste, quoique fictif, relatant les aventures du jeune BIKOÉ Junior, qui a décidé d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, au travers de l’immigration clandestine, qui doit le conduire du Cameroun pour l’Europe, avec tout ce que cela comporte comme dangers, etc. Ce roman est également un hommage à un grand ami à moi, qui a décidé d’immigrer clandestinement en Europe, et qui m’a énormément aidé dans mes recherches pour l’écrire.

    Parlant de ECLOSION, vous êtes avec ce roman, le premier prix de la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire OSÚ qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure OSÚ.


    A chaque fois que j’y pense, j’ai toujours l’impression qu’il s’agit d’un rêve (rires). C’est par hasard, en suivant le journal sur Canal 2 international, que je suis tombé sur l’annonce du concours littéraire OSÚ. Il ne me restait environ que deux mois avant la fin du dépôt des manuscrits. J’avais déjà une idée de quoi j’allais parler dans mon roman, et je me suis tout de suite mis au travail.
    Ayant ma résidence à Ngaoundéré, je profitai d’un court séjour à Yaoundé pour déposer mon manuscrit au siège de la maison d’édition Eclosion. Un petit doute persistait néanmoins quant au sérieux de ce concours (rires). C’est un soir de décembre, sur la page « Le quatrième pouvoir » sur Facebook où j’avais été tagué par un ancien camarade de l’IRIC, que je découvris avec bonheur ma nomination pour le prix. J’avais déjà complètement oublié l’autre là (rires).
    J’avais dû prendre une petite permission le jour J afin de venir prendre part à la remise des prix au Djeuga Palace de Yaoundé. C’est sur place, en découvrant le parterre d’invités prestigieux qu’il y avait, en dehors des candidats, que j’avais compris que la DG Christelle Noah ne plaisantait pas. Elle avait mis les petits plats dans les grands. Et quel ne fut ma joie lorsque je reçus le prix des mains du Ministre Grégoire Owona ; tout simplement inoubliable (rires).


    Quel est votre regard sur la littérature Camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    Le Cameroun a toujours regorgé de grands talents sur le plan littéraire, et ce sont les œuvres de ces derniers qui ont longtemps bercé mon enfance. Grace à ces romans lus, j’avais une certaine conception du monde, au travers de ces artistes de la plume. Malheureusement, l’ère du numérique semble avoir tout chamboulé. Les jeunes ne jurent plus que par des applications sur leurs téléphones qu’ils n’utilisent pas toujours à bon escient. Les jeunes ne lisent plus, et préfèrent du tout fait sur leur écran de téléphone, de téléviseur et autre. La littérature au Cameroun va mal. J’espère qu’avec les quelques irréductibles qui restent, surtout sous l’impulsion de passionnées comme Mme Noah, la littérature camerounaise va renaître de ses cendres.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre Camerounais ?


    Je leur demande de ne pas abandonner. Et j’espère qu’ils pourront recevoir dans l’avenir, une franche aide des hautes autorités, afin de permettre aux livres de retrouver leur place dans chaque foyer Camerounais.


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    A vos plumes, chers(chères) Camerounais.e.s



  • Les 5 questions posées à William TIMMA, auteur camerounais et lauréat catégorie poésie du prix littéraire ÓSU, édition 1


    Au moment où je décide de trouver un éditeur local, je vois, un soir, une publication sur Facebook annonçant le prix ÓSU. Me rapprochant des organisateurs, je reçois des informations satisfaisantes. Je soumets bientôt mon tapuscrit, je suis retenu parmi les concurrents. Et enfin lauréat. Euphorie


    Bonjour, William TIMMA et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?

    Bonjour ! Merci… Je vous emprunte le nom William Timma, Camerounais, je suis passionné de littérature et adepte du beau. Le beau comme la beauté des cheveux, le beau comme la beauté des mots, le beau comme la beauté l’art, de l’âme… Le beau, surtout dans l’éthique. Tout ce qui est beau l’emporte. J’embrasse les mots dans la nuit calme et boudeuse. Le jour, je me laisse emporter par les cheveux. Je m’endors donc entre les cheveux, l’art et les mots. Estheticien-coiffeur, je suis enseignant de coiffure professionnelle. J’aime le beau…jaime les mots.

    Vous êtes l’auteur du recueil de poésie  »Enfance effacée » paru aux éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


    « L’enfance effacée » est un recueil de 25 poèmes mettant en lumière les injustices que subissent les enfants. Nous parlerons des violences physiques et psychologiques, la guerre, le travail des enfants, le viol et j’en passe. « L’enfance effacée » se présente surtout comme une thérapie, une porte de sortie bien ouverte, qui arrive au secours des victimes de ces différents maux. En toute situation, on peut déposer les séquelles sur les épaules du passé, soit vivre avec les blessures du passé.

    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce recueil, le lauréat de la «catégorie poésie» de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

    En 2018, lorsque je décide de coucher des mots sur du papier, je suis animé par des désirs les plus fous. L’écriture pour moi étant une thérapie avant tout, je voulais à tout pris être lu. Rencontrant quelques aînés du milieu littéraire, ils feront naître d’autres désirs et pas des moindres : se faire des sous avec l’écriture en me conseillant de choisir l’autoédition si je voulais réussir le challenge. Je me prépare et m’y lance donc en 2020 avec mon premier roman « Les cris étouffés » publié sur amazon en juin de cette même année.

    Sans que le temps ne passe, je me suis rendu compte des défaillances de ce choix. Les gens autour de moi manifestent aussitôt la volonté de lire ce livre. Quand je leur demande d’aller sur amazon, c’est très complexe, surtout dans un environnement où peu de personnes utilisent des portes monnaie électroniques. J’ai bien plus, compris qu’il sera difficile d’aller chercher un livre sur amazon pour l’enseigner à un enfant. Ma cible est donc loin d’être atteinte. Au moment où je décide de trouver un éditeur local, je vois, un soir, une publication sur Facebook annonçant le prix ÓSU. Me rapprochant des organisateurs, je reçois des informations satisfaisantes. Je soumets bientôt mon tapuscrit, je suis retenu parmi les concurrents. Et enfin lauréat. Euphorie…

    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    D’abord, la littérature camerounaise est riche et variée. Le Cameroun regorge de très grands auteurs qui feront toujours son bonheur. Notre littérature ne mourra pas de faim. Cependant, le véritable acteur du livre étant le lecteur, je pense que nous écrivons assez, tout en lisant très peu. L’auteur devrait toujours être le premier lecteur. Je pense que les auteurs camerounais doivent davantage se soutenir.

    Ensuite, la littérature camerounaise serait malade. Je vais au conditionnel, parce que n’ayant pas encore lu une jeune plume ayant fait les choux gras des médias tout dernièrement. Le livre est un vecteur de changement et donc une arme que l’auteur utilise pour tuer les maux et bouger les lignes à sa manière. La littérature transcende l’espace et le temps. Il serait criminel d’imposer à un auteur une zone géographique à s’y intéressé, des thèmes à aborder ou non dans son livre. Contraindre un auteur d’édulcorer son récit, c’est voler à la littérature sa substance. Ici, loin de moi de dire que la littérature ( le roman dans ce cas) n’a pas de règles. Du moment où notre littérature ne corrompt pas les bonnes mœurs, on devrait la juger sur la forme.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


    Aux acteurs du livre camerounais, toute mon admiration. Merci à toutes ces personnes qui font bouger les lignes… Merci aux agences littéraires qui ne ménagent aucun effort pour que brille la littérature camerounaise de mille feux. Aux éditeurs qui mettent leur moyens en jeux, aux promoteurs qui n’ont plus de vie, aux critiques qui ne ferment pas les yeux, aux lecteurs à qui nous renouvelons notre gratitude. Merci à ACOLITT qui n’hésite d’aller fouiller les coins et recoins pour donner la parole aux auteurs qui, quelques fois, n’ont aucune issue. En deux mots ou plutôt cinq : merci aux acteurs du livre.



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    La troisième édition du prix littéraire ÓSU est lancée. N’hésitez pas à tenter votre chance.



  • Les 5 questions posées à David Serge MVOMO, auteur camerounais et lauréat du prix théâtre ÓSU, édition 1

    Je me souviens de ce moment… C’était juste magique. Recevoir un prix en littérature, waouh ! C’était merveilleux ! Je venais d’être reconnu écrivain. Merci à Eclosion et à sa directrice, Mme Noah, pour ce grand projet qui est ÓSU. Sans ce concours, probablement, je serais retourné voir un éditeur Européen ou Sénégalais. Mais voilà ! Je suis édité au Cameroun et je gagne. Belle aventure ! Je vais la continuer.


    Bonjour, David Serge MVOMO et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?

    Merci pour ce moment que vous m’accordez. Qu’est-ce que je peux dire ? David Serge Mvomo est un homme comme tous les autres, couvert, un peu humoriste à l’occasion, souriant, aimant découvrir des choses, comprendre comment elles fonctionnent ; j’aime tout ce qui est harmonieux, positif, simple. Voilà un peu comment je me présente. Mais vous savez, il n’est pas facile de se présenter en fait. Il est plus aisé de laisser les autres vous connaître et de se faire leur propre idée sur vous.

    Vous êtes l’auteur de la pièce de théâtre « On a volé Dieu ! » paru aux éditions ECLOSION. De quoi s’agit-il ?

    « On a volé Dieu ! » est une mise en scène de notre société en général et principalement notre relation avec Dieu. Comment vivons-nous notre réalité chrétienne ? Est-ce comme nous la connaissons depuis que nous sommes sur terre ? Je veux dire que nous naissons dans des familles qui, la plupart du temps, sont déjà religieuses, et nous, nous ne cherchons plus à connaître Dieu ; nous nous contentons de ce que nous venons trouver et disons simplement « Amen ! Alléluia ! » (une façon de dire : je vais encore chercher quoi ?). « On a volé Dieu ! » veut simplement montrer aux lecteurs un côté qu’il doivent connaître sur cet aspect de la croyance en Dieu,

    la véritable vie chrétienne par exemple. Beaucoup de chrétiens ne savent pas ce que c’est que l’Eglise, qui est l’homme de Dieu, comment fonctionne la vie chrétienne… Beaucoup ne savent pas que c’est nous qui pouvons hâter la seconde venue du Seigneur… Bref, « On a volé Dieu ! » est un miroir pour nous, elle nous permet de changer, d’avoir un nouveau regard dans ce que je connais peu comme le disait René Descartes : « Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle » Je mets en scène un jeune Eto’o, qui a une vision différente des choses, face à Voundi, un bon religieux.

    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec cette pièce de théâtre, le lauréat de l’édition 1 du prix littéraire ÓSU «catégorie théâtre» qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

    Mon aventure avec Eclosion et le concours ÓSU commence le jour où je rencontre la directrice des éditions Eclosion par hasard. Elle me parle de sa maison d’édition parce que je lui dis que je suis écrivain et j’aimerais désormais me faire publier ici au pays. Alors, elle me parle du concours ÓSU et je lui dis que je vais y participer et gagner (rires). J’avais écrit cette pièce de théâtre en 2017, et j’avais aussi un essai prêt. N’ayant pas encore de roman, je me suis dit : « Je vais concourir avec la pièce de théâtre. » Je dépose mon manuscrit, et quand la liste des lauréats sort, je suis parmi. Et un soir de février 2022, je suis l’heureux lauréat dans la catégorie théâtre. Je me souviens de ce moment. C’était juste magique. Recevoir un prix en littérature, waouh ! C’était merveilleux ! Je venais d’être reconnu comme écrivain. Merci à Eclosion et à sa directrice, Mme Noah, pour ce grand projet qui est ÓSU. Sans ce concours, probablement, je serais retourné voir un éditeur européen ou sénégalais. Mais voilà, je suis édité au Cameroun et je gagne ! Belle aventure… Je vais la continuer.

    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et sur la littérature au Cameroun ?

    Le Cameroun est un grand récipient rempli de grands écrivains. Je pense que Mongo Beti peut se reposer tranquillement dans sa tombe, parce qu’il y a de la bonne relève. Je parle de Mongo Beti parce que c’est mon auteur préféré. Contrairement à la musique, sans la critiquer, la littérature au Cameroun est éducatrice. Malheureusement, elle reste uniquement dans les livres, les bibliothèques, les maisons d’édition. Les camerounais ne lisent pas. On fait plus la promotion de la musique, de la comédie. Mais le livre est en hibernation par ceux qui doivent la promouvoir. Charles Ateba Yéné disait : « Je vais maintenant commencer à chanter et là, les gens pourront écouter ce que je dis ». Il y a plus de bars, de snack et autres, mais très peu d’espaces de lecture. Au Tchad où j’ai fait une partie de mes études, chaque quartier dans la ville de N’Djaména a au moins deux bibliothèques. En classe de Terminale Philosophique ou A4, il était obligé d’être inscrit dans au moins une bibliothèque et obligation était de présenter ton reçu d’inscription au collège. Moi, j’étais inscrit dans trois bibliothèques (rires). J’ai d’ailleurs gagné le troisième prix du concours de littérature lancé par la Francophonie en 2006 pour la journée de la langue française en N’Djaména…
    Donc… Notre littérature est très riche et très importante. Elle a juste besoin d’être connue, d’être promue par des concours, des Awards ; il est important de faire connaître nos écrivains et faire connaître ceux qu’ils écrivent. Une nation se bâtit par sa littérature.

    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?

    Simplement qu’ils fassent leur jobs. C’est tout et rien d’autre. Merci.



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    La troisième édition du prix littéraire national ÓSU est lancée et va jusqu’au 31 décembre 2023. Pour cette édition, des prix dans la catégorie « langues locales » et des textes en anglais ont été ajoutés, avec le soutien de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale du Cameroun et du CERDOTOLA. Il suffit de s’inscrire à 10.000 FCFA pour tenter de gagner jusqu’à 750.000 FCFA. A vos plumes !



  • Les 5 questions posées à Jocelyne EBANGA, auteure camerounaise et lauréate du prix ÓSU, édition 1

    J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

    Bonjour, Jocelyne EBANGA et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présenterez-vous ?

    Je suis Jocelyne EBANGA, née à Elat-minkom et membre de la congrégation des Filles de Sainte Marie de la Présentation depuis 2013. Je viens d’une famille chrétienne et nombreuse.

    Vous êtes l’auteure du roman «Née dans le Mboko : Fille d’une nanga » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?

    Le roman « Née au mboko » retrace le quotidien des enfants de la rue et dans la rue, les raisons qui les amènent à adopter ce style de vie et les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Par ailleurs, le roman célèbre la vie. En effet, la vie est sacrée et toute vie a de la valeur. Au-delà de la vie des enfants de la rue, le roman dénonce les fléaux comme le viol, les rites de veuvage humiliants et l’avortement.

    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, la lauréate du troisième prix dans la catégorie roman de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

    En 2021, je suis tombée sur la rediffusion du journal de canal 2 et l’un des reportages portait sur le concours ÓSU. Le lendemain, j’ai effectué quelques recherches sur internet et j’ai copié l’adresse mail et le contact de la maison d’édition. Quelques jours après, je me suis présentée dans leurs bureaux et je me suis inscrite pour la première édition du concours. C’était au mois de novembre. J’ai attendu qu’ils me rappellent, mais en vain. J’avais déjà évacué tout cela de mon esprit lorsque j’ai reçu l’appel d’Eclosion m’annonçant que mon roman avait été sélectionné pour la suite de l’aventure. C’était comme un rêve qui devenait réalité.

    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?

    C’est une question très vaste. Je dirais que la littérature camerounaise est riche et en plein essor avec de nouveaux auteurs, des thématiques variées. Cependant, on note les difficultés d’édition, de visibilité, de lecteurs parce qu’en général, très peu d’Africains lisent, surtout les jeunes.

    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?

    Les auteurs camerounais tels que DJAILI Amadou Amal, MONGO Béti, Séverin Cécile ABEGA, Engelbert MVENG, Ferdinand OYONO ont bercé ma jeunesse. Tout ce que je peux dire aux auteurs camerounais, c’est de continuer à enseigner par leurs écrits. Je souhaite aussi qu’ils soient plus nombreux à s’engager dans une littérature plus engagée. 



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    La troisième édition du prix littéraire ÓSU est lancée et court jusqu’au 31 décembre 2023. Ci-dessous, des informations. Pour plus d’informations, appels, WhatsApp et mails par les contacts sur les affiches.



  • FESTIFOUS : QUAND LA LITTÉRATURE TCHADIENNE EST EN EXTASE


    La communauté des écrivains et auteurs du Tchad et de la coordination des activités du Festival International le Souffle de L’Harmattan, par la voix du Dr Patrick Clément OYIEH, félicite la promotrice du Festival International des Fous du Livre (FESTIFOUS)


    Ceint d’admiration et de respect envers la passion et le dévouement de la Camerounaise amoureuse de la littérature et promotrice du festival littéraire international FESTIFOUS, le Dr Patrick Clément OYIEH a tenu à féliciter Marie Bertille MAWEM.

    L’engagement de cette dernière à promouvoir les écrivains et auteurs du monde entier joue un rôle dans ce geste d’acclamations, au vue de cette plateforme unique, le FESTIFOUS, où les talents littéraires peuvent s’épanouir et être célébrés.

    Dr Patrick Clément OYIEH a tenu à mettre en exergue la vision de la promotrice qui vise à nourrir l’amour de la littérature et à encourager la diversité culturelle transcontinentale.
    On peut donc aisément dire que les efforts de Marie Bertille MAWEM pour organiser ce festival littéraire international ne passent pas inaperçus. Et à juste titre. Car, mobiliser des écrivains de renom, des érudits et des passionnés du monde entier pour un partage de connaissances et d’expériences, créant ainsi des liens précieux entre les différentes cultures et traditions littéraires est une chose dont la littérature a besoin.

    Dr OYIEH redouble d’acclamations devant la foi et l’opiniâtreté de la promotrice, dans un climat assez délétère au Cameroun, pour les écrivains et les auteurs du monde entier. Il décrit cette pugnacité d’inestimable, d’incomparable et presqu’incroyable, digne d’une touche indomptable littéraire.

    Dans ce contexte qui voit la jeunesse cliver, Dr OYIEH estime que Marie Bertille MAWEM est une source d’inspiration pour de nombreux jeunes qui rêvent de faire carrière dans le domaine littéraire, par son engagement et sa détermination qui prouvent qu’il est possible de réaliser de grandes choses grâce à la passion et la persévérance.

    « Marie Bertille MAWEM, votre festival littéraire international est une véritable célébration de la créativité et du pouvoir des mots. Continuez à éclairer le monde de la littérature avec votre festival et vos activités, car chaque page tournée, chaque histoire partagée, contribue à un monde plus diversifié, riche d’histoires et d’émotions.
    Que votre festival continue de grandir et d’inspirer de nombreux autres passionnés de la lecture et de l’écriture à travers le monde !      Avec toute mon admiration profonde, mon inclinaison totale et ma très très haute considération.

    Le Coordonnateur des activités du Festival International le Souffle de L’Harmattan 10,
    Dr Patrick Clément Oyieh,
    Professeur d’éloquence
    Directeur général de l’institut d’Art Oratoire du Tchad »

    Acteurs de la littérature, soyez de la partie du 06 au 09 décembre 2023, pour la quatrième édition du FESTIFOUS. Contact utile : (+237) 657695643 (WhatsApp)


    ACOLITT



  • BIOLITT :  Laurest Franck KEMAJOU, auteur camerounais

    Laurest Franck KEMAJOU est un jeune d’une polyvalence remarquable.

    Étudiant en bibliothéconomie et documentation, il réussit à allier études, écriture et vie active.

    C’est donc un entrepreneur et un promoteur culturel. Il est le directeur de publication d’un magazine bilingue spécialisé dans l’entrepreneuriat, et à travers lequel il promeut également la littérature.

    Il est co-auteur de plusieurs ouvrages collectifs, entre autres :

    • Notre révérence aux héros de la paix et de la stabilité
    • Les Lions Indomptables, ensemble pour la sixième étoile
    • Bon vent, Samuel Éto’o !

    Et de deux livres à son nom :

    • Sous les Cieux de Notre Mère-Patrie
    • Dans le Pénitencier de la Conscience

    Ce deuxième livre, paru en avril dernier aux Éditions de Midi, sera l’objet d’une cérémonie de dedicace ce 26 août à Yaoundé.


    Jeune acteur de la société civile, il est volontaire à la DYNAMIQUE MONDIALE DES JEUNES, un mouvement à but caritatif.


    ACOLITT



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